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20/02/2006

Debats.CH

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Interruption momentanée...

Ophélie est partie pour le Brésil. Elle enquête dans les bars louches de Cabo Frio. Coustal se doutait bien que ce n’était pas uniquement pour faire la preuve de l’identité de Don Camillo et de Di Camillo que leur sponsor Suisse les avaient engagé. L’opération se révèle très dangereuse. Elle semble visiblement gêner certaines personnes et mettre en cause de très gros intérêts. Des menaces circulent sur le net profitant lâchement de l’anonymat.

Pour cette raison Ophélie ne souhaite pas continuer pour le moment le récit de ses péripéties. Ce blog va donc reprendre son activité habituelle. Portraits de blogs, brèves ou nouvelles en trois lignes, géographie, petits textes divers… peut-être une nouvelle rubrique sectes. 

21:06 Publié dans Mystère | Lien permanent | Commentaires (7)

17/02/2006

Debats.CH -7-

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Ophélie fait des découvertes.

Comme au bon vieux temps du café du centre, Ophélie et Coustal se retrouvent pour faire le point. Ils sont ce soir à la Diligence.

 

  • Une bière et un coca, s'il vous plaît.
  • J'ai fait comme toi, je ne t’ai pas demandé ton avis Coustal...
  • Oups, excuse!
  • C'est rien. J’ai négocié avec Jean-Paul des billets pour le Brésil pour nous deux. Il a un peu peur que cette histoire lui coûte cher mais, après tout, il n’avait pas besoin de m’appeler. Je ne sais même pas ce qu’il attend de nous…
    • Va savoir… De toutes façons, il est hors de question que je parte là-bas… C’est une histoire à dormir debout et je t’ai déjà dit que les vieux ne doivent plus voyager, question de respect des ressources de la planète.
    • Je sais. Tu m’as déjà expliqué toute ta théorie avec la Thaïlande sur les vieux qui voyagent comme des imbéciles… Total, tu m’a laissée partir en me refilant dans les pattes de Robert, un vieux copains à toi qui d’ailleurs n’est pas si vieux et qui est bien plus séduisant que toi…
    • Ta vie privée ne me regarde pas… Tu ne vas pas le croire mais j’ai aussi un cops à Rio, Alex. Je l’ai connu à Marseille, un type un peu bizarre. On est moins cops qu’avec Robert mais il devrait t’accueillir avec plaisir. En plus avec lui tu risques rien, il est plutôt orienté sexe fort.
    • T’es vraiment un drôle de type Coustal.
    • Je te retourne le compliment Lemuet mais cessons ces salamalecs, t’en es où de tes recherches.
    • Pas bien loin, j’ai essayé mes charmes sur l’administrateur de debats.CH mais sans grand succès. Enfin je crois bien que je lui plais mais ça ne m’a pas fait avancer d’un pouce… C’est un type un peu curieux. Un webizard.
    • Un quoi ?
    • Un cinglé d’Internet. Un nerd, un freaks...
    • Webizard ? Ça existe ce mot ?
    • Sais pas, je viens peut-être de l’inventer… Ce qui m’a étonnée avec Jeff, il s’appelle Jeff…
    • Tout le monde ne peut pas s’appeler Henri… Ce qui t’a étonnée avec lui ?
    • Eh bien, c’est qu’il n’a pas pu me dire d’où venait les appels. Il a pourtant l’air de vachement s’y connaître. Il dit que Don Camillo passait par une adresse Bluewin, le Wanadoo helvétique, et qu’on ne peut pas le pister plus loin. Il m’a dit qu’il allait essayer mais sans grande conviction.
    • Je suppose que si l’appel venait du Brésil…
    • Bien sûr. On dit dans le journal qu’il avait pris, à cinquante ans, une retraite au Brésil. Donc il devait mettre des notes depuis là-bas…
    • Pas forcément toutes. Il avait peut-être gardé un pied à terre par ici.
    • Peut-être mais il n’a pas dû passer tout son temps à Kalvingrad comme il appelle Genève donc forcément s’il se connectait depuis le Brésil.
    • Si les notes étaient postées du Brésil, ton enquête s’arrête Lemuet.
    • Notre enquête Coustal. Mais je crois que Jean-Paul s’intéresse plus à Dica qu’à Donca et comme c’est lui qui paye les violons du bal…
    • Dica, j’ai lu que c’était le surnom de Di Camillo…
    • C’est ça… Puisque je n’avais pas d’aide de Jeff, j’ai commencé à analyser les heures auxquelles Donca postait ses billets, sachant que l’on a 4 heures de décalage avecle Brésil. Quand il est midi ici, il est 4 heures de l’après-midi là-bas…
    • Et c’est quoi tes conclusions ?
    • Des indices mais pas complètement concluants. Je t’ai fait une récap sur ce papier. J’ai eu une autre idée de recherche… Je t’en parlerai plus tard.

