Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/10/2016

Révélation

Il y a des coïncidences étonnantes, dans ce qui suit on peut même parler de synchronicité jungienne. Hier, je mangeais des spaghettis quand soudain j’ai eu une révélation. Quelque chose comme ce fameux 23 novembre 1654, quand Pascal a eu une nuit d’illumination et d’extase ou encore comme ce le 25 décembre 1886 lorsque Charles Péguy fut illuminé près du second pilier à l'entrée du chœur, à droite du côté de la sacristie dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.

StainedGlassFSM1.jpg

Hier donc, en mangeant mes spaghettis, j’ai eu par la bouche de Michel une révélation qui venait directement du Monstre Spaghetti Volant. En un instant, mon cœur fut touché d'une conviction puissante, d'une telle certitude qui ne laissait place à aucune espèce de doute, à une révélation ineffable.

 

Je parle de synchronicité car ce matin, sur France Inter Alex Vizorek a fait une chronique sur le pastafarisme. Etonnant non ?

 

Ceux qui suivent ce blog savent que je suis pastafariste depuis plus de 5 ans maintenant. Il est clair que cette révélation d’hier, le 10 octobre 2016 va changé ma foi pour lui donner une dimension plus prosélyte. A l’image de Pascal et de Péguy, ma mission dorénavant sera de faire connaître le pastafarisme. Comme Jeanne d’Arc, j’ai reçu du Monstre par la voix de son pirate Michel (celui qui attaquait les navires espagnols venant du Venezuela) une mission que j’expliquerais dans les prochains jours sur ce blog.

 

En attendant, écoutez Alex Vizorek ce matin :

 

03/09/2016

Teresa encore

Boris Vian avait écrit un poème qui conchiait le bon docteur Schweitzer

>Pour qui voulez-vous les remettre

>En bon état, docteur Schweitzer

>Ces nègres que vous recollez

>Et qu'on recassera demain ?

jean-paul-2-mere-teresa.jpgDans le même esprit mais en argumentant l’essayiste Christopher Hitchens, aujourd'hui décédé, s’en était pris à Mère Teresa lors de sa béatification par Popaul le second. Je vous invite à relire son article avant que le pape François ne canonise cette femme qu’Hitchens qualifiait "de fanatique, de fondamentaliste et d’impostrice, image l’asservissement de l’église au show-biz, à la superstition et au populisme."

On rappelle l'opposition obsessionnelle de mère Teresa à l'avortement qui lorsqu'elle reçut le prix Nobel de la paix en 1979, lui fit s'écrier: «Aujourd'hui, l'avortement est le pire des maux, le plus grand ennemi de la paix!» C'est, dans le droit fil de cette antienne, son tropisme avec l'Opus Dei et son parrainage, en 1995, d'un colloque anti-IVG du cercle Renaissance, lié au Front national. C'est aussi son soutien à la dictature haïtienne de Duvalier (qui lui valut la Légion d'honneur haïtienne)

Elle disait :

« Il y a quelque chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, à le subir comme la passion du Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance ».

Et pourtant, lorsque elle a eu besoin de soins palliatifs, c'est dans un hôpital américain ultramoderne qu'elle les a reçus.

Autre citation de Hitchens :

"Pour moi l’origine du totalitarisme est théocratique. Le début de tout ça c’est l’idée d’un grand chef, ou d’un pape infaillible ou d’un grand rabbin ou qui que ce soit peut ventriloquer la divinité et nous dire ce qu’il faut faire."

J'aime bien l'idée du pape ventriloque qui fait parler Dieu.

Preuve que j'ai de la suite dans les idées... 

