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19/11/2015

Drogués

url%2B1.jpgLe captagon qui était dans les années 80 le dopant des footballeurs est aujourd’hui devenu la drogue des terroristes.

Selon l'Obs et un trafiquant :

 
"Ça donne la pêche, tu te mets à combattre sans te fatiguer, tu marches droit devant toi, tu ne connais plus la peur. Les combattants l’utilisent pour veiller, pour contrôler leurs nerfs et augmenter leurs performances sexuelles." Et peu importe que son utilisation soit interdite par l’islam, puisqu’"aujourd’hui tout le monde s’en fiche de la religion." 

Son nom scientifique est la fénéthylline, un composé organique constitué d'une molécule d'amphétamine et d'une molécule de théophylline liées par un pont éthyle. La théophylline est également présente entre autres dans le café, le chocolat, le maté et le guarana.

En grec Théo veut dire Dieu et phyllo plante. Ne pas confondre avec philo – qui aime, ni avec phylo qui veut dire tribu, clan en grec ou même sexe en grec moderne selon Alain Rey.

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Autre sujet, bien que... les lecteurs de ce blog connaissent l’excipit (les dernière lignes d’un texte) utilisé par Alexandre Vialatte pour terminer ses chroniques « Et c’est ainsi qu’Allah est grand » Voici un petit texte d’Eric Chevillard avec un excipit original.

Il semblerait donc que les croyants n’aient jamais très bien su lire leurs livres sacrés tout imprégnés en vérité et même ruisselants, nous dit-on, du plus parfait amour. Heureusement toutefois que nos billets doux sont moins nébuleux.

Le désespoir est assis sur un banc. Et l’espoir gît sur le trottoir.

Et c’est ainsi kalachnikov.

11:17 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (4) |

18/11/2015

Croquembouche

Encore un témoignage suite aux attentats venues des US. Tant pis pour les antiaméricains et ceux qui n'aiment pas les clichés. C'est bruyant et sous-titré.

027c97c5d68c31790230da6a81e7da35.jpgQuant au croquembouche, ou croque-en-bouche, je vous livre la définition assez croquignolesque de wikipedia : 

C'est une pièce montée de pâtisserie, réalisée avec de petites pâtisseries croquantes tels que des choux pralinés, des pains à la duchesse, des croquignoles, des macarons, etc., pouvant être entremêlées de confiseries (dragées, fruits confits, ...) et montées de manière à former une élégante décoration.

Alexandre Dumas, dans son Dictionnaire de cuisine, précise :

« On donne ce nom aux pièces montées qui se font avec des croquignolles, des gimblettes, macarons, nougats et autres pâtisseries croquantes, qu'on réunit avec du sucre cuit au cassé et qu'on dresse sur une abaisse de feuilletage en forme de large coupe » Voili-voilou ! Bon appétit.

05:08 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (5) |

10/11/2015

Apostophes

CPB87012422.jpegJ’adore Bernard Pivot que l’on a eu la chance de voir en spectacle à Nancy au Livre sur le Place dans un grand numéro, « Les mots m’ont mangé »  Le récit de la vie héroïque, navrante, loufoque mais glorieuse, d’un écrivain dévoré par les mots.

 Merci à Pierre Assouline d’avoir fait ce documentaire sur Apostrophes en Replay ici. Merci à Aredius sans qui je l’eusse ratée. Précipitez-vous ! Les jours sont comptés.  Vous allez retrouver de grands écrivains, Yourcenar, Soljenitsyne, Nabokov. Des débats historiques comme celui sur les nouveaux philosophes avec André Glucksman qui vient de nous quitter...  

A l'occasion des quarante ans de l'émission, pour en ressusciter les grandes heures et les rencontres historiques, Pierre Assouline a composé un florilège des meilleurs extraits, présenté sous forme d'abécédaire, qu’il a fait commenter par un Bernard Pivot surpris, heureux, nostalgique et généreux en anecdotes inédites.

CPB85052292.jpeg

Cette émission nous permet de constater à quel point Pivot est un homme exceptionnel qui a vécu une vie passionnante et passionnée avec un amour de la littérature énorme et communicatif. Sans compter qu’ensuite il y eu Bouillon de culture, Double Je… Vraiment, un grand bonhomme.

11:19 Publié dans Lecture, Mots | Lien permanent | Commentaires (1) |

06/11/2015

Deuil

9782359251258.jpg Je suis tombé sur Un article de Libération à propos d'un livre de Vinciane Despret qui nous dit qu«Les morts n’ont jamais disparu, qu'ils sont seulement plus discrets»

Dans son dernier livre, la philosophe rassemble une série de témoignages sur les relations ténues qu’entretiennent certaines personnes avec leurs proches disparus. Un «désir de mémoire» pour continuer de faire vivre le défunt. Une forme de résistance contre l’obligation de «faire son deuil»*.

