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09/08/2013

Inch'Allah

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Il y a indiscutablement un problème de fierté arabe ou plutôt de fierté mal placée qui conduit plutôt à une mésestime de soi que perçoivent beaucoup d'arabes. Ceci peut s’expliquer par les dictatures, le développement économique en panne, des libertés publiques en berne, etc… Certes ! On nous dit que les « révolutions » pourraient changer tout ceci.

Bien sûr, bien sûr !

A condition qu’elles ne s’enferrent pas dans un retour à des traditions d’un autre âge, les soi-disant « spécificités culturelles » voire génétiques prônées par Ehnarda ou les supporter de Morsi. Pour illustrer la chose, j’ai trouvé ce petit texte de Joumana Haddad publié le 17 juin dans Now de Beyrouth et reproduit par Courrier International :

Au bout d’une heure de retard, le pilote de Tunis Air a finalement pris le micro pour nous assurer que notre avion décollerait bientôt “bi iznillah” (si Dieu le permettait), que nous arriverions à destination plus tôt que prévu “inch’Allah” (si Dieu le voulait bien) et que le climat de la capitale serait chaud et ensoleillé “alhamdulillah” (grâce à Dieu).

Il est intéressant de noter que la version anglaise de son message ne reprenait pas exactement les mêmes termes. Ce pilote était apparemment d’avis que les passagers étrangers (les “infidèles”) préféraient croire que leur avion volerait grâce à ses compétences de pilotage et quelques lois physiques ; que la durée de notre vol serait raccourcie grâce à des vents favorables ; et que les conditions météorologiques locales seraient du genre estival du fait des saisons et de cette chose qu’on appelle “la rotation de la Terre autour du Soleil”.

Voilà résumé en deux paragraphes, ce qui fait problème. Tant que les avions continueront de voler alhamdulillah, décolleront bi iznillah et arriveront inch’Allah, les révolutions continueront de battre de l’aile.

Et c’est ainsi qu’Allah est grand aurait conclut mon ami Vialatte.

13/06/2013

1700 ans

constantin.gifCe n’est pas tous les jours que l’on peut fêter un 1700ième anniversaire.

Figurez-vous que le 13-juin-313, fut promulgué le traité de Milan.

En fait, pour brouiller les pistes, c’était une circulaire attribuée à Constantin et publiée à Nicomédie* par Licinius.

Tout habitant de l’Empire pouvait désormais « adorer à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel ». Vu comme ça, on pourrait croire que c’était l’établissement de la laïcité dans l’Empire. Les chrétiens en firent la date qui mit fin aux persécutions, celles de Doclétien en 303-304 avaient été sanglantes, et contre productives car elles avaient amené plus de gens à se convertir. Et du coup, ils vont immédiatement tenter de se faire reconnaître comme religion officielle de l’Empire avec l’aval de Constantin. Celui-ci, au concile de Nicée en 325, va même trancher la polémique sur la vraie nature du Christ. Il agit en pontife, comme les empereurs d’avant présidaient au culte de Jupiter. C’est le Césaropapisme.

Cleopas-af09b.jpgConstantin s’était vaguement converti car il attribuait au dieu des chrétiens sa victoire sur son rival Maxence.

Il ne sera baptisé que sur son lit de mort mais entre temps les chrétiens ont noyautés l’Empire, et en 330, le sénat romain est constitué d’une majorité de chrétiens.


Un seul empereur, un seul empire, une seule foi.

la-croix-de-St-Jacques3.gifEn 353, Constance fait fermer les temples païens. En 392, Théodose persécute les païens. IL FAUT CROIRE désormais au VRAI DIEU qui EXISTE. En moins d’un siècle on est passé d’un édit de Milan tolérant à la dictature de la religion. Ensuite, il a fallu pas mal de siècles pour se sortir des imbrications du religieux et du politique. En est on sorti ?

Pas mal de pays musulmans (Iran) ou bouddhistes (Thaïlande) en sont encore là.

Source : Le journal la Croix. Eh oui, je lis la Croix, qui l'eut cru ?