17:20 Publié dans Mystère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ecriture

15/02/2006

Debats.CH -6-

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Ophélie lit débats.

Ophélie s’est attaqué aux cent cinq notes de Don Camillo. Cela lui rappelle ces longs articles sur les races de chiens qu’elle avait dû se farcir chez Vigny* pour tenter de comprendre les propriétaires de clebs et pister le tueur psychopathe. Elle n’aimait décidément pas la prose Don Camillesque mais le boulot, c’est le boulot… Elle prenait consciencieusement des notes qu’elle s’appliquait par goût à rendre le plus vivantes possible :


« Le 4 janvier, à peine un mois avant la mort tragique de Di C., Don C. lance un débat. Thème : la Suisse dans l’UE. Comme d’habitude son point de vue est à la foie étayé et insinuant. En gros, sa thèse est celle de la manipulation et du complot: Des puissants démantèleraient les belles institutions pour amener le peuple suisse à voter pour l’entrée dans l’Europe…


Surgie du néant, une nuée de managers spécialisés en restructurations et fusions, par leur volonté spéculatrice, ont sabordé les entreprises les plus solides, ici l'UBS-SBS.

 

Jocauss réagit et ne mâche pas ses mots, il traite Don C. de "parano qui doit se faire soigner". Avant de répondre, Don C. se lance dans une supputation sur la hausse des taux hypothécaires avec, comme à son habitude, une longue longue citation… cette fois, c’est un directeur de la Banque Nationale Suisse… Puis il assassine Joko comme il l’appelle en le traitant avec total mépris… extrême gauchiste, analphabète tout y passe. Allusion au groupe Bilberg. Voir article http://fr.wikipedia.org/wiki/Bilderberg  cité par Don C. qui, décidément, aime bien se référer à Wikipedia et à la théorie du grand complot.

En lisant cette m… on comprend le problème de validation de l’information qui est posée aux projets Wiki.

Une note plus loin Don C. note :

Quand aux théories conspirationistes, elles ont ceci de sympathique qu'elles sont un puissant stimulant de l'esprit (…) Semer le doute dans les esprits formatés, insinuer cette forme de chaos créateur, pour les pousser à l'action.


 Tout un programme ! Il ne cache plus son jeu le Don !


Pluvieux et le Bougre des noteurs non-inscrits se joignent à Jocauss pour contrer Don Pizza comme ils l’appellent… pas facile de lutter… Don a beau jeu d’ajouter sa dose de mépris pour la faiblesse des arguments des adversaires. Dernière note sur La Suisse dans l’UE le 18 janvier. Le 22 Janvier, il n'écrit plus et ne répons plus aux mails.


Citations encore de Don C. quand un certain Besuch lance un débat sur l’anarchie. Cette fois il la tire de Mes Pensées Politiques, une œuvre de Charles Maurrasmedium_maurras.jpg"Journaliste, essayiste, homme politique et poète français Maurras fonda un journal nationaliste et antisémite l'Action Française. Homme de grande culture et talent littéraire il exerça une forte influence sur les droites musclées (Mussolini, Franco…) en Europe." Maurras trouvait la politique de Pétain à l’encontre des juifs un peu molle! (merci Wiki)

Finalement sur le même sujet, Don C. livre sa position : Il est anarchiste de droite.

Le peuple oui, mais la masse, le troupeau aveugle (…) Il faut se rendre compte que le pouvoir des masses est aveugle, impulsif, dépourvu de jugement (..) l'anarchiste de droite souhaite se démarquer fortement de tout cela. Ne pas suivre le troupeau dans sa marche vers nulle part...


