17.10.2009

Bons films

Je parle peu de cinéma sur ce blog et pourtant le Rouge et Noir continue de passer d’excellents films que je vois la plupart du temps. J’en parle peu pour plusieurs raisons qui sont le temps (qui passe ce con) mais surtout l’existence d’excellents blogs tel celui de ma copine Pascale… Sur la route du cinéma. Juste deux films que j’ai aimés et dont Pascale a parlé.

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Un prophéte (sur la route)

de Jacques Audiard

Attention chef d'oeuvre en vue.


Ca-vient.jpgFish Tank (sur la route)

D'andrea Arnold

avec Katie Jarvis (fantastique)

et MichaelFassbender vu récemment au Rouge et Noir dans "Inglorius Basterd" de Tarentino

Un film dur qui remet au goût du jour une vieille toune des mamas et des papas réactualisée par Bobby Womack.

02.07.2009

Animation

Félicitations à la classe de CM1/CM2 de Thairy (un hameau de St Julien) et à leur maitresse Lydie Cliquet pour ce petit film d'animation en pâte à modeler. Scénario sympa et pédagogique. Traitement superbe du sujet. Bref que des compliments !

...et il y a même le "making off", le film de la "fabrication".

23.09.2008

Palme d'or

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Ils sont trop forts au Rouge et Noir. On a vu ce soir , à Saint Julien, en avant première, « Entre les murs » la palme d’or de Cannes.

En mars 2006, j’avais eu le plaisir de lire et de parler ici du livre de François Bégaudeau qui faisait parti de la sélection du Livre Inter. Une année scolaire dans un collège parisien du 19ième arrondis-sement black-blanc-beurre ou plutôt black-yellow-beurre. Une classe de troisième pas facile. Un prof narrateur plutôt malicieux et plein d'humour.

Ce livre venait de recevoir le prix Télérama. Ma note avait donné lieu à de riches échanges avec Ruth pour commencer puis ensuite avec Dédé, Nadine, Jean-Marc, Véronique et Hélène.

De ce livre, Laurent Cantet a fait un film. Bégaudeau a participé au scénario et il y joue son propre rôle de prof de français. Le film a ensuite été sélectionné comme 3ième (sur 3) film français a Cannes et, divine surprise, il a séduit le jury et a obtenu une palme,  plus de 20 ans après le dernier film français couronné, Le soleil de Satan de Maurice Pialat. Bravo Cantet !

Il est très rare de dire qu’un film est mieux que le livre qui l’a inspiré. C’est pourtant largement mon impression ce soir.

Comme dans le livre, le film raconte la vie d’une classe (4ième plus 3ième) de la rentrée à la fin de l’année. On y trouve le bon élève (un chinois), le peut-mieux-faire, le rebelle… Au début du film, on voit d'ailleurs un professeur qui enseigne depuis longtemps dans le collège passer en revue l'effectif d'une classe, au profit d'un collègue nouvellement arrivé. A chaque nom correspond déjà une appréciation: gentil / pas gentil.

Le film bouge et fait réfléchir. J’ai trouvé que, si les élèves sont égaux à eux-mêmes dans l’indiscipline et parfois la férocité, le personnage du prof est beaucoup plus vivant que dans le livre. La tension est permanente, on souffre pour cette école qui a tant de mal à gérer toutes ses contradictions : le souci de ne pas exclure et la volonté de maintenir la discipline, la reconnaissance de la diversité et l'enseignement d'une culture unique...

Allez le voir !

19.06.2008

Décorticage

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Séance spéciale
 
Samedi 21 juin 2008,
de 14h00 à 18h00
 
dans l’espace
« les 400 Coups »
au Rouge et Noir
de St Julien
 
Bekiekh Abderrahmane
décortique pour nous, plan par plan Le Mépris (1963 - Jean-Luc Godard avec Brigitte Bardot, Michel Piccoli, Fritz Lang, Jack Palance).
 
