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16/09/2018

Enfin de la bière

Nouvelles de l’homme :

J’ai entendu quelque part que l’homme préhistorique se comportait déjà en prédateur sans se soucier de la protection des espèces animales. Ça ne m’étonne pas !

Par ailleurs il semble que l’homme africain, le seul homme de l’époque en vérité, ait émigré en Chine il y a 2,1 millions d’années. C'est bien plus que prévu. Et il est venu sans papier.

De plus les premiers émigrés en Amérique ne dateraient pas de 15'000 ans comme on le croyait mais bien de 130'000 ans. C'est plus que prévu. Installés dans la Silicon Valley, personne ne sait d’où ils venaient. Une chose est sûre, ils sont venus sans papier.

IMG_0112.jpgEt malgré ces longues marches dans les plaines, ils ne buvaient pas encore de bière.

Il a fallu attendre -13'000 ans BP (avant aujourd'hui) pour que l’on fabrique de la bière. C’est plus que prévu et mieux que ce qu’on pensait, on disait jusqu’ici -5'000 ans BP.

C’était en Palestine à l’époque des Natoufiens, des sortes d’épipaléolithiques qui avaient très soif. Parait que c’était une bière fort nourrissante beaucoup moins quelconque qu’une Heineken et presque aussi bonne que la bière du Salève: 

MontSaleve.jpg

Il y aurait débat à wikipedia sur le terme Matrimoine. Allons plus loin :

Je propose que l'on change le terme patrie par matrie.

Faut-il dire "la père Matrie" ou "le père Matrie" ?

21/01/2017

Changement

mandala-calendrier-tibetain-cuivre-repousse-bouddha-culte-bouddhiste-130913-00010.jpgLe bouddhisme utilise son calendrier propre, me dit Dan, qui est applicable dans tous les cas qui se rattachent à la spiritualité. Le premier jour de ce calendrier correspond au parinirvana de Bouddha. C'est-à-dire le jour, il y a 2558 ans où l’éveillé a atteint le nirvana. L’équivalent de la naissance du Christ des cathos.

Selon Bouddha, la souffrance de l’homme est due à l’impermanence (anitya). Le fait que tout change ne peut pas rendre l’homme serein et donc il souffre. Seul le nirvana permet d’atteindre la permanence, en fait il est la seule permanence, dans une sorte de néant final.

photo-livre-paul-w.jpgEt pourtant me dit Dan, l'aphorisme bien connu : « Plus ça change plus c’est la même chose » est un postulat démontré (je sais on ne démontre pas un postulat, c’est bien le problème !) par Paul Watzlawick un psy jungien fondateur de l’école de Palo-Alto. Je vous laisse chercher sur le net la belle démonstration, vous pouvez aussi lire le livre en question.

Nous voilà donc avec une beau paradoxe : L’impermanence des choses repose sur une sorte de constante qui dit que les choses ne changent pas vraiment. La seule chose qui ne change pas c’est le changement ! 

Pour d’autres paradoxes, c’est ici.

09/10/2012

Contes de fées

Tolkien_On_Fairy-Stories.jpgDes contes de fées (On Fairy-Stories) est un essai de J. R. R. Tolkien publié en 1947 et fréquemment réédité depuis.

L’auteur de  Bilbo le Hobbit et du Seigneur des anneaux relie les contes aux mythes et croyances diverses.

Les contes de fées ne sont pas réservés aux enfants.




Pour les adultes, Tolkien énumère quatre valeurs apportées par le conte de fées :

  • La création d’un monde secondaire plus ou moins crédible 
  • La capacité à l'émerveillement ;
  • L'évasion du dur monde réel
  • et enfin, la consolation que procure « une fin heureuse. »

N’est-ce pas ce qui caractérise les religions ?

Leur monde secondaire peuplé de saints, d’anges et de démons. Leur capacité à nous émerveiller et à nous faire nous évader du monde réel et surtout une fin heureuse, une eucatastrophe, la promesse magique d’un paradis éternel... sous réserve de bonne conduite bien sûr.


