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22/07/2019

Avignon OFF - 2019 J4

Dernier jour pour nous en Avignon (pour RV).

Roulons A Vélo – Plus doux, plus actifs ensembleDepuis que son pneu à éclaté et suite au changement de pneu, la roue avant de Catherine brinquebalait. Du coup,  entre deux spectacles on a découvert un site des réparation de vélos roulons a vélo. qui rappelle le vélo campus de Nantes pointé par Aredius l'an dernier. Du coup on a changé les billes du roulement avec de la graisse neuve et sollicité un peu d'aide pour bien recentrer l'affaire. Et donc la roue roule et on a une carte de l'association.

La journée de la jupe – au Balcon

  • Metteur en scène : Frédéric FAGE
  • Interprète(s) : Gaëlle Billaut-Danno, Julien Jacob, Sissoko Abdulah, Hugo Benhamou-Pépin, Lancelot Cherer, Amélia Ewu, Sylvia Gnahoua

Par chance on a pas vu le film. Superbe interprètation. Je ne met pas le texte qui déflore un peu trop l'histoire. Des questions posées sur la violence, la laïcité, les rapports hommes/femmes et la domination masculine qui règne dans certains quartiers de banlieues. Le concept de la Journée de la jupe a été créé par une classe du lycée technologique d’Etrelles (35) dans le but de permettre aux filles de s’habiller librement.

Marie des Poules – Buffon

  • Metteur en scène : Arnaud Denis
  • Interprète(s) : Béatrice Agenin, Arnaud Denis

Lorsque, à onze ans, Marie Caillaud entre à Nohant au service de George Sand, elle ne sait pas encore qu’on l’appellera Marie des Poules, la servante qui va chercher les œufs au poulailler. Elle ne sait pas non plus qu’elle y apprendra à lire, à écrire, à jouer la comédie et à interpréter 35 pièces écrites par George Sand.

Elle sait encore moins qu’elle éprouvera les souffrances d’un amour qui va la marquer à vie. Maurice, le fils de George, entretiendra avec elle une liaison qui perdurera plusieurs années dont naîtra une fille qu’il ne reconnaîtra pas.

Une superbe pièce avec deux comédiens excellents et une mention toute spéciale pour Béatrice Agenin qui joue deux rôles à merveille.

L’homme de Schrodinger

aux Corps Saints

Ce qui nous a incité à voir cette pièce, c'est : "7 nominations et 4 Trophées de la comédie musicale 2019 : Meilleur livret, Meilleure musique, Meilleure mise en scène, Révélation féminine (Juliette Behar)." Eh bien on a été déçu. C'est du théâtre acceptable sans doute mais après les 10 autres pièces, ce fut un bémol. Pas vraiment dans nos goûts et en plus Catherine n'aime pas les chats. https://fr.wikipedia.org/wiki/Chat_de_Schr%C3%B6dinger  

21/07/2019

Avignon OFF - 2019 J3

Le festival OFF bat son plein. Lundi, toujours plus de monde même si de l'avis général il y en a moins que l'an dernier. Trois pièces entrecoupées d'un repas fort sympathique à Villeneuve avec nos amis Aleth et Pierre.

  Intra Muros – aux Béliers

  • Metteur en scène : Alexis Michalik
  • Interprète(s) : Raphaël Bancou, Christopher Bayemi, Hocine Choutri, Johann Dionnet, Ariane Mourier, Marie Sambourg
  • Ass. mise en scène : M-C Soyer

La quatrième pièce de Michalik. Et on a vu les trois autres !

Tandis que l’orage menace, Richard, un metteur en scène sur le retour, vient dispenser son premier cours de théâtre en centrale. Il espère une forte affluence, qui entraînerait d’autres cours – et d’autres cachets – mais seuls deux détenus se présentent : Kevin, un jeune chien fou, et Ange, la cinquantaine mutique, qui n’est là que pour accompagner son ami. Richard, secondé par une de ses anciennes actrices – accessoirement son ex-femme – et par une assistante sociale inexpérimentée, choisit de donner tout de même son cours…

Du tout grand théâtre. Alexis Michalik nous entraine dans les méandres de l'univers carcéral où les vies se mêlent, s'entremêlent, se démêlent. Où les histoires se croisent, s'entrecroisent, se décroisent. On perd pied et c'est agréable.