Méprisant, conscient de sa valeur. Un sale type pense Ophélie sans le noter avant de passer à une autre série de notes. Coustal entre dans la pièce… Soixante ans, moustachu, éternel blouson de cuir il regarde Ophélie, à peine plus de vingt ans, avec toujours plus de sympathie. Il lui prend l’envie de fredonner la chanson de Reggiani, « Elle est joile… Il suffirait de presque rien, quelques années de moins… Enfin, pas mal d’années. » 

* Ophélie a du chien

20:50 Publié dans Mystère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ecriture

13/02/2006

Debats.CH -5-

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Ophélie entre en scène.

Une bonne nouvelle dans notre enquête, un mécène lausannois a demandé, moyennant finance, à Ophélie Lemuet de donner un coup de main dans la recherche de la vérité. Ophélie est cette jeune femme de vingt ans qui s’est fait remarquer par le succès de sa traque du fameux tueur et tortureur de chiens qui a naguère défrayée la chronique dans le Landernau savoyard et genevois.

Il se trouve qu’Ophélie était occupée à une enquête en Thaïlande qui par chance lui donne en ce moment quelque répit. Elle vient de se mettre au courant des éléments du mystère en retrouvant son vieux comparse Henri Coustal.

  • Tu vois Coustal, je n’ai pas vraiment de sympathie ni pour Don ni pour Di Camillo. Je me demande si je ne vais pas laisser tomber.
  • Je ne les aime pas beaucoup non plus, ni l’un, ni l’autre, Lemuet, mais c’est justement ce qui me donne envie de suivre cette affaire.
  • Ton côté nanarchiste ?
  • Sans doute et puis ce gars qui se fait buter en filant le train de deux filles mineures dans un bar mal famé, on a envie d’en savoir plus. Non ?
  • Je veux mon Coustal ! Tu te rend compte, le Di Camillo il s’était organiser un sacré plan cul…
  • Pour une jeune fille, je trouve que tu as un langage un peu cru.
  • Ça fait longtemps monsieur Coustal que les jeunes filles sont émancipées mais ce n’est pas une raison pour que ce quinqua essaye de se taper des minettes mineures… et avec son beau-père en plus, le père de sa nouvelle femme brésilienne qu’il vient de mettre enceinte… J’avoue que ce détail m’a décidée.
  • Pourtant c’est de Don Camillo qu’il s’agit. Un être virtuel, presque fictif…
  • Peut-être, mais moi je crois que c’est le même personnage
  • Hum, je n'en suis pas si sûr…

Ophélie et Coustal venaient de lire les journaux genevois. Pascal Di Camillo s’était fait revolverisé par deux jeunes gamins de Jardim Esperança, un beau nom pour un quartier pauvre surtout connu pour être un coupe-gorge et un repère pour la drogue. Il essayait avec son beau-père du même âge que lui de débaucher deux gamines.

Di Camillo avait rencontré une jeune femme Viviane, son beau père, de son côté, avait une maîtresse. Il se servaient l’un l’autre de couverture. Dans le bar où Di Camillo tente de convaincre Paola, la sœur de Viviane, de faire venir une copine, traîne un petit caïd de 16 ans, Maicon qui s’assure auprès de Paola dans un argot local que les gringos ont de l’argent. Maicon a un copain, Jonathan, son âme damnée, 17 ans.

Jonathan va perdre son sang froid. Il tire sur Pascal Di Camillo et celui-ci est transporté au commissariat de Jardim esperança, il perd son sang et  décédera vers les cinq heures du matin à l’hôpital de Cabo Frio.

  • Le désir l’a emporté sur la prudence et le flair, le policier genevois se sera fait piéger par deux jeunes malfrats. La chair est faible.
  • Tu l’as dit Coustal et les hommes sont tous des cochons. Plus j'y pense, plus je crois vraiment que c’est le même bonhomme.
  • Va falloir me convaincre Lemuet, va falloir me convaincre!
  • En tous cas demain tu appelles ce fameux spécailiste des mouvements d'extrême droite en Suisse romande dont nous a parlé Jean Paul dans son mail.
  • Je l'ai déjà appellé, un homme charmant cultivé, syndicaliste, sans doute nanar comme toi, mais il ne connait pas Pascal Di Camillo.
  • Merdre! Par ma chandelle verte! C'est bien ce que je pensais... c'est pas le même.
  • Mais si! C'est le même. Vingt deux jours qu'il n'a pas écrit sur debats

22:25 Publié dans Mystère | Lien permanent | Commentaires (5)

12/02/2006

Debats.CH -4-

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Des odeurs de soupe au cochon.

