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18/07/2013

Madame K

Madame K

Vincent Clergironnet

 

 

 



Dans le monde de Madame K (qu'à peur de tout) , il suffit que l’on ait peur d’une chose pour que cette chose se produise. Or, Madame k a justement peur d’une foule de choses... Sa vie est donc un authentique cauchemar.

Comment parviendra-t-elle à se libérer de ses peurs et de l’emprise de Monsieur Vitupère, le boucher de la rue Meurtôt? Quel véritable pouvoir y gagnera-t-elle ?

On en ressort pas totalement convaincu malgré de très bonnes idées de mise en scène et une machinerie superbe à démonter tous les jours, festival oblige. C'est pas nul, non. De très bonne choses mais c'est pas top non plus. Le texte est un peu faible. Et que vient donc faire ce petit chaperon rouge un peu alambiqué au début. Pas compris.

Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la Culture

WOODY ALLEN

Metteur en scène : Olivier Labiche

Interprète(s) : Hélène Poulain, Jean-Michel Boch, Michel Robin, Jacques Rebouillat
 
Certes Woody est un génie mais il ne se foule pas toujours la rate. Pour la pièce, c'est pareil. Sympa mais un peu faible à l'image de ces aphorismes alleniens qu'on a déjà lus cent fois.

Bon, les acteurs font un bel effort pour nous faire rire et ils y réussissent assez souvent. La partie de Gin-rami avec la mort est très drôle.

Le Tigre bleu de l'Euphrate

Laurent Gaudé

Interprète(s) : Yannick Laurent, Yi-Ping Yang

Laurent Gaudé retrace le voyage du plus grand conquérant de l'Histoire, Alexandre le Grand, parti de Grèce pour arriver jusqu'en Inde. Un comédien et une percussionniste nous guident à travers cette épopée sublime.

Gaudé c'est "Le soleil des Scorta", "La mort du roi Tsongor". C'est un style assez grandiose. Perso, je trouve ça un peu rébarbatif, disons, roboratif mais, après avoir écouté Le soleil des Scorta sur CD dans la voiture, dit par un bon comédien, cela peut passer me disais-je en entrant.

Le comédien est pourtant très très bon. Il nous rend un Alexandre très convaincant, il se défonce vraiment sur scène pour faire vivre une des plus grande épopée de l'histoire... La musique-spectacle percussionante de la belle Yi-Ping Yang ajoute un peu de diversion au risque de monotonie. J'avoue que je ne sais pas ce qui cloche, à part peut-être le texte de Gaudé trop roboratif, pas assez leger pour mon estomac délicat.

Bref, une 4ième journée un poil décevante. On va donc devoir revenir chez Pierre et Aleth... s'ils nous acceptent un quatrième fois dans leur belle maison.

17/07/2013

La Mouette

PIERRE RICHARD III

Pierre Richard
Christophe Duthuron


Éternel distrait, faux maladroit, tendre clown, Pierre Richard livre sur scène avec humour les plus savoureux moments de sa vie d’artiste. Il danse entre les images du passé et ses souvenirs d’aujourd’hui. Il évoque La Chèvre, Le Grand Blond, Les Fugitifs, Le Coup du parapluie… Il raconte les rencontres, les accidents, les gaffes.

En général, je m'abstiens pour ce genre de spectacle grand public. Mais Pierre Richard est un type que l'on aimerait bien avoir pour ami. Un bonhomme qui n'a pas pris la grosse tête malgré le succès. Une mise en scène aux petits oignons par son ami (ce ne peut être qu'un ami) Duthuron. Pierre est une sorte d'anti Depardiou. Il décrit d'ailleurs très bien comment il a plus ou moins réussi à dompter le fauve en prenant quelques risques pour son estomac et sa santé. Une heure et quart de bonheur.

La manière dont il raconte ses débuts dans Macbeth est absolument drole.

La mouette

Anton Tchekhov

Théâtre Côté Cour
Interprète(s) : Laura Melinand, Alexis Moncorgé, Jérémie Loiseau, Laure Hennequart, Julien Jovelin, Michel Danjou, Hélène Zidi-Chéruy
Metteur en scène : Hélène Zidi-Chéruy
Assistant à la mise en scène : Raphael Haberberg

"Pour le bonheur d'être écrivain ou actrice, je pourrais supporter la désillusion, la haine de mes amis, je serais prête à dormir dans la rue, manger n’importe quoi, mais en échange j’exigerais la gloire, la vraie, la célébrité!"

