Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/12/2018

Apocalisse

En France on a pas tenu les objectifs de la COP21. Ailleurs c'est pire, l'Inde s'équipe en climatiseurs, la Chine aussi. Les ricains continuent sur leur lancée. Bref l'apocalypse est pour bientôt. Désolé de plomber l'ambiance. Mais comme dans toutes les périodes graves, vous n'aurez aucun problème à trouver des humoristes comme par exemple chez Nagui, un peu vulgaire c'est vrai, mais ça aussi c'est l'époque. Et puis il y a les saucisses... 

Je sais cela fait vieux con mais c'est mon humeur du jour et je ne vois donc qu'une seule issue que résume bien ces deux chansons :

Et une autre plus ancienne. L'ambiance gaie des années 70.

17:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

29/11/2018

ITER

Je relis cette note de février 2012 et je constate que cette histoire de fusion froide était sans doute bidon. En plus on a aucune preuve de transmutation de silice en calcium dans le cul de poules bretonnes. La science avance à pas comptés sans monter sur ses ergots. C'est décevant parfois.

http%3A%2F%2Fo.aolcdn.com%2Fhss%2Fstorage%2Fmidas%2F2cffd61b2c9f842e07cc6b3245e48b9f%2F206629957%2Fiss%2Billu%2Besa.jpgQue faut-il penser d'ITER ? Le plus gros projet international (UE, Chine, URSS, Japon ...) 35 pays, tous d'accord pour fabriquer un soleil non loin d'Aix en Provence. C'est beau ! A l'heure où L'ISS a du plomb dans l'aile et même des fuites dans la carlingue... car les ricains veulent se retirer. On espère que Trump n'a pas encore compris ce qu'est ITER.

Les écolos, Michèle Rivasi en tête, râlent parce ce que ce projet coûte trop cher et ne fonctionnera jamais. Je suis possiblement plus incompétent qu'elle pour juger des chances de réussite de ce petit soleil mais j'ose penser qu'il y a des gens bien plus compétents que nous deux et ces gens pensent qu'il faut y continuer.

Dans le soleil pour provoquer la fusion de deux atomes d'hydrogène (ou de deutérium ou tritium) il faut une température de 15 millions de degré. Celle qui règne au centre de notre étoile donc. J'apprends que les chinois viennent de monter leur chaudière Tokamak sise en Chine à 100 millions de degré Celsius, six fois le soleil. Il en faudrait parait-il 50 de plus soit 10 fois la température du soleil pour faire une bonne fusion chez nous, au coin du feu, et sans faire fondre le thermomètre. Ne me demandez pas pourquoi une telle température (à Michèle Rivasi non plus). Demandez à Michèle comment on mesure cette température de 150 millions de degrés, moi je ne sais pas et je ne veux pas y mettre le doigt.

video_ornl_2.jpg

Contrairement à la fission nucléaire (les centrales du type Tchernobyl. Fukushima, Bugey...), l'énergie issue de la fusion nucléaire sera propre et ne générera ni déchets radioactifs ni pollution. Les avancées technologiques dans ce domaine permettront ainsi à l'humanité de bénéficier d'une énergie potentiellement illimitée, renouvelable et peu coûteuse. Petit os (de poulet) ... pas avant 2050 au mieux et ceci sans garantie. Payez et vous saurez... si c'est possible !

Le chantier aujourd'hui : 

researchledb.jpg

19:21 Publié dans Blog, Science | Lien permanent | Commentaires (4)

28/11/2018

Pacte mondial

1406011082_accent173_global_compact.pngAvez-vous déjà entendu parlé de Pacte Mondial ou encore de Global Compact* ?

Hé bien on en parle depuis l'an 2000. Ce pacte régit le monde du travail, la vie sociale et donc la société civile autour de dix principes universellement reconnus pour construire des sociétés plus stables et inclusives. Cadre d'engagement volontaire, référentiel international, plateforme d'actions et d'échanges, le Global Compact est la plus large initiative mondiale en matière de responsabilité sociétale avec plus de 13'000 participants (entreprises et états) dans 170 pays.

Il existe un second pacte, mis en place pour tenter de réguler les migrations : Le Pacte mondial pour les migrations. Des migrations sûres, ordonnées et régulières. C'est un pacte mondial non contraignant de l'Organisation des Nations unies visant à réglementer ou déréglementer les migrations et couvant toutes les dimensions de la migration internationale. Une conférence des Nations unies va l'adopter à Marrakech les 10-11 décembre 2018.

Salviniinvasione.jpg173 nations ont reconnu la nécessité d’organiser les flux migratoires.

L'Autriche, l'Australie, la Bulgarie, la Croatie, les États-Unis, Israël, la Hongrie, la Pologne, la Serbie et la Suisse ne signeront pas le pacte. En Italie le débat fait rage entre M5S et la Liga.

Je ne sais pas vous mais moi je découvre ces pactes. Pourquoi ce genre de négociations comme naguère les règles de la mondialisation se passent-elles toujours en douce ? On discute entre élites et ensuite on a des bonnets rouges, des gilets jaunes, des brexiteurs, les nationalismes qui refont surface.   

* Utilisez plutôt Global Compact – c’est mieux en english comme vous dira Aredius. En plus compact est sans doute un jeu de mot sur COMmmon PACT, pacte commun, communautaire...

