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15/12/2015

Pléonexie

51candKimoL._UY250_.jpgJe n’ai pas lu le livre de la canadienne Naomi Klein, « Tout peut changer: Capitalisme et changement climatique. »

Mauvaise traduction qui aurait dû être : « Ceci change tout : Le capitalisme contre le climat ».

Je ne l’ai pas lu mais je vous le résume ci-dessous :-) Blague à part, je le lirais sans doute un jour. Il semble que Naomi ait mené une enquête très serrée sur le climat et ses premiers lecteurs français l’ont trouvé très bien.

 dessin-8-14827.jpg 

Dessin pris dans Reporterre d'après le Christian Science Monitor. 

Résumé : Le capitalisme est un système basé sur la pléonexie générale. C'est-à-dire que tout le monde pense qu’il peut avoir plus que ses voisins et fait tout pour gagner plus... mais à la fin c’est toujours le plus gros qui triomphe. L’aboutissement du capitalisme c’est quand un seul possède tout.

Pendant ce temps, tout le monde essaie de se faire plus gros, achète une grosse voiture, des meubles en bois exotique, prend l’avion, ne mange que les bons morceaux du bœuf… le climat se détériore. L’habitabilité de la planète est en jeu.   

Donc il faut à transformer nos manières de penser et apprendre à réfléchir sur cette pléonexie anthropocentrique et égoïste (pléonasme).

*Pléonéxie : du grec pleonexia : désir d'avoir plus que les autres en toute chose.

Même origine que pléonasme de pléonasmos, surabondance, excès.

Et même pléistocène, de pléistos : nombreux, très nombreux. C'est la période où les archéologues trouvent le plus d’os.

Est-ce que dans mille ans, on retrouvera beaucoup d’os de ces milliards d’individus qui vivaient au XXI ième siècle ?

10/11/2015

Apostophes

CPB87012422.jpegJ’adore Bernard Pivot que l’on a eu la chance de voir en spectacle à Nancy au Livre sur le Place dans un grand numéro, « Les mots m’ont mangé »  Le récit de la vie héroïque, navrante, loufoque mais glorieuse, d’un écrivain dévoré par les mots.

 Merci à Pierre Assouline d’avoir fait ce documentaire sur Apostrophes en Replay ici. Merci à Aredius sans qui je l’eusse ratée. Précipitez-vous ! Les jours sont comptés.  Vous allez retrouver de grands écrivains, Yourcenar, Soljenitsyne, Nabokov. Des débats historiques comme celui sur les nouveaux philosophes avec André Glucksman qui vient de nous quitter...  

A l'occasion des quarante ans de l'émission, pour en ressusciter les grandes heures et les rencontres historiques, Pierre Assouline a composé un florilège des meilleurs extraits, présenté sous forme d'abécédaire, qu’il a fait commenter par un Bernard Pivot surpris, heureux, nostalgique et généreux en anecdotes inédites.

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Cette émission nous permet de constater à quel point Pivot est un homme exceptionnel qui a vécu une vie passionnante et passionnée avec un amour de la littérature énorme et communicatif. Sans compter qu’ensuite il y eu Bouillon de culture, Double Je… Vraiment, un grand bonhomme.

11:19 Publié dans Lecture, Mots | Lien permanent | Commentaires (1)

27/10/2015

Pas de pitié

nietzsche2.jpgToujours dans ECCE HOMO la dernière oeuvre de Nietzsche traduite par Alexandre Vialatte dont les sous-titres m'enchantent : 

- Pourquoi je suis si sage

- Pourquoi je suis si malin

- Pourquoi j'écris de si bon livre

- Pourquoi je suis une fatalité

Je reviens en arrière et relis un passage sur les actions désintéressées et l'amour du prochain qui donne  à réfléchir :

Mes expériences me donnent surtout le droit de me méfier de ce qu'on appelle les instincts, « désintéressés » et de ce fameux « amour du prochain » qui est toujours prêt à vous venir en aide et de la voix et du geste.

