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20/07/2017

OFF 2017 J2

Pour commencer la journée...

spectacle_20417.jpgun excellent Rhinocéros à l'Essaïon

Spectacle tiré de la nouvelle publiée en 1957 et qui servit de canevas pour la pièce de théâtre.

"Un jour, dans la ville, apparaît un rhinocéros. Peu à peu, ils prolifèrent, et on comprend que ce sont les hommes eux-mêmes qui se transforment... 
Cette nouvelle à l’humour corrosif dépeint la naissance d’une terrible maladie qui nous guette tous: la rhinocérite. Uniformisation. Menace que font peser tous les conformismes"

Je n'avais pas un bon souvenir de la mise en scène vue jadis à la maison de la Kulture de Grenoble de la pièce. Dans le fond, je n'aime pas vraiment les grands spectacles et pour le coup cette interprétation par Stéphane Daurat fut un pur régal. Il joue tous les personnages de la nouvelle et l'absurde de la situation ne pèse pas trop. On rit même assez souvent. Un délice vous dis-je. A voir absulument.   

L'homme qui tua Don Quichotte au Roi René

spectacle_20511.jpgOublions le titre. Un autre seul en scène, en fait un presque seule en scène avec Deborah Lamy accompagné par un musicien. Ce spectacle est une merveilleuse entrée en matière dans une des œuvres les plus connue de la littérature. Cervantès écrit le tome 2 en donnant la plume à son héros. C'est cette histoire que nous raconte Deborah dans un décor minimaliste.

Une description très juste sur le site de la troupe: "Même si vous n’avez pas lu le second tome de Don Quichotte écrit par son auteur en raison du succès considérable du premier, vous entrerez aisément dans le récit proposé ici. Vous aurez le plaisir de réveiller votre mémoire en reconnaissant quelques-uns des épisodes les plus célèbres des aventures de Sancho Pança et de son maître à la triste figure : l’adoubement en chevalier de Quichotte par lui-même, ses déclarations d’amour à Dulcinée, l’autodafé par les paysans des livres qui lui tournent la tête, les moulins à vent pris pour des géants, et les troupeaux de moutons vus comme des armées menaçantes… Et puis vos hôtes seront : une comédienne, accompagnée du grand livre II, qui incarnera tous les personnages de cette épopée antichevaleresque, et un musicien qui jouera alternativement de la guitare ou du luth pour guider vos émotions. Vous accomplirez ce fascinant voyage dans la pénombre. Plateau noir, sol recouvert de sable noir lui aussi, ciel nocturne et changeant où vous apercevrez la planète Terre, les scintillements de la Voie lactée et le passage furtif d’une étoile filante. Régulièrement, des nappes de brume flotteront sur la scène, créant une mystérieuse atmosphère propice à renforcer les pouvoirs d’une conteuse experte en sortilèges.  

spectacle_20695.jpg3 actrices dont une – Théâtre Notre Dame

Quand 3 Actrices rassemblent les meilleurs et les pires moments de leurs vies théâtrales pour en faire un spectacle, ça donne une histoire drôle, absurde, cruelle et touchante. Un portrait grinçant et jubilatoire des coulisses du métier d’acteur. 
3 actrices, 30 personnages ! 
3 impertinentes du spectacle ! 

On est pas vraiment rentré dans cette histoire un peu brouillonne. Pourtant la salle rit aux mésaventures de ces actrices. On a un peu l'impression que l'on rit comme chez Cyril Hanouna. Dur-dur après les deux spectacles précédents. On va dire que c'est peut-être une question de génération. 

spectacle_19065.jpgLa liste de mes envies – 3 soleils

Encore un seul en scène tiré d'un roman à succès.

Jocelyne a 47 ans. Elle vit à Arras et mène une vie modeste entre sa mercerie, son mari, ses enfants et ses amies. Un jour, grâce à un billet de loterie pris par hasard, elle gagne le gros lot ! Elle décide de ne rien dire à son entourage de peur que cet argent ne détruise son bonheur fragile. Jocelyne commence alors à dresser des listes : liste de ses envies, ses besoins, ses folies.

C'est un homme, Frédéric Chevaux, qui joue le rôle de Jocelyne. Une interprétation toute en finesse dans un décor fait de tricotage. Troisième spectacle magnifique de la journée. Vive Avignon. Je crois que je devrais arrêter de jouer au Loto.

