28/08/2008
mont-Blanc -2-
Le mont-Blanc de Raymonde. Jour 1 - Lundi 25
(un titre piqué à René qui a écrit lui aussi son texte)
Raymonde a un peu perdu de sa bonne humeur légendaire. Elle demande sans cesse à combien du refuge on se trouve et peste contre des derniers mètres aussi longuets. Le brouillard nous cache la bâtisse par intermittence. Je double une fille exsangue et à bout qui ne comprend pas mon anglais. On finit enfin par arriver. Drôle de baraque perchée sur le rocher frontière entre roc et glace. René va s’occuper des formalités. Pas sûr que j’ai un matelas, il se peut que je doive coucher tête-bêche sur un matelas étroit.
Raymonde et moi, fatigués et coincés au milieu d’un amas de sacs, cherchont pantoufles à nos pieds pour les dortoirs. Ici, c’est Babel. L’espagnol domine et on ne distingue pas toutes les langues. Le refuge est bondé, bruyant et c’est tout les jours pareil. Il ne faut pas trop être claustrophobe.
On a finalement 3 couchettes en hauteur dans l’annexe. On s’installe. On fait la causette à des valaisans fort sympathiques. Le « vieux » de la bande en est lui aussi à son 5ième mont-Blanc, il nous parle d’un guide qui l’a abandonné dans l’Aconcagua, de vrais montagnards, pas de doute. Repas, second service à 6 :45. A notre table, 3 jeunes basques espagnols dont l’un parle français. Ils viennent de faire le Grand Paradis et demain ils seront avec nous sur les pentes enneigées.
Extinction des feux à 8 heures. Demain, petit déjeuner à 2 heures 30 puis crampons, corde et départ.
Raymonde dans les premiers lacets:
Pauses :
Les photos sont de René, guide et reporter en même temps, un service de première qualité.
08:15 Publié dans Montagne | Lien permanent | Commentaires (2) |
26/08/2008
mont-Blanc
Pas trop eu le temps d’écrire ces jours, j’étais en plein mont-Blanc *. Grâce à Raymonde et René, j’ai pu faire cette montagne dans les plus belles conditions qui soient. Merci à eux.

Un beau jour d’août lorsqu’on faisait le Rognolet, mon ami René m’a demandé si ça me dirait de faire le mont-Blanc sur une gentille cordée le 25, 26 août. Il faut dire que quelques jours plus tôt sur l’Aiguillette des Houches, face au grand sommet, j’avais déclaré qu’il n’était pas nécessaire de faire le mont-Blanc. Mais bon… pas nécessaire ne veut pas dire inenvisageable.
Question posée. J’étais donc au pied du mont et je n’ai pas hésité longtemps. La chose était encore secrète, Raymonde ne voulait pas qu’on lui parle trop longtemps à l’avance d’un mont-Blanc qui lui semblait par trop hypothétique. Pour moi, il y avait deux petits points d’interrogation, la météo qui se doit d’être parfaite pour faire le mont et une place au refuge du Gouter. Très dur d’obtenir une place au refuge. Il faut téléphone un jour précis d’avril et après moult sonneries occupées on peut prendre date pour l’été ou l’automne, c’est ce qu’avait fait René mais… pour deux personnes.
Bref, je vous la fais courte. Il y avait une possibilité au refuge, restait la météo de lundi et mardi. Incroyable ce que les prévisions ont pu changer la semaine dernière. Finalement, on s’est retrouvé lundi matin, 8 heures 45, à consulter la météo de Chamonix qui était optimiste pour mardi. Il ne restait plus qu’à aller prendre le tramway du Mont-Blanc vers le 10 heures 15 au Fayet pour monter au Nid d’Aigle, coucher au Gouter et le lendemain monter la grande montagne. Ce qui fut fait. Nous étions donc au sommet, ce matin, à 8 heures et quart. Plus de détails et photos à suivre.
* Le sommet s’écrit mont-Blanc, le massif Mont-Blanc
23:10 Publié dans Montagne | Lien permanent | Commentaires (3) |
23/08/2008
Coca

09:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) |
21/08/2008
Interdit
à l’italienne.
Les maires italiens sont investis de nouveaux pouvoirs en matière de sécurité. Ceci donne des choses étonnantes.
En vrac :
- Interdit de mendier couché.
- Interdit de parler dans la rue à des prostituées ou à des femmes dont l'attitude, l'habillement ou le comportement manifestent l'intention de se livrer à des prestations sexuelles.
- Interdit de vendre de l’alcool le week-end après 22 heures.
- Interdit de s’asseoir à plus de trois sur un banc public.
- Interdit d’étendre son linge dans la rue,
- Interdit de se promener avec une canette à la main.
- Interdit de pique-niquer sur les places ou les marches d'escalier du centre historique (de Rome)
- Interdit de fumer dans les lieux publics.
- Interdit de donner à manger aux pigeons.
- Interdit de marcher avec des sabots.
- Interdit d’écouter la radio en public.
- Interdit au mois d’aout de jouer du marteau-piqueur.
Evidement chaque commune à ses propres règles. Les trois dernières, s’appliquent à Capri, les pigeons à Venise, la cigarette à Vérone ou Naples.
Quand on sait qu’à Naples, parmi les conducteurs de scooter, seuls les voleurs portent le casque, on se dit avec Massimo Gramellini que l’Italie aurait plus besoin de citoyens normaux que de règlements spéciaux.
A noter qu’Assises, la ville du Poverello, avait déjà interdit la mendicité et les pauvres ne peuvent plus s’y asseoir le long des monuments publics.
09:50 Publié dans Chroniques Italiennes | Lien permanent | Commentaires (6) |
19/08/2008
Récession