Je le considère en soi comme une faiblesse et comme un cas particulier de l'incapacité de résistance aux impulsions ; la pitié ne s'appelle vertu que dans le monde des décadents. Je reproche aux compatissants d'oublier trop facilement la pudeur, le respect, le tact et les distances, à la pitié de sentir trop vite la populace et de ressembler à s'y tromper aux mauvaises manières ; je dis que les mains compatissantes peuvent parfois avoir une action destructrice sur une grande destinée, quand elles viennent farfouiller dans les blessures d'une solitude et le privilège d'une grande faute.

Vaincre la pitié c'est, à mon avis, une vertu aristocratique : j'ai raconté, en lui donnant pour titre « La Tentation de Zarathoustra », l'histoire de ce grand cri de détresse qui parvient un beau jour au sage, et la pitié, comme un dernier péché, est déjà près de l'assaillir et de l'arracher à lui-même.

Rester maître de soi dans ces situations-là, conserver pure la hauteur de son devoir en face des bas et myopes instincts mis en oeuvre par les actions prétendues « désintéressées », voilà la preuve, la suprême preuve peut- être que doit donner un Zarathoustra, le véritable témoignage de sa force.

16:54 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (1)

09/08/2015

Polar et robot

Avec Méline et Lilian, on a pris l’habitude de fabriquer des histoires que l’on découpe et classe dans un cahier, en fait deux cahiers, un à Colomiers, l’autre à St Julien. Histoires illustrées de beaux dessins (voir en bas un dessin de Lilian).

elfe20.jpgMéline vient d’écrire sa première nouvelle policière, un meurtre qui se passe dans le monde des elfes. La question bien sûr est : Qui est l'assassin ? 

Vous la lirez peut-être un de ces jours sur ce blog si je l’extrais du cahier...

et surtout si Méline est d’accord.

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6980272.imageSur ce, je découvre le premier meurtre de robot qui bien sûr à eu lieu aux Etats-Unis, pays si propice aux romans noirs. Pourtant le robot HitchBot (littéralement robot auto-stoppeur) avait commencé sa carrière en Europe. Il avait levé le pouce en Allemagne puis en Hollande. Ensuite, il a fait 6000 kilomètres au Canada. Partout les gens l’on pris à bord avec un large sourire. Du coup, HitchBot qui "voulait" faire le tour du monde en stop avait prévu cette année de rallier San Francisco depuis Philadelphie.

Hélas ! Au bout de 500 kilomètres il a été assassiné par une bande de vandales. C’est ce que nous relate Courrier International. Robots, ne faites jamais confiance aux humains !

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Le dessin de Lilian pour illustré un beau chèque des copines de Céline en faveur de Caméléon :

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02/08/2015

Lisbeth

On a bientôt fini d'écouter la célèbre trilogie de Stieg Larson Millénium excellemment lue par Emmanuel Dekoninck. Je sais que le premier livre est paru il y a dix ans mais je n'ai pas pour habitude de me précipiter sur les nouveautés et je me méfie un peu des best sellers. L'audition avec le walkman Sony offert par Xav est bien agréable. C'était pour la voiture ou le camping-car mais vu la longueur on est un peu obligé de l'écouter à la maison, du coup on vit à Stockolm non loin de Lundagatan. On ne sait plus ce qui se passe dans le vaste monde... et on ne s'en portent pas plus mal. 

Millenium-la-serie-suedoise-arrive-sur-Canal_portrait_w532.jpgJ'ai particulièrement aimé le personnage de Lisbeth Sallander (photo tirée de la série télévisée suédoise). Depuis Ignatius J. Reilly le héros de la conjuration des imbéciles, je n'avais pas découvert un personnage aussi riche de surprise et haut en couleur. L'intrigue est menée de main de maître, c'est un vrai bonheur.

Avantage de l'Audiolib bien lu, on se fatigue moins, c'est très cool. Inconvénients, c'est assez long et on ne peut pas sauter la liste des courses, l’enchaînement des rues (gatan en suédois), les plats et les boissons au restau (un nombre incalculable de cafés lattés), les digressions historiques sur les amazones, etc... Il est aussi plus difficile de mémoriser les personnages et dans la trilogie il y en a un bon paquet.

Emmanuel Dekoninck a aussi lu les 4 tomes de 1Q84 de Murakami. Je les ai moi-même lu en livre en papier (hé oui c'est encore possible). Là aussi les descriptions un peu longues ne manquent pas. Ce n'est pas mon Murakami préféré, trop délayé.

19:00 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0)