Une leçon de lecture du cinéma. Comment c’est fabriqué…

Le film sera donc commenté par Bekiekh Abderrahmane, diplômé d’Etudes Supérieures Spécialisées en Cinéma et licencié en Information et Communication à Paris, depuis 13 ans il enseigne le cinéma à Genève : l’histoire du cinéma, le vocabulaire et la grammaire audiovisuelle, l’écriture du scénario et l’analyse de films. Par ailleurs, il enseigne dans plusieurs écoles et institutions sur Genève. Scénariste, lecteur et correcteur de scénario, il est membre du Ciné-Club Universitaire de Genève auquel il participe à la programmation depuis 13 années.

S’inscrire d’avance au Cinéma ROUGE & NOIR

Tarifs : 10 euros adhérents, 12 euros non-adhérents

Note postée sur le blog du rouge et noir 

26.05.2008

Citronniers

Je n’ai pas suivi les péripéties cannoises pour cause de tour de Belle-Île en mer et visite de Dinan, St Malo, Dinard, Rennes… Une demie journée de vélo dans le centre de l’île et quatre jours de marche avec un ciel presque tout bleu et des genets encore jaunes, un enchantement de tous les instants. 

Bonne surprise donc le dimanche avec la palme d’or attribué à « Entre les murs »  de Laurent Cantet d’après le livre de Bégaudeau qui faisait partie de la sélection du livre Inter 2006 et dont j’avais parlé sur ce blog dans un article passablement commenté. Comme le livre avait eu le prix de l’Académie Française, nous (le jury) l’avions peu considéré.

Autre bonne surprise cinématographique : le franc succès du film les Citronniers au cinéma Rouge et Noir cette semaine. 

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Grosse affluence pour un film d’art et essai. Décidément cette salle a trouvé son public et c’est un public de qualité qui fait confiance à la programmation de Didier et de sa bande de cinéphiles qui avaient vu les citronniers en avant première à Lyon.
 
Ce film est excellent. C’est l’histoire de Salma qui vit en Cisjordanie situé à la frontière entre Israël et les territoires occupés. Sa plantation de citronniers jouxte la résidence du ministre israélien de la Défense et menace sa sécurité. Il ordonne de raser les arbres sous prétexte que des terroristes pourraient s'y cacher. Salma veut sauver ses citronniers. Déterminée, elle ira jusqu’à la cour suprême israélienne. Salma trouve une alliée inattendue en la personne de Mira, l'épouse du ministre. Entre les deux femmes s'établit une complicité.
 
Les citronniers est une fable sur le conflit israélo-palestinien tourné par EranRiklis, un israélien de gauche qui évite le manichéisme. L’histoire de ces deux femmes. Salma qui vit sous le portrait d’un mari disparu qui ne devait pas être rigolo tous les jours et qui  cultive son verger avec l’aide d’un vieux serviteur. Ses enfants sont de peu d’aide, ils ont quitté la maison. Au contact de son jeune avocat, elle va découvrir qu’elle peut encore être belle et désirable.  Mira, la femme du ministre qui a tout pour être heureuse mais à qui il manque quelque chose et que le combat de Selma va émouvoir.

Un grand soin des détails dans ce film et sans doute pas mal de petites choses (et des symboles) qui nous échappent. J’ai adoré le garde israélien sur son mirador qui révise des cours de logiques à travers des énoncés farfelus.

12.03.2008

Into the wild

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Cinéma

et

Simplicité

Volontaire

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.

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Christopher McCandless a 22 ans, il vient de recevoir son diplôme qui doit le mener à Harvard et ensuite à une vie d’américain moyen entre fric et réussite sociale. Mais il n’en veut pas et il décide de tout quitter. Il laisse sa famille avec qui il a un gros contentieux, il envoie ses économies à une œuvre de charité. Il brûle son argent et sa voiture et part sur la route. Il se fait appeler Alexander Supertramp. Il parcout le Dakota, le Colorado qu’il descend en canoë jusqu'au Mexique... Alex souhaite aller en Alaska pour se retrouver « into the wild » dans les vastes étendues du nord, seul, en communion avec la nature.