Déjeuner avec Aleth et Pierre

La famille Ortiz Théâtre Actuel

  • Metteur en scène : Jean-Philippe Daguerre
  • Interprète(s) : Bernard Malaka, Isabelle de Botton, Stéphane Dauch, Antoine Guiraud, Kamel Isker, Charlotte Matzneff

Une famille extraordinaire : un père insubmersible, une mère protectrice. En leur sein, une fratrie qui fête et savoure chaque instant au rythme de scènes fantasmées de jeu de combat, rituels nostalgiques du passé glorieux de leur père. Un jour, pourtant, un acte manqué à plus d'un titre brisera leur équilibre. Ils feront tout pour éviter l'inéluctable... voire le pire. C'est l'histoire de la famille Ortiz qui vit d'amour comme dans un rêve… jusqu'à ce que la réalité s'en mêle.

Un autre must du festival. Comme on parle de "feel good movie" on peut ici parler de "feel good theatre" bien que tout ne soit pas good bien sûr. Un vrai plaisir.

40° SOUS ZÉRO

(L'HOMOSEXUEL OU LA DIFFICULTÉ DE S'EXPRIMER + LES QUATRES JUMELLES) 2 pièces de Copi. 

  • Metteur en scène : Louis Arene
  • Interprète(s) : Louis Arene, Sophie Botte, Delphine Cottu, Olivia Dalric, Alexandre Ethève, Lionel Lingelser, François Praud

Après "Le Chien, la Nuit et le Couteau" (succès Avignon 2017 à la Manufacture) le Munstrum Théâtre présente son nouveau spectacle.
Monstrueuses, hilarantes et subversives, ces deux pièces au climat frigorifique mettent en scène les luttes fratricides de personnages cruels et extravagants en marge de la société et de l’espèce humaine.
Ici, on change de sexe à gogo et on crève pour mieux ressusciter dans un ballet post-apocalyptique, trash et jubilatoire. 
La mise en scène joue des contrastes entre kitsch et sublime en créant une multitude de situations loufoques et d’images puissantes. Une fine double peau modifie les visages des acteurs et révèle des créatures étranges qui nous relient à notre humanité profonde. Les costumes, signés Christian Lacroix, dessinent des figures totémiques sublimes et outrancières. La scène se transforme en un cabaret déglingué où le sens se déleste de ses habituels attributs cartésiens pour s’aventurer dans des zones indéterminées, archaïques et primitives.
Dans une transe joyeuse et dévastatrice, le Munstrum célèbre un théâtre de la catastrophe et du rire, un théâtre de la fin de l’impossible. Un théâtre où la révolution pourrait enfin advenir.

Un spectacle délirant qui remue et nous remue.

20/07/2019

Avignon OFF - 2019 J2

Le 4ième mur 3 soleils

La guerre est folie, la paix doit l’être aussi. Sur son lit d'hôpital, Samuel Akounis a fait promettre à son meilleur ami, Georges, de monter Antigone d’Anouilh en pleine guerre du Liban en faisant jouer un fils ou une fille de chaque camp. Georges est parti à Beyrouth, main tendue à la paix. Mais la guerre lui a offert brutalement la sienne…
De retour auprès de Samuel, il raconte. Et comme il aime le théâtre, il rejoue aussi jusqu’à revivre ces souvenirs magnifiques, poétiques et bouleversants.

L’HUMANITÉ
Julien Bleitrach est de bout en bout seul sur le plateau (…) avec la force et la fougue des passionnés, il raconte, il témoigne.

Encore un numéro d'acteur grandiose qui illustre le livre de Sorj Chalandon, Le Quatrième mur, Prix Goncourt des lycéens 2013. 

Fausse Note au Barretta

Nous sommes au Philharmonique de Genève, dans la loge du chef d’orchestre de renommée internationale H.P Miller. A la fin d’un de ses concerts, ce dernier est importuné à maintes reprises par un spectateur envahissant, Léon Dinkel, qui se présente comme un grand admirateur venu de Belgique pour l’applaudir. Cependant, plus l’entrevue se prolonge, plus le comportement de ce visiteur devient étrange et oppressant. Jusqu’à ce qu’il dévoile un objet du passé… Qui est donc cet inquiétant Monsieur Dinkel ? Que veut-il réellement ?

Bien joué, bien construit. C'est sûr mais une impression d'histoire "déjà vue".

Tzigane – au Roi René

Un voyage d'une énergie incroyable, cadencé entre les volants des jupes virevoltantes.

À travers une dizaine de tableaux, le chorégraphe Petia Iourtchenko nous ouvre les portes de son peuple, celui des Tziganes. le son rythmé des chaussures martelant le sol et la voix chaude et profonde de Lilia Roos-Dalskaïa.
 
