11.04.2008

Kupinam

Ca-vient.jpgIl était une fois...

...un guru qui avait un très bon disciple, un brahmacharin inspiré par l'esprit de renoncement. Il ne possédait qu’un simple kupinam (linge servant de caleçon, le vêtement minimum). Un jour, son guru lui dit: « Tu vas te rendre dans un endroit isolé pour te consacrer à la méditation. Je te donnerai un mantra (formule rituelle et incantatoire) et je viendrai voir dans quelques années comment ça va. »

Le jeune homme parti et se mis à pratiquer la méditation selon les instruction de son guru. Son programme journalier était le suivant: le matin il se levait, lavait son kupinam, le faisait sécher sur l'herbe, puis commençait sa méditation. Ensuite, vêtu de son seul kupinam, il allait au village pour mendier sa nourriture. Il revenait pour le repas et s'asseyait de nouveau pour la méditation.

Un jour, une souris fit des trous dans son kupinam. Notre brahmacharin était désespéré; c'était sa seule possession. Il l'a raccommodé tant bien que mal et, en mendiant sa nourriture au village, il a dit aux gens qu'il n'avait plus de kupinam. Les villageois lui dirent: « Cela ne fait rien, on va te donner un autre kupinam ! » Ainsi fut fait. Il était tout à fait heureux avec son nouveau kupinam, et il a recommencé son programme journalier.

Quelques jours après, la même histoire s'est reproduite. Une souris a de nouveau fait des trous à son kupinam; il va de nouveau au village et redemande un kupinam que les villageois lui ont volontiers donné. Cette histoire est arrivée deux ou trois fois. Finalement, les gens se sont fatigués et lui ont dit: « Bâbâ, on ne va pas te donner tous les jours un nouveau kupinam ! On va te donner un chat, tu le garderas près de toi, le chat chassera les souris et celles-ci ne viendront plus manger ton kupinam ! » Le brahmachârin a alors emmené son chat, et les souris se sont éloignées. Il était tout heureux, son kupinam n'était plus déchiré par les souris.

Seulement voilà, il y avait un autre problème. Il fallait nourrir le chat, lui donner du lait. De ce fait, quand il allait au village, il demandait aux gens: « S'il vous plaît, donnez-moi aussi un peu de lait pour mon chat. » Les villageois lui ont donné volontiers du lait pour le chat. Cela s'est reproduit plusieurs jours, pendant une semaine ou deux, et les villageois ont fini par se fatiguer. « Eh, Bâbâ, on ne va pas te donner tous les jours du lait ! On va te donner une vache, tu vas la traire et tu auras du lait pour nourrir ton chat. » Alors il a emmené la vache, a appris à la traire et ainsi il a eu du lait tous les jours pour lui et pour son chat.

Mais un nouveau problème est apparu: il fallait nourrir la vache. Quand il allait mendier, il demandait aux villageois de lui donner du foin pour nourrir sa vache. Les villageois lui ont d'abord donné du foin, puis finalement se sont lassés et lui ont dit: « Eh, Bâbâ, on ne va pas toujours te donner du foin ! Il y a des terres en friche près de ton âshram. Tu vas les cultiver, on va te donner du blé à semer, il va pousser, tu auras du blé pour faire tes galettes et tu auras de la paille pour ta vache. Alors il a dit oui, car il était obéissant et très influençable, comme beaucoup de brahmachârin et de sâdhu. Il a fait cela, récolté son blé, en a semé une partie à nouveau, a commencé à stocker de la paille.

Finalement, au cours des années, il n'a plus pu faire le travail lui-même. Il a dû demander aux villageois des hommes pour l'aider. Au début, il lui en ont donné, mais après ils lui ont dit: « Bâbâ, on va te donner une femme, tu vas te marier avec elle, elle t'aidera, elle te donnera des enfants et les enfants t'aideront à leur tour. » C'est ce qu'il a fait, et petit à petit son âshram s'est transformé en une grande propriété, avec des greniers pour le foin et le blé, des ouvriers comme dans une entreprise.

Un jour, son guru est venu rendre visite à son disciple. Il a vu la ferme, avec des gens occupés à droite et à gauche. Il a demandé à un homme: « Dis donc, j'avais mis un brahmachârin ici, qu'est-il devenu ? Est-il parti ? » L'homme répondit: « Non, non, il est debout là-bas. » Notre brahmachârin était habillé comme tout le monde, il donnait des ordres à ses ouvriers. Son guru s'est approché de lui. Quand le brahmachârin l'a vu, il est tombé à genoux et a dit: « Guruji, regardez ! Tout ça, c'est à cause d'un kupinam ! »

Petit supplément gratos à l'occasion de la semaine du pouvoir d'achat...

...et aussi parce que c'est dimanche

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28.03.2008

BIB

Ca-vient.jpg Le Bouthan a choisi comme indicateur de son déve- loppement le BNB, le Bonheur National Brut.
 
Chez nous, depuis 1993, le RNB, Revenu Nationale Brut a remplacé le PNB, le Produit national Brut, personne ne sait pourquoi exactement. Sans doute pour brouiller les pistes. En fait le PNB et composé du PIB, Produit Intérieur Brut et des revenus venant de l’extérieur.

Comme le bonheur ne vient jamais seul de l’extérieur, on peut conclure que BNB = BIB.

Le BIB repose sur les quatre principes fondamentaux auxquels le gouvernement du Bhoutan attache une part égale:

  • Croissance et développement économique ;
  • Conservation et promotion de la culture ;
  • Sauvegarde de l'environnement et utilisation durable des ressources ;
  • Bonne gouvernance responsable.

Accroître la satisfaction vitale plutôt que cette pseudo richesse basée sur cet autre étalon abstrait et fluctuant, le dollar. Une philosophie respectueuse des valeurs humaines qui ne base pas tout sur la course à la productivité. Le slogan « travailler plus… » n’a pas cours avec cette philosophie, ce serait même le contraire qui ferait monter le BIB.

Une utopie ? Bien sûr mais ne serait-elle pas préférable à la poursuite d’une politique qui, même si elle réussit, va nous mener dans le mur de l’épuisement de la planète.

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29.12.2007

Pouvoir d'achat

Le max de la simplicité volontaire (volontaire pas vraiment)... 

envoyé par Jean qui l'a trouvé sur 20 minutes.  Behal a réduit ses besoins...

