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28/03/2018

La mafia

Amaca.jpgTraduction par mes soins de l'amaca (le hamac) de Michele Serra publiée dans la Reppublica du 18 novembre 2017. 

La mafia n'est rien, un rien organisé pour voler, imtimider et racketter celui qui est quelque chose, qui fait quelque chose, qui produit quelque chose.

La SICILE sans la mafia, sans les mafieux, sans la mentalité mafieuse, serait l'un des pays les plus agréables et les plus riches du monde. Ce serait un endroit où vous pourriez commercer, faire des affaires et cultiver la  terre sans les parasites des différents gangs, faire de la politique sans le trafic médiéval des paquets de votes, être des citoyens sans avoir à embrasser les mains de vieillards oisifs.

La Sicile sans mafia, pourrait être un pays moderne, où compterait qui vous êtes et non de qui vous êtes le compère, de qui vous êtes serviteur. Un pays intelligent et spirituel, brillant et ancien, cultivé et sensuel, enfin libéré de cette énorme sangsue monstrueuse qu'est la mafia, parasite du travail des autres, producteur de rien, exploiteur d'énergies pas les siennes, de talents pas les siens, des travaux des travailleurs qui doivent supporter cette bête de somme, ce prélèvement injurieux. 

"La mafia est une montagne de merde", a déclaré Peppino Impastato. Mais peut-être que c'est bien moins que ça: la mafia n'est rien, un rien organisé pour voler, intimider et racketter celui qui est quelque chose, qui fait quelque chose, qui produit quelque chose".

26/03/2018

Un popolo così

131928574-819c47d3-ffd3-4547-bab8-687b7a0676b0.jpgMichele Serra est un chroniqueur très apprécié en Italie. Il écrit un papier chaque jour dans la Repubblica, chronique intitulée « Amaca », Hamac. L'amaca est courte, simple et souvent amusante.

Traduction par mes soins de l'amaca du 19 novembre 2017, quelques mois avant les élections qui ont amené les partis populistes en tête. J'aime bien la chute.

00W011503A.jpgHier matin, le caissier du supermarché était furieux.

Il disait à haute voix que “maintenant on allait tous les renvoyer à la maison, « ces cochons ». Il le disait à une paire de collègues avec force voix et regards devant quelques clients atterrés – comme s’ils n’étaient pas là d’ailleurs - et les collègues répondaient par un crépitement de gros mots utilisés comme ponctuation, « bien sûr, renvoyons les à la maison. Les Cinque Stelle vont arriver et on les renvoie tous à la maison. »

J’ai pensé à l’explosion, brutale mais légitime, d'un homme de 40 ans qui gagne un salaire de misère pour un horaire infernal, avec un petit job en CDD. J’ai pensé à la frustration économique, j’ai pensé, en fait, à la politique. Toujours respectable la politique, même quand elle prend les manières brusques de ce garçon terne qu'on a rendu méchant.

Je me trompais. En sortant, j’ai vu le caissier prendre une amende sur le pare-brise de sa voiture mal garée (très mal garée) et la secouer furibond. La raison de sa furie était donc que « ces cochons » (le flic, le gouvernement, l’Etat, le Maire, l’Italie, le Pouvoir, peut importe qui ou qu’est-ce) avaient osé lui coller une prune parce que mal garé.

Il n’y a pas de parti (Cinquestelle, Gauche, Droite) en capacité de gérer un tel peuple.

21/03/2018

L'an 33

La série de Patrick Boucheron diffusée sur Arte et réalisée par mon ami Denis van Waerebeke s’appelle « Quand l’histoire fait date. »

Le premier épisode fixe les dates, du moins dans notre système, une date de référence fixée seulement au 6ième siècle et vraiment diffusée au 11ième.

On a choisi 33 pour la crucifixion du Christ à cause d’un certain Joël, petit prophète, qui avait affirmé : « Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang avant que vienne le jour du Seigneur. » Et en 33, paf, éclipse de lune le jour J (03-04-33), visible une heure de Jérusalem. C’était pendant le règne d’Auguste. Jérusalem, si fascinante aujourd’hui, n’était alors qu’une ville insignifiante de l’empire romain.

 

Comme j’étais à Rome, j’en ai profité pour mettre ma main dans la Bocca della Verità, la bouche de la vérité, saluer l’Ara Pacis prés du tombeau d’Auguste en travaux, traverser les fora impériaux, visiter Ciné-Città et faire une visite passionnante de la villa Medicis. A suivre des notes post-datées.