19/07/2017

OFF 2017 - J1

Arrivée au camping Bagatelle pour 3 nuits et 4 jours. On découvre que le lanterneau de la salle de bain s'est envolé sur l'autoroute. On met un parapluie à la place et on regarde la météo de samedi... et puis on prend les vélos...

Comme d'hab. on fait les cartes OFF à la mairie. 

spectacle_19656.jpgPremier spectacle à la LUNA : Les passagers de l'aube

C’est l’histoire d’un jeune et brillant neurochirurgien dont les certitudes vont voler en éclat. D’une polémique scientifique qui va mettre en danger sa carrière, l’estime de son meilleur ami et même la femme qu’il aime. D’une quête effrénée où vont s’affronter médecine occidentale et sagesses anciennes, cerveau et conscience, physique cartésienne et quantique. Là où la science peut rejoindre le spirituel. 

Très bien joué par 4 acteurs qui incarnent 7 personnages. Le rapprochement Sciences du cerveau et sagesse ancienne est un peu limite mais visiblement l'auteur s'est très bien documenté sur l'EMI- L’expérience de Mort Imminente et rend la chose plutôt crédible. Le rapprochement avec la physique quantique est plus hasardeuse, (qui sait ce qu'est vraiment la physique quantique ?) Disons que les métaphores sont plutôt moins faciles que ce que l'on entend ou lit ici ou là et qu'il fallait un certain courage pour s'attaquer à un sujet difficile.

Pour terminer sur une note résolument positive, cette pièce est superbement jouée par 4 acteurs dynamiques. La mise en scène est réussie. On passe un bon moment et si on a vécu de près une expérience d'EMI, on ressort sans doute ébranlé et ému. Sinon on apprend des choses et c'est déjà pas mal.  Un bon spectacle pour démarrer. Quoiqu'il en soit on va boire un coup, prendre le frais et parler théâtre chez Marie-Laure qui  un superbe appartement sur le théâtre Actuel 

spectacle_19137.jpgDans les yeux du ciel - au 11 Gilgamesh

Nour,(Lumière en arabe) femme de l’ombre, est le témoin insolite du printemps arabe imaginé par Rachid Benzine. 
Au milieu du désordre irrépressible qui s’est emparé de la rue, le spectacle s’ouvre sur les lignes d’un hall d’hôtel, deux fauteuils et la voix de Nour, improbable. 
Elle qui incarne tous les mensonges, les drames et les complexités de cette société qui se soulève, elle parle. De ces hommes de pouvoir qui la visitent en secret, de la rébellion qui emporte la rue et qui menace sa survie organisée dans l’ombre, de son ami homosexuel et blogueur enthousiaste de la révolution, de sa mère prostituée avant elle, de sa fille, de ce destin terrifiant qu’elle veut faire dérailler, elle parle à Dieu aussi. Et ce n’est pas pour lui passer de la pommade. 

Un seule en scène, très bien jouée par Marie-Sohna Condé. Un sujet un peu trop abordé selon moi (voir sur ce blog l'excellent film : Le Caire confidentiel)  C'est Marie-Laure qui a le mot juste: Un peu plombant. Oui,  ça manque d'air. Faudrait alléger. Pourquoi ne pas utiliser les panneaux lumineux pour passer des scènes des printemps arabes par exemple ?  

07/07/2017

Bullshit

photo.jpgEn écoutant Michel Rocard, je découvre un exposé de Neil Postman intitulé : “Bullshit and the Art of Crap -Detection” qu’on pourrait traduire par "Balivernes : l’art de détecter les conneries." Un exposé donné à une convention nationale des profs d’anglais le 18 novembre 1969 à Washington, D.C. Si vous lisez l’anglais suivez le lien. Sinon je vous en donne un tout petit aperçu.

Par facilité, je vais utiliser le mot anglais bullshit, littéralement "merde de taureau", qui veut dire conneries, âneries, bêtises, stupidités, balivernes, sornettes, fariboles, billevesées, bêtises, niaiseries, amphigouri, imbécillités, calembredaines, fadaises, absurdités, galimatias, coquecigrues (Rabelais), langue de bois, discours vides etc…

« Tous les gens sérieux comprennent que 90% de ce qu’on enseigne à l’école est inutilisable dans la pratique (…) Je dirais donc que l’art de détecter le Bullshit devrait prendre la première place. Je ne l’expliquerais pas plus mais j’aimerais que l’on soit d’accord sur le fait que les gens sont exposés à bien plus de « bullshit » qu’il n’est sain pour eux d’endurer et que si on pouvait les aider à reconnaître la chose ils pourraient l’éviter et revenir à une langue qui serait meilleure pour eux.