"Behal explique quant à lui comment il fait face à la hausse des prix: «J'ai supprimé le portable et je m'en passe très bien depuis cinq ans. Je n'ai plus de voiture depuis 1999. Je n'ai pas la télévision. Je ne fume pas. Je n'achète plus du tout de CD et de DVD, je les emprunte. Aucun vêtement chez les marques, j'achète mes cuirs chez Emmaüs. Tous les éclairages sont en 7 watts, une seule pièce éclairée, celle dans laquelle je suis. J'ai supprimé le ballon d'eau chaude et je fais ma toilette à l'eau froide, comme chez mes parents, il y a 45 ans. Je ne bois que de l'eau du robinet, jamais d'eau minérale, j'ai supprimé, comme beaucoup, les cafés aux terrasses ou aux comptoirs. Je ne mange jamais de pain. (…) Un produit d'entretien pour tout. Je vide mes sacs aspirateur, un aspirateur qui a 25 ans. J'ai un compteur bleu, je ne fais mes lessives que durant les heures creuses 7 heures à 23 heures. Je marche beaucoup pour éviter les transports publics...»

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à propos de besoins...

La pyramide des besoins est une représentation de la théorie élaborée à partir des observations réalisées dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow sur la motivation.

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La pyramide est constituée de cinq niveaux. Nous recherchons d'abord, selon Maslow, à satisfaire chaque besoin d'un niveau donné avant de penser aux besoins situés au niveau immédiatement supérieur de la pyramide. 

Comme dit le Dalaï Lama: Quand on a décidé de supprimer le thé pour ne garder que l'eau chaude, au début c'est un peu difficile et puis on s'habitue. 

Bon, à partir du 2 janvier, c'est promis, je supprime le beurre sur les brioches. 

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17.12.2007

Géopoétique

GéoPo Internet est fantastique ! Grâce à lui, je viens de découvrir que j’étais un géopoète. J’ai un peu de peine à m’affubler du terme poète, j’ai trop de respect pour les vrais poètes. Mais dans le texte fondateur de la géopoétique en 1989 par Kenneth White, je trouve ceci :  

…la géopoétique ne concerne pas que poètes et penseurs. Henry Thoreau était autant ornithologue et météorologue ("inspecteur des tempêtes") que poète, ou plutôt, il incluait les sciences dans sa poétique. Les liens de la géopoétique avec la géographie sont évidents, mais ils existent aussi avec la biologie, et avec l´écologie (y compris l´écologie de l´esprit) bien approfondie et bien développée. En fait, la géopoétique offre un terrain de rencontre et de stimulation réciproque, non seulement, et c´est de plus en plus nécessaire, entre poésie, pensée et science, mais entre les disciplines les plus diverses, dès qu´elles sont prêtes à sortir de cadres souvent trop restreints et à entrer dans un espace global (cosmologique, cosmopoétique) en se posant la question fondamentale: qu´en est-il de la vie sur terre, qu´en est-il du monde ?

Tout un réseau peut se tisser, un réseau d´énergies, de désirs, de compétences, d´intelligences.

Voilà un programme qui me convient ! Concevoir la géographie comme science unificatrice d’une démarche totale. Voici un autre morceau du texte fondateur.

« Ce qui marque cette fin du XXe siècle, au-delà de tous les bavardages et de tous les discours secondaires, c’est le retour du fondamental, c’est-à-dire du poétique. Toute création de l’esprit est, fondamentalement, poétique. Il s’agit de savoir maintenant où se trouve la poétique la plus nécessaire, la plus fertile, et de l’appliquer. Si, vers 1978, j’ai commencé à parler de "géopoétique", c’est, d’une part, parce que la terre (la biosphère) était, de toute évidence, de plus en plus menacée, et qu’il fallait s’en préoccuper d’une manière à la fois profonde et efficace, d’autre part, parce qu’il m’était toujours apparu que la poétique la plus riche venait d’un contact avec la terre, d’une plongée dans l’espace biosphérique, d’une tentative pour lire les lignes du monde."

Autre texte sur la marche :

A l'heure de la vitesse généralisée, la marche regagne une à une ses vertus : elle tonifie le corps, libère l'esprit et tend à préserver la planète. La géopoétique conseille de vivre autour du lieu, en cercles concentriques et en prenant le temps. La marche est son vecteur favori. Elle dévoile petit à petit le monde proche et intensifie notre lien avec la terre et le ciel. Elle est une activité du corps, mais aussi un approfondissement de la pensée. L'Inde ancienne la hisse au rang de méditation ambulatoire...

J’en reparlerai soyez en sûr.

06:55 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

11.12.2007

NaturaVox

Je parle depuis longtemps de SimplicitéVolontaire sur ce blog. Ma première note date même de mai 2005. J'ai envoyé cet article à AgoraVox. NaturaVox l'a pris tout de suite et AgoravVox a suvi. S'il a fait découvrir le mouvement à quelques personnes, c'est bien.

<<C'est là>>

C’est devenu un truisme, on brûle la planète par tous les bouts et forcément elle se réchauffe. Faut-il attendre ou faut-il agir? Les adeptes de la Simplicité Volontaire ont décidé d’agir. Pas par altruisme, mais parce qu’ils pensent que privilégier l’être sur l’avoir, le simple sur le complexe est une manière de vivre mieux et plus sereinement. Quelle est l’ampleur de ce mouvement? Va-t-il empêcher les glaciers de fondre?

Jean-Pierre et Nathalie sont de nouveaux adeptes de la simplicité volontaire, la SV. 57 et 54 ans, leurs deux enfants sont maintenant autonomes financièrement. Leur maison est devenue bien trop grande pour eux. JP se dit qu’il a travaillé dur et qu’il pourrait peut être prendre du bon temps. Tant pis pour les annuités perdues et la retraite plus modeste. Ils pourraient vendre la maison et s’installer dans un appartement plus petit et confortable. Ils n’ont pas vraiment besoin d’aller chaque année en vacance dans l’hémisphère sud. Ils peuvent consommer moins... Depuis quelques temps, Nat et JP parcourent les forums de la SV. Au milieu de tous ces jeunes adeptes écolos et alter mondialistes, JP retrouve des idées enfouies depuis longtemps dans sa mémoire.

Le mouvement

Les adeptes du mouvement pour a simplicité volontaire se proposent de réduire leur dépendance à l’argent, à la vitesse, à la compétition... pour libérer du temps. La simplicité volontaire est un style de vie choisi pour des raisons très diverses : spiritualité, santé, qualité de vie (moins de stress, temps pour la famille, les amis), convictions politiques, goût personnel... La SV n’est normalement pas un ascétisme impliquant de grands sacrifices. C’est un mouvement qui se veut tolérant : A chacun sa simplicité. La SV n’implique pas, par exemple, l’adhésion à l’idée de décroissance.

La suite est là

21:00 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

17.10.2007

Marchez

Un fois n'est pas coutume, de la pub... Après Tricouni, Camper…

Marchez, ne courez pas” : C’est le slogan de la marque espagnole de chaussures Camper. "Le luxe c’est la simplicité." Bravo pour ces slogans qui damnent le pion à la performance et la sophistication prônées par Nike ou Adidas. Et en plus, on vous dit : «  Si vous n’en avez pas besoin, ne l’achetez pas ».