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17:24 Publié dans Historique | Lien permanent | Commentaires (3)

16/03/2018

Roma G9-G13

Una seconda settimana di lezioni con Alessandra sanzionato da un test il venerdì. Atmosfera tesa nella classe, al limite dello sciopero :-). L'impressione generale é di non comprendere nulla su queste complicate concordanze e coniugazioni. Vedremo alla fine della settimana...

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Da mezzogiorno alle due, diversi insegnanti, tutti divertanti, per il vocabolario, Ilaria ha un raffreddore.

Alla fine il test del venerdì è andato abbastanza bene.

Stasera aereo per Ginevra e ritorno a casa.

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Un grande ringraziamento alla famiglia Cupido per l'ospitalità, l'atmosfera familiare che include la famiglia della sorella di Carla e gli amici mezzo-vegan (Sono ormai un assoluto sostenitore della filosofia mezzo-vegan con cui si può mangiare qualsiasi tipo di carne masticando bene :-).

Grazie ad Alessandra per la grammatica.

Grazie alla scuola Leonardo da Vinci per la buona organizzazione.

11:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

11/03/2018

Roma G7-G8

1310201-Michel-Ange_Mo%C3%AFse.jpgUn week-end pour visiter Rome.

Le samedi, je repars « a zonzo » dans la Città eterna. Tram 8, je descends avant de traverser le Tibre. A travers l’île Tibérine, je me rend à la Bocca della Verità puis traverse le Circo Massimo et je prends le métro. Sortie Cavour. Je veux aller faire un petit salut au Moïse de Michel-Ange à la chiesa San Pietro in Vincoli.

Puis, sans plan, je me retrouve à la basilique de Latran dont Macron est cardinal avant de manger à Spaccio Pasta, échange de messages avec Raymonde.

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La balade continue… mais le temps vire à la pluie. Je reprends le métro pour la piazza di Spagna histoire de retrouver les dizaine de millier de touristes.

Le dimanche, départ pour Cinecittà, la fabbrica dei sogni (rêves), en métro. J’arrive pile pour la visite de 11 :30. On longe les « théâtres » et notamment le Théâtre 5 où Fellini a tourné la plupart de ses films, encore en activité. Puis, ce sont tous les décors extérieurs construits en résine, temple de Jérusalem, temples romains qui ont servis à pas mal de films. Les connaisseurs expliquent. Puis visite de la Mostra, photos, décor, films… Passionnant!

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Pour les détails de la visite, allez sur le blog d'Emma.

Westerns, films antiques, séries télévisées, grosses productions américaines, classiques italiens : les studios ont vu défiler des milliers de films. Créé dans les années 30 sous Mussolini pour concurrencer Hollywood, Cinécittà s’étend sur 35 hectares. On y a tourné plus de 3000 films. La fin de la Seconde Guerre mondiale, la chute de Mussolini et la naissance du néoréalisme italien marquent un tournant dans « la ville du cinéma ». A partir de 1945, le cinéaste Roberto Rossellini avec Rome ville ouverte, suivi de Vittorio De Sica et Luchino Visconti, s'attache à montrer la réalité et les mutations de la société italienne au sortir de la guerre. Par définition, le néoréalisme a l'ambition de décrire le vrai visage du pays et du peuple et se doit, de ce fait, de délaisser Cinecittà, au profit de la rue. 

Dès 1951, la Cinecittà est réinvestie par les producteurs américains désireux de tourner des films d'époque en Italie, à cause du coût de revient bien inférieur à celui d'Hollywood. Mais c'est sans conteste au début des années 1960 que Cinecittà va vivre son âge d'or grâce à Federico Fellini puis aux comédies à l'italienne ainsi que des westerns spaghetti initiés par Sergio Leone. La Dolce Vita, la Strada, Casanova, I Vitteloni, La Voce della Luna : aucun cinéaste n'a autant tourné dans les studios de la via Tuscolana que Fellini. «Le fameux studio 5 était le préféré de Fellini. C'est un immense théâtre, le plus grand d'Europe, il fait 3000 m² »

Retour au centre de Rome. Pas possible de visiter les « Case Romane », faut réserver. Dommage. Petit tour au Capitole où je vérifie que la roche Tarpéienne est vraiment tout près du Capitole (le pouvoir jupitérien est à côté du rocher d’où l’on jetait les  condamnés à mort - Macron attention !

C’est ici, qu’en entendant les cris des oies du Capitole depuis sa maison, Marcus Manlius Capitolinus, en 390 avant J.C., partit à l’assaut des Gaulois qui tentaient d'envahir discrètement la colline et, ainsi, sauva Rome. Manlius fut couvert d’honneurs. Cependant, il fut peu après accusé de tenter de se faire sacrer roi et fut jeté de la roche Tarpéienne. Sans ces foutues oies, Rome eut peut-être été gauloise.

Demain école.