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04/02/2017

Archéologie Pasta

300px-FSM_Logo.svg.pngUn peu d'histoire. On n’est pas obligé d'être pastafariste ni de croire au Monstre Spaghetti Volant (le MSV) mais personne ne peut pas prétendre que ce Dieu est une invention récente.

En Mésopotamie déjà, on révérait les spaghettis. Or la Mésopotamie, entre le Tigre et l'Euphrate, entre l'Irak et la Syrie moderne, n'est elle pas le berceau de notre civilisation ? Une civilisation qui va de Phyrrus le roi des Molosses à Donald Trump en passant par Néron, Caligula, Gengis Khan, Attila, l'inquisition, Napoléon et Hitler, pour nommer les plus connus.

On a retrouvé à Pompéi des machines à faire les nouilles. Forcément un culte déviant du Monstre aux appendices nouillesques. La route de la soie arrivait à Pompéi des années avant la catastrophe. On peut d’ailleurs légitimement se demander si cette catastrophe, l'éruption du Vésuve, n’a pas été due au courroux du MSV énervé par le manque de piété des Pompéiens. Le fait de confectionner leurs nouilles à la machine plutôt que de manière traditionnelle en est la preuve.

Par ailleurs les nouilles étaient connues dans la péninsule arabique avant l’arrivée de l’Islam. En octobre 2005, on a retrouvé des nouilles traditionnelles chinoises, faites à base de millet sur le site de Lajia dans le centre de la Chine. Vu la difficulté de faire nouilles uniquement avec du millet, on pense forcément à une intervention divine.

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27/01/2017

Vache sacrée

jallikattu%201.jpg?itok=-DL6rmZ-Ah la vache! Cette année démarre en trombe. Sera-ce une année de vaches grasses ou une année de vaches maigres ? Avec Trump, on pourrait bien manger de la vache enragée. Trump est bullish, il fonce comme un taureau, mais on sait bien qu’un jour le marché finit par se casser la gueule. OK, ce n'est pas mon propos, en fait je voulais parler du jallikattu.

En Inde, la vache est sacrée car c’est la vache mère qui nourrit les hommes avec son lait. Au Tamil Nadu, sud de l’Inde, en janvier, on célèbre Pongal. Pongal, c'est la récolte du riz au nouvel an tamoul. Ce qu'il ne faut manquer pour rien au monde durant ces festivités, c'est le jour où l'on honore les vaches. On décore les bœufs. On organise  des courses de chars à bœufs et des combats de taureaux. Et c’est la que le bat blesse la bête de somme.

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Ces combats sont un rituel ludique s’apparentant à une forme de rodéo, le Jallikattu, ancré dans la vie rurale du sud de l’Inde où sa tradition perdure depuis plus de 2 500 ans. Pour démontrer leur courage, les jeunes villageois tentent de dompter à mains nues un taureau lâché dans une arène. Le principe consiste à l’immobiliser, sans le blesser, en le maintenant des deux bras par sa large bosse. Le Jallikattu désigne en l’occurrence la « récompense de pièces », autrement dit le trophée noué aux cornes du taureau que le gagnant remportera pour ses prouesses.

937ae335103d0d04521115ab4a9c2d8a_400x400.jpegMais le Tamil Nadu a aussi ses protecteurs des animaux, appuyés par le PETA et bien que les combats n’entraînent pas la mort de l’animal, ils ont réussi à faire interdire ces jeux.

Ceci a donné lieu à un grand nombre de manifestations populaires. Finalement le problème est remonté au premier ministre Narenda Modi et l’interdiction a été levée. Le Pongal a pu se dérouler normalement.

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Mais les esprits ne se sont pas calmés. De part et d’autre, les manifestations violentes ont continué, comme les face-à-face avec la police : véhicules incendiés, personnes blessées, écoles fermées. Tous ces débordements, qui ont paralysé le Tamil Nadu, peuvent paraître hors de proportion. Les habitants de l’État se justifient en évoquant une atteinte portée à leur identité et à leur culture. Ils ont même reçu le soutien de leurs stars de Kollywood (le cinéma tamoulophone une branche importante du cinéma indien - 16'000 films par ans) extrêmement populaire au tamil Nadu. En Inde, on ne touche pas aux symboles. Un chanson pour finir :

12:34 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

21/01/2017

Changement

mandala-calendrier-tibetain-cuivre-repousse-bouddha-culte-bouddhiste-130913-00010.jpgLe bouddhisme utilise son calendrier propre, me dit Dan, qui est applicable dans tous les cas qui se rattachent à la spiritualité. Le premier jour de ce calendrier correspond au parinirvana de Bouddha. C'est-à-dire le jour, il y a 2558 ans où l’éveillé a atteint le nirvana. L’équivalent de la naissance du Christ des cathos.

