05/07/2005
Et ta soeur?
Moscou – Poitrine trop généreuse, maquillage grossier et grosse perruque, le jeune homme passait, au bénéfice de sa sœur, le concours d'entrée de l'université de journalisme.
20:40 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Ecriture |
03/07/2005
Smoking
Chronique de la ressource -5-
The Human Resource Weekly Chronicle
On le sait, ce blog est un blog humaniste puisqu’il se propose de donner des nouvelles de l’homme et que cette chronique donne des nouvelles de la ressource confrontée à un monde devenu mondial et un univers impitoyable dont les seules valeurs sont le rendement, la croissance, la performance, la compétition, le challenge permanent.
A moins de vivre dans le fin fond de la Creuse et faire des fromages de chèvres (salut Michel) on sait que la ressource fume de moins en moins. Pourtant, mine de rien, la clope était un sacré exutoire pour la ressource ancienne confrontée à des cadences de travail encore plus infernale. Naguère, la moindre réunion se passait dans un brouillard aussi épais que le smog qui sévit en automne dans le bassin genevois quand l’anticyclone se prélasse dans nos contrées. En ces temps là, même les non-fumeurs fumaient.Et puis, soudain, presque sans s’en apercevoir, on n’a arrêté de fumer. La vague a traversée l’Atlantique comme les dépressions qui, sans prévenir, viennent chasser l’anticyclone automnal. Cela a commencé par les salles de réunions car, au début, on avait beau lui donner mauvaise conscience, le programmeur continuait de cloper dans son bureau. Il ricanait en douce derrière son écran, avec la fumée qui lui sortait par les oreilles. Il ne perdait rien pour attendre.
Trois ans plus tard, ce fut la mode des bureaux paysagers. Un bureau où on entasse trente experts assez bien payés, supposés se concentrer, car l’avenir de l’entreprise en dépend. Les conflits entre fumeurs et non-fumeurs devenaient ingérables. Trois mois plus tard, on interdisait de fumer dans tous les bâtiments à l’exclusion d’un petit local exigu et non ventilé. L’affaire devenait grave. La qualité des programmes s’en ressentait. Chaque soir le femme du programmeur pouvait, elle aussi, sentir la douce odeur de tabac froid de la salle fumeur imprégnée sur les vêtements de son mari multipliant les sources de conflit : « -T’es encore allé traîné où hier soir ? – Quand j’ai eu fini de tester mon programme, il était onze heures, je suis rentré. » Il n’était pas cru, à terme leur union était cuite.Pourtant, il s’est passé une chose étonnante dans les salles fumeurs. C’était le seul endroit de l’entreprise où on communiquait. On parlait foot, télé, mais aussi de boulot. Ce regain de communication entre les personnes et les départements évitait bien des bourdes à l’entreprise… C’est pourquoi quelqu’un a décidé que c’en était trop, qu’il fallait sévir et revenir aux pratiques anciennes d’hermétisme entre les ressources. Le management prétendit que c’étaient une décision des RH, les RH dirent avoir agit sur ordre. N’empêche que plus personne ne fume dans les bâtiments. La consommation d’anti-dépresseurs augmente. Comme l’argent, ces derniers n’ont pas d’odeurs et le DRH peut savourer sa satisfaction d’avoir mener à bien l’éradication.
Seule sa femme fume encore le soir, une cigarette ou deux après le repas. Il l’a prévenu si elle ne change pas ses habitudes, elle est virée.Rien ne va plus dans le monde de la ressource…
15:55 Publié dans Ressources | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Littérature |
02/07/2005
Buritto
Little Rock - Ricky May s’éveille miraculé dans son lit d’hôpital. Il s’était portant endormi dans son propre lit. Une voiture a fracassé le mur de sa chambre. Chance, sous le choc, Ricky s’est fait roulé dans son matelas comme un burrito mexicano.