 
Pour changer des one man or two men shows

19/07/2019

Avignon OFF 2019 - J1

Le festival d’Avignon. Les deux festivals, le IN et le OFF. 1596 spectacles dans le OFF cette année. Le record bien sûr battu à chaque fois. Une chaleur accablante, une course pour les places, une quête des « bonnes » pièces, celles qu’il faut voir absolument. Les complets et les listes d’attente. La foule dès 10 heures du matin jusqu’à tard le soir…

Bref si votre patron vous envoyait à Avignon en juillet avec pour mission de voir 3 ou 4 spectacles par jour en essayant si possible de voir des bons, j’en connais beaucoup qui refuserait cette travail harassant. Les syndicats s’en mêleraient en parlant de pénibilité. Des gilets jaunes viendraient manifester devant une telle prétention de l’élite cultivée.

Et pourtant, il y a des milliers de personnes pour accepter le job. Catherine et moi en faisions parti cette année pour la 6 ou 7ième fois. On a baissé notre rythme. Pas plus de 3 pièces par jour (On en a eu vu 5 certaines fois). Une organisation parfaite. Pratiquement tous les spectacles réservés à l’avance. Un programme concocté par Catherine, digne d’un emploi du temps scolaire avec du noir, du bleu (les pièces), du vert (les théatres) et du rouge (les heures)  

Arrivée le vendredi au camping de Bagatelle avec installation du camping-car en deux temps, prise des cartes du OFF, quelques changements de dernière minute et deux pièces :

L’école des femmes

au Corps saints

De 15h15 à 16h46

Du 4 au 28 juillet à 15h15
Relâches les lundis 8, 15 et 22 Juillet

Avant-première le 4 (PAF festival)

Mise en scène : Gilles Droulez,
Scénographie : Patrice Balandreaud, costumes : Prêle Barthod, regard extérieur: Marie Démon
Avec Laurent Andary, Fanny Corbasson, Gilles Droulez, Pauline Tanca, François Tantot

Être cocu, certainement pas. Rire des histoires des autres, avec joie ! Mais être raillé, hors de question. Arnolphe a élaboré sa propre stratégie, secrètement, méthodiquement, et attend son heure de gloire : il fait élever la jeune Agnès, recueillie à l’âge de 4 ans, par deux valets stupides et à l’écart du monde, afin d’en faire sa femme, exemplaire, c’est à dire ignorante, soumise, docile, reconnaissante, dévouée, et par conséquent : fidèle.
Arnolphe est résolument plus intelligent et rusé que tous les hommes.
Il a tout prévu. Tout. Sauf Horace.
Adaptée pour 5 comédiens, cette Ecole des femmes prend le parti de la farce : rire de nous de mieux réfléchir… Car Molière nous livre ici un texte d’une stupéfiante actualité !

crepuscule.jpg

Le crépuscule – Présence pasteur

Lionel Courtot adapte et met en scène Les Chênes qu’on abat qui relate la dernière rencontre à Colombey entre de Gaulle et Malraux. Une joute verbale doublée d’une interrogation sur le destin de la France.

Incarné par deux acteurs d'exception : John Arnold et Phillipe Girard qui s’installent dans leur personnages par un jeu d’attitude : voutée et nerveuse pour le premier, altière et solennelle pour le second. Vertigineux !

22/07/2017

OFF 2017 J4

spectacle_18912.jpgOrphans – à l'Essaïon

Philadelphie, deux frères vivent seuls dans une grande maison depuis la disparition de leurs parents. L'aîné, Treat, est un petit délinquant qui vole les passants, armé de son cran d'arrêt. Il rapporte bijoux et argent à la maison, où son petit frère, Phillip, un garçon un peu lunaire, guette son retour, non sans crainte car Treat a pour habitude de le terroriser. Un soir, Treat ramène chez eux un homme alcoolisé, un peu loufoque, Harold, qui lui paraît fortuné. Harold s'endort et les deux frères découvrent dans sa mallette beaucoup plus d'argent qu'ils ne l'imaginaient. Ils décident de le kidnapper pour l'échanger contre une rançon ... Ils obtiendront beaucoup plus...

Les rapports entre les deux frère sont assez bizarres. Ce sont tous les deux des rescapés de la vie d'orphelin (orphans), l’aîné est violent, l'autre est craintif. L'arrivée de Harold va changer les choses. Un texte très costaud magistralement interprété, on est tenu en haleine. La fin est un peu elliptique mais c'est encore une fois du grand théâtre.  

spectacle_19388.jpgLa tragédie du dossard 512 – Chêne Noir

Se surpasser pour remporter le titre de "Finisher" ! C'est l’aventure haletante et hilarante que nous fait vivre le très singulier Yohann Métay. Le tragédie du Dossard 512 ou la folle épopée d’un héros en baskets.
Quand les fantasmes de gloire se confrontent aux limites du corps humain, que les hallucinations font parler les marmottes et que votre foie vous fait une crise de nerfs digne des plus grandes tragédies, il faut forcément en faire un spectacle… et comique si possible ! 