Enfin un discours à l’attention des consommateurs avertis. Avec plus de 3 millions de paires vendues chaque année, Camper fabrique toujours une grande partie de ses produits a Majorque, au large de Barcelone, une petite île dont la tradition agricole est menacée par le tourisme – attachée a sa préservation, l’entreprise y rachète des terres et des bâtiments anciens pour les restaurer et y installer ses sites. Une entreprise qui revendique son image verte. Merci Camper.

  

08:05 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

11.10.2007

Surpoids

75e101707837e476f55c6b8b5e891767.jpg Selon une estimation réalisée a l'Université de l'Illinois a Urbana Champaign (UIUC), l'augmentation du poids moyen des américains serait responsable d'une surconsommation de près de 4 milliards de litres de carburant chaque année, soit un coût supérieur a 2 milliards de dollars.

Bien qu'approximatif, ce résultat serait un indicateur supplémentaire des impacts économiques substantiels du surpoids des américains. Une étude réalisée en 2004 par les Centers of Disease Control avait évalué a 275 millions de dollars le coût du surpoids pour les compagnies aériennes.

Il se pourrait cependant, comme le soulignent d'autres experts, que cette surconsommation constitue un effet marginal par rapport au contenu énergétique du surcroît de nourriture a l'origine de l'entretien du surpoids. Il est vrai que le volume de carburant evalue par UIUC ne correspond qu'a 3 jours de consommation de carburant des USA. Selon les calculs d'UIUC, une perte de poids de 40 kg permettrait d'économiser 68 litres de carburant en un an. Ce chiffre est a comparer aux 1500 litres d'équivalent pétrole que l'on estime engloutis dans la ration alimentaire annuelle de chaque américain.

- <http://www.usatoday.com/money/industries/energy/2006-10-2...>

09:30 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

06.10.2007

WIFI et santé

Autre contribution au forum dit "grenelle de l'environnement". Publié sous "Instaurer un environnement respectueux de la santé" :

6eeef20d05b2dbf6c84c91c33afbc0a2.jpg« Comment est-il possible que les fournisseurs d’accès Internet puissent ne pas indiquer la puissance de leur appareil. Ceci ni à la vente, ni ensuite sur les manuels techniques par ailleurs remplis de détails. J’ai un modem Neuf (NeufBox) qui semble consommer beaucoup mais impossible de savoir combien ! Cette mention de puissance n’est-elle pas obligatoire ? Sinon pourquoi ne pas la rendre obligatoire dans toutes les offres WIFI.

Ceci est d’autant plus important que l’innocuité des stations WIFI est loin d’être prouvée (maints articles en témoignent) et que les fournisseurs ont donc tendance à augmenter la puissance pour délivrer un signal de qualité dans toute la maison.

05:25 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note

05.10.2007

Trop tard?

« L’épanouissement de tout l’homme en chaque homme est desservi par les ruées d’êtres avilis sur une nature humiliée; puisse l’humanité choisir l’état stationnaire bien avant que la nécessité l’y contraigne ! »

John Stuart Mill (1806 Londres - 1873 Avignon)

Fabre

Pour l'instant l'humanité continue de choisir la fuite en avant. On fait un Grenelle de l'environnement mais on ne cesse de parler de la sacro-sainte croissance qu'aucun politique ne veut remettre en question. La nécéssité est là, elle ne va pas tarder à contraindre et pourtant on continue. On gaspille. On pollue. Et vogue la galère.  

Philosophe et économiste britanique, John Stuart Mill est le penseur libéral le plus influent du XIXième.

Un homme sage et curieux de tout. Il termine sa vie à Avignon. Il devient l'ami du célèbre naturaliste Henri Fabre (photo) à qui il prêtera de l'argent lorsqu'il sera dans une mauvaise passe financière.

Il ira avec Fabre herboriser aux environs d'Orange.

Encore quelques pensées de Mill:

- Les conservateurs ne sont pas forcément des gens stupides, mais la plupart des gens stupides sont conservateurs.

- Celui qui laisse le monde ou une partie de celui-ci, choisir le cours et le sens de sa vie à sa place, n'a pas besoin d'autre faculté que celle d'imitation des grands singes.

- Je suis convaincu, maintenant, que nul grand progrès dans le sort de l'humanité, n'est pas possible tant qu'il ne se fera pas un grand changement dans la constitution fondamentale de ses manières de penser."

- Le nec plus ultra de la perversité est concrétisé dans ce qui est généralement présenté à l'humanité comme le credo du christianisme.

- Dieu est un mot pour exprimer, non pas nos idées, mais l'absence de celles-ci."

- Il est bien piètre économiste celui qui n'est qu'économiste.

- Il vaut mieux être un homme insatisfait qu'un porc satisfait; il vaut mieux être Socrate insatisfait qu'un imbécile satisfait.

06:35 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

01.10.2007

Standards

Les huit débat du grenelle de l'environment sont ouverts c'est ici.  J'ai un ou deux sujets qui me tiennent à coeur. Voici le premier posté sous "déchets". Qu'en pensez-vous?

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« Je ne sais pas si c'est l'endroit le plus indiqué mais je pense qu'on pourrait faire une grande économie de déchets en standardisant les adaptateurs / transformateurs / chargeurs d'ordinateur, de téléphone, d'appareils photos, de caméras, de batteries... 

Dans mon entreprise on fournit à chaque consultant un ordinateur portable de la marque IBM. Eh bien figurez vous qu'entre les modèle T40 et T60 la boite d'alimentation a changé d'embout. Du coup les anciennes passent gentiment à la poubelle. Même chose avec les chargeurs de téléphone qui ont des embouts différents entre marques et parfois à l'intérieur de la même marque. Je ne suis pas un expert mais je pense que la plupart du temps ces changements ne sont pas dictés par des impératifs techniques.

Ne pourrait-on pas avoir une politique plus volontariste et contraindre par des mesures économiques les fabricants de matériel électronique à plus de souci de l'environnement en se conformant à des standards de l'ISO ou de la CEI (Commission Electrotechnique Internationale) et en oubliant, pour une fois, la règle du profit maximum pour le bien de tous.

J'ai bien conscience que ceci est un problème qui dépasse la France mais j'ose espérer que l'ambition de ce grenelle va au delà de notre pays. Merci de votre attention.

07:05 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

10.08.2007

Rhône

MARSEILLE (AFP) - Depuis mardi, il est interdit de consommer tout poisson pêché dans le Rhône en raison d’une pollution sans précédent aux polychlorobiphényles (PCB) qui concerne désormais la quasi-totalité du bassin français du fleuve, de l’est de Lyon à la Méditerranée.

