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24/02/2007

Adelphité

medium_Phare.jpgDe l’adelphité,

au pharaon incestueux,

au phare d’Alexandrie,

au trésor de 

l'abbé Saunier

et aux cathares...


En tirant les fils de la toile, alors que la recherche de mots nouveaux fait rage chez le garde-mot, je tombe sur adelphité. Un mot savant créé pour remplacer fraternité et le sonore sororité. Adelph est la racine grecque qui désigne à la fois le frère et la sœur (en anglais, il existe le mot sibling pour cette notion) 

Liberté, Egalité, Adelphité.

Le suffixe adelph donne une quantité de mots savants presque tous monstrueux. On le retrouve aussi chez un pharaon, Ptolémée-Philadelphe (qui aime sa sœur.) qui fit construire sur l’île de Pharos le célèbre phare d’Alexandrie, une des sept merveilles du monde.  
 
C’est aussi en 1780 que le marquis François de Chefdebien, membre notoire du Directoire Ecossais de Septimanie (Languedoc) fonde la "Société des Philadelphes" avec son père le vicomte de Chefdebien d’Aigrefeuille. L’abbé Alfred Saunière fut percepteur dans la famille des Chefdebien. Il aurait été renvoyé pour avoir étudiés des documents ou archives de famille du fameux rite écossais des Philadelphes de Narbonne… Son frère, l’abbé Bérenger Saunière, enfant pauvre de Septimanie, joueur de rugby aux moeurs simples, se fera remarquer en menant une vie princière dans sa bourgade de Rennes-le-Château, proche de Montségur, dernier refuge des hérétiques Cathares.

Avis: On cherche encore le trésor de l’abbé.  Alfred Saunière est l’auteur, en 1779, d’une ‘Histoire de la maçonnerie’. Si on aime le mystère on peut suivre l'abbé Saunière sur la toile, par exemple: L’énigme des Chefdebien. A votre bon coeur! 

 

23/02/2007

Microbe

medium_microbe.2.jpgAntoine Béchamp, né en 1816, était docteur ès sciences, médecine, chimie et pharmacie. Il a créé le mot de "microzymas". Il n'aimait pas Pasteur  qu'il traitait d'im...pasteur

Louis Pasteur le lui rendait bien. Chargé de vérifier que sous les pansements ouatés le pus est exempt de bactéries, assura que c'était vrai. L'éminent chirurgien Gosselin prouva que c'était faux. Pasteur répliqua en comparant un membre blessé à un membre cassé. Pasteur fut dans l'obligation de se rendre mais en taisant les microzymas et en attribuant leur apparition et celle des bactéries aux germes de l'air dans les pus chirurgicaux.

Tout le monde était convaincu qu'il n'y a pas de pus sans bactéries et quelque chose de vivant. Sédillot, chirurgien, déclara sans réfléchir : C'est donc un microbe qui rend le pus dangereux. Pasteur, comme sur une proie se jeta sur ce mot, le trouvant suffisamment vague. On devine pourquoi. Ce mot servit ensuite à désigner les microzymas et les bactéries nés des germes de l'air dans le pus chirurgical".

01:35 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/02/2007

Mokimanké

medium_Moki.jpgSi comme moi vous pensez qu'il manque des mots, allez tester votre créatitude et même votre créativitude chez le garde-mot sur la note mokimanké.

00:14 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (3) |

21/02/2007

Balance

medium_balance.jpg.

2003 : 328,1


2004 : 354,9


2005 : 391,2


2006 : 416,1

soit +26,8% en 3 ans.

Ce sont les importations de la France en milliard d’Euros.

 

On parle toujours du déficit de la balance commerciale mais celle-ci, comme toute balance, comporte deux plateaux et je me disais que si au lieu de courir après la sacrée sainte croissance on essayait d’importer moins, on réduirait le fameux déficit... de plus si les autres pays nous imitait, cela pourrait avoir un effet vertueux extrêmement bénéfique pour la planète. Avec quelques gadgets en moins, on vivrait aussi bien. Non? Qu'en pensez-vous?

Quant à l'éléphant (par Darlisa Riggs) c'est le monsieur éléphant de Romain Gary en équilibre sur la terre avec les hommes et les femmes qui font les malins sur son dos au risque de se casser la figure.

01:20 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (5) |

19/02/2007

Tambalacoque

medium_Casoar.JPGTambalacoque

Casoar
 
Dodo

Dindons, Tortue...

.

J’avais entendu dire qu’il existe un arbre dans le nord-est de l’Australie qui ne se reproduit que grâce à l’ingestion de ses graines par l’estomac du Casoar, cet oiseau endémique d’un territoire réduit en Papouasie et en Australie. Plus de casoar, plus d’arbre.

Et bien c’est paraît-il le problème du tambalacoque un arbre endémique de l’île Maurice, d'une grande longévité de la famille des Sapotacées. Le tambalacoque est en voie de disparition, il reste moins de 100 spécimens très âgés, ceci n’est pas étonnant puisque ses graines avaient besoin du gésier du fameux dodo pour germer.

