11/03/2013

Lincoln

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[le vrai]

Je viens de relire des critiques pas très sympas pour ce film. J’en avais aussi lu avant de le voir qui disaient : « film évitable. » Alors bon, j’y suis allé avec réticence et finalement, je l’ai vu deux fois. J’ai adoré le récit. J’y ai trouvé du grand Spielberg dans la maîtrise de l'intrigue et de la narration. Contrairement à d’autre, les petites anecdotes que racontait sans cesse Lincoln m’ont bien plu. Il y manque peut-être un peu d'émotion, oui sans doute.

Il faut dire que j’adore les joutes verbales qu’entraîne la politique. Hé oui, la politique c’est la continuation de la guerre par la parole. En politique, c’est le discours qui fait les vainqueurs et les vaincus. Je suis donc un bon client pour les films « politiques » et Dieu sait si celui-ci est politique. 

L’histoire raconte essentiellement comment Lincoln, alors que le Nord est déjà vainqueur potentiel de la guerre de sécession qui est en train de finir, fait un forcing d’enfer pour faire passer le 13ième amendement qui abolit l’esclavage. Le film va jusqu’à son assassinat trois mois plus tard.

J’ai voulu le voir une seconde fois pour bien comprendre le rôle exact de chaque protagoniste et les subtilités de cet homme et des gens qui s’affrontent au sommet de l’état. C’est très fort et très habilement mené. Bien sûr, les historiens n’y ont pas trouvé leur compte. Forcément, pour les historiens, il faut défendre LA Vérité, enfin, disons, leur vérité. Et Spielberg avait un film à défendre, l’intérêt des spectateurs essentiellement américains, suffisamment versé dans l’Histoire mais pas trop quand même. 

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PHOTcoln-lrait_w532.jpgLes acteurs sont magnifiques. Une mention pour Daniel Day-Lewis qui EST Lincoln et une autre pour Tommy Lee Jones (ci-dessus entre les drapeaux) qui joue un Thaddeus Stevens, abolitionniste, chef de la commission des Finances de l’assemblée, touchant à force d’être dur et sans pitié. Ils sont tous les deux d’une expression et d’une présence rare.

Un truc étonnant que je ne savais pas, à l'époque, le parti républicain (une aile conservatrice et une radicale), parti de Lincoln donc, qui  est un parti neuf, est abolitionniste alors que les démocrates sont esclavagistes. On y perd un peu la notion de droite et gauche qui nous est familière. Ceci conforte nos gens de gauche qui prétendent qu’aux US il y a deux partis de droite. Disons que l'alignement n'est pas le même.

21/02/2013

Festival du film vert

En 2013, 24 villes présentent des films du festival du film vert, dont 20 en Suisse ( Bienne, Châtel-St-Denis, Cossonay, Couvet, Echallens, Fribourg, Genève, La Chaux-de-Fonds, La Neuveville, Lausanne, Lausanne-Agrobiorama, Le Noirmont, Le Sentier, Moudon, Nyon, Orbe, Renens, Sion, Verbier (Le Châble), Yverdon-Les-Bains, 3 en France, Ferney-Voltaire, St Julien en Genevois, Vulbens, 1 au Sénégal (Dakar). 

Trois prix seront remis cette année: Le Prix Tournesol du meilleur documentaire Vert, le Prix Greenpeace suisse et pour la première fois, le Prix de la Fondation GoodPlanet.Deux films seront présentés durant cette soirée: 

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A noter que la France (ou est-ce la Suisse ?) a annexé Dakar.

La Françafrique n'est pas morte :-)

Le programme à St Ju:

Tous Cobayes : le 22/02 à 20h et le 24/02 à 15h30 au cinéma

             Rouge et le noir (le vendredi soir en présence du réalisateur)

The happy movie : le 26/02 à 20h à l’Arande

Love meat ender : le 01/03 à 20h à l’Arande

31/01/2013

30ième Festrival Annonay

festivalannonay2013.jpgLe 30 ième festival d'Annonay commence demain...