La bible est-elle un conte de fée ? par ixe

C’est pourquoi, je dis souvent, que ce qui me plait dans la vie des mystiques, c’est l’aspect conte de fées. Cioran ne s’y est pas trompé quand il a consacré un texte à Thérèse d’Avilla. « Jusqu'à son dernier soupir, Thérèse eut le privilège de converser avec les personnes divines, qui la consolaient ou lui révélaient certains secrets du ciel; celui d'être transportée en enfer ou au purgatoire, et encore celui de prévoir l'avenir. »

Pour ma part, à Thérèse la trop froide mystique, je préfère des prècheurs Swani Prajnanpad, Ma Anada Moyi et les sages de l’Inde, Pierre Dac, Pierre Desproges, Francis Blanche…

Je recommande aussi la lecture de Swani vijayananda « un français dans l’Hymalaya » Pour le PDF, suivez le lien.

Pour Cioran, c’est uniquement si vous avez le temps… mais ça vaut le coup.

28/05/2011

Frédéric Lordon

Connaissez-vous Frédéric Lordon ? C'est un économiste français indispensable. Il est directeur de recherche au CNRS.

Ses travaux comportent notamment un programme de recherche spinoziste en sciences sociales et ses récentes propositions concernant la crise financière avec son ouvrage Jusqu'à Quand ? Pour en finir avec les crises financières ont été accueillies avec intérêt.

Il propose un impôt nommé le SLAM (Shareholder Limited Authorized Margin, ou marge actionnariale limite autorisée) pour lutter contre les « ravages de la finance ». Le SLAM consiste à fixer un niveau de rentabilité actionnariale maximale au-delà duquel est appliqué un taux d'imposition confiscatoire.

Ecoutez le répondre à l'intriguante question, déjà posée par Kou l'ahuri, : "Les financiers sont-ils plutôt cons ou plutôt cyniques ?"


Frédéric Lordon parle du monde de la finance par Complot_helleno_balayeur

16/02/2011

Péage

 

Cher partenaire, merci pour votre fidélité.

Le péage existe de la plus haute antiquité. Dans les temps anciens, le paysan et sa charrette, qui traversaient le pont près de sa chaumière, se faisaient couramment racketter par les sbires du seigneur local qui avaient mission de remplir les caisses du potentat. Le pauvre hère s’acquittait de quelques muids de grain pour  pouvoir retourner voir sa mie et ses mioches qui l’attendaient au coin de l’âtre. Il arrivait parfois qu’un paysan d’un village plus lointain casse la gueule aux sbires, la fraude était née.
 
Depuis, on a largement perfectionné le système.
Un peu d'Histoire : Début des anéées 30, Mussolini, construit les premières autoroutes, Hitler poursuit cette idée, très pratique pour la Blitzkreig. Nous, les français, on attend 1954 et monsieur Pinay pour montrer notre génie national en inventant le péage*. De Gaulle, Pompidou et Giscard suivent, pour voir. Mitterrand, en dépit de ses promesses, les maintient. Les suivants augmentent la mise du taux d’inflation et parfois un peu plus. Et nous, pauvres hères, payons au printemps, payons en été et repayons à la Toussaint pour rendre visite à la vieille tante de province.

* A noter que lors du vote de 1955, la seule condition pour que les députés votent était : Instaurer le péage temporairement et exceptionnellement via des concessions… Et bien sû, on a reconduit toutes les concessions

« AREA fête ses 40 ans et vous remercie pour votre fidélité. »

C’est le genre de message qui vous gâche un départ en vacance comme de rien. On a envie de dire comme Zazie : « Fidélité, mon cul ! ». Surtout que les kilomètres défilent et que, bientôt, sur un autre panneau, ils nous parlent de partenariat. On serait donc, vous et moi, partenaires d’AREA. Pour info, AREA est une filiale à 99,82% d’APRR qu i est la propriété de Effarie qui est une filiale de Eiffage et de Macquarie, une banque australienne. Sachez que quand vous mettez vos pièces dans la tirelire, il y a un kangourou qui remue la tête de l’autre côté de la planète comme l’ange de l’église.

J’apprends  qu’Arnaud Montebourg fait parti du conseil d’administration de APRR. Je dresse l’oreille. Eh oui, et il se bat pour que l’action d’APRR reste cotée en bourse. Il veut que son conseil général du 71 retouche une part de la manne. Il n’a pas tort, sauf qu’il essaye de pérenniser le racket. Effarie ne veut plus partager le gâteau avec les habitants du 71. Effarie a racheté les 100%. Pas question que vous et moi prenions une part dans cette juteuse affaire.

