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29/11/2018

ITER

Je relis cette note de février 2012 et je constate que cette histoire de fusion froide était sans doute bidon. En plus on a aucune preuve de transmutation de silice en calcium dans le cul de poules bretonnes. La science avance à pas comptés sans monter sur ses ergots. C'est décevant parfois.

http%3A%2F%2Fo.aolcdn.com%2Fhss%2Fstorage%2Fmidas%2F2cffd61b2c9f842e07cc6b3245e48b9f%2F206629957%2Fiss%2Billu%2Besa.jpgQue faut-il penser d'ITER ? Le plus gros projet international (UE, Chine, URSS, Japon ...) 35 pays, tous d'accord pour fabriquer un soleil non loin d'Aix en Provence. C'est beau ! A l'heure où L'ISS a du plomb dans l'aile et même des fuites dans la carlingue... car les ricains veulent se retirer. On espère que Trump n'a pas encore compris ce qu'est ITER.

Les écolos, Michèle Rivasi en tête, râlent parce ce que ce projet coûte trop cher et ne fonctionnera jamais. Je suis possiblement plus incompétent qu'elle pour juger des chances de réussite de ce petit soleil mais j'ose penser qu'il y a des gens bien plus compétents que nous deux et ces gens pensent qu'il faut y continuer.

Dans le soleil pour provoquer la fusion de deux atomes d'hydrogène (ou de deutérium ou tritium) il faut une température de 15 millions de degré. Celle qui règne au centre de notre étoile donc. J'apprends que les chinois viennent de monter leur chaudière Tokamak sise en Chine à 100 millions de degré Celsius, six fois le soleil. Il en faudrait parait-il 50 de plus soit 10 fois la température du soleil pour faire une bonne fusion chez nous, au coin du feu, et sans faire fondre le thermomètre. Ne me demandez pas pourquoi une telle température (à Michèle Rivasi non plus). Demandez à Michèle comment on mesure cette température de 150 millions de degrés, moi je ne sais pas et je ne veux pas y mettre le doigt.

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Contrairement à la fission nucléaire (les centrales du type Tchernobyl. Fukushima, Bugey...), l'énergie issue de la fusion nucléaire sera propre et ne générera ni déchets radioactifs ni pollution. Les avancées technologiques dans ce domaine permettront ainsi à l'humanité de bénéficier d'une énergie potentiellement illimitée, renouvelable et peu coûteuse. Petit os (de poulet) ... pas avant 2050 au mieux et ceci sans garantie. Payez et vous saurez... si c'est possible !

Le chantier aujourd'hui : 

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19:21 Publié dans Blog, Science | Lien permanent | Commentaires (4)

24/11/2018

Echelle de Bristol

Grâce à ce blog et à Wikipedia, on connaît :

l’échelle INES qui mesure les accidents nucléaires,

l’échelle Scoville qui mesure la force des piments,

l’échelle de Fujita qui mesure la force des tornades,

l’échelle de Beaufort qui mesure la force des vent,

l’échelle de Richter (ou celle de Mercalliqui mesurent 

   la force des séismes,

l'échelle de Mohs qui mesure la dureté,

L’échelle IBU qui mesure l’amertume (bitterness),

l'échelle sociale dont les barreaux tendent à s'écarter et qui mesure la capacité de nuisance des individus. Elle a remplacé l'échelle à clowns qui ne faisait pas sérieux.

Je me dois de vous faire connaître une nouvelle échelle liée à l’actualité, l’échelle de Bristol. En effet, on nous dit que Carlos Ghosn n’a droit qu’à trois bols de riz par jour. Du coup on craint pour lui la constipation. Je vais lancer une pétition pour que les japs le relâche. Suivez le hashtag que je viens de lancer #libérezlecolondeCarlos. En attendant je me documente :

La très sérieuse échelle de Bristol répartit les selles humaines en sept types, en fonction de leur forme : de la crotte de "lapins", à celle ressemblant à une saucisse, en passant par celle en forme de "nuggets". La forme des selles dépend du temps qu'elles ont passé dans le côlon. Les selles de type 1 et 2 évoquent une constipation.

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On parle de constipation lorsque l'émission des selles est anormalement rare. Elle est dite chronique quand elle dure dans le temps. Les causes peuvent être diverses : mauvaise alimentation, particularités anatomiques comme un côlon trop long, maladies ou prise de certains médicaments.

Ne me dites pas que ce blog ne favorise pas la digestion des nouvelles scientifiques !

18:12 Publié dans Blog, Science | Lien permanent | Commentaires (1)

24/09/2018

Moyen

 

Source Courrier International: Au terme d’une étude complète et poussée, des chercheurs ont établi un test de personnalité fiable. Grande nouvelle. Selon eux, cités par la revue américaine Science, il existent cinq traits de personnalité : 

a773ef1b-e51a-4735-86bc-3980d10585e1_560_420.jpgLe névrosisme,

l’extraversion,

l’ouverture à l’expérience,

l’agréabilité  

le caractère consciencieux

 

Combinés, ces 5 traits de personnalité génèrent trois grands profils :

images?q=tbn:ANd9GcRxNXG6qIb_qyIzn1ocb2zq5kG7fsC_dcKQLkjliymgB_-aVPtVRésilient,

Hypercontrôlé,

Hypocontrôlé. 

