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21/02/2007

Balance

medium_balance.jpg.

2003 : 328,1


2004 : 354,9


2005 : 391,2


2006 : 416,1

soit +26,8% en 3 ans.

Ce sont les importations de la France en milliard d’Euros.

 

On parle toujours du déficit de la balance commerciale mais celle-ci, comme toute balance, comporte deux plateaux et je me disais que si au lieu de courir après la sacrée sainte croissance on essayait d’importer moins, on réduirait le fameux déficit... de plus si les autres pays nous imitait, cela pourrait avoir un effet vertueux extrêmement bénéfique pour la planète. Avec quelques gadgets en moins, on vivrait aussi bien. Non? Qu'en pensez-vous?

Quant à l'éléphant (par Darlisa Riggs) c'est le monsieur éléphant de Romain Gary en équilibre sur la terre avec les hommes et les femmes qui font les malins sur son dos au risque de se casser la figure.

17/02/2007

Travail

Café philo l’autre soir à Saint Julien animé par Alain Gentil avec pour thème « La place du travail dans notre société. » Exposé et réflexion sur la valeur travail. Le travail tel que nous, hommes et femmes du siècle, le concevons ; le travail devenu le principal moyen d’acquisition des revenus permettant aux individus de vivre, essentiel créateur de lien social… est une valeur récente... Je ne vais pas résumer ici un exposé d’une heure et demie qui aurait pu occuper Michel Onfray tout un été dans son université populaire de Caen. Ce qui m’a paru intéressant c’est la piste donnée par Alain Gentil suite à la question :

« La société semble tenir pour acquis que l’homme a besoin de travail, et que celui-ci est et demeurera le fondement de notre organisation sociale. Et si cette idée était fausse ? »

medium_meda.jpgPar la magie de la toile, j’ai retrouvé la piste tracée par Alain dans un livre de D. Méda qui date de 1995. Postulat de l’auteure : Le travail, tel que nous le pensons, est une invention récente du 18ème siècle (Adam Smith). L’emploi pour tous est remis en cause. La diminution ou la raréfaction du travail dû à l’automation et aux énormes gains de productivité qui multiplient les richesses, est nette. Ceci bouleverse ce que nous tenions pour évidence.

En conclusion, pour D. Méda et A. Gentil, il est actuellement plus que temps de « briser le consensus qui s’est construit autour de la flexibilité productive, fondée sur l’acceptation de sacrifices sociaux. » Il faut trouver d’autres manières d’établir ou de rétablir le lien social par d’autres formes d’activité que les emplois salariés. Il faut donc accepter d’autres moyens de distribution du revenu que le seul travail. L’objectif des associations est de permettre aux individus d’échanger autre chose que des services marchands. Chacun existe par ce qu’il sait faire et ce qu’il peut apporter aux autres.

Pour rétablir la rentabilité, le travail a été dégradé. Il nécessaire de retrouver une dignité du travail. La satisfaction de "faire quelque chose" dans son travail ne doit pas être réservée aux seuls intellectuels. Sortir de la désespérance exige trois conditions : assurer à chacun un revenu, garantir statuts et reconnaissance sociale, pour une activité digne, voire valorisante.
Pour les détails suivez le lien

PS: La thèse d’Alain Gentil, de Dominique Méda et d’autres montre à quel point nos candidats, qui ne nous parlent que de travail valeur sacrée et de sainte croissance, sont à côté de la plaque.

03/02/2007

Dodo

medium_Dodo2.jpgOn recense environ

10'000

espèces d'oiseaux,

dont 1'186

sont en voie de disparition.

1'175 d'origine humaine.

Depuis 1600, au moins deux cent espèces d'oiseaux ont disparu dont le célèbre Dodo de l'île Maurice et de la Réunion.

Le Dodo ou Dronte que Linné avait baptisé Didus ineptus (celà commencait mal) a ensuite été renommé Raphus cucullatus, pas parce qu'en plus d'être inepte, il était aussi cucul mais parce qu'il a quelques rapports cuculiformes avec le coucou, lui aussi de médiocre réputation.