Je me souviens d’un temps lointain où mon ami Daniel M. refusait de prendre l’autoroute. C’était un acte militant, un refus de la société de consommation et du rançonnage des sociétés d’autoroute. Nous, ses copains, on trouvait que c’était beau d’accepter de perdre du temps pour ses idées.

J’avoue que je n’ai pas l’âme aussi militante. Donc, même si, le plus souvent, j’évite  le premier tronçon et ses tunnels, horriblement cher du kilomètre, des autoroutes qui partent de Saint-Julien, c’est bien plus à cause de mon sens savoyard de l’économie que par manifestation vraie de mon indignation. On sait que le savoyard jette l’argent par les fenêtres de l’extérieur vers l’intérieur. N’empêche que je ne suis pas fier très de mon comportement moutonnier.

Revenons à la fraude. Pas l’arnaque, non la fraude des pékins qui résistent, à leur manière, à l’arnaque. Je lis que certains fraudent en collant à la voiture qui précède. Pas facile !  Il paraît que ces infractions vident petit à petit les caisses du géant des autoroutes. Trop drôle ! Un passager sur mille fraude et ce n’est pas joli de contourner la loi. Mais, soyez rassurés, la défense de la propriété bancaire australienne veille. Un automobiliste a été condamné à 8 692,10 euros d'amende complétée par une sanction pénale de quinze jours d'emprisonnement avec sursis pour avoir, à de nombreuses reprises, tenté de minorer son péage entre août 2006 et mars 2008 nous dit le même article.

Voilà. Je n’en dirai pas plus. Continuons de payer, mais, s’il vous plaît, messieurs d’APRR et d’AREA, arrêtez de nous prendre pour des débilos. Qu’on nous rackette, à la rigueur, mais qu’on ne nous explique pas que nous sommes des partenaires fidèles. Nous sommes juste des vaches à lait qu’on va continuer de traire. Depuis le premier février, on paie 2,49% de plus pour rouler plus vite, encore que, parfois, ça bouchonne sur une seule file sans qu’on sache trop pourquoi. La vie moderne quoi !  

31/01/2011

Boucliers

Dans le cadre des élections cantonales, le PS propose un bouclier rural ainsi que le logo vert ci-joint avec bocage incorporé. 

  

La ruralité des cantonales ne peut pas être mise en doute, on se dit donc que le titre est vachement bien choisi. Ils ont dû mettre à contribution tous les éléphants et peut-être même les veaux, vaches et cochons du parti pour une si belle trouvaille. On pense immédiatement au Grenelle à Borloo patronné par monsieur Hulot.

 

En effet, le canton sent la terre comme la politique sent le compromis ou comme la station d’épuration sent la merde. Il arrive aussi que la station d’épuration sente le compromis quand on maltraite les eaux usées et parfois les champs sentent la merde après épandage… Mais, il ne peut pas être question ici de se  moquer du monde rural. Nous avons besoin du monde rural, sans lui on crève la dalle comme on dit à la cafetaria chez Bouygues immobilier. Et puis, le monde rural existe de la plus haute antiquité, il nous fournit de belles tomates bien rouges, du blé panifiable et du maïs à ensiler pour nourrir les boeufs dont on fait des steaks.

 

Mais revenons à nos moutons. Après le bouclier fiscal, on va avoir le bouclier rural. Demain ce sera le bouclier natal pour défendre les nouveaux-nés, le bouclier social pour aider les anciens riches, le bouclier fatal ou final pour lutter contre le l’augmentation du prix des funérailles, le bouclier conjugal pour défendre les conjoints harcelés… Bref, on peut déposer les sites comme bouclier-social.fr pour les revendre ensuite aux partis politiques.

 

Dans le même ordre d’idée, rappellez-vous feu le grenelle de l’environnement… Et bien, si Borloo était resté au gouvernement, on aurait eu le grenelle fiscal (pour tuer le bouclier) et peut-être même le grenelle de la coupe du monde de foot. Personnellement, j’avais déposé grenelle-de-la-mondialisation.com (et aussi .cn pour China), grenelle-du-tourisme.eg (pour l’Egypte et .tu pour Tunisia), grenelle-des-ours-blancs.gl (pour le Groenland) et quelques autres. Je pensais que d’ici quelques années je serais riche.

