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21/02/2015

Ravachol

On a volé la tête de Ravachol.

arton1854-db55f.pngPour ajouter une touche sympa à la bio de mister Rufin, il me faut parler d'un détail toujours tiré de sa bio sur Wikipedia. "Il (Rufin) a affirmé avoir dérobé avec un ami étudiant en médecine la moitié de tête de Ravachol, conservée dans du formol à l'École de médecine de Paris, pour la déposer au pied du Panthéon." 

Ravachol était un de ces anars de la fin du XIXième qui n’hésitait pas à utiliser le surin (couteau) pour arriver à leur fins politico-personnelles. Il finit guillotiné en 1892. Vous pouvez lire l’article sur Wiki mais il est un peu long et ennuyeux.

Vous pouvez aussi lire l’article de l’Express qui interroge Rufin. Extrait :

L'anatomiste en chef, à l'époque où j'étais interne, était très fier de conserver, dans une armoire située derrière son bureau, le bocal de verre où flottait la tête de l'anarchiste Ravachol. ( ... Avec un ami ils volent la tête qui en fait était une demie tête recoupée verticalement). Du côté intact, Ravachol apparaissait comme un petit homme maigre au visage couvert d'une barbe jaunâtre. Son nez, en pressant contre le bocal, s'était un peu déformé, à la manière de celui des boxeurs. Son œil aux cils blonds était doucement fermé. Oserais-je dire qu'il n'avait pas l'air d'un mort ? (…)

Mais, bien sûr, l'autre côté était bouleversant. La face tranchée, qui révélait les nerfs et le cerveau, produisait un malaise profond qui aurait ravi mon ami situationniste. En un simple pivotement, on était témoin du grand mystère: celui des relations subtiles entre la matière et l'esprit, l'éternel et l'éphémère, la contrainte biologique et le libre arbitre de la personne.  (…)

Finalement, nous tînmes un conseil de guerre. Quelqu'un de nos amis eut une idée qui conciliait tout: le respect que forçait en nous cette moitié de grand homme, l'urgence à s'en débarrasser, la prudence qui commandait de ne pas contrarier la police dans ses hypothèses... Nous décidâmes de déposer la tête de Ravachol au Panthéon. 

(aux grands hommes la patrie reconnaissante !)

Vérification sur un blog anarchiste... 

Texte extrait de La Lanterne Noire n°3 - juin 1975

Notre camarade François Claudius Koenigstein vient d’être le héros d’un exploit dont nous ne pouvons que nous réjouir : quatre-vingt-trois ans après sa mort, notre camarade (que nous avions tous pris l’habitude d’appeler Ravachol) a en effet réussi à s’évader du service de neuropathologie de l’hôpital de la Salpêtrière, à Paris, déjouant la vigilance du professeur Escourolle. 

16:42 Publié dans Historique | Lien permanent | Commentaires (1)

02/02/2014

Ouripo

Suite de la note d'hier et récupération d'un document ancien, et néanmoins précieux, qui posait la question existentielle suivante :

L'ouie-Rire est-il un Ouripo ?

papous.jpglettrage%20Mosner.jpgOn pourra distinguer dans les recherches de l’Ouvroir, deux tendances : Une résolument tournée vers l’analyse et l’autre axée sur la synthèse. L’analyse travaille sur les œuvres du passé, d’Aristophane aux papous dans la tête  en passant par Plaute, Rabelais, Molière, Vialatte ou Desproges. La synthèse, plus ambitieuse  se propose  d’ouvrir des voies nouvelles dans l’élaboration de la matière à rire.

Dans le domaine de la création humoristique nous sommes, à l’Ouï-rire, convaincus que, par manque de systématique, d’immenses champs n’ont pas été explorés. Des champs de rires fins comme des greens de ray-grass anglais, de rires gras comme ces terrains où pousse  le sainfoin et le trèfle, des rires riches couvert de fétuque rouge, de paturin à mouton ou de pimprenelle des alpages. Mais je m’emballe… de foin.

Conscients que la voie est escarpée et que les diamants les plus purs ne se trouvent pas sous les pas du premier ouvreur venu nous sommes prêts à accepter de régresser, voire de s’ennuyer, pour retrouver un jour la voix de la rigolade qui dérouille les muscles joviaux.


Pour les besoins d’une fonction ouripienne spécifique, l’Ouïe-Rire se réserve la possibilité de créer, à la manière de l’Oulipo, des instituts. On pense immédiatement à l’Institut de Prothèse Zygogène qui serait chargée de restaurer des saillies anciennes de qualité mais qui auraient subit des dégradations dues l’air du temps et de ce fait perdues quelque peu de leur pouvoir de faire travailler les zygomatiques par trop encalminés.

