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08/09/2003

Allende

Merci Jean-Charles de nous rappeler une date importante :

Il y a 30 ans, le 11 septembre disparaissait Salvador Allende dans un coup d'état crapuleux.  Pinochet et ses sbires envahissaient le palais de la Moneda et tuaient le président démocratiquement élu. (Les auteurs du coup n'étaient pas tous chiliens, l'argent des camionneurs venait du nord) On remplissait les stades. Une chape de plomb s’abattait sur le Chili. J’espère que ce 11 septembre 2003 sera l’occasion d’en parler plus que d’habitude.

"Nous sommes devant un véritable conflit frontal entre les grandes corporations trans-nationales et les états. Ceux-ci apparaissent confrontés dans leurs décisions fondamentales -politiques, économiques et militaires- à des organisations globales qui ne dépendent d’aucun état et qui pour la totalité de leurs activités ne répondent ni moralement ni fiscalement à aucun parlement, à aucune institution représentative des intérêts collectifs. En un mot, c’est toute la structure politique du monde qui est minée.


Salvador Allende, Assemblée Générale de l'ONU, 5 decembre 1972

Trente ans plus tard: O combien vrai ! Le déficit démocratique s'accroît.

Le 11, je vais envoyer la version espagnole à mon ami Dag von Ungern, chilien qui vit aujourd'hui au Brésil et qui, ce jour sinistre, travaillait avec moi, à Genève pour la Société Générale pour l'Industrie.

La mondialisation, c'est un des thèmes du roman que j'ai en tête. Pas facile... En écrivant les cent premières pages, je me disais bien que toutes ces bonnes idées de roman ne se traduisait pas vraiment en un bon roman... Diagnostic confirmé par Raymonde, ma lectrice number one: "C'est le moins bon des textes que tu as écrit." Allons bon... le moins bon... Vraiment ?... Bien... T'es sûre ?... Bon d'accord ! Je crois bien qu'il va falloir sur le métier remettre mon ouvrage... Pfuuuttt...

A moins que je ne me reconvertisse dans la collection des boules à neige. Xavier m'a envoyé un pointeur sur un site rigolo. où j'ai même retrouvé mon canard acheté une piastre au Québec chez Canadian Tyres et que je n'ai pas osé offrir comme prévu... Alors si quelqu'un est intéressé... Pour les motvalises, voir le site et une chronique d'août.

Nouvelle de la science:
Une expédition composée de 19 scientifiques, étudiants, géomètres experts et guides va effectuer  une nouvelle mission de mesures au sommet du Mont-Blanc qui a lui aussi souffert de la canicule. Entre autre but, ils veulent  savoir si le Mont-Blanc, qui bouge tous les ans de 2 ou 3 millimètres, se rapproche de l'Italie ou de la France. Question sérieuse s'il en est. J'ai peur que la réponse soit : ça dépend des années. Je dis ça parce que ma mère avait appris que le Mont-Blanc mesurait 4810 mètres, c'était dans les années trente. Après la guerre, il mesurait 4807 mètres et aujourd'hui, il mesure à nouveau 4810 mètres et quarante centimètres. Si j'avais su, j'aurais fait géomètre.

J’ai parlé dans une chronique d’août de pollupostage utilisé pour spam et je découvre, à ma grande surprise, que le dico propose pourriel, toujours issu du Québec. OK: le pollupostage est l’action de souiller votre boite à lettre de pourriels. Ça marche le vocabulaire informatique, c'est plein de nouveaux mots :  configurer, défragmenter, désinstaller, décompresser, customiser. Pour Business Intelligence toujours rien... à croire que personne n'en veut.

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01/09/2003

Matelas

Archivage des pages de juillet-Aout. Et je continue avec... des ratons laveurs.

3, 1 % de croissance aux Etats-Unis. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Bonne si on se dit que l’économie mondiale va peut-être suivre et se relever. Mauvaise si on songe que nos amis de là-bas, qui consomment déjà un gros morceau du gâteau, vont en ingurgiter un peu plus et… polluer plus. Mauvaise quand on sait qu’au même moment ils assouplissent les contrôles de pollution ce qui leur permettra de rejeter plus de déchets toxiques de leurs générateurs au fuel et au charbon, sous l’infâme prétexte d’améliorer/moderniser leur réseau électrique pourri. Mauvaise si on pense que cela pourrait renforcer la politique hégémonique des US et la réélection de GWB. Mauvaise. Mauvaise. Mauvaise.

N’empêche que, il y en a certains qui vont s’offrir une chaise de jardin qui fait chaîne hi-fi, ou un casque qui vibre avec l’intensité de la musique, ou encore un caméscope de poche, un autoradio enregistreur, une veste de cycliste qui fait GPS, un GPS qui fait vélo moteur, un magnétoscope à disque dur et tourniquette… Ce ne sont quelques uns des gadgets recopiés vite fait dans l'article qui annonce leur présentation à l’IFA de Berlin. 370'000 visiteurs prévus.