Par Ouerdya AÏT-ABDELMALEK AFP - Mardi 7 août, 20h07
Ceci a l’air d’une nouvelle fraîche mais on ne fait pas plus frelaté avec une odeur de poisson pourri. Cela fait plus de 20 ans qu'on s'est endormi sur ce problème. Les PCB (pyralène) affectent chez l’homme le système immunitaire et provoquent la stérilité. Interdits de commercialisation en 1987, ils sont très peu biodégradables et se sont étrangement accumulés dans les vases et sédiments du Rhône depuis plus de 20 ans. Si on a pas interdit plus tôt la pêche dans le Rhône, c'est qu'on a continué de polluer et que les organismes de contrôle n'ont pas fait leur boulot. 
[ Photo: Bernard et la grosse truite du Rhône]
On peut, par exemple, lire un article paru dans Le Courrier de la Cellule Environnement de l’INRA n°10, février 1990 et intitulé « Les difficultés de l’évaluation des risques liés à une pollution chronique du milieu aquatique par les PCBs. Un cas sur le haut-Rhône ».
Extrait : « ...En 1986, des analyses réalisées à la demande de la Fédération Rhône-Alpes des Associations de Protection de la Nature (FRAPNA) à partir des moules d’eau douce nous ont permis de préciser l’origine de la pollution. Les concentrations en PCBs étaient 100 fois plus élevées chez les individus capturés en aval du collecteur des effluents de la zone industrielle de la plaine de l’Ain, site sur lequel se trouve une usine de destruction des PCBs (L’entreprise Trédi située dans l’Ain, au bord du Rhône, à Saint-Vulbas)
À la même époque, la capture de poissons par le Conseil Supérieur de la Pêche. (CSP) a également démontré la présence d’une forte contamination chez les individus prélevés en aval du collecteur. Pour les raisons précisées plus haut (exposition des zones de captage d’eau potable, consommation humaine des poissons contaminés) nous avons réalisé un rapport transmis en novembre 1986 à la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale (DDASS) du Rhône. Ce rapport a également été communiqué au Ministère de l’Environnement.... »
Quelques réflexions et questions : En 1986 on connaissait déjà parfaitement les effets très nocifs des PCB.  Depuis 21 ans on ne rejette plus, en principe, de PCB dans le fleuve. Comment se fait-il que l’on interdise aujourd’hui seulement la pêche sur le Rhône (Le préfet du Rhône a interdit en septembre 2005 la consommation des poissons pêchés dans ce canal de Jonage qui communique avec le Rhône. En 2006, 80 kms de Rhône ont été interdits à la pêche).  Se pourrait-il qu’on ait fermé les yeux sur 20 ans de rejets ?
Que font Les DRIRE, les Directions Régionales de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement, chargé de la police industrielle ? Que font les préfets ? Faudra-t-il encore 20 ans pour que l’on interdise vraiment tous les rejets ? Comme le conclut l’article du CPEPESC, la Commission de Protection des eaux... et des chiroptères (les chauve-souris) paru en juin dernier et qui m’a servi de base : On va encore invoquer le changement climatique ou la sécheresse... et pourquoi pas le diable ?

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06.08.2007

Nostalgie?

On a connu des années où les soixante-huitards semblaient tous avoir versé dans le conformisme petit bourgeois, où leurs enfants faisaient du cocooning tranquille en fuyant tout ce qui était de l’ordre de l’idéal et où, finalement, l’héritage de 68 était devenu honteux au point d’en faire un sujet de vergogne en campagne électorale. Voilà semble-t-il que les idées alternatives de cette époque reviennent en vogue chez les plus jeunes. Attention, ils ne sont pas encore dans la rue chantant « Sarko, salop le peuple aura ta peau » Mais sait-on jamais ? :-) Bien sûr quarante ans plus tard ces idées sont, selon moi, tout à fait d’actualité avant de devenir nécessaires.

Je viens de découvrir via le forum sur la simplicité volontaire que quelqu’un avait mis en ligne le livre de Jacques Massacrier publié en 1973 et intitulé « Savoir Revivre » Un livre manuscrit d’une inspiration très Power Flower mais plein d’astuces pratiques pour mener une vie en dehors des sentiers battus de la consommation croissante.

En 74, Jacques Masacrier était parti avec sa petite famille à Ibiza. Il a sorti d’autres livres, Le goût du temps qui passe et  Partir entre autres… Si vous avez de ses nouvelles cela m’intéresse.

Quelques planches du livre à retrouver sur le site ci-dessus. 

04:45 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

04.06.2007

John Cowper Powys

medium_fugeus.jpgJe n'ai encore rien lu de

John Cowper Powys

mais en me promenant sur des sites de ci de là, je retrouve son nom. En cherchant, j'ai aussi trouvé un site dédié à la famille Powys, des écrivains qui méritent d'être connus.

C'est ici

On y trouve des références et aussi ce texte lumineux sur la simplicité.

Que pourriez-vous faire de mieux, jeune homme, jeune fille, pour la race humaine aujourd'hui? Simplifier votre vie individuelle, jusqu'à ce qu'elle devienne un épitome microcosmique de ce lointain Age d'Or! Simplifier vos désirs, jusqu'à savourer chaque sensation physique avec une extase sacramentale. Simplifier pour votre bonheur vos exigences auprès de ceux que vous aimez sans exprimer revendications pleurnichardes, attendrissements sur soi, reproches exaspérants envers eux. Ce n'est pas seulement votre propre bonheur qui viendra alors à vous à travers cette attitude solitaire, stoïque, détachée envers l'altérité de ces vies si intimement reliées à la vôtre.

Tout ce mouvement secret en faveur d'un anarchisme contemplatif, spirituel, n'est pas simple retour à une vie de sensation, opposée à une vie d'action. C'est s'abandonner à la seule chose, en ce bref moment d'Etre entre deux Silences impénétrables, qui possède une grandeur authentique et majestueuse digne des traditions les plus nobles de notre race.

Se battre pour le pouvoir sur les masses n'est pas une chose noble ou digne, ni une chose digne de réelle noblesse. Il faut faire trop de sacrifices. Personne ne peut conserver son respect de soi et manier les foules. Tous ceux qui gouvernent vraiment—sauf ceux qui ont la chance de pouvoir se cacher—deviennent les esclaves de leurs propres ruses et les victimes de leur propre despotisme.

John Cowper Powys, A Philosophy of Solitude (pp.190-1)  

* Je viens de constater que cette note est la 600ième

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04.04.2007

Hulot

medium_vacances_hulot.jpg.

Pas de

vacances

electorales

pour

Nicolas

Hulot

.