Des images magnifiques. Une histoire racontée avec force retours en arrière. Un bon film mais pas tout à fait un très grand film. Ce qui m’a plu et en même temps déçu, c’est la réflexion sur la Simplicité volontaire.

Ce film est basé sur un livre qui raconte une histoire vraie. McCandless a existé (1968-1992),  il était inspiré par Thoreau, Jack London ou Léon Tolstoï dans un refus du matérialisme et une volonté de retour à la nature.   Henry Thoreau (1817-1862), philosophe connu surtout pour Walden, un livre qui raconte les deux ans qu’à passé Thoreau près de l’étang de Walden dans un retour sur soi dans la nature. Une critique du mode de vie occidental qui préconise un retour à la nature.

L’histoire de Chris/Alex Supertramp finit mal. Il ne s’est pas suffisamment préparé à son retour à la nature. Certains on dit qu’il était fou, le film nous montre au contraire un garçon tout ce qu’il y a de plus sain d’esprit, intelligent, pugnace, volontaire. Son principal défaut c’est de ne pas s’être assez préoccupé des détails matériels de ce voyage into the wild. Il se montre piètre trappeur et mauvais pécheur... Thoreau avait eu la sagesse de choisir un étang proche de chez lui mais McCandless était un fougueux qui avait des rêves plus grands.

Un bon film, un musique excellente... mais j’avoue que j’ai été un peu frustré par l’épopée ratée de ce héros de la simplicité  volontaire. La SV a besoin de succes stories.   

31.01.2008

Ken Loach

Même si les commentaires sont peu nombreux sur ce blog, il semble qu’il y ait des lecteurs c’est ce que me disent les stats de Blogspirit et c'est aussi ce que me disait hier soir, devant un bière aux Palmiers, un bon copain.

Après la bière je suis allé voir le dernier Ken Loach. Encore une œuvre sur les méfaits de la mondialisation  C’était au cinéma Rouge et Noir. Je vous rappelle qu’il existe un blog mais qui pour l’instant est fort peu actif.

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Angie se fait virer d'une agence de recrutement pour mauvaise conduite en public. Elle fait alors équipe avec sa colocataire, Rose, pour ouvrir une agence dans leur cuisine. Avec tous ces immigrants en quête de travail, les opportunités sont considérables, particulièrement pour deux jeunes femmes en phase avec leur temps.

Télérama : « Certains retournent leur veste par opportunisme. Ou par simple lassitude. Pas lui. L'Anglais Ken Loach ne faiblit pas. Il hait toujours, plus que jamais, les tièdes qui, au nom de la raison d'Etat, de la raison tout court, rendent tolérable l'injustice. Ken, lui, croit encore aux jours meilleurs, voire aux lendemains qui chantent. S'il n'en reste qu'un, ce sera lui : le dernier des Mohicans. On devrait le protéger, telle une espèce rare. Le cloner, même...

Après une ballade irlandaise (Le vent se lève) qui lui a permis d'obtenir - enfin - la Palme d'or de Cannes, en 2006, le voilà revenu à l'actualité, aux urgences... Dans It's a free world, il nous parle de ces esclaves modernes que des profiteurs vont chercher aux quatre coins du monde pour qu'ils effectuent, parfois au péril de leur vie, des travaux sous-payés que personne, sinon eux, n'accepterait de faire. La mode, actuellement, c'est l'Europe de l'Est : la main-d'oeuvre la moins chère et la plus disciplinée, semble-t-il. »

19.01.2008

Annonay

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 Festival du  Premier Film

Annonay

Février 2008

Après avoir été choisi pour participer au jury du livre Inter, une aventure exceptionnelle relatée dans une trentaine de notes en 2006, je viens d'être selectionné pour participer à un autre jury. Le festival d’Annonay sélectionne ses jurés selon le même principe de lettres de motivation et j’ai eu la chance d’être pris du premier coup parmi les 8 jurés du festival qui aura lieu du 1 au 11 février.