16:19 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (1)

11/02/2016

Églises

1235742.jpgA la lecture de la lettre de Cavanna aux culs-bénits qui stigmatise le retour des religions on peut induire que le siècle verra le retour du religieux dans ses pires expressions. Je cite :

« Un climat d’intolérance, de fanatisme, de dictature théocratique s’installe et fait tache d’huile. L’intégrisme musulman a donné le "La", mais d’autres extrémismes religieux piaffent et brûlent de suivre son exemple. Demain, catholiques, orthodoxes et autres variétés chrétiennes instaureront la terreur pieuse partout où ils dominent. Les Juifs en feront autant en Israël. »

Je ne suis pas philosophe mais, à la réflexion, je pense que cette vision est sans doute fausse. Il me semble que les massacres de l’intégrisme islamique et le bruit et la fureur des défenseurs de la catholicité à la mode Marion Maréchal-Nous-Voilà-Le Pen ne sont que des soubresauts d’une guerre perdue par les culs-bénits.

Il est évident que dans les sociétés occidentales la religion a terriblement régressé ces deux derniers siècles. On démolit les églises (et le patrimoine voir Thairy ci-dessous) et les temples ou on les transforme en salle des fêtes pour mariages païens. De toute façon ces lieux de cultes sont quasi vides ou à la rigueur parcouru par des touristes munis de guides verts. Plus un seul curé pour célébrer une messe d’enterrement… C’est la fin, n’en déplaise à mademoiselle MMNVLP et à la manif pour tous, conduite ou pas par Frigide Barjot.

Eglise_Thairy_01.jpg

Pour ce qui concerne l’Islam, ce sursaut de religiosité cache des problèmes plus anciens. Pour commencer cette religion, dans les pays où elle est majoritaire est totalement liée à l’espace politique. Notons que c’était le cas sous nos rois, le gallicanisme et l’anglicanisme en sont des restes pas très en forme. D’autre part, l'islam étant liée à l’état, le succès économique et militaire des pays de tradition chrétienne face aux pays musulmans et arabes en particulier est vécu, sans toujours oser se l’avouer, comme une défaite. Et comme Allah et le Coran ne peuvent pas perdre la bataille, c’est dur à vivre. D’où les soubresauts violents et un peu d'entrisme dans la politique de nos pays. On peut d’ailleurs se demander si le renouveau de la religion orthodoxe dans les pays de l’ex-URSS ne cache pas aussi une volonté de nier le capitalisme triomphant. 

Voilà, c’est ma thèse. Un peu réac peut-être dans la mesure où elle admet le succès du système libéral, capitaliste et consumériste. A dire vrai, ce pseudo succès ne me réjouit pas plus que ça mais un retour du religieux me panique encore plus. Entre deux maux...

Zut encore un texte qui manque d’ironie. Vialatte revient !

* Catholicisme - De Katholicos universel

* Orthodoxie - La doctrine juste, authentique (ortho - droit)

* Oumma - Assemblée des croyants (sunnites only)

* Eglise - Grec ekklesia - Assemblée des fidéles. Par métonymie le lieu de cette assemblée

05:23 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (7)

11/01/2016

Franchise

Quelques réflexions suite à une émission vue hier sur Arrêt sur Image et notées en préparation du café citoyen de ce soir au Rouge et Noir à propos de Daesh et nous. Si j'ai tout bien compris, cela donne :

Ne pas confondre djihad et traditionalisme. Pour un religieux musulman traditionaliste, il est difficile de comprendre Daesh car Daesh, sous prétexte de conquérir une nouvelle terre pour établir son Califat, fait flèche de tout bois et fait résonner une petite musique séduisante aux oreilles de la jeunesse. 

568093a4-966a-11e4-b4dd-4ce6bc44b086_web_scale_0.6_0.6__.jpgAl Bagdadi qui s’est institué « nouveau calife » veut rassembler l’Ouma, la communauté de tous les croyants autour de lui. Ce Califat suscite un certain mépris auprès des sunnites en Arabie ou même au Liban mais ce qui inquiète tout le monde c’est la capacité d’Al Bagdadi d’attirer des jeunes musulmans, plus ou moins fraîchement convertis, du monde entier.

