10/01/2015
Tenerife J1
Une semaine à Tenerife pour mémoire. Sur le blog rien sur le premier voyage Grand Canaries-Tenerife. Rien sur Fuerteventura et Lanzarotte. La Palma c’est ici.

On récupère la voiture à l’aéroport chez Cicar, la compagnie de location de voitures des canaries. Peu de paperasse. Une assurance tout risque incluse… 120 euros la semaine. Cela change de certaines locations de voiture.
Rendez-vous à Santa Cruz pour manger un bout et acheter des bâtons de marche. Deuxième paire achetée au Corte Ingles vers la station de guagua (pronocez ouaoua). L’autre fois, c’était en transit vers La Palma. On les laissera à Tenerife, c’est moins cher que de prendre une valise sur Easyjet.
On monte à La Laguna, hôtel Laguna Nivaria. Une ville vraiment charmante, des restes de l’époque coloniale espagnole. Diner dans une sorte de marché dans les rues piétonnes (San Pablo, Mercado Gourmet) avec choix de boutiques à tapas. C’est samedi, les locaux dégustent du vin avec tapas. L’art de vivre à l’espagnol. Heureusement on a les tablettes et Internet pour suivre les événements en France. Dur de décrocher.
17:32 Publié dans Blog, Canaries | Lien permanent | Commentaires (0) |
09/01/2015
Pavage
Un vague sentiment de perdre mon temps aujourd'hui... Mais Vialatte me rassure :
Le temps perdu se rattrape toujours, et il ajoute,
peut-on rattraper celui que l'on a pas perdu ?
Vialatte a-t-il raison ?
C'est une question difficile. Le mathématicien anglais Penrose (1937-) répond à cette question en 1973, à propos d’un sujet de relativité générale : « On ne sait jamais vraiment quand on perd son temps » Conclusion: comment peut-on le rattraper ?
Penrose a fait la découverte des ses fameux pavés en perdant son temps, il cherchait un jeu. Il a trouvé un pavage nouveau et non périodique. Quelques temps après,on découvre dans la nature des matériaux présentant une structure fortement ordonnée comme celle des cristaux mais non périodiques : les quasi-cristaux. Les pavages non périodiques de Penrose s'avèrent alors un modèle plausible de ces étranges matériaux.
Bon assez de théorie.
Pour les pavages périodiques, on a l'Alhambra,
ce magnifique palais de Grenade.


L'Alhambra ! L'Alhambra ! Palais que les génies
Ont doré comme un rêve et rempli d'harmonies,
Forteresse aux créneaux festonnés et croulants
Où l'on entend la nuit de magiques syllabes
Quand la lune, à travers les mille arceaux arabes,
Sème les murs de trèfle blanc.
Victor Hugo
Pour les pavages de Penrose, on a certaines œuvres de MC Escher. Ne pas confondre avec Stephan le chanteur qui d'ailleurs s'écrie Eicher. A noter que Maurits Cornelis Escher avait 33 ans de plus que Penrose, mais il avait l'esprit encore vif quand le mathématicien a trouvé ses pavés.





Penrose est aussi connu pour son triangle et ses escaliers qui ont beaucoup inspiré Escher :
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17:43 Publié dans Mathématique, Vialatte | Lien permanent | Commentaires (2) |
08/01/2015
Grac


19:11 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |
07/01/2015
Bien triste journée
Ce matin un certain MH était invité sur France Inter à débiter ses âneries autour de son dernier livre. On se souvient qu'après Plateforme, il avait fait des déclarations tonitruantes contre l'islam. Je cite: "Quand on lit le Coran, on est effondré... effondré!" Aujourd'hui il dit en gros : "J'ai finalement lu le Coran et c'est vachement bien !".
Bon laissons ce clown à ses clowneries mais que faut-il penser du livre sacré ? Facile, pas besoin de lire le Coran, allez sur ce site La religion de paix pour vous faire une idée. Je prends juste un verset :
Coran (4:74) - "Que ceux qui veulent sacrifier la vie d’ici-bas à la vie future combattent au service du Seigneur ! À ceux qui combattent pour la Cause de Dieu, qu’ils se fassent tuer ou qu’ils soient vainqueurs, Nous accorderons une immense récompense."
Lisez les Hadith qui suivent. Un hadith est une communication orale du prophète. Le tout laisse un goût amer dans la bouche. Il ne fait pas bon être un infidèle au yeux du prophète. J'aimerai bien que les imams s'expliquent sur ces sujets pour aider à comprendre ces cinglés de tueurs.
Lapider les personnes adultères
Est ce qu'un homme peut battre sa femme?
Soumettre à l'impôt les autres religions
Le mariage provisoire (prostitution)
Prendre pour amis des chrétiens et des juifs
Une femme vaut moins qu'un homme
Est ce que l'islam tolère l'esclavage?
Attentats suicides et le martyre
Est ce que les musulmans peuvent voler?
C'est ma contribution à la mémoire des gens morts aujourd'hui à Charlie Heddo.

