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01/06/2008

Le sens de la beauté

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Trois ans se sont passés depuis mon premier article sur la Simplicité Volontaire. (SV)

Je n’en parle pas trop ici, mais c’est quelque chose qui me tient à cœur.

Ma copine Josie m’a passé ce numéro de la revue l’Ecologiste avec un dossier sur la SV que je suis en train de lire. J’ai commencé  par l'article sur la beauté (retrouver les sens de la beauté) tiré d’un livre de Simon Leys dont j’avais parlé ici.

 

« A ce moment, je fus frappé d’un évidence qui ne m’a jamais quitté depuis : les vrais Philistins ne sont pas des gens incapables de reconnaître la beauté – ils ne la reconnaissent que trop bien, ils la détectent instantanément, et avec un flair aussi infaillible que l’esthète le plus subtil, mais c’est pour pouvoir fondre immédiatement dessus de façon à l’étouffer avant qu’elle ait pu prendre pied dans leur universel empire de la laideur. Car l’ignorance, l’obscurantisme, le mauvais goût, ou la stupidité ne résultent pas de simples carences, ce sont autant de forces actives, qui s’affirment à chaque occasion et ne tolèrent aucune dérogation à leur tyrannie. Le talent inspiré est toujours une insulte à la médiocrité.

Et si cela est vrai de l’ordre esthétique, ce l’est encore bien plus de l’ordre moral. Plus que la beauté artistique, la beauté morale semble avoir le don d’exaspérer notre triste espèce. Le besoin de tout rabaisser à notre misérable niveau, de souiller, moquer et dégrader tout ce qui nous domine de sa splendeur est probablement l’un des traits les plus désolant de la nature humaine. »

 Je ne sais pas pourquoi ce texte m’a fait pensé au succès de Michel Houellebecq.  

 

28/03/2008

BIB

Ca-vient.jpg Le Bouthan a choisi comme indicateur de son déve- loppement le BNB, le Bonheur National Brut.
 
Chez nous, depuis 1993, le RNB, Revenu Nationale Brut a remplacé le PNB, le Produit national Brut, personne ne sait pourquoi exactement. Sans doute pour brouiller les pistes. En fait le PNB et composé du PIB, Produit Intérieur Brut et des revenus venant de l’extérieur.

Comme le bonheur ne vient jamais seul de l’extérieur, on peut conclure que BNB = BIB.

Le BIB repose sur les quatre principes fondamentaux auxquels le gouvernement du Bhoutan attache une part égale:

  • Croissance et développement économique ;
  • Conservation et promotion de la culture ;
  • Sauvegarde de l'environnement et utilisation durable des ressources ;
  • Bonne gouvernance responsable.

Accroître la satisfaction vitale plutôt que cette pseudo richesse basée sur cet autre étalon abstrait et fluctuant, le dollar. Une philosophie respectueuse des valeurs humaines qui ne base pas tout sur la course à la productivité. Le slogan « travailler plus… » n’a pas cours avec cette philosophie, ce serait même le contraire qui ferait monter le BIB.

Une utopie ? Bien sûr mais ne serait-elle pas préférable à la poursuite d’une politique qui, même si elle réussit, va nous mener dans le mur de l’épuisement de la planète.

29/12/2007

Pouvoir d'achat

Le max de la simplicité volontaire (volontaire pas vraiment)... 

envoyé par Jean qui l'a trouvé sur 20 minutes.  Behal a réduit ses besoins...

"Behal explique quant à lui comment il fait face à la hausse des prix: «J'ai supprimé le portable et je m'en passe très bien depuis cinq ans. Je n'ai plus de voiture depuis 1999. Je n'ai pas la télévision. Je ne fume pas. Je n'achète plus du tout de CD et de DVD, je les emprunte. Aucun vêtement chez les marques, j'achète mes cuirs chez Emmaüs. Tous les éclairages sont en 7 watts, une seule pièce éclairée, celle dans laquelle je suis. J'ai supprimé le ballon d'eau chaude et je fais ma toilette à l'eau froide, comme chez mes parents, il y a 45 ans. Je ne bois que de l'eau du robinet, jamais d'eau minérale, j'ai supprimé, comme beaucoup, les cafés aux terrasses ou aux comptoirs. Je ne mange jamais de pain. (…) Un produit d'entretien pour tout. Je vide mes sacs aspirateur, un aspirateur qui a 25 ans. J'ai un compteur bleu, je ne fais mes lessives que durant les heures creuses 7 heures à 23 heures. Je marche beaucoup pour éviter les transports publics...»

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à propos de besoins...

La pyramide des besoins est une représentation de la théorie élaborée à partir des observations réalisées dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow sur la motivation.

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La pyramide est constituée de cinq niveaux. Nous recherchons d'abord, selon Maslow, à satisfaire chaque besoin d'un niveau donné avant de penser aux besoins situés au niveau immédiatement supérieur de la pyramide. 

Comme dit le Dalaï Lama: Quand on a décidé de supprimer le thé pour ne garder que l'eau chaude, au début c'est un peu difficile et puis on s'habitue. 

Bon, à partir du 2 janvier, c'est promis, je supprime le beurre sur les brioches. 

