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23/09/2016

W

Ça chent pas bon.

 

Le Chambon sur Lignon : 2’500 habitants

La région ARA : 7'800’000 habitants

 

Entre 1940 et 1945 Chambon accueille environ 5000 juifs menacé par le régime de Pétain.

 

Aujourd’hui la région Auvergne-Rhône-Alpes refuse d’accueillir 1784 réfugiés.

 

Cherchez l’erreur !

 

Le Chambon et les communes avoisinantes ont reçu le titre de « Juste parmi les nations », pour leur action en faveur des juifs.

 

Laurent Wauquiez est président de région ARA. Madame sa mère est maire de Chambon depuis 2008.

 

En fait monsieur W qui ment sur ses origines est surtout préoccupé par sa carrière politique. Il pense que la majorité des Auvergnats-Rhone-Alpins va le suivre sur cette pente nationaliste étroite comme elle a suivi le maréchal en d’autres temps. W surfe sur la vague droitière et les petits calculs électoraux de son chef Sarko. L'histoire jugera.

07/01/2016

Calamiteux

Pétrole bitumineux - TrandCanada contre Obama

100488-004-D49E232F.jpgL’entreprise canadienne TransCanada va poursuivre l’État fédéral américain devant un tribunal arbitral en raison de la décision du Président Obama de ne pas autoriser un projet d’oléoduc pour transporter les pétroles bitumineux issus des champs de l’Alberta jusque dans le Golfe du Mexique.

Voilà ce qui arrivera quand les européens auront signé le TAFTA, le traité transatlantique de libre échange.

Il est courant de dire qu'aujourd'hui, l’économique a pris le pas sur le politique. C’est souvent par manque de courage des politiques mais quand ce traité sera signé, ce sera officiel, les entreprises  pourront légalement faire plier les états.

TransCanada s’appuie sur le chapitre 11 de l’Accord de libre-échange USA-Canada-Mexique et le mécanisme de règlement des différends Investisseur-État du traité.

 
L’entreprise estime la décision du Président Obama injuste, et prétend que des permis ont été octroyés à des projets similaires dans le passé. Selon elle, cette décision ne serait pas fondée sur la qualité intrinsèque du projet mais sur la « perception de la communauté internationale que l’administration fédérale américaine devrait agir en leader en matière de lutte contre le changement climatique ».

TransCanada réclame donc 15 milliards de dollars de compensation, arguant du manque à gagner au regard des profits qu’elle escomptait.


TransCanada a par ailleurs initié un recours juridique parallèle contre le gouvernement Obama, auprès d’une cour fédérale au Texas, affirmant que le refus du Président d’accorder le permis de construire allait à l’encontre de constitution américaine. La compagnie aura ainsi le privilège de choisir la décision qui lui sera la plus avantageuse, droit dont nul autre citoyen ou entreprise nationale ne peut jouir.

Inutile de dire ce que devient le développement durable si TransCanada gagne. L'article.

tafta_traite_transatlantique.jpg

« Le cas TransCanada pose une question démocratique fondamentale : est-il normal qu’une entreprise puisse unilatéralement contester une décision d’intérêt général devant un panel d’arbitres ne répondant à aucune juridiction publique ? Cette plainte va dissuader les gouvernements nord-américains d’agir pour le climat, et contribuer à paralyser l’action publique. Sans compter le coût de la procédure et les potentielles indemnités, qui seront facturés aux contribuables américains ». commente Nicolas Roux

18/12/2015

Esclaves

Si vous lisez Les Echos ou si vous écoutez Dominique Seux sur France Inter, on vous explique que la France a une économie catastrophique et que nos voisins réussissent beaucoup mieux en matière d’emploi.

Mais de quels emplois parlons nous ?

d975bb_f07288d8b9e44bc6980ea7d03be3ec48.jpgUn ami italien, appelons le Sergio, se fait exploiter par d’autres italiens dans un restaurant du genevois français.

Ils le paient au SMIC (C pour Croissance)... plus une partie au noir pour des heures sup payées encore moins chères.

S’il est malade un jour, il n'est pas payé et on lui retient même plus que le jour en question. Ils lui mènent la vie dure en le faisant travailler bien plus de 50 heures par semaine dans une ambiance exécrable (ça goule tout le temps dans le ristorante) sans horaire fixe, sans même savoir d’avance quel sera son jour et demi de congé hebdomadaire. Certes, il peut aller aux prud’hommes, prendre un avocat, il gagnera, mais comment pourra-il continuer de bosser en attendant que le cas soit jugé ? S’il donne son congé, il ne touchera pas le chômage bien qu’il travaille depuis un an et demi (la boite a été rachetée et lui avec). Le patron ne veut pas de rupture conventionnelle car il a peur de devoir payer quelque chose... il ne sait pas quoi au juste...

Avec Sergio, on est descendu à Genève pour voir un resto italien dont le patron est de la même ville que lui. Superbe boutique. Mais... le serveur nous explique en aparté qu’il bosse comme un malade pour un salaire de misère, que le patron l’a fait venir d’Italie mais ne tient pas les conditions promises, qu'il dort dans une chambre à cinq ou six lits. L'eldorado suisse n'est pas au rendez-vous ! Il touche encore moins que Sergio, dit-il, et ceci ne permet pas de vivre décemment à Genève. En désespoir de cause, il va retourner chez lui.

Voilà où nous mène le libéralisme. Facile de résorber le chômage en créant un sous-prolétariat qui vit dans des conditions misérables. Encore un effort messieurs Macron et Valls, supprimons ces lois sociales scélérates qui empêchent monsieur Pierre Gattaz et ses copains du Medef de créer le plein emploi des esclaves.