Récession or not récession ? C’est le mot et la question du jour mais qu’est ce que la récession ?
En astronomie, c’est l’eloignement progressif des nébuleuses les unes des autres. Pas de doute, nous somme bien en récession, il n’y a qu’à voir à quel point les courants du PS s’éloignent les uns des autres et deviennent nébuleux.
En écologie, c’est la décroissance... du débit d'une source, l’ensemble de la décrue et du tarissement. C’est aussi le recul des glaciers. Aucun doute, les glaciers reculent, allez voir à Chamonix. Même si le climat social est au rafraîchissement et le moi d’août aux orages, on est dans le global warning.
En économie, c’est le ralentissement (passager) de l'activité économique, caractérisé par une diminution de l'investissement et une augmentation du chômage. Une petite crise. Les gardiens de l’économie ont décidé qu’il fallait que la baisse de régime dure six mois pour pouvoir parler de récession.
C’est sur ce point que les avis sont très partagés. Les socialistes nébuleux pensent que, depuis le bouclier fiscal, nous avons cassé la lance à économie et que nous sommes vraiment dans la m… Pour eux, c’est le global freezing. L’UMP pense que ce n’est pas si grave puisque la majorité reste majoritaire.
Le gouvernement s’est donc réuni le 18.8.08 pour en débattre. Madame Lagarde, l’écoministresse a bien parlé, ensuite les ministres ont fait un tour de table très constructif, enfin le Premier a conclu sur l’air de la Marquise. Il a dit : « Bien que tous les indicateurs soient au rouge, que les experts parlent de stagflation, un mot vraiment pas beau, que le PIB ait perdu trois points, chantez avec moi : Tout va très bien, tout va très bien. » Pour employer la formule d’Emile Coué : « La France va de mieux en mieux. »
En fait puisque le mot récession a été inventé pour parler d’une petite crise économique, il faudrait sans doute trouver un mot pour parler de petite récession. Un peu de créativité que diable, monsieur Fillon ! En attendant et à tout hasard, je propose ce badge, marqué en argent sur fond d'or, à distribuer dans les supermarchés. A noter qu'en grande taille on pourrait en faire un bouclier, très chic sur le portail à côté de l'interphone devant l'entrée de la propriété.
11:22 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (4) |
18/08/2008
Salon
L’été est propice aux déplacements culturels, je reçois beaucoup de cartes de vacances. Voici une photo d’Arso prise au dernier salon des plus beaux couchers de soleil.

11:45 Publié dans Arso | Lien permanent | Commentaires (1) |
16/08/2008
Génération Internet
Il s’en est passé des choses depuis que l’homme de Cro-Magnon s’est dressé sur ses pattes de derrière encore tout chiffonné du plissement hercynien en jetant un œil stupéfait sur le département de la Corrèze. On se souvient qu’il a habité des grottes, chassé le mammouth, le lapin et l’ours blanc avec son cousin Neandertal. Comme le fait remarquer Alexandre Vialatte, il n’y avait en ce temps là ni marchand de vin, ni charcutier, pas un boulanger-patissier ou une boucherie hippophagique, aucune de ces commodités qui devaient devenir si courantes par la suite.Ce qui est plus étonnant encore, et que Vialatte ne pouvait pas savoir, c’est qu’il n’y avait même pas d’Internet. Savez-vous qu’il existe des jeunes gens d’une vingtaine d’années qui n’arrivent pas à imaginer une époque sans Internet. Cela me rappelle la petite fille anglaise qui, après des années de Margaret Thatcher, demandait à sa mère : « Dis maman, est-ce qu’un homme peut devenir premier ministre ? »
Sur AgoraVox, Jean Zin, le scientifique de l’étape, se pose la question des bienfaits (et des méfaits) de la génération Internet. Qu’apporte Internet aux progrès du progrès ?
Après la civilisation du béton et de l’automobile, avec la génération 68 qui a pris le meilleur du modernisme tout en soulignant à grands traits les dangers de cette façon de faire égoïste, après la bof génération, un peu laxiste et toute inquiète de ne pas trouver de boulot, nous voilà plongés dans la génération Internet.
Elle se caractérise par une propension à rester vissée sur sa chaise, concentrée sur un écran plat à fort contraste. Avide de toutes les rubriques de Yahoo Actualités mais surtout de la rubrique people et insolite. Dingue de ces petites vidéos de Youtube et DailyMotion, surtout de celles ou l’on voit la fille se faire violer et couper en morceaux ou mieux encore les vidéos où l’on voit la réaction des gens que regardent la fille se faire couper en morceaux.
On se souvient que la génération d’après guerre avait largement rationalisé la vie anarchique des ses ancêtres, notamment avec l’invention de la télévision et des autoroutes à péage. Celle d’Internet a franchit un grand pas de plus vers la rationalité. Elle vit sur le net, elle commande sa pizza, enchérit sur eBay, paie ses impôts, achète une maison, regarde la pelouse qui pousse dans sa maison de campagne. Pour le mari et le père, forcé de travailler loin de chez lui, plus besoin de prendre la voiture, il embrasse sa femme par Camcorder, regarde grandir ses enfants grâce à cette petite caméra si pratique. Certes, il pourrait travailler à la maison mais son entreprise exige sa présence chez le client. Il s’adapte, c’est la force de l’intelligence.
Je sens bien que je n’arrive pas à vous faire sentir les bienfaits d’Internet et le grand bond en avant que s’apprête à faire cette génération nouvelle. C’est dommage mais ce texte commence à être un peu long et la règle est inflexible : Pas plus de un à deux écrans sinon le lecteur se casse. Alors tant pis ! J’essayerais plus tard de vous convaincre. Restez devant votre écran. De ce point d’observation le monde est à vous.
09:00 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (9) |

