Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/11/2015

État d’urgence

jugulaire-nouveau-3.jpgJe me souviens d’un matin où je me rendais au travail sur mon fier destrier, un scooter japonais, m’être fait arrêter par deux policiers en voiture toutes sirènes hurlantes. Avec des manières de cowboys, ils ont commencé à douter de mon bon droit à conduire un 125 en Suisse, il ont donc appelé le commissariat pour vérifier. Constatant que je pouvais, ils ont commencer à me questionner sur ma destination, sur la route que j’allais prendre. Finalement, ils m’ont collé une amende parce que je n’avais pas attaché ma jugulaire*.  

Il y a peu, mon beau frère s’est fait coller une amende parce que deux pandores l’avaient vu téléphoner en voiture. Or le téléphone était éteint dans la boite à gants. Pas de témoin, pas de recours possible, total : moins trois points et une bonne amende.

Récemment, un ami s’est fait coller une prune pour n’être pas passé par la bonne porte pour sortir du métro alors qu’il avait un titre de transport en ordre. Inflexibles les keufs ! Faut payer !

Ceci peut arriver à tout le monde. J’espère donc que ces trois mois d’état d’urgence serviront à nous purger de la racaille terroriste mais que la pèriode ne sera pas prolongée au-delà parce que l’arbitraire sécuritaire, ce n’est pas trop mon truc. Et puis, je voudrais bien voir la gueule du sécuritaire moyen, FN ou LR, quand il se fait accuser de téléphoner sans téléphone et qu’il prend 3 points de moins sur son permis. Est-ce qu'il réclamerait plus de mesures d'urgence ?

137026.jpgVocabulaire:

*Jugulaire – adjectif relatif au cou. C’est ainsi que les militaires appellent la courroie qui maintien le casque. Encore un terme militaire comme le mot dragonne, qui tient le bâton de ski et qui avant tenait le sabre du dragon.

Si votre femme abuse, qu'elle vous attige, dites « ma femme est un dragon » plutôt que "Ma femme est une dragonne" qui me tient par le licou. Le licou ou licol est une sorte de dragonne ou de jugulaire que l'on met autour du cou des chevaux.


*Pour les non francophones, une prune est une amende, une contravention, une contredanse ou encore un procès-verbal. Un keuf est un flic, un policier, un gendarme et même un pandore…

17:42 Publié dans Blog, Mots | Lien permanent | Commentaires (3)

19/11/2015

Drogués

url%2B1.jpgLe captagon qui était dans les années 80 le dopant des footballeurs est aujourd’hui devenu la drogue des terroristes.

Selon l'Obs et un trafiquant :

 
"Ça donne la pêche, tu te mets à combattre sans te fatiguer, tu marches droit devant toi, tu ne connais plus la peur. Les combattants l’utilisent pour veiller, pour contrôler leurs nerfs et augmenter leurs performances sexuelles." Et peu importe que son utilisation soit interdite par l’islam, puisqu’"aujourd’hui tout le monde s’en fiche de la religion." 

Son nom scientifique est la fénéthylline, un composé organique constitué d'une molécule d'amphétamine et d'une molécule de théophylline liées par un pont éthyle. La théophylline est également présente entre autres dans le café, le chocolat, le maté et le guarana.

En grec Théo veut dire Dieu et phyllo plante. Ne pas confondre avec philo – qui aime, ni avec phylo qui veut dire tribu, clan en grec ou même sexe en grec moderne selon Alain Rey.

_______________________________________________________  

Autre sujet, bien que... les lecteurs de ce blog connaissent l’excipit (les dernière lignes d’un texte) utilisé par Alexandre Vialatte pour terminer ses chroniques « Et c’est ainsi qu’Allah est grand » Voici un petit texte d’Eric Chevillard avec un excipit original.

Il semblerait donc que les croyants n’aient jamais très bien su lire leurs livres sacrés tout imprégnés en vérité et même ruisselants, nous dit-on, du plus parfait amour. Heureusement toutefois que nos billets doux sont moins nébuleux.

Le désespoir est assis sur un banc. Et l’espoir gît sur le trottoir.

Et c’est ainsi kalachnikov.

11:17 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (4)

18/11/2015

Croquembouche

Encore un témoignage suite aux attentats venues des US. Tant pis pour les antiaméricains et ceux qui n'aiment pas les clichés. C'est bruyant et sous-titré.

027c97c5d68c31790230da6a81e7da35.jpgQuant au croquembouche, ou croque-en-bouche, je vous livre la définition assez croquignolesque de wikipedia : 

C'est une pièce montée de pâtisserie, réalisée avec de petites pâtisseries croquantes tels que des choux pralinés, des pains à la duchesse, des croquignoles, des macarons, etc., pouvant être entremêlées de confiseries (dragées, fruits confits, ...) et montées de manière à former une élégante décoration.