Une bien belle salle que la salle Léo Férré du Chêne Noir. La salle est pleine et elle rit de bon cœur aux plaisanteries de Yohann Métay qui suit son canevas de runner sur l'ultra trail. Trail veut dire piste mais l'acteur nous parle d'agonie. C'est sans doute une forme d'agonie que ce tour du Mont Blanc en moins de 40 heures. Il imite à merveille Sarkozy dans le rôle de l'Orgueil qui pousse l’athlète à se surpasser. Bref, disons un bon spectacle rigolo sans plus et c'est déjà pas mal.

Pièces pour l'an prochain au cas où: 

- Intra Muros à réserver au début du OFF

- Idem pour Fausse note

- Sandre

- F(l)ammes

- Pourquoi

 - Une histoire de lapins mais laquelle ? (les mangeurs...)

- Vivaldi Piazzolla

21/07/2017

OFF 2017 J3

spectacle_20484.jpgEn attendant Bojangles à la Luna

D'après le roman d'Olivier Bourdeaut (Editions Finitude)

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur « Mr. Bojangles » de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

C'est assez rare mais j'ai trouvé la pièce mieux que le livre. En fait ce livre était fait pour cette adaptation. Encore trois acteurs excellents. Du théâtre comme on l'aime. Rire et émotion.

spectacle_20479.jpgLa Dame de chez Maxim à l'Actuel

Petypon a trop fait la noce la veille chez Maxim et, en se réveillant avec une terrible gueule de bois, il découvre dans son lit la Môme Crevette, une danseuse du Moulin-Rouge. Et voilà qu'arrive Mme Petypon...
Cette dernière, très superstitieuse, croit aux apparitions et aux esprits. La môme Crevette, pour sauver la face du mari, lui apparaît en séraphin et lui ordonne de faire cinq fois le tour de la place de la Concorde puis d'attendre qu'un homme au pied de l'Obélisque lui délivre un message… 
Arrive alors l’oncle à héritage, le Général du Grêlé, qui prend la Môme Crevette pour la femme de son neveu, Gabrielle Petypon… 

Cette pièce c'est tout simplement le sommet du théâtre de boulevard dans une mise en scène très imaginative. On se régale à chaque scène, les rebondissements fusent. Les acteurs sont excellent, il enchainent avec énergie. On se marre. Une prime à la môme Crevette et au docteur Mongicourt alias la duchesse de Valmonté. Merci au bouche à oreille pour ce changement de dernière minute.

spectacle_20242.jpgLa main de Leila au théâtre des Béliers

Dans un garage secrètement transformé en salle de spectacle, Samir rejoue les plus grands baisers du cinéma que l’Etat censure.
«Un dinar la place et bienvenue au Haram Cinéma, le cinéma le plus illégal de toute l’Algérie !»
Ici, il y a deux règles à respecter: l’identité de Samir doit rester secrète et les femmes sont interdites. Sauf qu’un jour, Leïla, la fille du puissant colonel Bensaada, se glisse dans le public et découvre la mythique histoire de Casablanca.

Une première partie où l'on respire la magie du théatre à travers un cinéma raconté par Samir dans un décor minimaliste, un drap, des caisses... Superbe ! La seconde partie s'enlise un peu tout en restant très agréable à suivre. La même actrice, Aïda, qui jouait dans  les Passagers de l'aube (voir hier). Les deux (Aïda Asgharzadeh, Kamel Isker?) ont écrit la pièce et c'est bien fait.

Assis au premier rang, le confort n'est pas à la hauteur, les sièges doivent dater des débuts du festival.

spectacle_19328.jpgAprès une si longue nuit – Roi René

Quatre orphelins. Quatre destins. Une famille. Ils s’appellent Sarah, Samir, Tekitoi et Pierrot, ce sont quatre orphelins issus de cultures, de religions et de pays différents, rescapés de grands conflits de la fin du XXe siècle. Après une dizaine d’années de séparation, ils se retrouvent au chevet de leur mère adoptive. Au fil de la nuit, la mémoire se délie… S’ils ont été privés de leur innocence dès la première enfance, ils ont aussi connu des joies qu’ils ont partagées ou des chagrins dont ils peuvent se souvenir en souriant. Quatre parcours individuels, quatre histoires qui témoignent d’une force de vie que rien n’est parvenu à vaincre et d’un bonheur d’exister qui l’emporte sur tout.

