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01/03/2011

Nanard60

Les 60 à Nanard vu par Nardo et Evelyne en poissons.

Bravo les artistes !


humanorium
envoyé par nardottt. - Découvrez plus de vidéos créatives.

07/06/2008

Drosophile suite

Ca-vient.jpg

 

Tadeusz et Joep

travaillent

au département

d'écologie

et

évolution

de l'UNIL

à Lausanne.

 

Entre deux publications, ils torturent des drosophiles (éthymologie : qui aiment la rosée). On a vu hier que Morgan s’occupait des yeux de la mouche, Tadeusz et Joep s’occupent de son éducation. Comme Morgan, ils comparent un groupe sauvage à un groupe à qui ils ont appris à lire et à écrire.

Les fines mouches doivent lire et associer une odeur et un goût plaisant ou non. Pas fastoche, j’ai essayé avec de bons Bordeaux et de bons Bourgogne et je ne réussi pas à tous les coup (mais si vous envoyez des bouteilles, je me sacrifierai encore pour la science). Pour ajouter aux mauvaises odeurs, Tadeusz et Joep donnent des chocs aux drosophiles, censées associer tous ces stimuli.

Et bien figurez-vous que les mouches apprennent tout doucement (la pédagogie est une longue aventure)… et que sélectionnées générations après génération, au bout de 30 à 40 générations les mouches sont devenues intelligentes. Des Alpha+ comme dansLe meilleur des mondes.

Le Hic c’est que quand on compare ces mouches avec les sauvages qui se sont aussi reproduites un certain nombre de fois on constate que les mouches sauvages et mal éduquées vivent 54 jour en moyenne contre 45 pour nos mouches savantes.

PS1 : N’en parlez pas aux supporters de l’euro de foot, ils vont se comporter de manière encore plus stupide.

PS2 : 40 générations à 50 jours en moyenne, cela fait quand même 5 ou 6 ans. C’et long et cela fait une expérience pas facile à reproduire. Curieux qu’aucun journaliste ne l’ai noté. A noter que les drosophiles de Wikipedia ne vivent que 10 jours. Sans doute une version très cultivée de la fine mouche.

07:40 Publié dans Mouches | Lien permanent | Commentaires (0)

06/06/2008

Sexe et drosophile

Ca-vient.jpg

....J’ai déjà parlé ici de la drosophile (du latin droso : la rosée et philus : qui aime) à propos du glutamate et de l’umami. En fait la drosophile est une mouche qui n’a pas eu de chance. Ses malheurs ont commencé quand une biologiste nommé Thomas Hunt Morgan se mit en tête dans les années 1890 de vérifier les thèses du moine Mendel sur un animal.

Mendel avait démontré grâce aux statistiques que les petits pois ne se reproduisent pas n’importe comment, que les pois verts ridés ont un sacré désavantage sur les pois jaunes et lisses. A noter qu’on savait déjà que les riches et en bonne santé sont avantagés sur les pauvres et malades.  

Bref, pour faire sa démonstration animale, Morgan aurait pu choisir l’éléphant, le phacochère ou le phalanger volant. Eh bien non! Il a choisi la drosophile, aussi appelée mouche du vinaigre (grande buveuse de cidre normand). Un choix pérennisé un siècle plus tard quand le génome des 4 chromosomes de la drosophile fut percé à jour bien avant tous les autres animaux pluricellulaires y compris l'homme.

Morgan croisait sans succès des drosophiles quand il aperçu soudain un male aux yeux blancs. Ensuite il va croiser ce male à l'oeil blanc avec une femelle sauvage aux yeux rouges et comme Mendel avec ses pois, il constate que le yeux rouges de la mouche domine les yeux blanc du mouche. Une preuve de plus de la domination des femelles que Morgan en bon scientifique reproduisit avec une femelle aux yeux blancs pour constater que, décidément, seuls les males héritaient des yeux blancs. 

N’importe qui aurait conclu que le male est toujours dominé par la femelle mais pas Morgan qui émit l’hypothèse des gènes et des chromosomes pour conclure que les yeux blancs se trouvaient sur le chromosome du sexe. Conclusion, messieurs, si une femme vous regarde dans le blanc des yeux, pensez à Morgan et gardez la tête froide, on ne sait pas qu’elle mouche l’a piquée.

Demain, ou plus tard, je vous parlerais des fines mouches du vinaigre que Tadeusz et Joep torturent à l’université de Lausanne. Après ces dures révélations sur le sexe, attendez-vous à de cruelles vérités sur le cerveau.  

06:05 Publié dans Mouches | Lien permanent | Commentaires (4)

29/04/2008

Glutamate

Ca-vient.jpg Le glutamate est l'un des 20 acides-α-aminés naturels constituant les protéines. Le glutamate ’’libre’’ est doté de propriétés sapides et contribue à la flaveur des aliments. C’est donc un additif alimentaire fréquent (E621 et E632, ou MSG) qui est utilisé avec le sel comme réhausseur de goût.

En 1908 que le professeur japonais Kikunae Ikeda identifia une nouvelle saveur, en goûtant un bouillon d'algues fucus. Il ne reconnut aucune des quatre saveurs de base connues jusqu'alors (sucré, salé, acide, amer). Il appela cette nouvelle saveur umami (Prononc : oumami) qu'on peut traduire par savoureux. On appelle aussi l’umami, le goût de reviens-y qui est très utilisé dans les préparations asiatiques.

On dit beaucoup de choses, et depuis longtemps sur le glutamate sans grande preuve. Le glutamate monosodique est utilisé par exemple en laboratoire pour induire l'obésité de rats.

Des chercheurs du CNRS de Dijon viennent de découvrir qu’un insecte hétérosexuel peut devenir temporairement bisexuel si l’on modifie sa concentration cérébrale en glutamate. Démonstration faite sur la mouche du vinaigre, la fameuse drosophile, un diptère donc, car la mouche est un diptére.

On ne disait plus pinailler, ni enc… les mouches mais « sodomiser les diptères », est-ce que l’expression « il marche à la voile et à la vapeur » va être remplacer par « C'est un diptère bourré de glutamate. »  

07:30 Publié dans Mouches | Lien permanent | Commentaires (0)