22:20 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Ecriture |
01/07/2005
Le satire-larigot
La salaudace du satire-larigot était si grande qu'il avait réussi à amouratisser son village en une petite année
(…)
Révolté, inconscieusement blessé et le cœur pointillant, il se dépêcha de rentrer chez lui. Pour mieux se venger, il voulait ajouter à son blog un billet absensuel dont il avait déjà le titre: "La corrupture". Au début il avait été un toobloggeur sans problème, puis son humeur était devenue mélancoulissante et blogrégaire. Il versait souvent des pleurres avec un manque de sincérité qui l'effrayait lui-même. Il avait bien essayé la pepsichanalyse mais ça n'avait rien changé. Il gardait en lui une tristespérance à toute épreuve et arrimait sur la toile, au moindre prétexte, des intituliens d'une grande noirceur, sans jamais pouvoir les ordifférer.
(...)
La suite (et les définitions) à lire sur le blog du garde-mots
06:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Littérature |
29/06/2005
Proverbes
Quelques proverbes bantous vialattiens :
- Il n'y a pas de bas morceaux dans le gros ethnologue.
- Ne pile pas ton mil avec une banane mûre.
- Qui rit sous l'okoumé, pleure sous l'acajou.
- On peut voir les pensées de l'homme chauve. (c’est vrai !)
- Une question bantoue fondamentale: Si ta barbe et celle de ton beau-père se mettent à flamber en même temps, laquelle éteins-tu la première ? .

...et ce bijou de la culture bantoue :
C'est se conduire en rékéké que d'étouffer le roukoukou dans sa coquille.
D'autres perles à lire en vrac sur mon ancien blog géré laborieusement par FTP. Cliquez pour exhumer
18:15 Publié dans Blog, Vialatte | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ecriture |
28/06/2005
Témoignage
Un
message vraiment sympa
envoyé par Daniel, un vieux copain d'IUT, pas complètement perdu de vue, à tout
son carnet d'adresses.
Un grand merci et son message:
« Un copain de longue date (Grenoble 1969-1971) vient de publier
Ophélie a du chien
l'auteur: Joël Perino - l'éditeur: Le
Manuscrit
pour plus d'informations et l'obtenir: www.manuscrit.com
C'est un polar original plein de suspens et de rebondissements (je l'ai lu) qui
vous fera parcourir quelques chemins de Haute-Savoie avec une brève escapade en
Basse-Normandie. Et tout ceci dans un monde très actuel avec l'informatique,
Internet, des e-mails, des SMS codés, du langage de la rue et de bistrot,
Ouest-France et le Daubé, des toutous, des Twingos et des 4x4. Mais plus
savamment quelques références à Sartre, Bakounine ou autre Marx et comme moi,
si vous ne le savez déjà, peut-être y apprendrez-vous ce qu'est un oxymore (ce n'est
même pas dans mon petit Larousse)? Rassurez-vous la solution est dans le
bouquin qui reste très léger et agréable du début à la fin.
Alors si vous aimez la lecture, pour les vacances n'hésitez pas. Très
cordialement
Daniel »
18:15 Publié dans Ophélie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Ecriture |
27/06/2005
AZinnias
Zinnias, mes beaux zinnias,
vous n’avez plus aucun pouvoir.
Ah! que ne suis-je à Zanzibar
avec Zénaïde ou Zoé!
J’ai souvent souhaité de vivre
en ce paysage de rêve,
assis sur le Z majuscule.
Je regarderais mes zouaves chasser le zèbre et le zébu avec la zagaie que l’on voit appuyée au bord de l’image.
Zélateur de Zarathousta, je vivrais là loin des zoïles, loin des zizanies, des zéros, du zona, des zincs et des zozotants zoographes, le poing sur mon zygoma, perdu dans la contemplation du zénith ou du zodiaque, tel un innocent zoophyte. Ainsi jusqu’au zigzag suprême et jusqu’au zut définitif.
Un poème de Georges Duhamel
21:05 Publié dans Blog, Papous | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : littérature |