L’intervention de Don Camillo à propos de Dantec n’avait rien de littéraire. Il avait recopié en une longue citation une lettre que M.G. Dantec avait écrite au Bloc Identitaire, début 2004, et avait ajouté : « lettre qui a particulièrement retenu mon attention. » En voici le début :

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs du Bloc Identitaire,

Quoique je sois en désaccord profond avec vous sur de nombreux points de politique internationale, et peut-être même sur la conception de la civilisation américaine, comme de l'importance stratégique du Royaume d'Israël dans notre lutte contre l'Antéchrist coranique, je me permets, à 6000 km de distance, de vous transmettre mes meilleurs voeux pour l'année 2004, qui s'annonce décisive pour la France.

Votre combat, sans doute bien difficile, pour empêcher la dissociation de la France, l'Islamisation de l'Europe, la dissolution de l'Occident (le vrai), me touche profondément, car veuillez m'excuser de ce pessimisme spenglerien, j'ai franchement l'impression que ce qui fut mon pays (et l'est encore à bien des égards) est FOUTU…
(...)

Maurice G. Dantec

 

On voit clairement où se situe le Bloc sur l’échiquier politique. Le site francepolitique  le positionne dans la catégorie « extrême droite radicale. » Le Bloc s’est fait connaître en organisant les premières soupes au cochon dans le quartier de la Gare de l’Est à Paris. Dans leur journal de l’époque, Jeune Résistance, un compte-rendu de cette soupe identitaire dans lequel on peut lire qu’a été distribué « un délicieux bouillon de légumes et lardons enrichi aux oreilles de cochon- ah, ça c’est sûr y’en a pas pour toutes les religions au bistro du cœur des Identitaires... Pendant deux heures, ce coin de France occupé a été libéré ».

Leur profession de foi :

Le site les-identitaires.com est né de la rencontre de militants issus de parcours politiques divers mais partageant tous le même rejet du système dominant :


:: Dégoût du matérialisme, du consumérisme et de l'exploitation des travailleurs par le grand actionnariat international,
:: Opposition totale au métissage ethnique et à la culpabilisation permanente des peuples européens,
:: Dénonciation de la non-représentativité du système électoral français et de la confiscation de la démocratie par les oligarchies (technocratique, financière, syndicale et médiatique),
:: Refus du prêt-à-penser et du terrorisme intellectuel,
:: Hostilité à l'impérialisme, qu'il soit d'origine nord-américaine ou musulmane.

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Don Camillo a l’art de s’intéresser à des sujets brûlants. Dans sa première note du 30 octobre, il fait l’éloge de l'écrivain israélien Israël Adam Shamir qui donnait une conférence à Paris à l'Hôtel de l'Industrie le soir précédent. Le langage de cette note est fleuri, presque trop précautionneux. Personnellement je ne connaissais pas ce Shamir mais visiblement il semble que d’autres pensent que Adam Shamir est violement antisémite. Difficile de trancher sauf que Don Camillo conclut par :


Les juifs ont assasiné le Christ, quelle blague aussi! C'est du rabbin Yeshua dont tu parles? (...) des juifs qui intriguent pour éliminer un autre juif qui lui fait de l'ombre avec l'aide d'une armée d'occupation romaine! Voilà bien une querelle juifo-juive qui m'indiffère, en tant qu'européen, au plus haut point!

 

Cette indifférence, affichée de cette manière, a quelque chose de… louche.


Le lendemain, il poste sa note sur les biocarburants. J’avoue que personnellement je suis plutôt pour les biocarburants. Ceci dit je n’aurais sans doute pas cité Pierre Poujade « qui s'est retiré de la vie politique en 1983 pour étudier et promouvoir la culture des topinambours » Poujade était ce parlementaire anti-parlementaire qui en 1956 amena 52 députés de son groupe à l’assemblée avec parmi eux un certain Jean-Marie Le Pen. Etonnamment, j’ai découvert que le Bloc identitaire s’intéresse de près aux biocarburants.

Restez branchés et si par hasard Don Camillo réapparaît faites le moi savoir. A la reflexion, j'espère qu'il trouvera ce portrait ressemblant et je ne m'excuserai pas.
 

12:40 Publié dans Mystère | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Ecriture