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07/07/2003

Canicule

Comme le chantait Ferrat : « Que la montagne est belle. » Certains croient que ce ne sont que tas de cailloux, sentier boueux, ciels d’orage et risque de foudre. Et bien pas du tout, ce sont aussi, des ampoules, des coups de soleil et, dans la montagne dite à vaches, desvaches qui broutent une herbe pleine de fleurs variées.

Hier nous avons fait la tête de Bostan (montagne à vache) et la Dent Blanche Occidentale (tas de cailloux) Magnifique journée, précédé d’une grande soirée au refuge de la Golette qui cultive à merveille une hospitalité parfaitement conviviale. A recommander chaudement donc, c’est en dessus de Samoëns à, à peine, deux et demi heures de marche. Organisation de repas en toute saison pour au moins 15 personnes. Ce refuge confortable peut recevoir 80 personnes.

C’est vrai que la montagne ça peut être dangereux, la preuve j’ai failli perdre mon lecteur le plus assidu. Il s’était pris pour un chamois dans un chemin bien pentu, et chamois, il n’est pas. Nous, ses copains, on a eu une sacrée frousse d’autant qu’on a dû éviter des blocs énormes, envoyés par la chute, blocs qui semblaient en avoir après nous qui paniquions trente mètres plus bas.

Bon on est pas obligé de faire les Dents Blanches, on peut aussi rester au refuge, ils servent, sur la terrasse, un Apremont tout à fait correct et bien frais.

Moi qui pensais écrire au frais et c'est la canicule qui revient.

Canicule  : Lat canicula, petite chienne. Désignait Sirius étoile de la constellation du Grand Chien. Sirius, en ce moment se lève et couche en même temps que le soleil. Donc, par métonymie, canicule est devenue le moment des fortes chaleurs. Cette image n’a normqlement rien à voir avec les chiennes en chaleur. Pour ceux qui ne suivent pas je reparlerais de la métonymie et des cornes de bouc, ces jours prochains.

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02/07/2003

Manuscrit

Perino.net marche une fois sur deux. Paraît que ce n'est qu'une question de patience... On peut l'atteindre par l'adresse Wanadoo. Cherchez sur Google Joël Perino...

Cylibris , l'éditeur découvreur de talents vient à mon aide dans ma quête du fils de... Extrait de la lettre 78:

« Ainsi le numéro 520 de Livres Hebdo a attiré notre attention (une pleine page avec une belle photo tout de même), sur l'un de ces premiers romans, qui sortira le 19 août chez Fayard, d'un nommé Thibault de Montaigu et qui s'intitute " Les anges brûlent ". Raphaël Sorin, son éditeur chez Fayard, n'hésitant pas à dire partout que " le nouveau Sagan est un garçon ! (pour ceux qui ne suivent pas, il sous-entend que le nommé Thibaud de Montaigu est le nouveau Françoise Sagan - allons-y gaiement). Bon, et alors ? Ben, ce qui nous a fait rire dans l'article, ce n'est pas tant la description du livre (qui a l'air  plutôt pénible pour être exact), que la  petite phrase suivante : "Fils de Françoise Gallimard et neveu d'Antoine Gallimard,Thibauld de Montaigu vient d'entrer à Libération après des études au CFJ. " Alors, c'est vrai qu'après, on se dit que Raphaël Sorin confond quand il dit avoir accepté son manuscrit en vingt-quatre heures. Visiblement, ce n'est pas le manuscrit qu'il a lu, mais le CV du petit... »

J'aime bien ce petit coup de pied (de l'âne) à la fin.

Manuscrit : étymologie fastoche. Manu, la main et scriptus, écrit. Evidement, y a pu personne qu’écrit à la main alors on devrait dire dactylogramme (rigolo, non ?) ou encore comme le note Xavier « tapuscrit ». Je trouve que ça le fait pas vraiment tapuscrit. Qu’en pensez-vous ? « Depuis ton dernier tapuscrit, ça fait longtemps que t’a pu écrit. T'as pu le temps, ou bien t'as pu envie ?"

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30/04/2003

Mysoft

Salutations au voyageur indien ou népalais !

A force de chercher des informations sur un produit, disons Mysoft/CRC, et de trouver de la crotte de taureau, j’ai eu envie d’écrire mon petit texte. Désolé pour la longueur et l'aspect ampoulé, il faut ça pour approcher ces deux aspects (long et chiant) qui sont récurrents dans les textes originaux :

Mysoft est le premier fournisseur mondial de solutions d'ORPUR (Optimisation Radicale des Profits Universels à Réinvestir) et de places de marché permettant aux entreprises de diminuer leurs charges d'exploitation, d'améliorer leur rentabilité et d'accélérer leur croissance en rationalisant chaque étape de leur chaîne de profit, de la conception au réinvestissement en passant par la fabrication de tarifs exorbitants (TE) et la mise en coupe réglée de la clientèle (CRC). Mysolf est à l'origine du concept d'ORPUR, nouvelle discipline née de l'association des capacités de diminution des coûts des solutions de CRC et du potentiel de création de superprofits des solutions de RPU (Radicalisation du Profit Universel). Notre société a développé une stratégie agressive pour prendre la tête de ce marché émergent à très fort potentiel (metfp).