01/02/2014

Ouïe-Rire

En triant mes fichiers, je retrouve une esquisse de manifeste pour l'Ouie-Rire, un club chic très fermé et ambitieux créé naguère avec deux compères. Ambition secrète : créer des papous dans les têtes. C'était en 2005, cette note en témoigne.

duo-du-rire-bourvil-de-funes_500x500.jpg

Manifeste: L’Ouïe-Rire se propose de réunir à Genève une bande de lurons et luronnes qui ont envie de se marrer le dernier jeudi de chaque mois. Le mode de fonctionnement est celui de l’auberge espagnole. Une auberge dans laquelle l’aubergiste présente sans chichi un écrivain comique et son œuvre, histoire de créer l’ambiance. Ensuite, tous le monde s'y colle.

Deux questions se posent :

·   L’ouï-rire est t’il un OuRiPo ?

·   Ou bien ?

Mais qu'est-ce qu'un Ouripo ? 

C'est un OUvroir de RIgolades¹ POtentielles

Comme le célèbre Oulipo avant lui, l’Ouripo se proposerait d’utiliser toutes méthodes systématiques et scientifiques pour engendrer des bons mots, des textes amusants (hilarants si possible), des traits, des boutades, des calembours et toutes autres sortes de saillies².

¹.Rigolades fait moins sérieux que rires. Divertissements ou distraction eussent donné OuDiPo, trop gras. Récréation, ou réjouissances donneraient OuRePo, pas assez nerveux. Esprit, un brin prétentieux donnerait OuEsPo, le cri des fêtards égarés. On pourrait faire Larigo – Laboratoire des Rigolades… mais OuRiPo est bien, non ? Ou Bien ?

 ²…engendrer des saillies, il faudra que j’en parle à mon cheval. 

A ce propos, doit on toujours s’en tenir aux recettes connues pour produire de bonnes saillies ? Les partisans de l’immobilisme (et de la reproduction équine) vous diront que oui. Leur conviction ne s’appuie pas tant sur une réflexion raisonnée que sur la force de l’habitude et sur l’impressionnante séries de chefs-d’œuvre (et hélas d’œuvre moins chefs) produit par de grands anciens, dont Pierre Dac, Coluche ou Desproges ne sont que les derniers avatars, qui tous utilisaient les contraintes fixées par le bon goût ou encore la durée des spectacles comme par exemple la minute de monsieur Cyclopède accordées avant chaque journal télévisé.

A l’heure d’Internet, l’humanité doit-elle se contenter des jeux de mots antiques ou se concentrer sur des pensers nouveaux ou encore des dépenses nouvelles ? Nous ne le croyons pas... bien au contraire.

31/03/2013

10 ans

anniversaire-10-ans.png

Pour Alain Souchon, ce n'est pas très vieux mais pour un blog, c'est canonique... Le 31 mars 2003, je postais ma première note sur le Joueb de Joël. C'était un blog bricolé que j'ai transféré sur Blogspirit quelques temps plus tard.

Cela commencait par une question existentielle. Que dire ?

Le joueb est à la mode alors jouebons ou plutôt blogons en franglais. Mais, blogue à part, que dire ? Bonne première question. Ceci n'est donc qu'un tentative de Blog de quelqu'un qui n'aurait pas grand chose à dire .

Puis j'égratignais un peu le bon docteur Kouchner. Et je terminais par une question de vocabulaire:

Le mot du jour : Préciput , droit de se servir avant les autres dans un partage. Exemple: Bush veut être préciputaire sur le pétrole irakien.

Un peu le contraire du mot hoirie traité 15 jours plus tard.

Le mot du jour : Hoir. Mot remplacé par Héritier sauf en Suisse où il désigne l’héritierprincipal. En Suisse toujours, une hoirie désigne l’ensemble des héritiers indivis. En France ces mots ne sont plus utilisés sauf en droit.

Dès le début, la barre était mise. Des mots, des textes, du Vialatte, de l'insolite... le tout érudit, limite cuistre.

1880 notes / 4400 commentaires en 10 ans. Merci de me lire encore.

04:45 Publié dans Historique | Lien permanent | Commentaires (4)

06/04/2008

Nouvel effroi

La bise souffle toujours. La guerre aussi. La chaleur et les bombes de là-bas nous glace d'effroi. Nous, les savoyards de la Quinquaillerie (j'expliquerai plus tard), on va regarder tout ça de plus haut, du sommet du Môle. On contemplera le Mont-Blanc en buvant une bonne bouteille.

Le mot du jour : Effroi. Du verbe éffrayer, issu du latin populaire exfridare faire sortir de la paix et de la tranquillité. (fridu: paix en ancien allemand - Friede) Rien à voir donc avec le froid.

03:05 Publié dans Historique | Lien permanent | Commentaires (0)