Hulot exprime son "estime" pour Voynet, mais "garde son indépendance",
  Associated Press, 26/03/07
- Nicolas Hulot distribue ses bons et ses mauvais points, Le Monde, 27/03/07
- Hulot espère la venue des candidats
   Liberation, 27/03/07
- La vacance de M. Hulot,
  Le Figaro, 28/03/07
- Nicolas Hulot sûr a "99 %" de ne pas sortir de sa neutralité, AFP, 28/03/07
- Nicolas Hulot «J'ai été naïf»,
 
L’Express, 28/03/07
- Nicolas Hulot invité du journal
  de 13 heures, France 2, 28/03/07
- Le compte écologique n'y est toujours pas
 pour Nicolas Hulot, Agence Reuters, 28/03/07
- Nicolas Hulot est l'invité de
  Christophe Barbier, LCI, 29/03/07
- Nicolas Hulot bat la campagne mais
  gardera sa neutralité, AFP, 29/03/07
- "On n'a plus le choix", Nicolas Hulot,
 
Metro, 29/03/07

A part ça, seuls 16% des français savent réellement ce que signifie développent durable.

Si vous ne l'avez pas fait, signez le pacte.

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18.03.2007

Montagne

medium_Saudan.jpg

1967,
Rothorn "Couloir sans nom"
Piz Corvatsch  Face nord
Aiguille de Blaitière Couloir Spencer
1968,
Aiguille Verte Couloir Whimper
Mont Blanc du Tacul 
>>Couloir Gervasutti
1969,
Mont Rose Couloir Marinelli
Aiguille de Bionassay Face N-O
Eiger Face nord-ouest
Grandes Jorasses Face Sud

Ce sont quelques exploits de Sylvain Saudan, skieur de l’extrême.
 
(Parenthèse : Je lis dans sa biographie, qu’« en 1939, la famille Saudan, valaisanne,  doit quitter Lausanne, car le gouvernement vaudois avait décidé d'écarter des chantiers les "étrangers", pour lutter contre le chômage. Elle revient alors à Martigny. » C’est étonnant de penser que les cantons suisses aient pu se montrer aussi protectionnistes.)

Pour revenir à Saudan, il avait disparu ce week-end en hélicoptère au dessus du Cachemire. Son troisième accident d’hélico… et il s’en est sorti ! Bonne nouvelle. mais qu’allait-il faire à 71 ans par là-bas ? Il organisait des raids de dépose à ski de riches occidentaux.

Ce monsieur Saudan n’a sans doute jamais entendu parler du réchauffement climatique. Cette anecdote prouve qu'il n'y a pas de dieu de la montagne ou que la montagne n’a pas de conscience, sinon elle aurait liquidé depuis  longtemps son imbécile destructeur.

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21.02.2007

Balance

medium_balance.jpg.

2003 : 328,1


2004 : 354,9


2005 : 391,2


2006 : 416,1

soit +26,8% en 3 ans.

Ce sont les importations de la France en milliard d’Euros.

 

On parle toujours du déficit de la balance commerciale mais celle-ci, comme toute balance, comporte deux plateaux et je me disais que si au lieu de courir après la sacrée sainte croissance on essayait d’importer moins, on réduirait le fameux déficit... de plus si les autres pays nous imitait, cela pourrait avoir un effet vertueux extrêmement bénéfique pour la planète. Avec quelques gadgets en moins, on vivrait aussi bien. Non? Qu'en pensez-vous?

Quant à l'éléphant (par Darlisa Riggs) c'est le monsieur éléphant de Romain Gary en équilibre sur la terre avec les hommes et les femmes qui font les malins sur son dos au risque de se casser la figure.

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17.02.2007

Travail

Café philo l’autre soir à Saint Julien animé par Alain Gentil avec pour thème « La place du travail dans notre société. » Exposé et réflexion sur la valeur travail. Le travail tel que nous, hommes et femmes du siècle, le concevons ; le travail devenu le principal moyen d’acquisition des revenus permettant aux individus de vivre, essentiel créateur de lien social… est une valeur récente... Je ne vais pas résumer ici un exposé d’une heure et demie qui aurait pu occuper Michel Onfrey tout un été dans son université populaire de Caen. Ce qui m’a paru intéressant c’est la piste donnée par Alain Gentil suite à la question :

« La société semble tenir pour acquis que l’homme a besoin de travail, et que celui-ci est et demeurera le fondement de notre organisation sociale. Et si cette idée était fausse ? »

medium_meda.jpgPar la magie de la toile, j’ai retrouvé la piste tracée par Alain dans un livre de D. Méda qui date de 1995. Postulat de l’auteure : Le travail, tel que nous le pensons, est une invention récente du 18ème siècle (Adam Smith). L’emploi pour tous est remis en cause. La diminution ou la raréfaction du travail dû à l’automation et aux énormes gains de productivité qui multiplient les richesses, est nette. Ceci bouleverse ce que nous tenions pour évidence.

En conclusion, pour D. Méda et A. Gentil, il est actuellement plus que temps de « briser le consensus qui s’est construit autour de la flexibilité productive, fondée sur l’acceptation de sacrifices sociaux. » Il faut trouver d’autres manières d’établir ou de rétablir le lien social par d’autres formes d’activité que les emplois salariés. Il faut donc accepter d’autres moyens de distribution du revenu que le seul travail. L’objectif des associations est de permettre aux individus d’échanger autre chose que des services marchands. Chacun existe par ce qu’il sait faire et ce qu’il peut apporter aux autres.

Pour rétablir la rentabilité, le travail a été dégradé. Il nécessaire de retrouver une dignité du travail. La satisfaction de "faire quelque chose" dans son travail ne doit pas être réservée aux seuls intellectuels. Sortir de la désespérance exige trois conditions : assurer à chacun un revenu, garantir statuts et reconnaissance sociale, pour une activité digne, voire valorisante.
Pour les détails suivez le lien

PS: La thèse d’Alain Gentil, de Dominique Méda et d’autres montre à quel point nos candidats, qui ne nous parlent que de travail valeur sacrée et de sainte croissance, sont à côté de la plaque.

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03.02.2007

Dodo

medium_Dodo2.jpgOn recense environ

10'000

espèces d'oiseaux,

dont 1'186

sont en voie de disparition.

1'175 d'origine humaine.

Depuis 1600, au moins deux cent espèces d'oiseaux ont disparu dont le célèbre Dodo de l'île Maurice et de la Réunion.

Le Dodo ou Dronte que Linné avait baptisé Didus ineptus (celà commencait mal) a ensuite été renommé Raphus cucullatus, pas parce qu'en plus d'être inepte, il était aussi cucul mais parce qu'il a quelques rapports cuculiformes avec le coucou, lui aussi de médiocre réputation.