Cette mouette nous propose un éclairage moderne sur cette chronique familiale où tout est mélangé,le profond et l'insignifiant, le sublime et le ridicule et nous invite à nous interroger sur le métier d’artiste, la célébrité, ses espoirs comme ses désillusions.

On l'avait raté en 2012 (celle-ci). C'est réparé. Une mise en scène moderne mais pas trop, une interprétation jeune et excellente qui nous sauve de l'ennui que peut provoquer une Mouette un peu trop "russe" et intello.

Danser Baudelaire...

Bruno Niver

Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Hugo, Desnos, Niver... : les paroles des poètes se mélangent, tout comme se mélangent les arts: danse, théâtre, musique, vidéo, calligraphie...

En lisant le papier distribué à l'entrée, on s'est dit: "Flute, encore raté. Un truc intello à souhait... On aurait mieux fait de voir "L'affaire Callas", même théatre. Et puis non. Certe l'interprètation de Bruno Niver est prétentieuse et il en profite pour nous glisser ses poèmes entre Baudelaire et Rimbault. Mais son interprètation est aussi très limpide, les dessins au sable rétro projetés son magnifique. La danse aurait mérité un second danseur ou danseuse. 
 
On ne s'ennuie pas une seconde. Un bon moment de poésie. Faudrait songer à améliorer le papier à l'entrée, à moins que son côté rébarbatif ne soit voulu... Quand on craint le pire, le bon devient excellent.

16/07/2013

Docteur Glas

Docteur Glas

Hjalmar Söderberg
Sofia Maria Efraimsson, John Paval

Metteur en scène : Hélène Darche

Si le droit d'aimer était un droit de l'homme, jusqu'où doit-on aller pour le defendre? Stockholm, 1905. Docteur Glas mène une vie aisée au sein de la bonne bourgeoisie de Stockholm, jusqu'au jour où Helga, la belle jeune femme du vieux Pasteur Gregorius, vient lui confier un secret qui changera à tout jamais leurs deux vies. Jusqu'où va-t-il aller pour l'aider?

Une histoire si émouvante et provocante qu'elle est devenue un classique de la littérature du Nord.

L'interprétation des deux comédiens est magistrale. Un bijou ! Dit la presse. Et la presse a raison. John Paval est extraordinaire, très grand acteur. L'actrice est suèdoise, jolie et très bonne.

Un seul bémol, le Stockolm du début du XXième, quel ennui !

La nuit des reines

de Michel HEIM

Interprète(s) : Gwenda GUTHWASSER, Franck ISOART, Renato NASI, Guillaume LUCAS et  Michel HEIM en reine Elisabeth.
Metteur en scène : Jean-Pierre ROUVELLAT

Treize ans après sa création La Nuit des Reines revient en Avignon dans sa version originelle par Les Amis de Monsieur qui l’ont créée. Revoici donc Henri III toujours amoureux de sa sœur, la Reine Margot, et aux prises avec sa mère, Catherine de Médicis qui veut le marier à Elisabeth Ier d’Angleterre, la Reine vierge. Et revoici le Duc de Buckingham dont le charme ambigu vient pimenter l’affaire.

On se marre, on se bidonne, on rit du début à la fin. Le mélange d'alexandrins, de références et clins d'oeil multiples (on en rate sans doute beaucoup) et de coups sous la ceinture et hillarant. A rembourser par la sécu !

Un regret (et une  chance), ne pas avoir encore vu, La nuit des dupes et son dernier opus L'émule du pape.

The Blues Brothers american show

Après le fabuleux film "THE BLUES BROTHERS", les Eight Killers en donnent la suite sur scène en costumes, lunettes et chapeaux noirs. Les chansons comme les gags se succèdent à un rythme effréné, passant de "Every body needs..." à Carmen. Les Eight Killers chantent, dansent, font des sauts périlleux, explosent leur guitare, se battent aux pistolets...
Rock n'roll et très... américain

Un petit regret, ne pas avoir tenté "Beethoven ce gitan" à la même heure.

18/07/2012

Avignon 3

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1200 spectacles au OFF d'Avignon

et

un catalogue parfait

pour s'y retrouver.

Enfin,il y faut un peu de conseil, un peu d'argent (si on en voit beaucoup) et un peu de chance dans la jungle des réservations.

Troisième jour, deux piéces... de choix.