17/12/2007

Géopoétique

GéoPo Internet est fantastique ! Grâce à lui, je viens de découvrir que j’étais un géopoète. J’ai un peu de peine à m’affubler du terme poète, j’ai trop de respect pour les vrais poètes. Mais dans le texte fondateur de la géopoétique en 1989 par Kenneth White, je trouve ceci :  

…la géopoétique ne concerne pas que poètes et penseurs. Henry Thoreau était autant ornithologue et météorologue ("inspecteur des tempêtes") que poète, ou plutôt, il incluait les sciences dans sa poétique. Les liens de la géopoétique avec la géographie sont évidents, mais ils existent aussi avec la biologie, et avec l´écologie (y compris l´écologie de l´esprit) bien approfondie et bien développée. En fait, la géopoétique offre un terrain de rencontre et de stimulation réciproque, non seulement, et c´est de plus en plus nécessaire, entre poésie, pensée et science, mais entre les disciplines les plus diverses, dès qu´elles sont prêtes à sortir de cadres souvent trop restreints et à entrer dans un espace global (cosmologique, cosmopoétique) en se posant la question fondamentale: qu´en est-il de la vie sur terre, qu´en est-il du monde ?

Tout un réseau peut se tisser, un réseau d´énergies, de désirs, de compétences, d´intelligences.

Voilà un programme qui me convient ! Concevoir la géographie comme science unificatrice d’une démarche totale. Voici un autre morceau du texte fondateur.

« Ce qui marque cette fin du XXe siècle, au-delà de tous les bavardages et de tous les discours secondaires, c’est le retour du fondamental, c’est-à-dire du poétique. Toute création de l’esprit est, fondamentalement, poétique. Il s’agit de savoir maintenant où se trouve la poétique la plus nécessaire, la plus fertile, et de l’appliquer. Si, vers 1978, j’ai commencé à parler de "géopoétique", c’est, d’une part, parce que la terre (la biosphère) était, de toute évidence, de plus en plus menacée, et qu’il fallait s’en préoccuper d’une manière à la fois profonde et efficace, d’autre part, parce qu’il m’était toujours apparu que la poétique la plus riche venait d’un contact avec la terre, d’une plongée dans l’espace biosphérique, d’une tentative pour lire les lignes du monde."

Autre texte sur la marche :

A l'heure de la vitesse généralisée, la marche regagne une à une ses vertus : elle tonifie le corps, libère l'esprit et tend à préserver la planète. La géopoétique conseille de vivre autour du lieu, en cercles concentriques et en prenant le temps. La marche est son vecteur favori. Elle dévoile petit à petit le monde proche et intensifie notre lien avec la terre et le ciel. Elle est une activité du corps, mais aussi un approfondissement de la pensée. L'Inde ancienne la hisse au rang de méditation ambulatoire...

J’en reparlerai soyez en sûr.

11/12/2007

NaturaVox

Je parle depuis longtemps de SimplicitéVolontaire sur ce blog. Ma première note date même de mai 2005. J'ai envoyé cet article à AgoraVox. NaturaVox l'a pris tout de suite et AgoravVox a suvi. S'il a fait découvrir le mouvement à quelques personnes, c'est bien.

<<C'est là>>

C’est devenu un truisme, on brûle la planète par tous les bouts et forcément elle se réchauffe. Faut-il attendre ou faut-il agir? Les adeptes de la Simplicité Volontaire ont décidé d’agir. Pas par altruisme, mais parce qu’ils pensent que privilégier l’être sur l’avoir, le simple sur le complexe est une manière de vivre mieux et plus sereinement. Quelle est l’ampleur de ce mouvement? Va-t-il empêcher les glaciers de fondre?

Jean-Pierre et Nathalie sont de nouveaux adeptes de la simplicité volontaire, la SV. 57 et 54 ans, leurs deux enfants sont maintenant autonomes financièrement. Leur maison est devenue bien trop grande pour eux. JP se dit qu’il a travaillé dur et qu’il pourrait peut être prendre du bon temps. Tant pis pour les annuités perdues et la retraite plus modeste. Ils pourraient vendre la maison et s’installer dans un appartement plus petit et confortable. Ils n’ont pas vraiment besoin d’aller chaque année en vacance dans l’hémisphère sud. Ils peuvent consommer moins... Depuis quelques temps, Nat et JP parcourent les forums de la SV. Au milieu de tous ces jeunes adeptes écolos et alter mondialistes, JP retrouve des idées enfouies depuis longtemps dans sa mémoire.

Le mouvement

Les adeptes du mouvement pour a simplicité volontaire se proposent de réduire leur dépendance à l’argent, à la vitesse, à la compétition... pour libérer du temps. La simplicité volontaire est un style de vie choisi pour des raisons très diverses : spiritualité, santé, qualité de vie (moins de stress, temps pour la famille, les amis), convictions politiques, goût personnel... La SV n’est normalement pas un ascétisme impliquant de grands sacrifices. C’est un mouvement qui se veut tolérant : A chacun sa simplicité. La SV n’implique pas, par exemple, l’adhésion à l’idée de décroissance.

La suite est là