J’ai lu quelque part que si l’on divisait l’argent donné aux entreprises de restauration via le CICE par le nombre d’emplois créés dans cette même restauration grâce à ce mécanisme on arriverait à 175'000 euros par emploi. C'est cher payé pour des emplois d’esclaves !

la-grande-recre.jpgCe n’est pas mieux pour les stagiaires en entreprise qui ne sont presque pas, voire pas du tout, payés. Pour assurer le pic de Noël chez « La Grande Récrè », on utilise à fond les stagiaires qui sont en formation GRETA (formation pour adultes).

Le choix est immense. Le catalogue est bien fourni sur un très beau papier. On peut y acheter des jouets pas chers fabriqués en Chine pour la plupart et mis en rayon par ces stagiaires que l’on ne paye pas. Normal, ils sont là pour apprendre !

On va avoir besoin d'un nouveau Spartacus. Joyeux Noël.

15/12/2015

Pléonexie

51candKimoL._UY250_.jpgJe n’ai pas lu le livre de la canadienne Naomi Klein, « Tout peut changer: Capitalisme et changement climatique. »

Mauvaise traduction qui aurait dû être : « Ceci change tout : Le capitalisme contre le climat ».

Je ne l’ai pas lu mais je vous le résume ci-dessous :-) Blague à part, je le lirais sans doute un jour. Il semble que Naomi ait mené une enquête très serrée sur le climat et ses premiers lecteurs français l’ont trouvé très bien.

 dessin-8-14827.jpg 

Dessin pris dans Reporterre d'après le Christian Science Monitor. 

Résumé : Le capitalisme est un système basé sur la pléonexie générale. C'est-à-dire que tout le monde pense qu’il peut avoir plus que ses voisins et fait tout pour gagner plus... mais à la fin c’est toujours le plus gros qui triomphe. L’aboutissement du capitalisme c’est quand un seul possède tout.

Pendant ce temps, tout le monde essaie de se faire plus gros, achète une grosse voiture, des meubles en bois exotique, prend l’avion, ne mange que les bons morceaux du bœuf… le climat se détériore. L’habitabilité de la planète est en jeu.   

Donc il faut à transformer nos manières de penser et apprendre à réfléchir sur cette pléonexie anthropocentrique et égoïste (pléonasme).

*Pléonéxie : du grec pleonexia : désir d'avoir plus que les autres en toute chose.

Même origine que pléonasme de pléonasmos, surabondance, excès.

Et même pléistocène, de pléistos : nombreux, très nombreux. C'est la période où les archéologues trouvent le plus d’os.

Est-ce que dans mille ans, on retrouvera beaucoup d’os de ces milliards d’individus qui vivaient au XXI ième siècle ?

17/11/2015

Susan George

download?token=krKUSGFcSusan George était hier soir à Annemasse pour parler du Traité Atlantique, le TAFTA, à l’invitation de l’Université populaire et d’Attac. Susan est aussi une cofondatrice de Nouvelle Donne. Elle a expliqué les risques que nous fait courrir ce traité dans des termes simples et pédagogiques…

Quelques points :

  • Les discussions autour de ce traité se font entre hauts fonctionnaires européens et américains et membres des multinationales dans le plus grand secret. Même nos députés n’ont pas accès aux documents.
  • Si le TAFTA est adopté les États seront soumis à des tribunaux d’arbitrage privé où des entreprises pourront plaider pour la suppression de dispositions sociales, environnementales, de santé publique ou de protection des consommateurs. Ce sera vivent les OGMs, le bœuf aux hormones, le gaz de schistes, les pesticides à gogo, le brevetage des plantes et des animaux, les médocs dangereux…
  • Conséquence de ces arbitrages, les législateurs n'oseront plus mettre en place de mesures sociales ou environnementales sans risquer de devoir payer des sommes énormes aux entreprises qui se sentiront lésées. 
  • Ce traité sera rétroactif et couvrira les investissements déjà effectués, soit environ 3 000 milliards de part et d’autre de l’Atlantique. 

Les partisans du TAFTA font miroiter des créations d’emploi et des points de croissance en plus. De qui se moque t’on ? Et à quand un traité social qui garantirait un salaire minimum, un partage du travail et qui forcerait les multinationales à payer partout l’impôt sur les bénéfices non réinvestis.

Pour finir, je cite Pierre LARROUTUROU :

« Poursuivre les négociations avec les États-Unis, c’est poursuivre l’illusion d’une possible relance de la croissance et de l’emploi par le libre-échange, alors que la concurrence accrue provoquera des baisses de salaires et des destructions massives d’emploi. Nous avons les moyens de relancer le progrès et la transition écologique en Europe, même avec une croissance faible, et sans en passer par un tel traité de libre-échange. »

Heureusement l’Initiative européenne (ICE) Stop TTIP (l’autre nom de TAFTA) a remis le mercredi 8 octobre, plus de 3,2 millions de signatures à la Commission européenne à Bruxelles. « Pour qu’une ICE soit recevable, il faut un minimum de sept États membres atteignent leur quorum national. 25 États membres ont franchi leur quorum ! » indique Susan George. Et d’ajouter : « Ce large succès indique l’ampleur de l’opposition croissante à travers l’Europe. Les promesses faites en termes de transparence et de consultation citoyenne doivent être suivies d’actions concrètes : une audition devant le Parlement européen doit être organisée par les institutions de l’UE, et la Commission se doit d’agir pour l’arrêt complet des négociations et de la signature de ces traités ».