Le nom de « dodo » serait originaire du néerlandais dodars ou dodoors, qui signifie « paresseux » (fait dodo) mais l'étymologie la plus couramment admise est que le mot vient du portugais « doido » qui signifie fou, simplet, idiot ou stupide.

Si on ajoute à cela les tentatives de discrédit jetées sur les dodos de l'âge de glace, on peut penser que, pas si fou, le dodo s'est bien rendu compte qu'il n'y avait pas de place pour lui dans un monde aussi cruel et il a disparu.  

Allez donc faire un tour au musée du Dodo Vous y rencontrerez Alice et tous les artistes inspirés par l'animal comme Roelandt Savery sur la page du Dodo d'Amsterdam.

Commentaire de PhA: "A propos de ces malheureux dodos, Steven Jay Gould est l'auteur d'un bel article, scientifique et émouvant : "Le dodo dans la course à la comitarde", publié dans Les Coquillages de Léonard (Seuil, 2001.) C'est, comme souvent chez S. J. Gould, l'occasion d'une réflexion sur la réflexion.

00:40 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

27.01.2007

Davos

© Chappatte - http://www.globecartoon.com/dessin

Il semblerait que Jean-Marc Sylvestre, chroniqueur matutinal de France-Inter, de tendance libérale béate, se serait trompé de salle à Davos et aurait assisté à un débat sur le réchauffement climatique.

On se souvient que Jean-Marc, terrassé par une crise cardiaque, avait découvert les bienfaits de la sécurité sociale et des hôpitaux publics. Et bien, il semblerait que cette fois, au milieu des penseurs de la planète, à Davos, il ait été touché par la grâce ; à Davos où pourtant le climat n’est pas au réchauf-fement, il aurait eu un doute soudain sur les capacités illimitées du marché à réguler tous les problèmes de la planète en pleine (ex)croissance cancéreuse.

Il se peut qu’il en parle à son copain Sarkozi et alors on se retrouverait dans la position d’un candidat UMP plus militant de la planète que madame Royale. On peut rêver. Allez Ségo, au boulot.  

Merci encore à Chappatte, dessinateur d'exception, pour ce dessin qui résume de longs discours.

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21.01.2007

Croissance

Une note publiée l'an dernier:

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NAIROBI (AFP) - La croissance économique de la Chine et l'augmentation du pouvoir d'achat de ses habitants, traditionnellement amateurs d'objets en ivoire, constituent "une grande menace pour les éléphants de forêt africains"

Lettre de Romain Gary datée de 1968 :

Monsieur et cher éléphant,

(...)Nous ne nous sommes plus jamais rencontrés, et pourtant dans notre existence frustrée, limitée, contrôlée, répertoriée, comprimée, l'écho de votre marche irrésistible, foudroyante, à travers les vastes espaces de l'Afrique, ne cesse de me parvenir et il éveille en moi un besoin confus. Il résonne triomphalement comme la fin de la soumission et de la servitude, comme un écho de cette liberté infinie qui hante notre âme depuis qu'elle fut opprimée pour la première fois.

J'espère que vous n'y verrez pas un manque de respect si je vous avoue que votre taille, votre force et votre ardente aspiration à une existence sans entrave vous rendent évidemment tout à fait anachronique. Aussi vous considère-t-on comme incompatible avec l'époque actuelle. Mais à tous ceux parmi nous qu'écoeurent nos villes polluées et nos pensées plus polluées encore, votre colossale présence, votre survie contre vents et marées, agissent comme un message rassurant. Tout n'est pas encore perdu, le dernier espoir de liberté ne s'est pas encore complètement évanoui de cette terre, et qui sait, si nous cessons de détruire les éléphants et les empêchons de disparaître, peut-être réussirons-nous également à protéger notre propre espèce contre nos entreprises d'extermination.

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07.12.2006

Serpentducs

medium_Coul.JPGLa

Couleuvre

de

Montpellier

est un très beau serpent du sud de la France et qui nous vient d'Afrique du nord. Il présente un dimorphisme sexuel important : les femelles toujours plus petites sont de couleur marron clair, avec des taches noirâtres et blanchâtres, alors que les mâles sont vert olive avec une rangée latérale d'écailles noires et bleutées. Le mâle peut atteindre 2 mètres et manger des petits mammifères de la taille d'un lapereau.

Hélas cette couleuvre n'est pas seulement victime de matamores idiots mais aussi des automobilistes.

D'où l'idée de créer des serpentducs aux points de passage de la couleuvre et des voitures à l'exemple des crapauducs bien connus. Ce ne sont que de simples tuyaux posés sous la route pour permettre le passages des serpents et autres petits animaux.

Ceci pose quantité de questions? Que se passe-t-il quand une couleuvre croise un laperau qui a confondu le serpentduc avec le lapinduc? Comment informer les raton-laveurs? etc...

C'était notre rubrique, en plus des éléphants, il faut aussi s'occuper des serpents si on veut que cette planète reste un paradis... terrestre... enfin presque.

* Comme prévu le feuilleton fait chuter vertigineusement le nombre de visiteurs. La fiction n'intéresse pas. On m'a dit qu'il démarrait un peu lentement... c'est vrai... un peu de patience svp. 

02:10 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

31.10.2006

Scoop

Le monde va mal. Le monde est en crise. En guerre. En état de surchauffe biosphérique. C’est le moment où jamais de faire quelque chose... Et vous dites que c’est impossible ?

NON. Le scoop est énorme : nous serions en train de vivre un profond changement de société, une transformation radicale de notre civilisation, sans en avoir conscience. A en croire l’émergence des Créatifs culturels, près de 100 millions d'Européens et 50 millions d’Américains partagent des idées que l’on qualifie d’ordinaire d’“alternatives ou de marginales. Voilà qui s’avère sacrément réconfortant. La minorité éveillée serait persque majoritaire! Les téléphages décérébrés par monsieur Le Lay, vendeur de Coca-Cola, seraient en passe d'être marginalisés...

Porteurs de la nouvelle culture, les Créatifs Culturels amènent des valeurs positives à notre société et ont un seul credo : remettre l’humain au coeur de la société !

Vous voulez savoir si vous êtes un CC? Testez-vous.

Info trouvée sur la forum de la SV

Bon d'accord, c'est un peu raccoleur mais faut bien rêver un peu!

01:00 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

23.10.2006

Simplicité

La

simplicité

volontaire

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J'en ai déjà parlé en mai 2005.

et de temps en temps sur le fil simplicité.

Je continue de penser que ce genre de prise de conscience peut permettre de vivre dans un monde meilleur. Il vient de s'ouvrir un forum qui s'annonce bien sympathique. Allez-y et faites-vous une opinion... si vous aimez, amenez vos idées dans un esprit de débat serein et fairplay.

