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30/04/2019

Alaa al-Aswany

640_ge.webpAlaa al-Aswany est un écrivain égyptien qui exerçait la profession de dentiste au Caire.

Il prend des positions très ferme par rapport à l'islam intégriste et aussi par rapport au régime d'Al Sissi. Il a participé à la révolution de la place Tahrir en 2011, révolution volée...

« Ce n’est pas seulement une question d’hypocrisie ou d’ignorance. Le fond du problème est que bien des gens se font une conception erronée de la religion, qui valorise les aspects visibles de la religiosité. Cette prétendue religion est confortable parce qu’elle ne demande pas d’effort, ne coûte pas cher, se limite à des slogans et à des apparences, et donne un sentiment de paix intérieure et de satisfaction de soi. Les vrais principes de l’islam en revanche – justice, liberté et égalité – vous font courir le risque de perdre votre salaire, votre situation sociale et votre liberté. Ceux qui ont adopté cette prétendue religion jeûnent, prient, saluent à la manière musulmane et imposent à leurs épouses le hijab (voile des cheveux) et le niqab (voile du visage). »

Hier il passait dans l’émission Boomerang avec Augustin Trapenard sur France-Inter. Il a dit un texte magnifique écrit je crois pour la circonstance : 

"J'écris car la différence entre ce qu'on a et ce qu'on mérite est devenue insupportable. 

J'écris parce que je ne suis pas d'accord : je suis contre ce qui se passe, contre l'injustice, la dictature, l'extrémisme religieux, l'hypocrisie, la laideur, la corruption et l'oppression.

J'écris pour créer mon monde à moi, et partager mon monde avec mes lecteurs... J'écris pour créer une vie qui ressemble à notre vie quotidienne mais qui est plus profonde, plus significative et plus belle.

À travers mes personnages, j'essaye de montrer que nous sommes différents en couleur de peau, en religion, en classe sociale et en culture, mais nous sommes tous d'abord des êtres humains avec les mêmes sentiments, les mêmes rêves et les mêmes souffrances. Les mères aiment leurs enfants de la même manière, deux jeunes s'aiment de la même manière, les enfants rient et pleurent de la même manière. 

En fait, nous sommes tous faits de la même manière mais on oublie souvent cette vérité.

J'écris pour transmettre la voix des gens qui souffrent, des gens qui sont marginalisés et oubliés par tout le monde.  

J'écris car le monde est divisé, mais pas entre les Musulmans et les Occidentaux comme croyait George Bush, ni entre les Blancs et les Non-Blancs comme croit Donald Trump. Notre monde est divisé entre ceux qui restent humains et ceux qui deviennent inhumains. 

Du côté humain, on trouve les artistes, les enfants, les mères, les gens ordinaires qui travaillent honnêtement pour gagner leur vie, vivre et élever leurs enfants. 

Du côté inhumain, il y a tous ceux qui voient la vie en chiffres et pas en valeurs, tous ceux qui pratiquent la haine et pas l'amour. Tous ceux qui déshumanisent les autres, qui ne les voient pas comme des êtres humains mais comme des éléments appartenant à un groupe hostile, des Juifs ou des Arabes ou des Musulmans ou des Occidentaux.

Du côté inhumain, il y a les vendeurs d'armes, les généraux de guerres, les terroristes, les rois des corporations multinationales, les politiciens occidentaux qui soutiennent les dictatures pour les intérêts économiques de leur pays, il y a les hypocrites, les menteurs et les intellectuels qui se sont vendus à la dictature. 

J'écris parce que la beauté littéraire n'existe jamais dans le vide, mais dans

16:57 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0)

29/04/2019

Sad Birthday

Dans ma note intitulée "Durée de vie" en janvier je disais : "Le sociologue américain David Phillips, s'est intéressé à la question de savoir s'il était possible de repousser le moment de son décès. Il a analysé des registres de mortalité imposants afin de traiter statistiquement la question. Voilà une démarche à encourager. Il se posait la question de savoir si les gens mourrait moins dans l’attente d’une fête, d’une célébration. Est-il possible que l’on se retiennent de mourir juste avant ces dates ?" La conclusion était : OUI. Mais est-il plus probable de mourir le jour de son anniversaire ?

5cc04bbb240000b400c95083.jpeg?cache=abJHfeRq6N&ops=scalefit_630_noupscaleSuite à la mort du premier des chats sauvages nommé Dick Rivers, le 25 avril,  jour de son anniversaire, j'ai le plaisir de vous apprendre qu'en effet, nous avons plus souvent tendance à mourir le jour de notre anniversaire. Il y a même des exemples célèbres: Raphaël, Ingrid Bergman, William Shakespeare... Une statistique si étrange qu’elle perturbe les scientifiques depuis des décennies.