Est-il vraiment raisonnable de parler avec les morts ? Après des années d’injonction psychologique à «faire son deuil», des vivants se rebellent contre la mort clinique et froide, s’arrogeant un droit à la tristesse et, pourquoi pas, celui d’entretenir des relations avec les disparus. Philosophe à l’université de Liège, Vinciane Despret a récolté dans son livre Au bonheur des morts, ces multiples récits montrant la façon dont les défunts peuvent entrer dans la vie de ceux qui restent. Comment maintenir un lien avec le cher disparu ? Porter ses chaussettes ou lui fêter chaque année son anniversaire en cuisinant son plat préféré. Ce qui a fasciné Vinciane Despret, c’est la teneur de ces discours, «si raisonnables et si équivoques» à la fois, fabriquant de véritables énigmes, des épreuves à résoudre. (…)

*L’expression « faire son deuil » est utilisée pour tout et n’importe quoi, la mort d’un compagnon, la mort du poisson rouge voire la perte de son sac à main… Le mot deuil vient du latin dolus douleur. On a écrit dueil jusqu’au XVII ième siècle. Le sens ancien d’affliction se retrouve pour désigner « une impression de tristesse profonde, un aspect lugubre. »

Le sens "moderne" de « Chagrin causé par la mort d’une personne» date de 1050. Par métonymie, le mot désigne les signes extérieurs de l’affliction causée par la mort. De même il désigne la période pendant laquelle doivent apparaître certains signes convenus du deuil. Il ne faut pas confondre la convention et la réalité de la durée, qui peut être brève ou éternelle.

Pour la veuve du colonel, le deuil fut court et plutôt joyeux.

Je suis veuve d'un colonel  
Qui mourut à la guerre! 
J'ai chez moi ... regret éternel! 
Son casque sous un verre! 
Maintenant je vis à l'hôtel, 
Mais de telle manière 
Que de là-haut, du haut du ciel, 
Sa demeure dernière, 
Il est content, mon colonel, 
Ou, du moins, je l'espère. 
Es-tu content, mon colonel? 
Rataplan plan plan plan plan plan plan.

290px-Melanargia_galathea_top_MichaD.jpgL'expression demi-deuil, noir et blanc, fait référence à la couleur du deuil, en principe le noir.

Voir le papillon ou la poularde.

 

11:37 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (5) |

30/10/2015

A-cides

Le saviez-vous ? Suffixes et préfixes sont des affixes.

Des petits ajouts qui permettent de changer construire un nouveau mot par agglutination. Il arrive que l’affixe devienne un mot. Par exemple ex, on dit un ex-président, un ex-ministre, une ex-secrétaire… mais si on dit mon ex tout court, on est en plein divorce entre le mot et son préfixe, mari ou femme.

Ecocide-Reduce-and-Reuse.jpgOn peut faire beaucoup de chose avec un suffixe. Par exemple avec cide, je découvre l’écocide, action qui consiste à détruire l’environnement. Wikipedia dit que l’écocide est une sorte d'homicide ou de génocide appliqué à l’écosystème.

On peut créer plus de 120 mots (c’est ici) avec -cide, voire bien plus avec un peu d’imagination. Je n’ai pas trouvé présidenticide qui est une sorte de politicide qui figure dans la liste, ni beaufrèreicide ou tantitcide bien que l’on trouve onclicide. Pas de caticide ou souricide alors que canicide figure et pourtant, il existe des caticides, j'en suis sûr (j'ai jamais tuer de chats, ou alors il y a longtemps, ou bien j'ai oublié ou ils sentaient pas bon).

Pas trace non plus de percepteuricide ni d’impoticide ou de taxicide. Encore que ce dernier prête à confusion, s’agit-il de quelqu’un qui veut supprimer les taxes ou de quelqu’un qui a tué un chauffeur de taxi. A ce propos, attention au blablacaricide, qui ne figure pas non plus, celui-ci vous le prenez dans votre voiture et hop, il vous trucide ou il vous vitriolicide.

Ceci dit les plus connus sont quand même homicide, le meurtre d’un homo (sapiens bien sûr), suicide le meurtre de soi-même (sui), parricide, fratricide… Bon ça suffixera pour aujourd’hui.