Normalement je n’aurais pas à introduire un tel sujet devant vous. Je vais pourtant expliquer la taxonomie* du « bullshit ». Il y en a énormément de variétés, je n’en mentionnerai que quelque unes et en expliquerai encore moins, je vais me concentrer sur celles qui ont une signification transcendante. Cette phrase est un bel exemple de Bullshit. Je ne sais pas ce que veut dire « signification transcendante » et encore moins ce qu’il signifie pour vous. J’avais juste besoin de termine ma phrase. Ceci est donc un exemple de style pompeux (pomposity) Le sous titre de cette conférence « Rêves et réalités » est une autre exemple de pompe. Je ne peux pas croire qu’un groupe de profs d’anglais puisse être familier avec ce qu’on appelle « réalité ». Très peu de gens sur la planète peuvent appeler « réalité » les sujets de discussion des profs d’anglais."

Après le style pompeux, Neil parle de Fanatisme, de Non-Sens (inanité) de Superstition… dans un style toujours amusant. Il énonce que la première source de Bullshit que nous devons surveiller c'est nous-même.

* La taxonomie est une branche de la biologie, qui a pour objet de décrire les organismes vivants et de les regrouper en entités appelées taxons afin de les identifier puis les nommer et enfin les classer.

Neil Postman (1931 - 2003) est un critique culturel et théoricien des médias américain connu du grand public pour son livre de 1985 au sujet de la télévision intitulé Amusing Ourselves to Death (« Se distraire à en mourir »). Il a enseigné pendant plus de quarante ans à l'université d'État de New YorkHumaniste, il pensait qu'aucune nouvelle technologie ne pouvait se substituer aux valeurs humaines.

30/06/2017

Bourgogne

Cinq jours de vélo en résidence au château de Sainte Colombe non loin du canal de Bourgogne. Visite de l’abbaye de Fontenay, du château Bussy-Rabutin et de Flavigny, le village des bonbons, balade à Avalon et à Vezelay le jeudi de pluie. Certains en vélo électrique, d’autres en vélo normal ou en voiture certains jours. Chacun comme il veut. Bonne ambiance et rigolades.

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04/06/2017

Cercueils

280px-Catrinas_2.jpgVous connaissez peut-être le Famadihana, le retournement des morts à Madagascar, une manière de leur procurer un second enterrement. Selon la philosophie malgache, les mânes des défunts ne rejoignent définitivement le monde des ancêtres qu'après la corruption complète du corps. Le rituel consiste à déterrer les os des ancêtres, à les envelopper cérémonieusement dans des tissus frais et à les promener en dansant autour de la tombe avant de les enterrer à nouveau. 

Vous avez entendu parler de l’importance du jour des morts au Méxique (photo)

Mais connaissez-vous la coutume des cercueils chez les Ga une peuplade du Ghana.

Les Ga fabriquent des cercueils personnalisés construits d’après le désir du mort. Ceci donne lieu à des œuvres souvent d’une grande richesse artistique. En 2010, une exposition a eu lieu au centre Pompidou. Ces cercueils sont souvent qualifiés de palanquins. Un palanquin est une couchette utilisée pour transporter quelqu’un souvent une personnalité. Très inconfortable à dos de chameau ou d'éléphant. Pas facile non plus sur un bouclier arverne.

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Quelques exemples de ces cercueils :

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Regula Tschumi (pour François Fillon ?):

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Avion, poulet, crabe

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Mon préféré par Kudjoe Affutu, le centre pompidou :

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Pour un grand pêcheur (un saumon pour Nanard SVP)

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Celui là, je le verrais bien pour… disons Laurent Wauquiez

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Perso, j’hésite, j’aime bien l’idée d’un travail d’artiste autour de la mort. Je n’ai pas vraiment de goût pour les palanquins, encore moins pour les mausolées… Un livre peut-être mais ça ressemble un peu à un cercueil ordinaire. Et puis, pour finir dans les flammes, à quoi bon se mettre en frais et pas question de finir embaumé comme lui :

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ou lui

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