En 2012, une étude, l’une des premières à analyser une population de manière globale sur cette question, montrait que le risque de mourir le jour de son anniversaire était 14% plus élevé que pour chacun des 364 autres jours de l’année.

D’autres études ont trouvé des résultats similaires. L’une d’elles, publiée en 2014, a notamment analysé un échantillon bien plus élevé: 25 millions de décès aux États-Unis, de 1998 à 2011. Résultat: les gens meurent 6,7% plus que prévu le jour de leur anniversaire. (source)

15:37 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

18/04/2019

Dicynodontes

Connaissez-vous les Dicynodontes ?

OK. Moi je découvre, alors je partage...

290px-Pristeroognathus_DB.jpgCe sont un infra-ordre des therapsida (image) concurrents des dinosaures dont l'un des groupes a engendré des mammifères et donc, pour faire court, on va finir par en arriver,  bien bien plus tard, à Cromagnon, nous les homo sapiens sapiens pas si sages. 

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Au début de petite taille, comme les Diictodon ou Robertia, de 50 centimètres environ, ils évoluèrent en animaux beaucoup plus grands. 

Racines grecques : Di - deux - Cyn.o - Chien - Odous - Dents. Donc des chiens à deux dents. Plus de 70 genres de Dicynodontia sont connus à ce jour. En voici quelques uns : 

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Sympatiques. Non ? Le plus gros est mort le dernier juste avant la disparition des derniers dinosaures, il s'appelait Lisowicia de son petit nom et vivait en Pologne, il y a 210 a 250 millions d'années.  Mais attention en paléontologie rien n'est jamais gravé dans le marbre ... sauf certains fossiles bien sûr. Pour ne savoir plus : 

Et voici un article sur une découverte récente d'un cimetière de dicynodontes et de gros dinos en Argentine, tous venu boire dans le même marigot. Des amas de coprolithes (excréments minéralisés) datant d'il y a 220 millions d'années indiquent un comportement grégaire, ces animaux déféquant dans des latrines (des chiottes) communes.

La paléontologie est une affaire d'os mais aussi de marigots, de latrines et d'illustrateurs assez imaginatifs. 

15:40 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (1)

15/04/2019

Allex à vélo

En direction du Pouzin sur le bout de Via Rhôna que l'on commence à connaître on ne traverse pas la passerelle sur la Drome mais on part en direction de Livron.

passeapoissons.jpgPetit arrêt vers la passe à poisson. Un petit canal qui devrait permettre à l'apron, poisson du Rhône de la famille des perches menacé de disparition de remonter dans la Drome.  

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Traversée de Livron, ascension de la ville haute puis petites routes jusqu'à Allex. Un village légèrement endromie (sic). Du coup on rebroiusse chemin pour un pique-nique au tout nouveau jardin partagé de Livron.

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Retour par Loriol ville endromie sur la N7 puis sur un chemin herbeux qui nous ramène de l'autre côté de la passerelle sur la rive gauche. On remonte la Rhône et on revient à la maison par une route un peu plus simple qu'à l'aller. Mardi, il pleuvra comme prévu. 

14/04/2019

L'Eyrieux à vélo

Toujours depuis le camping des Voiliers sur l'île de Beauchastel balade dans la vallée de l'Eyrieux. Par la route jusqu'à St Laurent du Pape, 3 kms puis piste cyclable, la dolce via, empruntant encore une ancienne voie ferrée qui reliait Saint-Agrève à La Voulte,  voie qui a fonctionné jusqu'en 1968.


P7272558-770x515.jpgLa voie super roulante au départ domine la vallée dans un décor magnifique. On monte an direction du Cheylard. On trouve une bonne table de pique-nique et on mange avec un marcheur arrivé de Saint Martin, un retraité de Chomerat, la grosse entreprise textile du coin. Un coin riche en industries, connu aussi comme la vallée du bijou, beaucoup de bijoux fantaisie viennent de là (ou de Chine via le Cheylard). 

Café aux Ollières, ambiance dominicale relax. Location de rosalies et même de rosalies électriques... Il fait beau, c'est cool. Retour au camping. Il pleuvra mardi, on rentrera demain.

14:39 Publié dans Vélo | Lien permanent | Commentaires (0)