La force de DAESH pour attirer les combattants de partout c’est de s’être libéré de l’intégrisme et du traditionalisme que l’on trouvait encore chez Al Qaïda, Ben Laden était un riche saoudien traditionaliste. Derrière le niqab des femmes, DAESCH est bien installé, à l'aise dans la modernité. Foin des questions théologiques et des vieilles barbes (quoique...), soyons efficaces. To the point !

logo_Action_Franchise.jpg

L’entreprise DAESH se comporte comme une multinationale qui donne sa marque en franchise. Elle en utilise tous les ressorts. Sur Internet, pub et réseaux, on est à fond dans la modernité moderne. Le produit à franchiser est le goût de l’aventure lié à un certain mal de vivre d’une jeunesse plus ou moins paumée dans le monde du fric et du chômage. Il est très facile pour un jeune de prendre une franchise. Tous les modèles et autres "business plans" sont sur le Net, décapitations comprises. C’est une sorte de prêt à penser. C’est l’islam pour les nuls où le moindre jeunot de 18 ans, pas trop con et qui a un peu lu le Coran peut se prétendre « imam », les autres, moins lettrés, viendront acheter dans son magasin.

Cette religion low-cost attire en priorité la jeunesse de pays musulmans comme la Tunisie(3000), La Jordanie (2500), le Maroc(1500), le Pakistan(500) mais aussi de Russie(1500), de France (2000), de Chine, des USA, du Canada… 80 pays. Dans les pays occidentaux, on trouve des musulmans ou de récents convertis. Ils viennent de toutes les classes sociales mais en priorité de milieux défavorisés et sont souvent de petits délinquants déjà fichés pour des délits mineurs.

On a arrêté des recruteurs qui venaient promouvoir la « Franchise » en Espagne, en Belgique… On peut penser que ce mode de recrutement tout azimut ne devrait pas amener des attentats grandioses et très structurés, style « twin towers », ceci dit avec une Kalachnikov un jeune même pas trop malin peut faire bien du dégât comme on l'a vu en janvier et le 13 nombre.

24/09/2015

Canonisation

Juniperro-serra.jpgHier,  au Sanctuaire national de l’Immaculée Conception à Washington, le pape François a canonisé Junìpero Serra. On a donc un nouveau saint.

Qui était donc Junìpero Serra ?

Commençons d’abord par la question « C’est quoi un saint ? ». Selon Wikipedia, « C’est, ou plutôt c’était, un être exemplaire proposé comme modèle de vie aux croyants. » Les saints sont, nous dit-on, avec les anges quelque part à la droite de Dieu. A sa gauche, il n’y a personne. Pas loin, il y a aussi des petits saints que l’on appelle des béatifiés.

Qu’avait donc Junìpero de si exemplaire pour avoir mérité la béatification par Popaul II et la canonisation par François I  ? Selon Wikipedia :

Junípero Serra entra chez les Franciscains en 1730. En 1749, il part pour le Mexique. C’est à l’âge de 55 ans que ce petit homme, pas particulièrement robuste et marchant à l'aide d’une canne, accepte la tâche de coordonner les activités missionnaires en Californie.

En décembre 1774, le Vice-roi lui propose de participer à une expédition en Californie centrale, sous le commandement du capitaine de marine Juan Bautista de Anza. C'est ainsi qu'un premier camp militaire est établi. On y célèbre la messe. Ceci est le prélude à la création de nombreuses missions.

Selon un article publié ici, lors de l'ère missionnaire espagnole, le système a contribué directement ou indirectement à la mort de la moitié de la population Indienne de la Californie, population qui était estimée entre 300.000 et 1 million de personnes avant le premier contact avec les missionnaires catholiques. Les Indiens de la Californie, assujettis dans ces missions, parlaient entre 64 et 80 langues différentes et faisaient partie de la région la plus peuplée et variée parmi tous les autochtones de l'Amérique du Nord avant la colonisation. Les épidémies, les guerres et les conditions de vie dans les missions les ont décimés. Missions où ils se tuaient à la tâche et mourraient de faim. A partir de 1910, après un siècle et demi de missions, de ruées vers l'or et de réserves, il ne restait que 15.850 Indiens en Californie. 

 

On peut donc en conclure que Junipero Serra a contribué au génocide des indiens de Californie. Et c'est cet homme que le pape François propose comme exemple aux fidèles.

 

Pendant ce temps on se bouscule à La Mecque.

Et que fait Dieu dans tout ça ?

 

12:21 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (6)