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19/07/2019

Avignon OFF 2019 - J1

Le festival d’Avignon. Les deux festivals, le IN et le OFF. 1596 spectacles dans le OFF cette année. Le record bien sûr battu à chaque fois. Une chaleur accablante, une course pour les places, une quête des « bonnes » pièces, celles qu’il faut voir absolument. Les complets et les listes d’attente. La foule dès 10 heures du matin jusqu’à tard le soir…

Bref si votre patron vous envoyait à Avignon en juillet avec pour mission de voir 3 ou 4 spectacles par jour en essayant si possible de voir des bons, j’en connais beaucoup qui refuserait cette travail harassant. Les syndicats s’en mêleraient en parlant de pénibilité. Des gilets jaunes viendraient manifester devant une telle prétention de l’élite cultivée.

Et pourtant, il y a des milliers de personnes pour accepter le job. Catherine et moi en faisions parti cette année pour la 6 ou 7ième fois. On a baissé notre rythme. Pas plus de 3 pièces par jour (On en a eu vu 5 certaines fois). Une organisation parfaite. Pratiquement tous les spectacles réservés à l’avance. Un programme concocté par Catherine, digne d’un emploi du temps scolaire avec du noir, du bleu (les pièces), du vert (les théatres) et du rouge (les heures)  

Arrivée le vendredi au camping de Bagatelle avec installation du camping-car en deux temps, prise des cartes du OFF, quelques changements de dernière minute et deux pièces :

L’école des femmes

au Corps saints

De 15h15 à 16h46

Du 4 au 28 juillet à 15h15
Relâches les lundis 8, 15 et 22 Juillet

Avant-première le 4 (PAF festival)

Mise en scène : Gilles Droulez,
Scénographie : Patrice Balandreaud, costumes : Prêle Barthod, regard extérieur: Marie Démon
Avec Laurent Andary, Fanny Corbasson, Gilles Droulez, Pauline Tanca, François Tantot

Être cocu, certainement pas. Rire des histoires des autres, avec joie ! Mais être raillé, hors de question. Arnolphe a élaboré sa propre stratégie, secrètement, méthodiquement, et attend son heure de gloire : il fait élever la jeune Agnès, recueillie à l’âge de 4 ans, par deux valets stupides et à l’écart du monde, afin d’en faire sa femme, exemplaire, c’est à dire ignorante, soumise, docile, reconnaissante, dévouée, et par conséquent : fidèle.
Arnolphe est résolument plus intelligent et rusé que tous les hommes.
Il a tout prévu. Tout. Sauf Horace.
Adaptée pour 5 comédiens, cette Ecole des femmes prend le parti de la farce : rire de nous de mieux réfléchir… Car Molière nous livre ici un texte d’une stupéfiante actualité !

crepuscule.jpg

Le crépuscule – Présence pasteur

Lionel Courtot adapte et met en scène Les Chênes qu’on abat qui relate la dernière rencontre à Colombey entre de Gaulle et Malraux. Une joute verbale doublée d’une interrogation sur le destin de la France.

Incarné par deux acteurs d'exception : John Arnold et Phillipe Girard qui s’installent dans leur personnages par un jeu d’attitude : voutée et nerveuse pour le premier, altière et solennelle pour le second. Vertigineux !

14/07/2019

14 juillet

fernand-raynaud_17913.jpgNouvelles de l'homme et défilé militaire...

C'est le mois de la prise de la Bastille. La midinette devient martiale, le cœur de l'homme se sent républicain. La prison s'orne d'un drapeau neuf. Le 14 Juillet, comme son nom le laisse prévoir, est le vrai jour de la fête nationale. Il exalte dans le cœur de l'homme la passion du week-end et la haine des tyrans.

Dès le matin de nombreux accidents signalent sur les routes de banlieue une circulation enfiévrée. Les blessés jonchent l’asphalte aux carrefours importants. Des commerçants vêtus en officiers de marine se réunissent, armés de violons et de flageolets, dans les kiosques de forme turque, pour jouer l’hymne national.

L’homme s’assied sur un banc, les moustiques le dévorent. Le soir tombe. Des bombes éclatent dans le ciel. Des gerbes d’étoiles bleues emplissent le nuit de velours, des cataractes mordorées, des traces fauves, et tout est fini. Non, une étoile rose monte encore. Elle monte, elle monte. Jusqu’où n’ira-t-elle pas ? Non, elle s’éteint. Il n’y a plus que le ciel nu. Et puis crac ! c’est le bruit de la fusée. L’homme sursaute en rentre au logis.

Dires étonnants des astrologues, p.43-44.

et un numéro exceptionnel de Fernand Raynaud :

https://www.facebook.com/michele.mamzelle/videos/28631629...

12:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

30/06/2019

Neuch - Clairvaux

Neuchâtel – Clairvaux les lacs.

24 juin – Camping Paradis Plage.

Balade en vélo à Neuch

25 juin – Yverdon à vélo

26 juin – Les gorges de l’Areuse

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Chaleur étouffante heureusement ça descend et il y a de l’ombre.

27 juin – Du côté du lac de Bienne.

Toujours très chaud

28 Juin  Val de Travers – Pontarlier et Clairvaux

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Camping La Grisière au bord du lac. Rejoints par la Gaudillet.