Décidément, c’est dur de renouveler le genre. Georges Perec et Boris Vian ne sont pas morts. On se rappelle de la complainte du progrès. Le bonheur nouveau selon Boris :

Viens m'embrasser... Et je te donnerai ! Un frigidaire. Un joli scooter. Un atomixer et un Dunlopillo ** Une cuisinière avec un four en verre, des tas de couverts et des pell' à gâteaux. Une tourniquette pour fair' la vinaigrette. Un bel aérateur pour bouffer les odeurs Un pistolet à gaufres. Un avion pour deux…

et nous serons heureux

Puis, la scène de ménage nouvelle formule :

Excuse-toi ou je reprends tout ça : Mon frigidaire. Mon armoire à cuillères. Mon évier en fer et mon poêl' à mazout Mon cire-godasses. Mon repasse-limaces. Mon tabouret à glace et mon chasse-filou La tourniquette. Le ratatine-ordures et le coupe-friture

Enfin la séparation :

Et si la belle, se montre encore rebelle on la fiche dehors pour confier son sort Au frigidaire. A l'efface-poussière. A la cuisinière. Au lit qu'est toujours fait. Au chauffe-savates. Au canon à patates. A l'éventre-tomates. A l'écorche-poulet

Quant aux héros de Perec, eux aussi sont en quête de bonheur :
" Les choses, ce roman sociologique, n'est pourtant pas une critique de la société de consommation mais plutôt une réflexion sur le bonheur tel que l'occident le conçoit de façon un peu matérielle, voire matérialiste." J'aime bien le "Un peu matériel"
Pendant quatre ans, peut-être plus, ils explorèrent, interviewèrent, analysèrent. Pourquoi les aspirateurs-traîneaux se vendent-ils si mal ? Que pense-t-on, dans les milieux de modeste extraction, de la chicorée ? Aime-t-on la purée toute faite, et pourquoi ? Parce qu'elle est légère ? Parce qu'elle est onctueuse ? Parce qu'elle est si facile à faire : un geste et hop ? Trouve-t-on vraiment que les voitures d'enfants sont chères ? N'est-on pas toujours prêt à faire un sacrifice pour le confort des petits ? Comment votera la Française ? Aime-t-on le fromage en tube ? Est-on pour ou contre les transports en commun ? A quoi fait-on d'abord attention en mangeant un yaourt : à la couleur ? à la consistance ? au goût ? au parfum naturel ? Lisez-vous beaucoup, un peu, pas du tout ? Allez-vous au restaurant ? Aimeriez-vous, madame, donner en location votre chambre à un Noir ? Que pense-t-on, franchement, de la retraite des vieux ? Que pense la jeunesse ? Que pensent les cadres ? Que pense la femme de trente ans ? Que pensez-vous des vacances ? Où passez-vous vos vacances ? Aimez-vous les plats surgelés ? Combien pensez-vous que ça coûte un briquet comme ça ? Quelles qualités demandez-vous à votre matelas ** ? Pouvez-vous me décrire un homme qui aime les pâtes ? Que pensez-vous de votre machine à laver ? Est-ce que vous en êtes satisfaite ? Est-ce qu'elle ne mousse pas trop ? Est-ce qu'elle lave bien ? Est-ce qu'elle déchire le linge ? Est-ce qu'elle sèche le linge ? Est-ce que vous préféreriez une machine à laver qui sécherait votre linge aussi ? Et la sécurité à la mine, est-elle bien faite, ou pas assez selon vous ? (Faire parler le sujet : demandez-lui de raconter des exemples personnels ; des choses qu'il a vues ; est-ce qu'il a déjà été blessé lui-même ? comment ça s'est passé ? Et son fils, est-ce qu'il sera mineur comme son père, ou bien quoi ?)
Il y eut la lessive, le linge qui sèche, le repassage. Le gaz, l'électricité, le téléphone. Les enfants. Les vêtements et les sous-vêtements. La moutarde. Les soupes en sachet, les soupes en boîte. Les cheveux : comment les laver, comment les teindre, comment les faire tenir, comment les faire briller. Les étudiants, les ongles, les sirops pour la toux, les machines à écrire, les engrais, les tracteurs, les loisirs, les cadeaux, la papeterie, le blanc, la politique, les autoroutes, les boissons alcoolisées, les eaux minérales, les fromages et les conserves, les lampes et les rideaux, les assurances, le jardinage.

Rien de ce qui était humain ne leur fut étranger.

Que dire après cette touche finale, sinon que depuis les années soixante, on a guère fait de progrès si l’on excepte, bien sur, la montre-bracelet qui fait disque dur et téléphone et agenda et appareil photo et chaise-longue et vélo de course et sous-tasse, feu-follet, vache de ferme, ferme ta g...