 

Note : Ce suffixe vient du latin caedo, caedere à l’infinitif, tomber, battre, frapper, enlever. Dans la novlangue, pour bûcheron, on devrait dire arbricide ou grumicide.

18:02 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (3) |

01/09/2015

Glossaire abstrus

Je tombe sur le début d'un glossaire piqué sur le Web : 

abscons : se dit d’un texte ou d’un discours qui est abstrus

« Quel abscons celui-là on comprend rien à qu’est ce qui dit »

abstrus : se dit d’un texte ou d’un discours qui est abscons

« sa logorrhée était si abstruse, les morphèmes* dont il usait si abscons qu’un sémiologue y eût perdu son esperanto... » 

analphalbète : qui n’a pas de consonnes ni de voyelles

« il était analphabète comme ses pieds et marquait toujours 0 points au Scrabble... » 

angoraphobe : qui n’aime pas les poils, ne pas confondre avec agoraphobe, qui n’aime ni les foules ni les agoras.

« son angoraphobie naturelle l’inclinait à préférer les éphèbes blonds et imberbes aux gros machos velus et hétérosexuels » 

hylameri.JPGanoure : qui n’a pas de queue (crapauds, grenouilles)

« il était une fois un crapaud roi des steppes, qui vivait avec sa reinette, d’anoure et d’eau exces-sivement fraîche »

austro-physicien : physicien d’origine autrichiene irrésistiblement attiré par les phénomènes inter-sidérants

« avant de devenir l’austro-physicien que l’on sait Hubert Reeves tournait des films de Superman pour gagner sa vie » 

best-stellaire : livre dont la réputation dépasse le cadre de votre proche famille et dont la portée taquine les confins de la galaxie

« Attention, vous venez de lire un best-stellaire et commencez à attaquer le glossaire... »

big bang : Relisez le premier chapitre.

* En linguistique, on définit généralement un morphème comme le plus petit élément significatif, isolé par segmentation d'un mot, le plus souvent dépourvu d'autonomie linguistique

15:14 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/06/2015

Andragogie

groupe.gifOn apprend toute sa vie. Ceci est devenu de plus en plus vrai à notre époque de bouleversement technologique. Personne n’irait consulter un médecin qui n’aurait rien appris depuis 30 ans. On sait que dans la dernière année la médecine a plus progressé sur les traitements de certains types de cancers que dans les 20 années précédentes. Ça fout la trouille et/ou ça donne de l’espoir.

La question qui se pose est « Quelle pédagogie pour les adultes ? » Le premier ennui dans cette question c’est que dans pédagogie il y a enfant et conduite. On parlera donc d’andragogie*.

L’article andragogie de Wikipédia explique que l’adulte a besoin

-    de savoir où il va pour assimiler : le sujet doit être introduit, les objectifs pédagogiques rigoureusement annoncés, il faut mettre en avant le lien logique entre les différentes phases de la formation ;

-    de comprendre les raisons de la formation pour être motivé : les actions doivent être justifiées et acceptées par les apprenants

-     de s'appuyer sur son expérience pour se retrouver : la connaissance doit sembler surgir des connaissances passées, être une adaptation de ce qui est déjà connu ; l'enseignement doit être interactif.

En conclusion, si la formation n'a pas de « sens » pour l'apprenant, alors ce dernier ne pourra adhérer à la formation reçue.

A part le point qui parle d’expérience il me semble que le reste doit fonctionner pour les enfants aussi. En fait la vraie différence est due à la moindre plasticité du cerveau adulte et au besoin de se repérer à des choses connues. Par exemple dans l’apprentissage d’une langue, l’adulte ressent le besoin de se référer à l’écrit et aux sons qu’il connaît. Il y a donc bien des différences qui méritent d'être étudiées parce que les adultes ne veulent plus souffrir et surtout s'ennuyer sur les bancs d'école comme il l'on fait dans leur jeunesse.

Andragogie.jpg

 

Andragogie : Du grec andros qui qui n'est pas une confiture mais le génitif d’anir ((ανήρ) qui veut dire homme, l’homme mâle (vir en latin qui donne viril). Le terme est mal choisi car il suggère que la femme adulte n’apprend plus rien. On aurait pu dire andréagogie avec la racine grecque ander qui veut dire adulte ou encore anthropogogie avec la racine anthropos (homo en latin), homme générique (donc sans genre) comme dans anthropologie. 

A noter qu'adulte vient du latin adultus participe passé de adolescere qui a donné adolescent. Adulte avait le sens d'adolescent au XVIIième. Je parie que Christine Lagarde ne le savait pas.

Et on se demande ce qu'est vraiment l'adulescence et les adulescents.

06:55 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (0) |