29 juin – Balade à vélo – La Frasnée puis montée sur …

30 juin – Vélo du côté du lac de Vouglans puis retour par le lac de Ravilloles

23/06/2019

Boris

60 ans que Boris est mort. L'an prochain il aurait eu 100 ans. On ne l'a pas oublié et l'express republie sa nécro écrite par Jean Cau :

I-A17.jpgUn jour Boris Vian, prince d'un minuscule royaume n'a plus joué "de la trompinette".

Il était long comme un jour sans pain et pâle comme une endive. II s'appelait Boris Vian. Il avait des yeux bleus - si bleus qu'à la clarté du soleil on eût dit qu'il était aveugle - et cette tristesse étrange que "l'alchimie, selon Rimbaud, imprime aux grands fronts studieux". Il parlait d'une voix rapide, un peu zézayante. Il souriait. Il ne riait jamais et jamais il ne fut pris en flagrant délit de "sérieux". 

Il était sur ses gardes, l'ironie en alerte, le coq-à-l'âne prêt à jaillir, la fossette narquoise, toujours entouré de "copains" et de "filles" sur lesquels le regard bleu se posait parfois avec une insistance qu'on eût dite angoissée. Allait-il poser une question ? On accrochait ce regard soudain noyé, mais une plaisanterie, un "mot" affûté sifflait entre les lèvres. On riait. Ce long jeune homme était drôle, vraiment drôle tant il était sinistre... Comment était-il arrivé à Saint-Germain-des-Prés ? Comme une asperge. Très vite. En trois jours de l'immédiate après-guerre, Boris Vian était devenu un prince de ce minuscule royaume dont les frontières sont trois cafés et une église. Ancien élève de Centrale, ce titre - à force d'humour - lui allait comme un gant. Il le proclamait sans rire. Un père général, époux d'une mère en rupture de cornette, l'eût comblé. C'était là, prétendait-il, l'un de ses regrets.  

Il portait des chemises multicolores, des vestes extravagantes, des cravates phosphorescentes - toujours déguisé. "On est toujours déguisé, disait-il. Alors, autant se déguiser. De cette façon, on n'est plus déguisé..." 

Son premier roman, J'irai cracher sur vos tombes, il l'écrivit déguisé en Noir américain et se camoufla sous le pseudonyme de Vernon Sullivan. Érotisme, sadisme, whisky, mauvais goût.. Boris Vian se déchaîna. Il regardait son ombre - Vernon Sullivan - encaisser les injures, les éloges et se tailler une gloire qui se trompait de personnage. Quand on le qualifiait d'écrivain, il se déclarait trompettiste ; quand il secouait sa trompette pour l'égoutter comme une salade humide, il se déclarait journaliste, quand on lui demandait un article, il prétendait ne savoir écrire que des chansons. Toujours réfugié derrière ses masques, il glissait, il fuyait, il jouait. Essayez d'attraper un homme en sautant à pieds joints sur son ombre...  

"Je vais souffler dans la trompette !..."  

Des nuits entières, il soufflait, plus pâle, plus long, plus triste encore dans les caves enfumées dont la chaleur collait les cheveux au front des filles et énervait les garçons. Au "Tabou", au "Club Saint-Germain", on allait "écouter Vian", "boire un verre avec Vian", "discuter avec Vian". Il y avait là Gréco. Et Astruc. Et Gélin. Et Sartre. Et Camus. Et Annabel. Et tous ceux qu'on appelait "les existentialistes" et qui, paraît-il, ne se lavaient pas et lisaient L'Etre et le Néant à 4 heures du matin, entre deux entrechats et deux miaulements de clarinette. O légende, que de mensonges - au bord, à l'extrême bord d'être vrais - on a écrit en ton nom ! 

boris-vian1.jpgUn jour de moins

Un jour, Vian n'a plus joué "de la trompinette". On a dit qu'il avait une maladie de coeur. Il a commenté sa maladie en disant :  

"Chaque soufflée dans la trompinette et ça me fait un jour de moins."  

C'était il y a trois ans. Depuis, on avait oublié "la maladie de coeur de Boris Vian..." Elle aussi, il s'était arrangé pour qu'elle ne fût pas sérieuse et qu'on en parlât avec le détachement qu'un homme bien né met à parler des cataclysmes et de sa ruine un beau joueur. Il est mort à 39 ans en assistant à une projection du film tiré de son roman, J'irai cracher sur vos tombes. Il avait écrit d'autres livres : L'Écume des Jours, L'Arrache-CoeurL'Automne à Pékin. Il y disait que la vie est sinistre et joyeuse. Que ça brise l'âme de vivre et que le rire...  

"J'ai remarqué que ça ressemblait à une grimace."  

Que Boris Vian soit mort en assistant à une projection de J'irai cracher sur vos tombes, son plus mauvais livre, sa meilleure farce, comme c'est drôle, dites, comme c'est drôle. Que Boris Vian soit mort - pour ses amis, pour ses copains - si vous saviez comme c'est triste. 

 

17:28 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)

21/06/2019

Dji vou veu volti

Je suis super content d'avoir retrouver ce petit bijou de Benoît Féroumont.

Dji vou veu volti from Benoit Feroumont on Vimeo.