Nos solutions sont e-architecturées, composées à partir d'une e-Infrastructure qui englobe notre gamme de e-Logiciels applicatifs auxquels s'ajoutent nos e-services de conseil stratégique et d'implémentation, permettent à nos clients de contrôler et rationaliser leurs e-procédures métier internes en ce qui concerne la conception, la production, le stockage, le transport, le marketing et la vente de leurs biens et services en vue d’obtenir un ORPUR de meilleure qualité. A l'aide de nos solutions, ces derniers peuvent en effet additionner leurs processus à ceux de leurs partenaires, garantissant ainsi la collaboration et l'optimisation nécessaires au sein de l’amicale des fournisseurs d’ORPUR et des places de marché e-business. Enfin, nos solutions aident les entreprises à optimiser l’exploitation de leur base de clientèle et la répartition de leurs ressources en rationalisant les décisions. Elles peuvent ainsi diminuer leurs coûts en augmentant exponentiellement leur profitabilité.

Le renforcement de la concurrence internationale, le raccourcissement des cycles de vie des profits et la multiplication des projets e-business de la part de nouveaux concurrents et de ceux déjà existants, poussent les entreprises du secteur à accorder la priorité à leur profits en diminuant les délais de mise en coupe réglée (MCR). Mysoft a été l'une des premières sociétés à prôner la mise en coupe réglée de la base clientèle grâce à ses logiciels ‘état de l’art’ et 'meilleur de sélection'.
 
Nos projets technologiques restent axés sur des besoins en perpétuelle évolution et des exigences accrues de la nouvelle économie. Nous avons adapté notre gamme de solutions Mysoft-ORPUR à Internet via notre architecture Mysoft CRC™. En outre, nous sommes en mesure d’assurer la destruction des systèmes concurrents par le biais de notre plate-forme Mysoft NetKiller™. Avec notre infrastructure Mysoft CRC Orpur™, nous appliquons les procedures e-business nées avec Internet dans le seul but d’un profit encore plus e-gigantesque.

Mysoft propose des solutions ciblées qui couvrent l'ensemble de vos problèmes d’accroissement de profits quel que soit le niveau de revenus plus ou moins tolérable de votre clientèle.

Depuis plus de 20 ans, Mysoft ne cesse d'innover dans le domaine de l’ORPUR et a été la première société à introduire le concept d'automatisation de l’accroissement des profits ainsi qu'à promouvoir la transition vers les architectures l'e-profit. En fournissant la technologie nécessaire à l'e-collaboration des e-profiteurs via internet, Mysoft a instauré une nouvelle e-norme en termes d'e-novation.

Pour nous contacter : info-orpur@mysoft.com

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28/04/2003

Petit coucou

En fouillant dans mes archives je m’aperçois que j’ai déjà pratiqué souvent l’exercice qui consiste à commencer un journal et que je n’ai jamais dépassé trois semaines.  Je suis donc ici en train de battre une sorte de record. Certes, ceci n’est pas vraiment un journal mais plutôt un bric à brac de trucs et de réflexions que je trouve sur Internetou dans mes lectures.

Dans le fond, je n’aime pas vraiment ça l’exercice « tenir un journal. » Surtout un journal public comme celui-ci. On ne peut être que dans le faux et dans l’ennuyeux. Je vais donc rester dans le bric à brac de trucs et essayé de ne pas être trop casse-pieds. Mes trucs étant des mots, encore des mots et quelques textes littéraires avec à l’occasion un brin d’informatique. Accrochez-vous !

Les mots du jour : Truc, machin, engin, bidule et petit coucou.

Truc, du verbe trucare, cogner contre. Machin, du latin machina, invention. Dans la même famille que machin, il y a mécanique, machinal, machination… Engin, du latin ingenium, intelligence, talent. Bidule est plus récent (milieu du XXième), il désigne vraiment un...  truc ou un machin, pas d'autre origine.

Tous ces mots sont utilisés pour désigner un objet (ou parfois un personne) qui n’a pas de nom ou que l’on ne souhaite pas nommer. Chez Integrated Solutions la version informatique de la chose est « coucou ou encore petit coucou » qui désigne un « bout de code » bien utile mais que, par pudeur, on préfère ne pas nommer.

Exemple : "On pourrait bidouiller un petit coucou en attendant de recevoir la prochaine version de Bidule (logiciel bien connu)."

