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15/11/2015

Films

Quelques films vus récemment pour mémoire.

Au GRAC ,salle Charlie Chaplin de Montmélian

392885.jpgA peine j’ouvre les yeux de Leyla Bouzid

Tunis, été 2010, quelques mois avant la Révolution, Farah 18 ans passe son bac et sa famille l’imagine déjà médecin… mais elle ne voit pas les choses de la même manière. Elle chante au sein d¹un groupe de rock engagé. Elle vibre, s’enivre, découvre l’amour et sa ville de nuit contre la volonté d’Hayet, sa mère, qui connaît la Tunisie et ses interdits.

Un film qui met en valeur cette actrice Baya Medhaffar. Un peu facile mais j’ai bien aimé.

Ixcanul%20The%20Volcano-0-2000-0-1125-crop.jpg?k=c25cc99525Xcanul – de Jayro Bustamante – Guatemala 

Version originale en Cakchiquel une langue Maya.

Maria, jeune Maya de 17 ans, vit avec ses parents dans une plantation de café sur les flancs d’un volcan, au Guatemala. Elle voudrait échapper à son destin, au mariage arrangé qui l’attend.  

Un film noir sur le triste destin de Maria. J’avoue être perturbé quand je vois un film qui raconte une telle misère filmée par un cinéaste qui en fait une œuvre esthétique. Ce film va faire l’ouverture de FILMAR, le festival auquel participe le Rouge et Noir.

Je vous souhaite d'être follement aimée

1395741310217_0570x0376_1395741326653.jpgDe Ouinie Lecomte (photo)

Elisa, kinésithérapeute, part s’installer avec son jeune fils, Noé, à Dunkerque, ville où elle est née sous X. Quelques mois plus tôt, elle y a entrepris des recherches sur sa mère biologique, mais cette femme a refusé de dévoiler son identité.

Deuxième des films de Ouinie Lecomte (j’avais beaucoup aimé Une vie toute neuve) qui traitent de l’adoption. Un peu moins réussi que le premier à mon avis. La retrouvaille avec la mère est un peu trop... téléphonée.

Au Rouge et Noir :

Avril ou le monde truqué, un long métrage d’animation primé au festival d’Annecy. Du très grand Tardi dont on reconnaît les personnages d’Adèle Blanc-Sec et les illustrations de Céline chez Futuropolis. Sept ans pour faire le film mais quel plaisir !

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Notre petite sœur – Japonais de Hirokazu Koreeda

Trois sœurs, Sachi, Yoshino et Chika, vivent ensemble à Kamakura. Par devoir, elles se rendent à l’enterrement de leur père, qui les avait abandonnées une quinzaine d’années auparavant. Elles font alors la connaissance de leur demi-sœur, Suzu, âgée de 14 ans. D’un commun accord, les jeunes femmes décident d’accueillir l’orpheline dans la grande maison familiale…

Un bon film agréable. On regarde avec plaisir vivre ces quatre sœurs si différentes et si proches.

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05:01 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2)

24/10/2015

Pascal Thomas

220px-Pascal_Thomas.jpgDeux soirées événement au Rouge et Noir avec le réalisateur Pascal Thomas.

Vendredi projection de « Associés contre le crime » un film de 2012 avec André Dussolier et Catherine Frot dans une troisième adaptation libre d’Agatha Christie suivi d'un débat avec Pascal Thomas.

Samedi projection de son dernier film « Valentin, Valentin » sorti en janvier 2015 et  récemment projeté au Rouge et Noir. Comme le jour précédent, le film est suivi d’un débat avec Pascal Thomas qui est inépuisable sur le sujet du cinéma en général et sur le sien en particulier. Un régal pour cinéphiles et même pour les moins cinéphiles.

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09:46 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

08/10/2015

GRAC

Visionnement au Groupement Régional d'Actions Cinématographiques. Cinéma Les Alizés à Bron

126445.jpgMountains may depart un film de Zhang-ke Jia
Sortie 23 décembre
(on aurait pu trouver un titre français meilleur que ça)
 
Trois époques :
  • Fin 1999 Tao est courtisée par ses deux amis d’enfance. Zang est un arriviste prêt à tout pour gagner beaucoup d’argent. Lianzi travaille dans un mine que va bientôt racheter Zang. Tao va choisir Zang. Lianzi dépité quitte la province 
                   (Affichage du titre au milieu du film, c'est original)
  • 2015 Lianzi revient au pays, il y un cancer et pas d’argent pour payé les soins. Tao lui en donne un paquet. Il apprend qu'elle a divorcé et que son fils Doale (dollar) vit avec son père à Shangai. Le père de Tao meurt, Doale, 11 ans revient dans la province pour les funérailles de son grand père.
  • 2025 Doale et son père vivent à Melbourne. Entre eux ce n’est pas l’entente cordiale. Doale va rencontrer une chinoise qui a l’âge de sa mère. Va-t-il revenir en Chine pour voir sa mère après toutes ces années ?
Je ne me suis pas ennuyé pendant ces deux heures. J’ai bien aimé cette histoire de trio amoureux dans une Chine en plein libéralisme économique. Situation à la fois exotique et familière voire même un peu convenue. La suite de l’histoire, y compris le futur du fils Dollar en Australie est plutôt bien foutue. Un bon film.
 
501617.jpgDis maitresse. Un film de Jean Paul Jullian.
Sortie le 25 novembre
JP Jullian a filmé pendant une année une classe de première année de maternelle dans le quartier des Minguettes. L’institutrice est sa fille qui se débat au milieu de ces bouts de chou de moins de 3 ans. C’est bien fait, filmé à hauteur des petits. Un bon documentaire sur l’utilité de la maternelle pour les tout petits et particulièrement les mômes des familles défavorisées. On voit au plus près le travail de la maîtresse et des ATSEM.
 