Les résilients réussissent en général à gérer leurs émotions, à s’entendre avec les autres et à se sortir des épreuves de la vie. Les personnes ‘hypercontrôlées’ sont distantes ou timides, et elles n’expriment pas leurs sentiments. Au contraire, les personnes ‘hypocontrôlées’ sont souvent impulsives et parfois agressives”, précise Science.

Récemment, le physicien Luis Nunes Amaral et ses collègues de l’université Northwestern, ont approfondi cette étude. Ils ont récolté les informations de quatre bases de données issues des réponses à un sondage de personnalité. Au total, l’équipe a récupéré les données de plus de 1,5 million de personnes. “Les chercheurs ont utilisé une série d’algorithmes complexes pour trier les réponses et trouver des groupes d’individus qui ont répondu presque la même chose aux questions du sondage”, souligne la revue scientifique.

Les trois catégories de personnes ont émergé correspondant aux profils dits hypocontrôlé, hypercontrôlé et résilient. Mais, surprise, surprise, un autre profil totalement inédit est apparu, celui des gens moyens.

scaletowidth1,5 millions de personnes consultés, des algoritmes complexes, plein de chercheurs pour découvrir qu’il existe des gens moyens alors qu’il aurait suffit d’interroger François Hollande.

Etude qui mériterait sans doute le prix ig Nobel pour cette redécouverte de l’eau tiède.

31/08/2018

Bottom line

ImmxL1IL50UrLTHzSsaPHTAh-E8.jpgCela fait une paie (et même une sacrée paye) que je ne vous ait rien dit du boson de Higgs que l'on devrait plutôt appeler boson scalaire (voir ma note de la fin 2012). 
 
Je reçois pourtant sans cesse des mises à jour par mon informateur. Ces jours, les choses bougent... Six ans après la découverte du boson de Higgs la désintégration de cette particule en d'autres particules fondamentales, les quarks b (pour bottom), a enfin été observée. Ce résultat du Grand collisionneur de hadrons (LHC), est compatible avec l'hypothèse que le champ quantique lié au boson de Higgs donne également sa masse au quark b. 
 
D'après le Modèle standard de la physique des particules, dans 60 % des cas, le boson de Higgs se désintègre en une paire de quarks b, qui vient en deuxième position par sa masse sur l'ensemble des six quarks. Ceci dit le boson peut aussi se désintégrer en photon et même en leptons tau, d’autres expériences devraient le montrer à moins que le modèle standard ne soit complétement à refaire. On verra.
 
J'en reste à la chronique d'Alain Rémond basée sur la métaphore cuniculicole* de Jean-Marie Frère : « Imaginez que cette particule est un gros lièvre tapi au bord d’un champs de blé immobile. Si les couleurs sont identiques, l’animal est invisible. Si le champ de blé se met à osciller sans que le lapin bouge, alors en observant suffisamment longtemps, on pourra voir la bête. »

Alain Rémond de conclure que cela fait des centaines de milliers d’années que l’on vit sans rien savoir de la masse et qu’on s’en passe bien. Il propose de laisser une petite chance au lapin de Higgs. Je ne suis pas d’accord. On a mis de gros moyens pour le chasser, finissons-en !

sticker-elephant-gris.jpgMais pour le gros gibier, que l’on cherche ailleurs. Dans les étoiles par exemple. Comme le faisaient jadis les poètes. Parait que là-haut, les collisions sont bien plus fortes.

* Non cuniculicole n'est pas un gros mot, c'est juste l'élevage des lapins.

 

06:56 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

30/08/2018

1-2-3 Soleil

« Combien de temps tout cela durera-t-il ?
J’ai entendu un conférencier, annoncer que le soleil mourrait dans soixante trillions d’années. Un auditeur se leva, défait.
– Combien dites vous ? soixante trillions ?
– Non j’ai dit soixante six.
– Ah ! bon,soupira l’homme, j’avais compris soixante. Et il se rassit soulagé. »

Alexandre Vialatte

J'en avais déjà parlé ici. Du nouveau :

 

d3060468c5021c740f317ee98fc4f4ad.jpgLa sonde Parker Solar Probe est en route vers le Soleil à la vitesse de 700'000 kilomètres à l'heure. Elle va s'approcher de notre étoile pour en étudier la « couronne », atmosphère mal connue d'où s'échappe le vent solaire découvert par... Eugene Parker, qui a assisté au départ de la sonde.

 Dans deux mois, début octobre, elle atteindra Vénus, pour une première assistance gravitationnelle qui l'enverra sur une orbite elliptique autour du Soleil lui faisant approcher le Soleil début novembre à 24 millions de kilomètres.

Durant les sept années de la mission d'étude de la couronne solaire, il y aura six survols de Vénus et 24 rapprochements de la surface du Soleil. Au plus près (le point appelé périhélie), lors des trois derniers survols, le petit engin de 685 kg sera à 6,1 millions de kilomètres du centre de notre étoile, dont le rayon est d'environ 700.000 kilomètres.

06:45 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)