Voici un extrait du texte explicatif:

En essor au Canada et aux Etats Unis, la Simplicité Volontaire rencontre des échos dans divers milieux en France La Simplicité Volontaire donne la priorité de l'ETRE sur l'AVOIR.

C'est un choix conscient qui vise à se libérer du temps et de l'espace pour vivre dans la sobriété matérielle, l'harmonie relationnelle et la simplicité spirituelle.

Cette sobriété heureuse répond à des motivations diverses qui se complètent :

  • Sortir de la précarité, de l’endettement, de la surconsommation pour retrouver un équilibre financier acceptable
  • Ralentir et s'octroyer du temps pour vivre nos passions et nos relations
  • Promouvoir par nos choix de consommation ou de non consommation un modèle économique respectueux des personnes et de tout ce qui vit sur la Terre.

Quitter le schéma du "avoir plus" pour aller vers le "vivre mieux"

21:45 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

13.10.2006

Patrimoine

medium_AAA1.JPGTrouvé sur Simplicité volontaire:

Au cours d’un débat dans une université américaine en mai 2000, le ministre brésilien, Cristovam Buarque fut interrogé à propos de l'idée d'inter- nationalisation de l’Amazonie.  Un jeune Américain lança le débat en disant qu’il espèrait la réponse d’un humaniste et non pas celle d’un Brésilien.  Sa réponse:

"En effet, en tant que Brésilien, je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.

En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité.  Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier. Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir.

...on devrait internationaliser le capital financier des pays riches...

...j'aimerais assister à l'internationalisation de tous les grands musées du monde...

...il faudrait que New York, lieu du siège des Nations Unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité...

...internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des États-unis...

...Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier.  Davantage encore que l'Amazonie.  Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école; ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre.

Le texte complet

tournis test

09:25 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

24.12.2005

Exercice de style

terre.jpg

 

 

 

Utopie?

 

 

 

Alors que des changements drastiques s’imposent, que la citoyenneté fout le camp, que les medias nous gavent de basse politique et autres élections présidentielles, de sarkozy… que la littérature elle-même se complait dans de longues phrases et des vues nombrilistes,  que les auteurs écrivent des satires ridicules, des histoires de bébé chat et d’évasions spectaculaires, que le rock lui-même n’a plus de pouvoir de réveil, la terre de nos ancêtres devint un fragile oasis.

Ne laissons pas le capitalisme et l’argent anéantir les forêts et tuer la biodiversité. Tous les moyens sont bons pour sauver la planète : biocarburant, papier recyclé, simplicité volontaire… La croissance est un mythe. Le développement durable est-il encore possible ? En ces temps de réchauffement climatique où bientôt seuls les sdf islandais souffriront du froid, il est temps de réactiver l’apprentissage de la résistance et de l’utopie. Activistes et freemen debout !

11:35 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

04.12.2005

Eléphant 3

Suite et fin de la lettre que Romain Gary envoya à l'éléphant:

Monsieur et cher éléphant,

(...)Il y a des gens qui, bien sûr, affirment que vous ne servez à rien, que vous ruinez les récoltes dans un pays où sévit la famine, que l'humanité a déjà assez de problèmes de survie dont elle doit s'occuper sans aller encore se charger de celui des éléphants. En fait, ils soutiennent que vous êtes un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre.


C'est exactement le genre d'argument qu'utilisent les régimes totalitaires, de Staline à Mao, en passant par Hitler, pour démontrer qu'une société vraiment rationnelle ne peut se permettre le luxe de la liberté individuelle. Les droits de l'homme sont, eux aussi, des espèces d'éléphants. Le droit d'être d'un avis contraire, de penser librement, le droit de résister au pouvoir et de le contester, ce sont là des valeurs qu'on peut très facilement juguler et réprimer au nom du rendement, de l'efficacité, des « intérêts supérieurs » et du rationalisme intégral.

(...) C'est ainsi, monsier et cher éléphant, que nous nous trouvons vous et moi sur le même bateau, poussé vers l'oubli par le même vent du rationalisme absolu. Dans un société réaliste, poètes, écrivains, artistes, r^veurs et éléphants ne sont que des gêneurs

22:15 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

03.12.2005

Eléphant 2

NAIROBI (AFP) - La croissance économique de la Chine et l'augmentation du pouvoir d'achat de ses habitants, traditionnellement amateurs d'objets en ivoire, constituent "une grande menace pour les éléphants de forêt africains"

Monsieur et cher éléphant,

(...)Si l'homme se montre capable de respect envers la vie sous la forme la plus formidable et la plus encombrante - allons, allons, ne secouez pas vos oreilles et ne levez pas votre trompe avec colère, je n'avais pasl'intention de vous froisser - alors demeure une chance pour que la Chine* ne soit pas l'annonce de l'avenir qui nous attend, mais pour que l'individu, cet autre monstre préhistorique encombrant et maladroit, parvienne d'une manière ou d'une autre à survivre.

Il y a des années, j'ai rencontré un Français qui s'était consacré, corps et âme, à la sauvegarde de l'éléphant d'Afrique. Quelque part, sur la mer verdoyante, houleuse, de ce qui portait alors le nom de territoire du Tchad, sous les étoiles qui semblent toujours briller avec plus d'éclat lorsque la voix d'un honlmee parvient à s'élever plus haut que sa solitude, il me dit : "Les chiens, ce n'est plus suffisant. Les gens ne se sont jamais sentis plus perdus, plus solitaires qu'aujourd'hui, il leur faut de la compagnie, une amitié plus puissante, plus sûre que toutes celles que nous avons connues. Quelque chose qui puisse réellement tenir le coup. Les chiens, ce n'est plus assez. Ce qu'il nous faut, ce sont les éléphants, et qui sait, il nous faudra peut-être chercher un compagnonnage infiniment plus imposant, plus puissant encore..."

Je devine presque une lueur ironique dans vos yeux à la lecture de ma lettre. Et sans doute dressez-vous les oreilles par méfiance profonde envers toute rumeur qui vient de l'homme. Vous a-t-on jamais dit que votre oreille a presque exactement la forme du continent africain? Votre masse grise semblable à un roc possède jusqu'à la couleur et l'aspect de la terre, notre mère. Vos cils ont quelque chose d'incongru qui fait presque penser à ceux d'une fillette, tandis que votre postérieur ressemble à celui d'un chiot monstrueux.

Au cours de milliers d'années, on vous a chassé pour votre viande et votre ivoire, mais c'est l'homme civilisé qui a eu l'idée de vous tuer pour son plaisir et faire de vous un trophée. Tout ce qu'il y a en nous d'effroi, de frustration, de faiblesse et d'incertitude semble trouver quelque réconfort névrotique à tuer la plus puissante de toutes les créatures terrestres. Cet acte gratuit nous procure ce genre d'assurance « virile » qui jette une lumière étrange sur la nature de notre virilité.