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Nicomédie (en grec ancien Νικομήδεια / Nikomếdeia) est une ville d'Asie mineure, capitale du royaume de Bithynie. Elle est appelée Izmit aujourd'hui. Hannibal s'y donna la mort en 183 av. J.-C. et l'historien Arrien y naquit vers 90 ap. J.-C.

05:27 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (5)

27/04/2013

Singularité 2

rainbowsendcouv.jpgExtraits et résumé de la préface de Gérard Klein* au livre de Vernor Vinge dans la collection SF –Science Fiction - du livre de poche. Il émet des doutes sur le concept de singularité :

 

On ne sait pas vraiment qui est à l’origine de l’idée de singularité mais son vulgarisateur est Vernor Vinge. Le concept est parfois attribué à John von Neumann, qui a travaillé, entre autre,  sur les machines qui se reproduisent. En fait von Neumann ne croyait pas à la capacité des machines de reproduire l’activité du cerveau humain. C’est en 1965 que Gordon E. Moore énonce sa fameuse loi selon laquelle la puissance des circuits intégrés doublerait tous les ans, puis la corrigera en 1971 en retenant pour celle des microprocesseurs un intervalle de deux ans qui s'est remarquablement vérifié depuis.

 

Du coup, les écrivains de SF imagine une machine qui serait, en vertu de la Loi de Moore, capable d’intelligence « humaine ». Et, selon le scénario de la Singularité, les choses s'emballent. Son intelligence s'accroît exponentiellement. Et peu de temps après, l’humanité disparaît, comme l’annonce Paccalet.

 

Vernor Vinge a commencé à parler de la Singularité dans les années 1980 et a formulé ses idées dans son premier article sur le sujet en 1993 : l'essai "Technological singularity". Il y postule que, d'ici trente ans, l'Humanité aurait les moyens de créer une intelligence surhumaine mettant un terme à l'ère humaine. Depuis, la Singularité a été le sujet de nombreuses nouvelles et essais.

L'idée de Singularité technologique, dans ce sens apocalyptique, a-t-elle un fondement quelconque ?

Pour ma part, je ne le pense pas, ayant insisté dans plusieurs textes sur mon doute quant à la création ou à l'émergence de la moindre Intelligence Artificielle en dehors de la littérature. Au cours de la soixantaine d'années écoulées depuis la création de l'expression, aucun progrès fondamental, vraiment décisif, n'a été enregistré (…) L'idée que l'accumulation de microprocesseurs de plus en plus puissants en ferait surgir me fait invinciblement penser à la fable des singes enchaînés à des claviers qu'ils frappent frénétiquement jusqu'à produire l'intégrale des œuvres de Shakespeare, parties perdues comprises. Ni le temps, ni la quantité ne font rien à l'affaire.

Nous ne savons du reste pas vraiment ce qu'est l'intelligence humaine, et plus généralement biologique, et nous avons toutes les raisons de douter qu'elle soit fondée sur un code logique. Ce doute qui ne m'est nullement personnel a été fortement exprimé par John von Neumann dans son essai déjà cité. Les termes en demeurent d'une actualité confondante. Les tenants de l'Intelligence Artificielle forte constituent une espèce de secte aux accents quasiment religieux dont la ferveur n'a d'égale que la propension à quémander des crédits militaires ou universitaires.

9782221125779.JPG* Gérard Klein est un économiste qui est aussi un écrivain et un immense et respecté éditeur de SF. Il a dirigé depuis 1969 la fameuse collection argentée Ailleurs et Demain chez Robert Laffont.

 

Lire la suite et l’intégrale ici qui se termine par :

 

 

Toute relation entre la science et la religion est impie.

 

 

 

06/03/2013

Décanonisation

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Qu’apprends-je ?

Il paraîtrait que mère Térésa la béatifiée n’était pas toute nette, que des enquêtes post-canonisation stigmatiseraient le comportement de Padre Pio, et que même Jean-Paul le second, le santo subito, qui avait promu ces deux là ne serait pas exempt de critiques.

Lui, le grand pape qui avait plus de 1300 béatifications et 482 canonisations à son actif. Lui, le super groom du plus grand ascenseur de saints pour le ciel, aurait dissimulé des rapports sur la pédophilie dans l’église et son successeur aurait fait pareil. La blogosphére nous le twitte chaque jour.

Tout fout le camp ma bonne dame !