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25/04/2003

Histoire

Lafontaine questionnait ses amis : « Avez-vous lu Baruch ? »
Je pose la question : « Avez-vous lu Vialatte ? »
Voici le début de la chronique d'hier datée du 4 Mars-1958

Rien n’est plus grandiose que l’Histoire, plus inquiétant, plus dramatique. J’entends encore la vase de Soissons rouler su les dalles du parvis, sous la hache de Clovis, avec un bruit de tonnerre, pendant la leçon sur le Mérovingiens(…) Et les Atrides, qui se mange entre eux…

Qui goûtent la sauce ! Qui trouvent le grand père trop salé, la grand-mère pas assez cuite !
Que de drames, que de tâtonnements culinaires ! Mais que de récits passionnants !

Ce Romulus qui tète la louve (…) Et les ruses de Bismarck ! Et le cheval de Troie ! On voudrait être dedans. ! Et l’enlèvement des Sabines ! La poule au pot ! Les oies du Capitoles ! L’œuf de Colomb !

Le mot du jour: Histoire. Du latin historia pris au grec historia (avec un alpha à la fin) qui voulait dire enquête puis récit, récits fabuleux et finalement sornettes... Attesté depuis 1105, ce qui prouve qu'en français, grâce entre autre à Charlemagne, la chose a plus de bouteille que le mot, il s'écrivait istorie, estore, hystoire (1240) ou même estoir.

Conclusion: Il n'y a pas que mon joueb dont l'orthographe est fantaisiste.

24/04/2003

Vialatte et l'histoire

Que diriez-vous d'un peu d'Alexandre Vialatte ?
Chronique de la Montagne – 4 Mars-1958 :

Rien n’est plus grandiose que l’Histoire, plus inquiétant, plus dramatique (...) On a vu des messieurs de complexion chétive, avec un barbiche poivre et sel et un commencement de calvitie, des gens complètement honorables, diplômés jusqu’aux dents, qui avaient en conséquence le droit d’enseigner toute leur vie au ronron des ventilateurs, dans des établissements parfaitement ombragés et rafraîchis par des jets d’eau, creuser le sable avec une fourchette pour le seul amour de l’Histoire, sous un soleil à tuer l’éléphant, dans des désert où le chameau de bât fait durer une semaine une asperge des sables pour en avoir encore un petit morceau le dimanche. Zèle admirable ! Ils tombent la jaquette d’un coup de rein, et de trois coups de pelle-bêche sortent une ville romaine, comme on dépote un hortensia.

Telle est la séduction de l’Histoire !

22/04/2003

Compétition

Le week-end qui s'annonçait long et beau fut gras et copieux. Le Giono, qui s'annonçait mystérieux et passionnant s'est avéré ennuyeux et mal foutu dans la deuxième partie. D'après Raymonde, il faut lire Regain et Un de Beaumugne.

  • Vous savez, madame Schmidt, ils ont toujours été très turbulents ces deux là.
  • Mon amie, ne vous plaignez pas, vous avez de très beaux enfants. 
  • Oh, ils étaient mignons quand ils étaient petits, c'est vrai... enfin... quand ils ne se battaient pas pour être le premier…. 
  • Oui, et aujourd’hui, vous me dites que ce sont ces foutues voitures qui les occupent ?… 
  • Ne m’en parlez pas, madame Schmidt, c’est le grand qui a pris le virus en premier et maintenant, Ralf ne rêve plus que de suivre l’exemple de son frère.
  • Ma pauvre madame Schumacher, vous ne devez plus vivre le dimanche avec Michael qui court… 
  • Les dimanches et les autres jours. J’espère bien que Ralf ne le suivra pas dans cette voie... Déja qu'avec un, je ne vis plus... Alors deux, vous pensez.

Voilà. On imagine cette pauvre femme avec deux garçons qui, depuis des années, chaque semaine risquent leur vie à 300 à l’heure sur tous les circuits de Formule 1 du monde, à peine protégés par un casque, une combinaison et quelques tôles...

Fière la maman de ses deux fils, les meilleurs du monde ? Probablement.
Inquiète ? Toujours. Alors, quand elle décède avec ses deux enfants survivants, le jour où ils prennent les deux premières place de la grille de F1, on espère qu'elle meurt en  paix...

Comme tout le monde, j'ai pensé : « s’ils courent cela ne changera rien. » C’est vrai ! Mais n’empêche que s’ils avaient décidé de ne pas courir, s'ils etaient rentrés tranquillement en Allemagne pour la veillée funèbre de leur mère avec le reste de la famille… Quel geste ! Quel symbole ! Quel pied de nez au fric qui domine tout, ces temps ci !

N'empêche...

Le mot du jour : Compétition. De cum, avec, et petere, chercher à obtenir (pétition), qui a donné l’ancien verbe compéter qui ne veut pas dire péter avec mais « appartenir à, revenir à qq » Donc compétition est tiré de competere, tendre avec vers un même but, il nous revient par l’anglais (encore !) dans le sens de rivalité. A noter que le fameux pet, du latin pedere, a donné péter mais aussi pétard et pétarade, retour donc à la F1.

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