24/11/2018

Echelle de Bristol

Grâce à ce blog et à Wikipedia, on connaît :

l’échelle INES qui mesure les accidents nucléaires,

l’échelle Scoville qui mesure la force des piments,

l’échelle de Fujita qui mesure la force des tornades,

l’échelle de Beaufort qui mesure la force des vent,

l’échelle de Richter (ou celle de Mercalliqui mesurent 

   la force des séismes,

l'échelle de Mohs qui mesure la dureté,

L’échelle IBU qui mesure l’amertume (bitterness),

l'échelle sociale dont les barreaux tendent à s'écarter et qui mesure la capacité de nuisance des individus. Elle a remplacé l'échelle à clowns qui ne faisait pas sérieux.

Je me dois de vous faire connaître une nouvelle échelle liée à l’actualité, l’échelle de Bristol. En effet, on nous dit que Carlos Ghosn n’a droit qu’à trois bols de riz par jour. Du coup on craint pour lui la constipation. Je vais lancer une pétition pour que les japs le relâche. Suivez le hashtag que je viens de lancer #libérezlecolondeCarlos. En attendant je me documente :

La très sérieuse échelle de Bristol répartit les selles humaines en sept types, en fonction de leur forme : de la crotte de "lapins", à celle ressemblant à une saucisse, en passant par celle en forme de "nuggets". La forme des selles dépend du temps qu'elles ont passé dans le côlon. Les selles de type 1 et 2 évoquent une constipation.

bristol_selle_101018.jpg

On parle de constipation lorsque l'émission des selles est anormalement rare. Elle est dite chronique quand elle dure dans le temps. Les causes peuvent être diverses : mauvaise alimentation, particularités anatomiques comme un côlon trop long, maladies ou prise de certains médicaments.

Ne me dites pas que ce blog ne favorise pas la digestion des nouvelles scientifiques !

18:12 Publié dans Blog, Science | Lien permanent | Commentaires (1)

23/11/2018

Vialattons un peu

J'ai trouvé le texte ci-dessous chez les amis de Vialatte sur Facebook. Ceci me permet de tirer mon chapeau à René de Obaldia qui fait partie de mon Panthéon littéraire avec Le vent dans les branches de sassafras et surtout Innocentines, madame Croche, le zizi de Zaza, et le petit Gengis Khan inventeur de la mondialisation. Je lui tire mon chapeau, car René vient d'entamer son second siècle frais comme un gardon. Chapeau bas donc !  

(Cliquez, puis cliquez sur le petit triangle, cliquez encore si nécessaire. 

Alexandre le coruscant*

Le crépuscule enveloppe la Beauce. Il fait cependant assez clair pour que, installé dans le jardin de ma maison de campagne, à l’ombre de la cathédrale de Chartres (une trentaine de kilomètres à vol de vanneau), je puisse encore lire. Je lis. Entendez, je ne regarde pas la télévision. Je lis Vialatte.


La Beauce, qui a résisté d’une manière spectaculaire au plissement hercynien, n’est pas un pays de marins, comme la Bretagne, ou de montagnards, comme l’Auvergne, l’Auvergne tant chantée pour notre auteur qu’on eût pu croire qu’il y naquit. C’est en Haute-Vienne qu’il consentit à se joindre à nous, en 1901, à Magnac-Laval exactement, issu d’une mère délicate et d’un père rigide (...)

J’ai eu, en effet, le bonheur de connaître personnellement Vialatte. Pas assez. On ne connaît jamais assez ceux que l’on connaît – ou que trop.

De taille moyenne, fort supérieure, cependant, à celle des Beaucerons, il faisait usage d’un corps « solidement charpenté » comme aurait écrit Paul Bourget. Mais la charpente n’est pas tout, l’os ne fait pas le moine. Ce qui me frappa lors de notre première rencontre, ce fut son visage. Son visage qui démentait...

Qui démentait quoi ? Je ne saurais dire. De là, je crois, l’ambiguïté du personnage : une part d’ombre qu’il préservait jalousement. Visage en partie camouflé par des lunettes et qui évoqua pour moi celui d’un mandarin chinois.


Soudain, ce fut évident : avec simplicité, il ressemblait au grand poète Tou-Chao-Ling, appelé communément Tou-Fou, l’heureux rival de Li-Po. Ce qui, bien sûr, me plongea dans l’étonnement. D’autant que nous ne trouvons trace d’aucun dessin, portrait, encore moins photographie de l’auteur de la chanson du toit de chaume abîmé par le vent d’automne (712-770) (...)

Où eut lieu cette première rencontre ? Je crois que ce fut, il y a bien vingt-cinq ans, au « Buisson Ardent », un bistrot misérable et joyeux rue Vieille-du-Temple, attenant à l’échoppe d’un tailleur juif, dans lequel Jean Paulhan m’avait entraîné. Paulhan, autre mandarin, dernier survivant d’une dynastie guerrière et appliquée.


Un après-midi, alors que je me trouvais dans son bureau de la N.R.F. – il venait de refuser deux manuscrits, l’un parce qu’il le jugeait trop épais, trop joufflu, l’autre parce que trop maigrelet -, l’éminent Tarbais, opérant une curieuse volte-face, me souffla à brûle-pourpoint : -vous devriez connaître Vialatte.


Certes, je connaissais Vialatte par ses traductions de Nietzsche et de Kafka. Mais je venais de découvrir une de ses chroniques de La Montagne dans laquelle il discourait sur ma dernière pièce : Du vent dans les branches de Sassafras (...).

Prenons le temps en si docte et plaisante compagnie. Le temps d’aller et venir entre les lignes, ou de revenir à telle page, le temps de flâner, de rêver, de jubiler, de vialatter.


Prenons même le temps de le perdre (le temps, ce grand maigre) ; il nous sera rendu au centuple(...)

René de Obaldia – Préface à « antiquité du grand chosier »

* Coruscant - Vif, étincelant, brillant

17:45 Publié dans Vialatte | Lien permanent | Commentaires (0)