Selon Bouddha, la souffrance de l’homme est due à l’impermanence (anitya). Le fait que tout change ne peut pas rendre l’homme serein et donc il souffre. Seul le nirvana permet d’atteindre la permanence, en fait il est la seule permanence, dans une sorte de néant final.

photo-livre-paul-w.jpgEt pourtant me dit Dan, l'aphorisme bien connu : « Plus ça change plus c’est la même chose » est un postulat démontré (je sais on ne démontre pas un postulat, c’est bien le problème !) par Paul Watzlawick un psy jungien fondateur de l’école de Palo-Alto. Je vous laisse chercher sur le net la belle démonstration, vous pouvez aussi lire le livre en question.

Nous voilà donc avec une beau paradoxe : L’impermanence des choses repose sur une sorte de constante qui dit que les choses ne changent pas vraiment. La seule chose qui ne change pas c’est le changement ! 

Pour d’autres paradoxes, c’est ici.

18/01/2017

Fuck America

Non, ceci n'est pas une note d'humeur anti-Trump, quoique... C'est un petit livre au format "Paysage" lu dans l'avion et laissé à la Gomera en échange d'un pavé dont je parlerai bientôt.

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Après avoir vu la pièce « Le nazi et le barbier » à/en Avignon, pièce tirée du roman de l'écrivain juif-allemand Edgar Hilsenrath, roman grotesque sur la Shoah et la judaïté en liaison avec le national-socialisme et la création de l'État d'Israël publié en 1971, je me suis dit qu’il fallait lire ce cher Edgar.

Je m’attendais à un auteur hors norme et je n’ai pas été déçu avec « Fuck America ». Le pitch : « Tout juste débarqué aux Etats-Unis, Jacob Bronsky erre dans le New York miteux des années 1950, parmi les clodos et les putes. L'Américan Way of Life ? Comprend pas. Le rêve américain ? Encore moins. Enchaînant les jobs minables, Jakob Bronsky n'a que deux obsessions : soulager son sexe et écrire un roman (titre prévu : le branleur) sur son expérience des ghettos juifs. Un futur best-seller à coup sûr ! »

Situations loufoques. Dialogues déjantés, humour qui sort de tous les politiquement corrects. Un OLNI, Objet Littéraire non identifié, raconté de manière originale et donc qui bouscule le style et les conventions. Bref, j'ai aimé et cela conforte mon idée qu'il est plus facile de trouver des pépites dans le fond littéraire que dans les livres de la rentrée. Edgar est toujours vivant, il a quitté l'Amérique et vit en Allemagne où il pratique sa langue.

18:04 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (9)

17/01/2017

Tenerife

14 jan Départ pour Tenerife à Puerto de la Cruz. On quitte l'île et nos hôtes charmants. On recommande l'adresse pour les marcheurs et même les moins marcheurs. Arrivée à l'hôtel. Descente en ville. Repas de Tapas (Arçon), une adresse routard pas mal.

15 jan Dimanche. Beaucoup de monde le long de la mer à regarder les vagues et un dizaine de surfeurs courageux. Après Lanzarote (mirador del Rio), Valle del Gran Rey (Mirador del Palmerejeo), troisième site de Cesar Manrique, l'architecte canarien : Lago Martianez une piscine d'eau de mer.

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Ensuite visite de La Orotava, la ville qui occupe le centre de l'île de Tenerife (de 0 à 3718 mètres, presque aussi bien que Saint Gervais et son Mont Blanc). Beaucoup de maisons anciennes avec de très belles huisseries et balcons en bois. Eglise ND de la Conception. A visiter absolument.

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16 jan Une dernière rando dans le massif du Teno, le troisième massif de Tenerife à l'ouest. On avait déjà parcouru le baranco de Masca, on fait un petit tour (pas vraiment petit) recommandé par le routard (qui ne l'a sans doute pas fait) autour du centre des visiteurs de Los Pedregales. Très belle arête sur le retour. Fromage de chèvre. Pas trop de nuages.

DSC00701 (Copier).JPGDSC00695 (Copier).JPG

DSC00699 (Copier).JPG17 jan Retour à Saint Julien où il fait un froid de canard. Après les 18 à 21 degrés de La Gomera, les moins 5 de Genève sont durs à encaisser. L'an prochain on part tout l'hiver :-)

11:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)