  • 8 premiers films en compétition
  • Des premiers films hors compétion
  • 30 ans de découverte
  • De bons films tout public.
  • Des soirées spéciales

  • Un jury selectionné sur lettre de motivation   présidé par Bernard Jeanjean
  • Un jury lycéen présidé par Audrey Bastien
Que du bon et du super.

Le programme est ici (en PDF).

Bande Annonce - Festival du Premier Film d'Annonay 2013 from MJC Annonay on Vimeo.

Allez y !

17/01/2013

Ciné et littérature

Cinéma littéraire cette semaine à Saint Julien Rouge et Noir

 L’homme qui rit d’après Victor revu par Jean-Pierre.

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En pleine tourmente hivernale, Ursus, un forain haut en couleurs, recueille dans sa roulotte deux orphelins perdus dans la tempête : Gwynplaine, un jeune garçon marqué au visage par une cicatrice qui lui donne en permanence une sorte de rire, et Déa, une fillette aveugle.

Quelques années plus tard, ils sillonnent ensemble les routes et donnent un spectacle dont Gwynplaine, devenu adulte, est la vedette. Partout on veut voir ‘L’Homme qui rit’, il fait rire et émeut les foules. Ce succès ouvre au jeune homme les portes de la célébrité et de la richesse et l'éloigne des deux seuls êtres qui l’aient toujours aimé pour ce qu’il est : Déa et Ursus.

Depardieu joue Ursus en grand acteur qu'il est (ceci n'empêche pas le pauvre type à la Céline). Le discret Jean-Pierre Améris tire l'histoire du côté du conte et de la démesure ce qui sied bien à Victor. Un bon moment d'évasion.

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Alceste à bicyclette, d’après Jean-Baptiste revu par Fabrice.

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Déclamation de la grande scène 1 de l’Acte 1, entre Philinte et Alceste sur l'ile de Ré à la morte saison, parfois indoor, parfois  à bicyclette, tantôt fort tantôt à voix basse, toujours juste. Lucchini en misanthrope aigri alterne avec Lambert Wilson venu le convaincre de remonter sur les planches alternativement en Alceste et en Philinthe. Un bon moment.

08/11/2012

Ciné - Théatre

J’ai bien aimé « César doit mourir » des frères Taviani,film qui a remporté l'Ours d'or au dernier festival de Berlin. Film vu au Rouge et noir bien sûr.

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Le film raconte la mise en scène de Jules César, de Shakespeare, par les détenus d'un quartier de haute sécurité de la prison de Rebibbia, à Rome. Le film commence par la fin : Brutus, avec d'autres sénateurs, vient de tuer son père adoptif César. La tragédie de Shakespeare s'achève ainsi. Ensuite , le film nous fait entrer dans la « fabrication » de cette pièce par de dangereux détenus, des meurtriers dans la vie réelle, qui interprètent cette pièce en prison. C’est passionnant !

225px-MaratSadePlayCover.jpgCe film m’a rappelé un autre film tiré d’une pièce elle-même tirée d’une autre pièce. Marat-Sade joué par le Shakespeare Theater, dirigé par Peter Brook, d’après une pièce de Peter Weiss, un auteur allemand, dont le titre complet est « La Persécution et l'Assassinat de Jean-Paul Marat représentés par le groupe théâtral de l'hospice de Charenton sous la direction de Monsieur de Sade. ». 

La pièce de Weiss est inspirée d'un pièce écrite par Sade lui-même pour être jouée par les "fous" de Charenton, hospice où lui-même était détenu en 1808 après la Bastille et autres lieu sympathoches. Sade avait fait l'éloge funêbre de Marat, assassiné par Charlotte Corday.

Pièce montée au Brésil en 2008... Illustration piquée ici.

Somente para Ilustração: Peça Teatral Marat-Sade, dirigida por Luis Furlanetto, com Gutto Daloia e José Loretto como protagonistas, apresentada em 2008 no Rio de Janeiro

 

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