Le mot du jour: Matelas de l'italien materasso, grand coussin, venant de l'arabe
matrah, tapis coussin, de taraha, jeter (sur le sol). Ce qui rappelle les matelas à tout faire d'un certain tour dans le Haut-Atlas. Atlas, atlas atlas les montagnards sont las. Quand au Dunlopillo de Boris, allez faire un tour sur leur site. J'ai bien aimé leur logo qui nous ramène, un peu, aux deux oeuvres sus-mentionnées.

09:45 Publié dans Historique | Lien permanent | Commentaires (0)

25/08/2003

Bouriatie

Certains lecteurs se plaignent : selon eux, je n’écrirai plus assez souvent.
Ils ont raison, je me disperse. J’écris tout azimut et ne fais rien de bon.

Revenons sur le monde et sa science la plus descriptive : la géographie.

Il y a un mois déjà, je vous parlais de la Gagaouzie et de nos amis transinitriens qui veulent entrer dans l’Europe. Aujourd’hui, je veux vous parler de Tchinguis Chagdourov qui a abandonné son métier d'informaticien et son village natal près d’Oulan-Oudé, la capitale. Il se consacre désormais à la prière dans le Datsan (temple) d'Ivolga, le centre spirituel du bouddhisme russe. Dans la république sibérienne de Bouriatie, le bouddhisme connaît un nouvel épanouissement.  Des milliers de fidèles viennent chaque année s'incliner devant les sanctuaires du Datsan d'Ivolga, à une trentaine de kilomètres d'Oulan-Oudé. 

Je sais pas vous, mais moi c’est le genre de nouvelle qui me laisse méditatif.

Heureusement que Tchinguis, un bouriate de 24 ans, robe bordeaux et baskets, un chapelet à la main, ajoute : « J'ai trouvé le calme, et la sagesse des lamas m'a montré le chemin de la liberté » La Bouriatie, pour ceux qui l’ignoreraient est en haut à gauche, à côté de la Mongolie.
 
Le bouddhisme bouriate est de tendance petit véhicule, ce qui ne veut pas dire qu’il circule en Smart mais qu’il est originaire du Tibet. Dans le monastère d’Ivolga on donne des cours de peinture bouddhique, de philosophie, de tibétain (la langue des prières) et d'ancien mongol. Ceci attire chaque année des centaines de jeunes obligés de passer une sélection très stricte. Ils doivent rédiger une note de synthèse bouddhique sur des sujets variés qui vont de l’éveil de la voie de droite à celle de gauche en passant par le milieu.

S’il réussissent, ils devienne fonctionnaires bouddhistes et passent ensuite leur vie à rédiger, à la main, des cartes de Bouriatie. Les plus sages iront jusqu’à donner le chemin d’Oulan-Bator,de Lhassa ou même du Nirvana qui est un secret jalousement gardé par les lamas. Le Nirvana est presque aussi bien gardé que le plateau à thé en argent que Vladimir Poutine a offert en 1991 aux moines tout confus de remerciements soviéto-bouriates et bouddhico-lamentable.

Vous voulez savoir comment je sais tout ça. Faites comme moi :
 
Lisez le "courrier d’Oulan-Oudé".
 
Dans cet hebdromadaire, il ne se passe guère de semaine sans qu’on parle du renouveau du bouddhisme bouriate.

Le mot du jour: Géographie éthymologie facile de Gé, écriture et Graph, terre.

Le Géographe écrit la terre. Le Géomètre écrit des vers et le Géostationaire écrit toujours au même endroit. A ce propos, faites moi penser de vous parler de l'architecture géobiologique, des veines d'eau et des cheminées cosmo-tellurriques. Un sujet passionnant que j'ai découvert ce week-end dans "la gazette de l'architecture bouriate."

11:25 Publié dans Historique | Lien permanent | Commentaires (0)

18/08/2003

Google

Vialatte, maître Vialatte, disait : « Je me présente: Vialatte, écrivain notoirement méconnu. »

Ses derniers mots pour une dernière (901 ième) chronique de la Montagne avant de partir
en salle d'opération dont il ne reviendra que pour quelques heures :

On imagine généralement (parce que c’est vrai) que l’homme est un quinquagénaire en train de promener son chien sur le boulevard Arago à l’heure où les étoiles s’allument et de regarder le Baudrier d’Orion avec un faux air d’innocence tandis que son caniche souille le marbre du seuil d’un immeuble résidentiel. C’est une vision photographique de l’homme. Le docteur O’Grady, de Maurois, en avait une vision chimique. Il estimait que l’homme se composait en gros de deux seaux d’eau, de quelques bribes d’autres ingrédients, et de très peu de fer (même pas de quoi faire un clou). Ce qui ramenait les chagrins d’amour…