Romain Gary -1968- * A quelle Chine fait-il référence ?

 

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02.12.2005

Eléphant 1

Je suis en train de lire une lettre de Romain Gary datée de 1968 et aujourd'hui je tombe sur:

 

 

 

NAIROBI (AFP) - La croissance économique de la Chine et l'augmentation du pouvoir d'achat de ses habitants, traditionnellement amateurs d'objets en ivoire, constituent "une grande menace pour les éléphants de forêt africains"

Monsieur et cher éléphant,

(...)Nous ne nous sommes plus jamais rencontrés, et pourtant dans notre existence frustrée, limitée, contrôlée, répertoriée, comprimée, l'écho de votre marche irrésistible, foudroyante, à travers les vastes espaces de l'Afrique, ne cesse de me parvenir et il éveille en moi un besoin confus. Il résonne triomphalement comme la fin de la soumission et de la servitude, comme un écho de cette liberté infinie qui hante notre âme depuis qu'elle fut opprimée pour la première fois.

J'espère que vous n'y verrez pas un manque de respect si je vous avoue que votre taille, votre force et votre ardente aspiration à une existence sans entrave vous rendent évidemment tout à fait anachronique. Aussi vous considère-t-on comme incompatible avec l'époque actuelle. Mais à tous ceux parmi nous qu'écoeurent nos villes polluées et nos pensées plus polluées encore, votre colossale présence, votre survie contre vents et marées, agissent comme un message rassurant. Tout n'est pas encore perdu, le dernier espoir de liberté ne s'est pas encore complètement évanoui de cette terre, et qui sait, si nous cessons de détruire les éléphants et les empêchons de disparaître, peut-être réussirons-nous également à protéger notre propre espèce contre nos entreprises d'extermination.

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21.11.2005

Rien n'excuse...

La question est de savoir si l'homme continuera à ronger la terre comme une maladie en détruisant toutes les sources de beauté et de joie, avant d'étendre peut-être son cancer aux espaces stellaires. Je sais que certaines voix optimistes se font aujourd'hui entendre, exprimant l'espoir que, grâce aux bombes nucléaires portées par des fusées intercontinentales, grâce au strontium 90 mortel qui s'accumule déjà dans les os de nos enfants, avec la bénédiction de nos savants, l'homme se fera bientôt justice lui-même en assurant ainsi la guérison de la terre et réparant ce qui apparaît de plus en plus comme une erreur malfaisante qui s'était glissée sur le chemin de l'évo­lution.

Rien n'excuse aujourd'hui la destruction éhontée des richesses naturelles à laquelle nous procédons. En Afrique, en particulier, il ne restera bientôt plus rien, ou peu de chose, de ce qui fut, il y a cinquante ans encore, une splendeur incomparable. Les bêtes dis­paraissent, tuées, persécutées, ridiculisées par des gnomes affreux que l'on voit photographiés un pied posé sur un lion ou un éléphant mort. Et il ne s'agit pas seulement de l'extermination du grand gibier afri­cain : sur la planète surpeuplée, l'homme se conduit de plus en plus comme un fléau.

Romain Gary -1959- Préface crépuscule des hommes

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16.06.2005

Débats & Biomasse

Deux sites à découvrir en Suisse.

-debats.ch, un site de... débats, très précisément. Un peu de tout, à batons rompus... Avec des choses étonnantes comme cette cartographie qui renouvelle le veil organum des encyclopédies. Comment donc représenter graphiquement la connaissance?

-Un site qui parle de la biomasse sur lequel vous pouvez télécharger un PDF qui fait un bon passage en revue du sujet. Parenthèse, la biomasse, voilà un vrai projet que messieurs Chirac, Blair et Schroder pourraient mettre en œuvre pour limiter le réchauffement climatique au lieu de s'étriper sur la PAC et l'argent de madame Tatcher.

L’affaire est sérieuse. Début de l'édito:

Les thèmes du développement durable et de la maîtrise de l’énergie sont chaque jour plus vitaux. Les besoins énergétiques et leur couverture à long terme jouent dans ce contexte un rôle central. En postulant une population mondiale de neuf à dix milliards en 2100, une stabilisation des besoins en énergie impliquerait que la consommation moyenne par habitant des pays industrialisés devrait être réduite à celle de la Suisse en 1970. Quant à celle des pays en voie de développement, elle ne devrait pas dépasser celle de la Suisse en 1950 !
Ces conditions sont extrêmement sévères. En effet, les USA devraient diviser leur consommation boulimique par trois. Quant à la Chine, elle a aujourd’hui déjà dépassé de 10% la consommation par habitant de la Suisse en 1950.
Comment allons-nous satisfaire ces exigences en 2100 ?...

Voilà! La suite est trop effrayante pour en parler ici, allez donc sur les sites en question.

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13.06.2005

Décroissance

Tiens, je n'étais pas tout seul sur blogspirit à penser que l'avenir est à la simplicité. Même que eux ils sont vachement plus en avance dans la réflexion et ils appellent ça la décroissance volontaire.

Vachement est d'ailleurs l'adverbe qui s'impose car il seraient plutôt ruraux. Donc ici on réfléchit à une vie simple urbaine (merci ~Laurent de contribuer) et chez eux à une vie simple rurale. M'est avis qu'ils ont un 'tit avantage.

A lire Ivan Ilich
Majid Rahnema
Je reviendrais sur les penseurs de ce mouvement qui remonte, je l'ai dit à Epicure mais qui depuis est devenu une nécéssité sous peine de... voir le blog ci-dessus.

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27.05.2005

Simplicité volontaire

Des amis qui vivent au Québec m'ont fait découvrir le mouvement de simplicité volontaire.
Gandhi, un exemple de simplicité.
Une façon de vivre qui cherche à être moins dépendante de l’argent et de la vitesse, et moins gourmande des ressources de la planète. C'est la découverte qu’on peut vivre mieux avec moins...
Voir http://www.simplicitevolontaire.org/rqsv/definition.htm

L'expression « simplicité volontaire » est connue depuis le livre du même nom publié en 1981 par Duane Elgin. Ce courant se développe depuis les années 1980 dans plusieurs pays industrialisés et particulièrement en Amérique du nord...
http://fr.ekopedia.org/Simplicit%C3%A9_volontaire

Voilà un vraie idée enrichissante. Le paradoxe c'est qu'elle est vieille comme le monde, du moins vieille comme Epicure qui est né en 341 avant J.C. sur l'île de Samos en Grèce, dans les Sporades du sud. L'adjectif épicurien a pris un sens un peu éloigné de la simplicité. Les mots sont comme ça, ils manquent de simplicité parfois. Ci