Alexandre Dumas, dans son Dictionnaire de cuisine, précise :

« On donne ce nom aux pièces montées qui se font avec des croquignolles, des gimblettes, macarons, nougats et autres pâtisseries croquantes, qu'on réunit avec du sucre cuit au cassé et qu'on dresse sur une abaisse de feuilletage en forme de large coupe » Voili-voilou ! Bon appétit.

05:08 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (5)

10/11/2015

Apostophes

CPB87012422.jpegJ’adore Bernard Pivot que l’on a eu la chance de voir en spectacle à Nancy au Livre sur le Place dans un grand numéro, « Les mots m’ont mangé »  Le récit de la vie héroïque, navrante, loufoque mais glorieuse, d’un écrivain dévoré par les mots.

 Merci à Pierre Assouline d’avoir fait ce documentaire sur Apostrophes en Replay ici. Merci à Aredius sans qui je l’eusse ratée. Précipitez-vous ! Les jours sont comptés.  Vous allez retrouver de grands écrivains, Yourcenar, Soljenitsyne, Nabokov. Des débats historiques comme celui sur les nouveaux philosophes avec André Glucksman qui vient de nous quitter...  

A l'occasion des quarante ans de l'émission, pour en ressusciter les grandes heures et les rencontres historiques, Pierre Assouline a composé un florilège des meilleurs extraits, présenté sous forme d'abécédaire, qu’il a fait commenter par un Bernard Pivot surpris, heureux, nostalgique et généreux en anecdotes inédites.

CPB85052292.jpeg

Cette émission nous permet de constater à quel point Pivot est un homme exceptionnel qui a vécu une vie passionnante et passionnée avec un amour de la littérature énorme et communicatif. Sans compter qu’ensuite il y eu Bouillon de culture, Double Je… Vraiment, un grand bonhomme.

11:19 Publié dans Lecture, Mots | Lien permanent | Commentaires (1)

06/11/2015

Deuil

9782359251258.jpg Je suis tombé sur Un article de Libération à propos d'un livre de Vinciane Despret qui nous dit qu«Les morts n’ont jamais disparu, qu'ils sont seulement plus discrets»

Dans son dernier livre, la philosophe rassemble une série de témoignages sur les relations ténues qu’entretiennent certaines personnes avec leurs proches disparus. Un «désir de mémoire» pour continuer de faire vivre le défunt. Une forme de résistance contre l’obligation de «faire son deuil»*.

Est-il vraiment raisonnable de parler avec les morts ? Après des années d’injonction psychologique à «faire son deuil», des vivants se rebellent contre la mort clinique et froide, s’arrogeant un droit à la tristesse et, pourquoi pas, celui d’entretenir des relations avec les disparus. Philosophe à l’université de Liège, Vinciane Despret a récolté dans son livre Au bonheur des morts, ces multiples récits montrant la façon dont les défunts peuvent entrer dans la vie de ceux qui restent. Comment maintenir un lien avec le cher disparu ? Porter ses chaussettes ou lui fêter chaque année son anniversaire en cuisinant son plat préféré. Ce qui a fasciné Vinciane Despret, c’est la teneur de ces discours, «si raisonnables et si équivoques» à la fois, fabriquant de véritables énigmes, des épreuves à résoudre. (…)

*L’expression « faire son deuil » est utilisée pour tout et n’importe quoi, la mort d’un compagnon, la mort du poisson rouge voire la perte de son sac à main… Le mot deuil vient du latin dolus douleur. On a écrit dueil jusqu’au XVII ième siècle. Le sens ancien d’affliction se retrouve pour désigner « une impression de tristesse profonde, un aspect lugubre. »

Le sens "moderne" de « Chagrin causé par la mort d’une personne» date de 1050. Par métonymie, le mot désigne les signes extérieurs de l’affliction causée par la mort. De même il désigne la période pendant laquelle doivent apparaître certains signes convenus du deuil. Il ne faut pas confondre la convention et la réalité de la durée, qui peut être brève ou éternelle.

Pour la veuve du colonel, le deuil fut court et plutôt joyeux.

Je suis veuve d'un colonel  
Qui mourut à la guerre! 
J'ai chez moi ... regret éternel! 
Son casque sous un verre! 
Maintenant je vis à l'hôtel, 
Mais de telle manière 
Que de là-haut, du haut du ciel, 
Sa demeure dernière, 
Il est content, mon colonel, 
Ou, du moins, je l'espère. 
Es-tu content, mon colonel? 
Rataplan plan plan plan plan plan plan.

290px-Melanargia_galathea_top_MichaD.jpgL'expression demi-deuil, noir et blanc, fait référence à la couleur du deuil, en principe le noir.

Voir le papillon ou la poularde.

 

11:37 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (5)