Au poil – Dessin animé – 8 minutes
Un jeune homme délaissé par sa compagne adopte un animal de compagnie un peu bizarre. Ils mangent tous les deux des quantités d’œufs. Le maître va bientôt ressembler à sa bestiole. Bof !
 
000432.jpgSuburra – de Stefano Solima – VO italien
Thriller - Sortie 9 décembre
Suburra étaient le quartier pauvre et mal famé de la Rome antique. Le film nous montre la corruption de la ville éternelle. Association de politiques ripous, de mafieux et gangsters de tous poils autour d’un projet immobilier gigantesque et qui devrait s’avérer juteux pour "les familles" sur le littoral romain à Ostie. C’est bientôt l’apocalypse.
 
Un film passionnant de bout en bout. Passablement brutal, un mondo di brutezza. Il pleut beaucoup. Ballade le long du Tibre, près du Vatican (le pape va démissionner et une éminence trempe dans la combinazione) du château San Angelo, des palais, des places et des rues… On y retournerais bien.
 
L’étage du dessous de Radu Muntean Roumanie - 1h33 –
Déjà vu par certains à l’ACRIRA.
En rentrant chez lui, Pătrașcu perçoit derrière une porte au deuxième étage de son immeuble les bruits d’une violente dispute amoureuse. Quelques heures plus tard le corps d’une femme est découvert. Ses soupçons se portent sur Vali, le voisin du premier. Et pourtant Pătrașcu ne parle pas à la police... 
 
Je me suis passablement ennuyé entre l'administration du service des autos de Bucarest où travaille notre héros, les promenades avec son chien qui fait des concours, l’ordi du fiston. Le meurtre ne m’a pas tenu bien longtemps en haleine. 

11:06 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

22/06/2015

Ex Machina

J’ai parlé ici de la singularité.

La singularité serait le moment où des intelligences artificielles prennent le dessus sur notre connerie naturelle et nous réduisent en esclavage ou pire. Lire mes trois notes ici, et encore là. Peu de gens croit cela possible mais ceci n’a pas empêché Alex Garland d'en faire un film et en plus un très bon film.

ex-machina.jpgLe pitch sur Allociné : À 26 ans, Caleb est un des plus brillants codeurs que compte BlueBook, plus important moteur de recherche Internet au monde. À ce titre, il remporte un séjour d’une semaine dans la résidence du grand patron à la montagne. Mais quand Caleb arrive dans la demeure isolée, il découvre qu’il va devoir participer à une expérience troublante  : interagir avec le représentant d’une nouvelle intelligence artificielle apparaissant sous les traits d’une très jolie femme robot prénommée Ava

De très belles images de la « demeure » en question et de paysages alentours. Il se dégage de ce film une esthétique futuriste de bon aloi. Le scénario est bien ficelé et les personnages d’informaticiens sont très crédibles, mégalos, cultivés et conscients de leur valeur. Les dialogues sonnent justes. L’interaction de Caleb avec la belle robote est à la fois touchante et inquiétante. Bref, un super film qui aurait bien mérité le battage de 2001 Odyssée de l'Espace n'en déplaise aux cahiers du cinéma.

Deus ex machina : en latin "Un dieu issu d'une machine". Une expression qui nous vient du théâtre grec qui consiste à faire apparaître un dieu avec un mécanisme scénique approprié, ceci en général pour dénouer une intrigue un peu bloquée.

18:49 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

02/05/2015

La maison au toit rouge

photo4_10022.jpg&sa=X&ei=-0hHVfqrDZDfapybgKAB&ved=0CAkQ8wc&usg=AFQjCNHwjvutGHnfPdo_DnMNb0wB5Y0OgQAu Rouge et Noir, cette semaine, la maison au toit rouge, un film japonais de Yoji Yamada  

  

Copié-Collé-Modifié de Télérama critique de Samuel Douhaire  

Peu avant que ne meure Taki, son petit-neveu lui avait ­demandé de lui décrire sa jeunesse. Elle avait raconté son émerveillement de petite paysanne lors de son arrivée à Tokyo, en 1936. Sa découverte, fascinée, de la petite maison au toit rouge où une famille bourgeoise l'avait engagée comme bonne. Sa complicité avec sa patronne. Et l'entrée dans leurs vies d'un homme aux ­manières délicates, qui allait tout ­bouleverser...

Un vrai bonheur que ce film pour les amateurs d’Ozu et d’un cinéma paisible qui parle avec un brin de poésie des vraies questions : L’amour, le temps qui passe, les temps qui changent…

Un récit en flash-back, qui relie trois époques. L'histoire du Japon depuis les années 30 raconté à travers des événements domestiques. Les exactions de l'armée impériale lors du sac de Nankin, l'enthousiasme au moment de la déclaration de guerre aux Etats-Unis, les bombardements dévastateurs sur Tokyo : tout est vu depuis le salon et le jardin, aux couleurs si intenses qu'elles paraissent artificielles. Aux souvenirs un peu trop enjolivés, sinon fantasmés, de Taki, son petit-­neveu oppose la réalité d'une époque et d'une société dures aux femmes, aux pauvres et aux idéalistes. Et l'émotion ne cesse d'amplifier dans ce beau portrait d'une héroïne modeste, hantée toute sa vie par le remords de sa trahison.

Un belle fin qui ne fait qu'aviver les regrets...

12:25 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)