D’après Slate qui se réfère à une étude canadienne, il semblerait que mère Térésa ne recevait pas les pauvres dans les meilleures conditions possibles. Ils estiment que cette situation ne provient pas d'un manque de moyens financiers, car la Fondation créée par Mère Teresa a levé des centaines de millions de dollars. Il s'agirait en fait d'une conception particulière de la souffrance et de la mort.

La mére disait volontiers : «Il y a quelque chose de beau dans le fait de voir le pauvre accepter son sort et souffrir comme le Christ pendant sa Passion. Le monde gagne beaucoup de leur souffrance». Pourtant Mère Teresa a demandé des soins palliatifs quand elle a été soignée dans un hôpital de luxe à La Jolla, en Californie, en janvier 1992.

On lui attribue encore des indélicatesses financières, et pourtant Jean-Paul II l’a béatifié subito. Le miracle, obligatoire pour devenir beata, qu’on lui attribue concerne une indienne. et cette guérison n'aurait rien d'un miracle. Le médecin de cette dame, le Dr Ranjan Mustafi, déclare d’une part qu’elle n’avait pas de tumeur cancéreuse, et d’autre part, qu’elle était sous traitement médical pour un kyste tuberculeux pas si miraculeux donc. Le Dr a-t-il été entendu par les enquêteurs du Vatican ? Non.

padre_pio.jpgSur Slate, on découvre aussi que le fameux Padre Pio, aux stigmates du Christ, que Jean Paul II a canonisé en 2002  n’était peut-être qu’un affabulateur et coureur de jupons de surcroît.

D’où la question :

« Le pape peut-il décanoniser ? »


Pour commencer le mot n’est pas dans le dictionnaire de Word. Ensuite, la réponse est non. Il n’y a pas de procédure de décanonisation de même qu’il n’y a pas de procédure pour virer un pape. On peut penser d’ailleurs que depuis que Lucifer a été déchu de sa qualité d’ange*, on ne peut pas désangeliser un ange. On reste ange ou saint pour l’éternité. C'est ainsi ! C’est le miracle de la foi dans le dogme de l’infaillibilité pontificale.

Eh oui, mon cher Voltaire, l’infâme a survécu, la superstition aussi. 

* Ma superstition préférée : l'angéologie.

27/01/2013

Djihad

salat.jpgUn croyant pense que Dieu le protège,

un islamiste pense qu’il protège Dieu.



Les nouvelles :

  • En Iran, les femmes célibataires peuvent avoir un passeport mais ont besoin de l’autorisation de leur tuteur pour sortir du pays.
  • En Égypte, frères musulmans et islamistes demandent l’application de la charia par les artistes. Interdictions multiples… Obligation de tenue convenables dans les film, pas de jupes trop courtes, même dans un film se passant dans les années 70 alors qu’à l’époque, les égyptiennes paradaient en minijupe.
  • Au Yémen, la folie est considérée comme un châtiment divin, les malades sont traités en conséquence. Dieu punit, les hommes suivent. Hôpitaux = Prisons
  • En Tunisie, un hôtel est attaqué par des salafistes qui cassent le bar et vident les bouteilles d’alcool. Des femmes non voilées sont violées.
  • Après le Mali et la Somalie, la djihad* s’installe en Gambie, au Nigeria, au Niger, au Tchad...

En France, selon un sondage Figaro-Ifop La majorité des Français considèrent l’islam comme une «menace» pour le pays. 60% des sondés pensent que la visibilité et l’influence de l’islam sont «trop importantes»

Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée, s’inquiète de ce sondage et explique qu’il ne faut pas confondre les croyants et les extrémistes. Le problème c’est qu’il y a continuité entre les croyants raisonnables et les croyants qui le sont moins. Où se trouve le Voltaire musulman et donc démusulmanisé ?

*La djihad, la guerre sainte, est cet effort demandé à chaque musulman d'augmenter l’emprise des lois divines dans sa vie et dans le monde. C’est là le sens véritable de la guerre sainte, de la guerre visant à rendre le monde saint, conforme à ce pourquoi il a été créé. Pourquoi employer le terme de « guerre » ? Parce que l’usage de la force est légitime. Source

12:55 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (0)