Le nom de « dodo » serait originaire du néerlandais dodars ou dodoors, qui signifie « paresseux » (fait dodo) mais l'étymologie la plus couramment admise est que le mot vient du portugais « doido » qui signifie fou, simplet, idiot ou stupide.

Si on ajoute à cela les tentatives de discrédit jetées sur les dodos de l'âge de glace, on peut penser que, pas si fou, le dodo s'est bien rendu compte qu'il n'y avait pas de place pour lui dans un monde aussi cruel et il a disparu.  

Allez donc faire un tour au musée du Dodo Vous y rencontrerez Alice et tous les artistes inspirés par l'animal comme Roelandt Savery sur la page du Dodo d'Amsterdam.

Commentaire de PhA: "A propos de ces malheureux dodos, Steven Jay Gould est l'auteur d'un bel article, scientifique et émouvant : "Le dodo dans la course à la comitarde", publié dans Les Coquillages de Léonard (Seuil, 2001.) C'est, comme souvent chez S. J. Gould, l'occasion d'une réflexion sur la réflexion.

27/01/2007

Davos

© Chappatte - http://www.globecartoon.com/dessin

Il semblerait que Jean-Marc Sylvestre, chroniqueur matutinal de France-Inter, de tendance libérale béate, se serait trompé de salle à Davos et aurait assisté à un débat sur le réchauffement climatique.

On se souvient que Jean-Marc, terrassé par une crise cardiaque, avait découvert les bienfaits de la sécurité sociale et des hôpitaux publics. Et bien, il semblerait que cette fois, au milieu des penseurs de la planète, à Davos, il ait été touché par la grâce ; à Davos où pourtant le climat n’est pas au réchauf-fement, il aurait eu un doute soudain sur les capacités illimitées du marché à réguler tous les problèmes de la planète en pleine (ex)croissance cancéreuse.

Il se peut qu’il en parle à son copain Sarkozi et alors on se retrouverait dans la position d’un candidat UMP plus militant de la planète que madame Royale. On peut rêver. Allez Ségo, au boulot.  

Merci encore à Chappatte, dessinateur d'exception, pour ce dessin qui résume de longs discours.

21/01/2007

Croissance

Une note publiée l'an dernier:

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NAIROBI (AFP) - La croissance économique de la Chine et l'augmentation du pouvoir d'achat de ses habitants, traditionnellement amateurs d'objets en ivoire, constituent "une grande menace pour les éléphants de forêt africains"

Lettre de Romain Gary datée de 1968 :

Monsieur et cher éléphant,

(...)Nous ne nous sommes plus jamais rencontrés, et pourtant dans notre existence frustrée, limitée, contrôlée, répertoriée, comprimée, l'écho de votre marche irrésistible, foudroyante, à travers les vastes espaces de l'Afrique, ne cesse de me parvenir et il éveille en moi un besoin confus. Il résonne triomphalement comme la fin de la soumission et de la servitude, comme un écho de cette liberté infinie qui hante notre âme depuis qu'elle fut opprimée pour la première fois.

J'espère que vous n'y verrez pas un manque de respect si je vous avoue que votre taille, votre force et votre ardente aspiration à une existence sans entrave vous rendent évidemment tout à fait anachronique. Aussi vous considère-t-on comme incompatible avec l'époque actuelle. Mais à tous ceux parmi nous qu'écoeurent nos villes polluées et nos pensées plus polluées encore, votre colossale présence, votre survie contre vents et marées, agissent comme un message rassurant. Tout n'est pas encore perdu, le dernier espoir de liberté ne s'est pas encore complètement évanoui de cette terre, et qui sait, si nous cessons de détruire les éléphants et les empêchons de disparaître, peut-être réussirons-nous également à protéger notre propre espèce contre nos entreprises d'extermination.