Pourquoi j’ai mangé mon père

A la condition des Soies

Tiré du célèbre roman de Roy Lewis, ce spectacle solo est drôle et époustouflant. Il retrace les joyeuses tribulations d'une famille de pithécanthropes philosophiques... Vous croiserez le chef de tribu, Edouard, génial inventeur qui part chercher le feu sur un volcan, impose des règles de vie en société, dirige une production de silex. L'oncle Vania, fidèle gardien des traditions millénaires (et sa célèbre formule "back to the trees !") et le fils Ernest, un artiste rêveur et imaginatif mais dépassé par les trouvailles de son père... 

A travers les relations d'un père et de son fils, ce best seller de Roy Lewis revisite la transmission du savoir, l'écologie, le rôle de la femme et de la famille, et l'éternel combat entre progressistes et réactionnaires. Une fresque grandiose peinte par un seul homme doué d’une expressivité hors du commun.

Solo ahurissant de Damien Ricour 
Mise en scène : Patrick Laval

Ne vous fiez pas trop à la vidéo.

THN-LES-ORANGES-22-320x479.jpgLes Oranges au Petit Louvre 

À Alger, un homme seul à son balcon regarde la mer et les gamins qui jouent au foot. Entre la balle tirée par un soldat français lors de la prise d’Alger et les oranges fruits du bonheur et de la paix, sa pensée chemine à travers l’histoire de l’Algérie depuis 1830 : la colonisation, la guerre d’indépendance, le FLN, la montée du terrorisme islamiste, le chaos, la mort.

Sans relâche, le narrateur, amusé, passionné, laisse filtrer l’espoir dans tous les méandres du récit. Une épopée haute en couleur qui retrace les déchirures, les errements, les espoirs du peuple algérien, son lent et difficile parcours vers la liberté.

Deux interprètes (Azeddine Benamara et Mounya Boudiaf) de grande qualité pour un texte très poétique et très fort de Aziz Chouaki.

17/07/2012

Avignon 2

Les-Pieds-Tanques.jpgLes pieds tanqués

Avec : Soufiane Belmouden,

Philippe Chuyen (l’auteur),

Gérard Dubouche,

Thierry Paul et

à l’accordéon jean-Louis Todisco. 

Tout commence par une banale partie de pétanque… normal on est à Avignon au boulodrome de l’île Piot sous le pont Daladier. Rapidement les invectives fusent, les mots sortent et les mémoires  et les idées s’entrechoquent.

Un texte profond, sensible et nerveux qui secoue nos consciences. Un spectacle d’une grande humanité qui nous interroge et dans lequel la gravité des propos n’exclut pas l’humour. Un spectacle sur nos racines, sur « hier » pour nous aider à construire un présent vivable ici ou ailleurs. On se sent tous concernés.

A la fin du spectacle on n’a pas envie de les quitter, on a envie de sortir ses boules et de continuer la partie avec eux. L’auteur et les acteurs nous offrent le rosé de l’amitié.

Les invisibles au théâtre du Chêne Noir

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Après le décès de sa mère, Martin cherche son père dans un foyer pour vieux travailleurs venus d’Afrique du Nord. Il y découvre cinq Chibanis (anciens en arabe et aussi ça) usés par le temps et les mensonges. Ainsi qu’un pan de son histoire personnelle qui se confond avec l’Histoire de France.

Ils sont arrivés avec leurs rêves de réussite, laissant souvent « au pays » une femme et des enfants qu’ils ne revoient que l’été lorsqu’ils deviennent « les milliardaires de juillet-août ».

Les années sont passées, ils sont vieux, usés, leurs bras ne servent plus ce pays d’accueil dans lequel ils sont devenus des prisonniers volontaires. Invisibles pour une administration française qui tarde voire même refuse de reconnaître leurs droits à la retraite. Invisibles enfin de l’autre côté de la Méditerranée dans ce pays qui n’est plus le leur, auprès d’enfants qui ne les reconnaissent plus…

Nasser Djemaï a eu la belle idée de leur redonner une voix, un visage, une histoire à travers la quête d’un fils trentenaire, né d’un couple mixte qui part à la recherche de ce père inconnu. Martin, c’est un peu la France d’aujourd’hui, celle qui a oublié ce qu’elle doit à ces vieillards aux cheveux blancs qui ont fatigué leur carcasse sur les chantiers de l’hexagone.

La mise en scène nous plonge dans un univers qui tourne au ralenti, comme les heures longues et monotones qui égrènent la vie de ces hommes sans âge.

 Le violon dingue fait son cinéma au théatre des remparts.


LE VIOLON DINGUE FAIT SON CINÉMA À AVIGNON par melodimage

Il manquait beaucoup de choses, au moins Nino Rota, Fellini, la Strada et surtout 8 et demi :