On a réussi à faire germer les graines en les faisait transiter par le gésier d’un dindon. On pense aussi que des tortues, des chauves-souris vampyrus, des perroquets participent à la dissémination des graines et aussi que l'introduction d’espèces exotiques de cochons et de singes ont pu mettre en danger les tambalacoque. En gros, les scientifiques sont un peu dans le vague.

Les vieux proverbes écolos mauriciens ont raison :

-Tant va la coque à vau-l’eau à la fin elle se meurt
-On tue le dodo et le tord tue le reste.   

02:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : dodo, tortue, casoar, proverbe |

17/02/2007

Travail

Café philo l’autre soir à Saint Julien animé par Alain Gentil avec pour thème « La place du travail dans notre société. » Exposé et réflexion sur la valeur travail. Le travail tel que nous, hommes et femmes du siècle, le concevons ; le travail devenu le principal moyen d’acquisition des revenus permettant aux individus de vivre, essentiel créateur de lien social… est une valeur récente... Je ne vais pas résumer ici un exposé d’une heure et demie qui aurait pu occuper Michel Onfray tout un été dans son université populaire de Caen. Ce qui m’a paru intéressant c’est la piste donnée par Alain Gentil suite à la question :

« La société semble tenir pour acquis que l’homme a besoin de travail, et que celui-ci est et demeurera le fondement de notre organisation sociale. Et si cette idée était fausse ? »

medium_meda.jpgPar la magie de la toile, j’ai retrouvé la piste tracée par Alain dans un livre de D. Méda qui date de 1995. Postulat de l’auteure : Le travail, tel que nous le pensons, est une invention récente du 18ème siècle (Adam Smith). L’emploi pour tous est remis en cause. La diminution ou la raréfaction du travail dû à l’automation et aux énormes gains de productivité qui multiplient les richesses, est nette. Ceci bouleverse ce que nous tenions pour évidence.

En conclusion, pour D. Méda et A. Gentil, il est actuellement plus que temps de « briser le consensus qui s’est construit autour de la flexibilité productive, fondée sur l’acceptation de sacrifices sociaux. » Il faut trouver d’autres manières d’établir ou de rétablir le lien social par d’autres formes d’activité que les emplois salariés. Il faut donc accepter d’autres moyens de distribution du revenu que le seul travail. L’objectif des associations est de permettre aux individus d’échanger autre chose que des services marchands. Chacun existe par ce qu’il sait faire et ce qu’il peut apporter aux autres.

Pour rétablir la rentabilité, le travail a été dégradé. Il nécessaire de retrouver une dignité du travail. La satisfaction de "faire quelque chose" dans son travail ne doit pas être réservée aux seuls intellectuels. Sortir de la désespérance exige trois conditions : assurer à chacun un revenu, garantir statuts et reconnaissance sociale, pour une activité digne, voire valorisante.
Pour les détails suivez le lien

PS: La thèse d’Alain Gentil, de Dominique Méda et d’autres montre à quel point nos candidats, qui ne nous parlent que de travail valeur sacrée et de sainte croissance, sont à côté de la plaque.

16/02/2007

Empathie

 medium_dilbert-planning.gif









  • Salut John, on avait  besoin de quelqu’un sur le projet RTAR, on a pensé à toi.
  • Ah bon
  • Oui, tu commences lundi rue du Port. Paul, le chef de projet, t’attend, ils sont un peu à la bourre.
  • Ah bon, mais… on est vendredi.
  • Oui, le week-end est bienvenu. Au fait ça te dit de travailler avec l’équipe de RTAR ?
  • Ben, c'est-à-dire que c’est basé sur du Piton... et que je connais pas le Piton… et puis... je connais pas le domaine non plus... pas du tout.
  • Oh tu apprendras vite. Non ce que je voulais savoir, c’est si ça te plaisait cette idée de bosser chez TAROX.
  • Je sais pas...
  • Tu vas voir, c’est assez sympa et puis c’est un gros client.
  • Il n’y a pas de parking rue du Port.
  • Je croyais que tu prenais le bus.
  • Non. Depuis chez moi c’est pas possible.
  • Oh t'es malin, tu vas bien te débrouiller… T’as pas répondu à ma question: t’es content de bosser sur ce projet?
  • Pour ce que j’en sais, il y a pas mal de tirage dans l’équipe… et avec le client aussi... beaucoup de politique...
  • Oh, rien de grave, on exagère toujours. Bon, tu m’excuses mais ma femme m’attend, on monte au chalet ce week-end.
  • J’avais des questions.
  • Ecoute, j’ai pas bien le temps. On en parlera plus tard. Appelle-moi la semaine prochaine. Surtout lundi, soit à l’heure, ils n’aiment pas les gens en retard chez TAROX et Paul non plus. Tu verras ça va te plaire.

*toute ressemblance avec des situations existantes ou ayant existées serait pure coïncidence.

01:35 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (5) |