On est tenté de continuer : Ce qui ramenait les chagrins d’amours… à quelques gouttes de larmes parsemées de deux ou trois douzaines d’atomes de chlorure de sodium. Ce qui réduisait les coups de foudre à la circulation d’une poignée de molécules neuro-transmettrices dans l'océan d'un cerveau aqueux. Bien sûr, la vraie vision de l’homme n’est ni photographique, ni chimique, elle est spirituelle et religieuse, comme le disent si justement les proverbes bantous : "Le poisson connaît les rêves de l’eau qui dort." et "L'homme sait perdre son regard dans un ciel étoilé. Il s'assoit au bord de la rivière et en rêvant il vide à petites gorgées une calebasse d’alcool de palmes ."

Excusez ce crime d'écriture posthume, c'était bien mieux de finir sur l'amour...

Quelques autre proverbes bantous et vialattiens :
Il n'y a pas de bas morceaux dans le gros ethnologue.
Ne pile pas ton mil avec une banane mûre.
Qui rit sous l'okoumé, pleure sous l'acajou.
On peut voir les pensées de l'homme chauve. (c’est vrai !)
Une question bantoue fondamentale: Si ta barbe et celle de ton beau-père se mettent à
flamber en même temps, laquelle éteins-tu la première ?
...et ce bijou de la culture bantoue :
C'est se conduire en rékéké que d'étouffer le roukoukou dans sa coquille.

Encore du Viallate sur l'homme :

Quoi qu'il en soit, l'homme ne paraît jamais plus beau que quand il emploie en même temps son coeur, son corps et son esprit dans quelque entreprise difficile. C'est pourquoi j'aime tant les marins, et pas tellement les cosmonautes : le cosmonaute est à peu près passif. Il est étrange que le progrès de l'humanité aille au rebours du progrès des hommes. Que le type humain le plus beau soit celui d'avant le progrès. Le progrès se fait-il donc contre l'homme ? »

Vaste question. Sans transition (ou presque) quelques sites dignes d'intérêt :

http://acrimed.samizdat.net/index.php3
http://rezo.net
http://www.menteur.com/leblog.html Le joueb du menteur

Si on cherche « Vialatte Perino » sous Google, on obtient ce Joueb, ce qui est normal, la librairie Ferraguti et le site de Zazieweb ce qui est flatteur et... la fédération française d’athlétisme, ce qui est bizarre.

 

08/08/2003

Internaute

Oui, comme le fait remarquer un subtil lecteur qui découvre Vialatte: il n’y a pas d’H à Natalie, même si le contrôleur orthographique en veut absolument un. En plus, j’arrive même plus à retrouver cette foutue chronique parmi les 980 de la Montagne. Vivement les livres électroniques !

On arrête pas de s’étonner des progrès du progrès :

En 1982 la mémoire centrale moyenne d’un ordinateur était 2'000 plus petite qu’en 2002
En 1982 le processeur (le cœur de l’ordinateur) était 10’000 fois plus lent qu’en 2002
En 1982 Le disque dur moyen était 22'000 fois plus petit et 3 fois plus cher qu’en 2002

Plus spectaculaire encore : en 1953, une femme dépensait en moyenne 1.512 calories par jour par ses activités physiques, contre 556 aujourd'hui. A l'opposé, la femme de 2002 absorbe 2.147 calories par jour, contre 1.818 à l'époque.

Une devise (entendue par Catherine sur France Inter) : Femme au plumeau, mieux dans sa peau.

Ceux qui ont déjà regardé la télé aux US savent qu’il est très difficile de savoir si on regardait une pub depuis une demi-heure ou si on regardait une fiction. Pour tout simplifier, ils ont décidé d’entrecouper les pubs de petites fictions d’une minute. Je souhaite leur soumettre ce scénario d'interlude minable et minimaliste :

Interlude/interpub : Il a passé ses années de collège dans un internat. Puis, il a fait des études de médecine, c’était lui l’interne qui surfait toute la nuit sur Internet. A l’hôpital, on l’appelait l’Internaute, forcément. Progressivement, il a perdu la boule, il se prenait tantôt pour un international de foot, tantôt pour un intermittent du spectacle. On a fini par l’interner dans l’intérêt des familles. Depuis, plus rien ne l’intéresse, il écoute France-Inter inter-minablement.

Internaute : Navigateur de la toile. Naute (cosmo-,astro-) du latin navis qui vient du grec nautos, comme d’hab. (Les romains confondaient le U et les V, les italiens modernes confondent les U et les OU (oune internaoute). Les anglais les W et les OU, ex: le oueb)

Donc comme nautique, navigateur, navire, et même nef (d’autres peuples confondent les F et les V.  ex: c'est pien frai ça: ce nafire a une belle nef).