 

Maintenant, pour les boucliers, c'est à vous de jouer.

*Quel nom de rubrique pour publication sur un site de grande envergure ? La vie qu’on nous propose ? Merci pour les ours blancs. Au service du Web.

29/01/2011

De culture

La neige de culture, c’est de l’eau de l’air et c’est tout. N’est pas une belle phrase pour aborder cette rubrique On nous ment* ?

Je suis aller faire du ski. Oui, je sais, le ski est un sport de riches, un sport pour parisiens qui ont les moyens de mettre des pneus neige sur leur 4x4, de payer un studio au prix d’une suite princière au Carlton, de louer skis et chaussures pour les enfants, d’acheter des forfaits hebdomadaires aussi chers qu’une inscription au Paris-Dakar, et je vous passe les faux frais, tout ça pour se retrouver avec des mômes qui ont froids au milieu d’une queue bourrée d’autres parisiens agressifs qui vous abîment vos skis tous neufs sous prétexte d’avancer vers le tire-fesse. 

N’empêche que, s’il fait beau, pas trop froid, si l’on est hors vacances de février, le ski c’est sacrément sympa. Dévaler les pentes à grandes vitesses et se prenant pour un danseur qui vire et volte dans la poudreuse, c’est simplement magique.

 

Bien sûr, il faut oublier un instant sa fibre écolo. Parce que quand on lit l’affiche, collée sur les poteaux du télésiège, un ânerie comme celle écrite si dessus, je rappelle : « La neige de culture, c’est de l’eau de l’air, et c’est tout » On se dit que, même ici, même en pleine montagne dans ce décor de rêve, le Mont-Blanc devant, la Pointe-Percée derrière, le ciel bleu, on n’est pas débarrassé de ces mots de faux-culs qui nous gâchent la vie.

 

Vous me direz, il faut bien donner un peu de lecture au skieur solitaire qui n'a pas su s'entourer sur le télésiège. Et puis, cela change des sempiternels : "Veuillez revenir impérativement dans votre station avant 16 heures" affichés sur le poteau précédent. Pas toujours facile de revenir quand on est resté coincé dans une autre vallée et 16 heures c'est bien tôt et le forfait Grand-Massif c'est cher. Mais revenons à de l'air, de l'eau, c'est tout !

 

Neige de culture. Déjà le mot arrache. On ne fait pas dans l'artificiel, non, faute de pouvoir se prétendre naturel, on fait dans la culture. C'est riche la culture, c'est noble, c'est grand, bienfaisant, on fait pousser des choses, de bonnes choses, et peut-être même que, avec un peu de chance, on apprend des choses.

 

Ce qu’il faut savoir, c’est que la neige de culture produite par les dizaines des milliers de canons, ce sont des retenues d’eau creusées à la dynamite et au bulldozer, ce sont des modifications de l’écoulement des eaux torrentielles pas toujours calculées, des barrages pas forcément sécurisés et qui seront encore un problème quand les stations de ski fermeront faute de carburant, c’est de l’eau qui ne retourne pas nécessairement à sa destination, c’est enfin de l'énergie et donc pas loin de 10 tonnes de CO2 par hectare, soit sur le parc de ski alpin français un accroissement kilotonnesque du dérèglement climatique.

 

Mais non, circulez, détendez-vous, skiez tranquille braves gens, ce n’est que de l’eau et de l’air, quoi de plus sain, de plus naturel ! Et puis, pour ceux qui auraient un peu trop d’esprit critique, la station nous rappelle, sur le poteau suivant du télésiège, que le ski, ce sont des milliers d’emplois créés. Qui peut être contre la création d’emplois ? Alors, ne gachez pas le plaisir de tous ces braves gens, SVP.

 

Pour plus d’infos sur le business de l'or blanc, louez le DVD reportage de l'excellent Gilles Perret Ça chauffe sur les Alpes.  

  

* On nous ment est une nouvelle rubrique très prétentieuse qui cherche son inspiration chez Noam Chomsky mais pas seulement. Elle puisera aussi chez Franck Lepage, Jean-Pierre Le Goff, Eric Hazan voire même Philippe Muray… enfin chez toius les gens qui ne prennent pas les discours et les mots ambiants pour des lanternes à guider les aveugles.