Après relecture, je me demande si la traduction des sourate 2 et 9 est bien exacte... Du coup, je les enlève avant plus ample enquête. Je les laisse dans le commentaire, si quelqu'un a une remarque...
17:47 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (10) |
06/01/2015
Janvier
Dans ces chroniques de la Montagne, Vialatte parle 25 fois de Henri Désiré Landru qui se fiança un grand nombre de fois et mettait ses conquêtes au chaud dans son poêle à trois trous.
C’est en janvier que Landru, le sire de Gambais, qui est appelé à rester dans l’histoire comme le prototype du faux affectueux, brûla sa dernière femme dans un poêle à trois trous avec ce qui lui restait de coke, dans une petite cuisine de banlieue. Tous les honnêtes gens l’en blâmèrent. Le vent soufflait. L’ombre de sa barbe s’agitait sur le mur de la cuisine. On lui coupa la tête et on le mit en chanson. Cette histoire prouve qu’au mois de janvier l’homme aime rester au coin du feu. La femme aussi.
283 femmes sont entrées en contact avec Landru à la suite d'annonces matrimoniales passées dans des journaux. On imagine le succès qu'il aurait eu avec l'effet démultiplicateur de Meetic ou Attractive Word... A son procès, l'un des éléments les plus accablants est fourni par des reçus de billets de train : Landru achetait, lors de ses déplacements en train à Vernouillet ou Gambais, un aller-retour (pour lui) et un aller simple (pour la fiancée). Conclusion, mesdames, vérifier bien que votre soupirant vous offre aussi le billet retour. Qui trop embrase mal éteint !
La chanson, Landru vilain barbu, c'est Trenet qui l'a faite
10:09 Publié dans Vialatte | Lien permanent | Commentaires (1) |
05/01/2015
Silence
Je me souviens d’avoir été surpris par le silence. C’était, il y a quelques années, non loin du lac d’Arvouin. On s’y rend depuis La Chapelle d’Abondance, le village de mes ancêtres maternels. C’est à deux pas de la Suisse, quand on bascule de l’autre côté de la Pointe d’Arvouin, on est déjà à l’estranger. Vers le lac on est isolé de tout, le bruit des bagnoles n’arrive plus. Pas d'avion. J'entendais les battements de mon cœur et le bruit de l'air sortant de mes poumons.

C’est assez saisissant de n’entendre aucun bruit. Et même ça fout la trouille. Il paraît que c’est quasi impossible de tomber au niveau zéro décibel. On peut pourtant s’en approcher... en plein centre de Paris. Dans chambre anéchoïque (eh oui !) « C’est une sorte de boîte dans une boîte, avec un cube posé sur des blocs silencieux en néoprène qui absorbent les vibrations », explique Olivier Warusfel. Lire ici.
En fait le silence est si rare que l’on pourrait en faire un bon business. Comme certains vendent de l’eau de Lourdes ou de l’air de Paris en canette, je pourrais vendre le silence du lac d’Arvouin. Mais je constate que d’autres l’on tenté avant moi. Plus malins, il ont commercialisé des bruits sympathiques. Vialatte en témoignait déjà dans sa chronique du 19 juillet 1965. De plus, il pose le problème qui nous poursuit depuis longtemps, "et si l’homme était autre chose ?"
…voici la dernière nouveauté : nous allons recevoir de New York des bruits de chute d'eau, des murmures de ruisseau et des crissements de pas sur la neige. C'est pour nous rafraîchir pendant la canicule. Peut-être va-t-on aussi nous nourrir cet hiver de la télévision d'un bifteck ?
Je n'en ai pas particulièrement aux friselis des ruisselets et aux crissements de pas sur la neige, mais nous sommes devenus bons à absorber tout ce que le commerce invente. Il nous vend le bruit des ruisseaux. C'est une fable de La Fontaine ! Une moitié du monde prend l'homme pour une machine à produire, l'autre moitié pour une machine à consommer. Et si l'homme était autre chose ?... L'un lui vend les lendemains qui chantent, l'autre les aujourd'hui qui crissent, l'un l'espérance, l'autre le bruit de l'eau ; tous deux... du vent. Le meunier d'aujourd'hui monnaie le tic-tac de sa roue ! J'observe toutefois que les courtiers en mirage, les marchands de vent et de crissement de neige, ne se laissent pas payer en tintements d'écus ou en odeur de pesetas. L'argent, pour eux, n'a d'ailleurs pas d'odeur.
Et c'est ainsi qu'Allah est grand !
12:07 Publié dans Au fil de la toile, Vialatte | Lien permanent | Commentaires (4) |
04/01/2015
Stigmergie
Suite de la chronique des robots et de l'intelligence artificielle...
Aujourd'hui les robots termites. Des chercheurs en informatique d'Harvard sont à l'origine du projet Termes. Ces robots mesurent 17,5 centimètres de long et 11 centimètres de large. Ils peuvent construire des structures miniaturisées telles que des pyramides. Ils possèdent des roues crantées pour pouvoir avancer sur tout type de terrain et des capteurs infrarouges pour repérer les briques qu'ils doivent manipuler. Les Termes ont aussi une pelleteuse, un accéléromètre et des sonars à ultrasons pour ne pas entrer en collision avec d'autres robots ou des objets.
Ce mode de coopération (des termites, des abeilles, des fourmis...) s'appelle la stigmergie, les individus communiquent entre eux en modifiant leur environnement. Un terme introduit par Pierre-Paul Grassé, un biologiste français, en référence au comportement des termites. Il le définit comme : « Stimulation des travailleurs par l'œuvre qu'ils réalisent. » Le terme provient des mots grecs stigma « marque, signe » et εργον (ergon) « travail, action ».
La racine ergon, travail à donné énergie. En physique quand une force travaille, elle transfère de l'énergie à un système.
Si plusieurs personnes ou systèmes travaillent ensemble et que le résultat est plus grand que la somme des énergies ou dit que l'on a créé de la synergie (syn - avec)
Si on n'aime pas le travail ou la paperasse, on y est allergique. Allergie (de allos autre et ergon travail)
L'ergonomie, étude de la relation de l'homme au travail vient de ergon et nomos la loi, la règle.
La léthargie vient du grec Léthé (fille d'Eris la discorde), déesse de l'oubli (léthal - mortel) et argos, paresseux, issu lui aussi de ergon, le travail.
11:16 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (2) |