Je vous en reparlerai. 

Yves Bouvet, un des jurés de 2006, nous envoie chaque année des photos superbes, ses lectures en cours et cette année un petit texte poétique et dépaysant sur une randonnée qu'il vient de faire sur les hauteurs du Carmel pas loin de Haïfa :

« La peau de mon front dégarni me tire un peu  et j'ai encore l'odeur du soleil dans les cheveux. L'air était doux et avait un goût métallique dans les bosquets de chênes kermès d'ou s'envolaient des merles piailleurs effrayés. La tempête soufflait dans les pins sur la crête. Ciel d'un azur profond, grande visibilité rendant la frontière libanaise toute proche. Seule ombre au tableau les coups sourds de  la marine (la proximité des touches du clavier m'avaient fait taper lamartine !!!!, quel lapsus poétique.) à l'entraînement dans la baie de Haïfa. Toujours sur le pied de guerre, bande Gaza a nouveau bloquée, essai de missile logistique, c'est chaud a nouveau. Mais j'étais bien loin de tout cela au milieu des anémones et cyclamens sauvages. »

10.09.2007

Arte Jeudi

medium_header.gifL'année dernière, j'avais parlé ici

du documentaire

de Gilles Perret

Ma mondialisation

qui était passé au ciné-club de St Julien.

Eh bien il passe Jeudi 13 Septembre sur Arte à 22:35

 

Ma mondialisation est un documentaire très réussi. A travers le décolletage dans la vallée de l’Arve et le personnage du père Bontaz, un chef d’entreprise savoyard qui a réussi avec des usines en Tchéquie et en Chine, Gilles Perret nous fait réfléchir sur ce phénomène dont tous le monde parle sans toujours en mesurer la portée : La mondialisation. Gilles sait rendre son personnage principal de grand patron extrêmement sympathique.

La mondialisation de Gilles Perret est complexe, son point de vue d’alter mondialiste est tout sauf manichéen et simpliste. Ne le rater pas, ce dixième documentaire de Gilles Perret est une petite merveille d’intelligence qui comme toute les grandes oeuvres nous parle de son village pour nous raconter le monde. Il faut compter Gilles au rang des grands réalisateurs.

On en parle ici et dana télérama ou encore là

01.09.2007

Caramel

a5fc4a43eb19789a8e687df7bba077b6.jpgA Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient.

Layale est la maîtresse d'un homme marié. Elle espère encore qu'il va quitter sa femme.

Nisrine est musulmane et va bientôt se marier. Mais elle n'est plus vierge et s'inquiète de la réaction de son fiancé.
 
Jamale est obsédée par son âge et son physique.

Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes, en particulier cette cliente qui revient souvent se faire coiffer. (J'ai trouvé ces scènes de coiffure très sensuelles.)

Rose a sacrifié sa vie pour s'occuper de sa soeur âgée.
 
Au salon, les hommes, le sexe et la maternité sont au coeur de leurs conversations intimes et libérées.


Ce film a un goût sucré et agréable comme le

caramel utilisé pour l’épilation. En toile de fond, Beyrouth et le salon de beauté. Ces femmes déroulent un film léger plein de sensualité, de finesse, avec un brin d’humour, un petit bonheur. On pourrait dire que c’est un film de femme, Nadine Labaki qui est la magnifique Layale est aussi la réalisatrice. C'est son premier film dont on dit qu'il a ému le festival de Cannes . On ne dit pas des films réalisés par un homme que ce sont des films d’homme. Quoiqu’il en soit sur moi le charme a agit à la fois sur ma part masculine et sur ma part féminine. Complètement!

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