Un choix de dernière minute, un peu hasardeux mais qui débouche sur un bon spectacle bien interprété par les quatre orphelins. Un bon casting. De l'émotion. Une belle histoire bien menée. La salle n'est pas pleine et c'est bien dommage.

20/07/2017

OFF 2017 J2

Pour commencer la journée...

spectacle_20417.jpgun excellent Rhinocéros à l'Essaïon

Spectacle tiré de la nouvelle publiée en 1957 et qui servit de canevas pour la pièce de théâtre.

"Un jour, dans la ville, apparaît un rhinocéros. Peu à peu, ils prolifèrent, et on comprend que ce sont les hommes eux-mêmes qui se transforment... 
Cette nouvelle à l’humour corrosif dépeint la naissance d’une terrible maladie qui nous guette tous: la rhinocérite. Uniformisation. Menace que font peser tous les conformismes"

Je n'avais pas un bon souvenir de la mise en scène vue jadis à la maison de la Kulture de Grenoble de la pièce. Dans le fond, je n'aime pas vraiment les grands spectacles et pour le coup cette interprétation par Stéphane Daurat fut un pur régal. Il joue tous les personnages de la nouvelle et l'absurde de la situation ne pèse pas trop. On rit même assez souvent. Un délice vous dis-je. A voir absulument.   

L'homme qui tua Don Quichotte au Roi René

spectacle_20511.jpgOublions le titre. Un autre seul en scène, en fait un presque seule en scène avec Deborah Lamy accompagné par un musicien. Ce spectacle est une merveilleuse entrée en matière dans une des œuvres les plus connue de la littérature. Cervantès écrit le tome 2 en donnant la plume à son héros. C'est cette histoire que nous raconte Deborah dans un décor minimaliste.

Une description très juste sur le site de la troupe: "Même si vous n’avez pas lu le second tome de Don Quichotte écrit par son auteur en raison du succès considérable du premier, vous entrerez aisément dans le récit proposé ici. Vous aurez le plaisir de réveiller votre mémoire en reconnaissant quelques-uns des épisodes les plus célèbres des aventures de Sancho Pança et de son maître à la triste figure : l’adoubement en chevalier de Quichotte par lui-même, ses déclarations d’amour à Dulcinée, l’autodafé par les paysans des livres qui lui tournent la tête, les moulins à vent pris pour des géants, et les troupeaux de moutons vus comme des armées menaçantes… Et puis vos hôtes seront : une comédienne, accompagnée du grand livre II, qui incarnera tous les personnages de cette épopée antichevaleresque, et un musicien qui jouera alternativement de la guitare ou du luth pour guider vos émotions. Vous accomplirez ce fascinant voyage dans la pénombre. Plateau noir, sol recouvert de sable noir lui aussi, ciel nocturne et changeant où vous apercevrez la planète Terre, les scintillements de la Voie lactée et le passage furtif d’une étoile filante. Régulièrement, des nappes de brume flotteront sur la scène, créant une mystérieuse atmosphère propice à renforcer les pouvoirs d’une conteuse experte en sortilèges.  

spectacle_20695.jpg3 actrices dont une – Théâtre Notre Dame

Quand 3 Actrices rassemblent les meilleurs et les pires moments de leurs vies théâtrales pour en faire un spectacle, ça donne une histoire drôle, absurde, cruelle et touchante. Un portrait grinçant et jubilatoire des coulisses du métier d’acteur. 
3 actrices, 30 personnages ! 
3 impertinentes du spectacle ! 

On est pas vraiment rentré dans cette histoire un peu brouillonne. Pourtant la salle rit aux mésaventures de ces actrices. On a un peu l'impression que l'on rit comme chez Cyril Hanouna. Dur-dur après les deux spectacles précédents. On va dire que c'est peut-être une question de génération. 

spectacle_19065.jpgLa liste de mes envies – 3 soleils

Encore un seul en scène tiré d'un roman à succès.

Jocelyne a 47 ans. Elle vit à Arras et mène une vie modeste entre sa mercerie, son mari, ses enfants et ses amies. Un jour, grâce à un billet de loterie pris par hasard, elle gagne le gros lot ! Elle décide de ne rien dire à son entourage de peur que cet argent ne détruise son bonheur fragile. Jocelyne commence alors à dresser des listes : liste de ses envies, ses besoins, ses folies.

C'est un homme, Frédéric Chevaux, qui joue le rôle de Jocelyne. Une interprétation toute en finesse dans un décor fait de tricotage. Troisième spectacle magnifique de la journée. Vive Avignon. Je crois que je devrais arrêter de jouer au Loto.