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26/06/2011

Le mail (maillet)

A Saint-Julien, nous avons une rue du Mail et on nous allons avoir un vrai mail qui va s’appeler « rue Jacques Duboin ». Mais qu’est ce qu’un mail ? Cela a-t-il un rapport avec la poste ? Pas du tout. L’emprunt à l’anglais mail a donné « Mail-coach », au XIX ième, mot logiquement passé de mode et Mailing que l’on serait bien inspiré d’appeler « Publipostage ».

Non, notre mail, ou l’avenue du même nom à Genève / Plainpalais vient du maillet qui permettait de jouer au jeu du mail, un jeu de marteau qui avait les faveurs de Louis XIV et qui est à l’origine du croquet (illustration) ou du golf. Donc rue du mail, on jouait au maillet en poussant la boule.

Il semble bien que, selon Alain Rey, le mot marteau ait une origine commune avec le mail, le maillet et la mailloche. La mailloche est le nom des baguettes de tambour, de grosse caisse ou même de xylophone.

Outre marteau, maillet, mailloche, dans la même famille de mots à marteler, on trouve malléable (mon grand-père travaillait les brides des chenaux plus ou moins malléables au maillet), malléole, un os délicat de la cheville soit-disant en forme de marteau, et enfin le mot chamailler.

Chamailler est au départ un mot-valise qui vient de chapier, couper en pièces (qui a donné chapon), et de maillier (donner des coups de mail). Ce n’était donc pas de petites chamailleries à l’origine mais de la vraie bagarre bien saignante avec marteau et épée.

« L’orme du mail » est un roman d’Anatole France, premier de la tétralogie "Histoire Contemporaine" dont l'un des héros est un certain M. Bergeret, l'un de ces érudits tranquilles et aimables dont l'auteur avait le secret et comme la nostalgie et qui fut incarné à la télévision française par Claude Piéplu.

19:27 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (1) |

25/06/2011

Corse

Quelques photos sur Picasa de ce GR20 bien arrosé et des balades qui ont suivi.

L'important, c'est d'y croire... La suite sur Picasa

10:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) |

23/06/2011

Cochons de pauvres

Ce morceau de bravoure de Denis Lavant pour ceux qui l'aurait raté.

C'est envoyé par Trystan. A noter la gueule des riches... Très drôle !

19:30 Publié dans Blog, Humour | Lien permanent | Commentaires (8) |

22/06/2011

Corse

 

 Ce blog roupille. C’est à cause de la Corse et du GR20 ainsi que des vacances gastronomiques qui ont suivi avec une bande de 10 joyeux marcheurs de la Restonica aux Calanches de Piana et u capu rossu en passant par le désert des Agriates et l’église de Casamacioli où Lucien nous avait dégotté un gîte pas banal.

 

Partis à 6 pour 9 étapes du GR20, celles du nord, les plus difficiles, nous n’en avons fait que 7. le huitième jour nous sommes descendus à Bonifatu sous la pluie. Ce n’est pas le courage qui nous a manqué, c’est le ciel bleu. Malgré tout on a eu quelques belles étapes et quelques ciels bien bleus le matin, et surtout on a pu tester notre capacité de sexagénaires a survivre aux chemins parcours corses très accidentés au milieu des blocs et des dalles rendues bien glissantes par la pluie.

 

Passage à la Brèche du Capitelu, le cirque de la solitude... On y était. Photos à suivre

11:04 Publié dans Blog, Géographie | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/05/2011

Lordon - Théatre

 

 

Frédéric Lordon, dont je parlais hier, a écrit une pièce de théatre en alexandrins sur la crise financière. D'un retournement l'autre.

 

Extrait paru dans le monde diplo.

 

 

Acte III Scène 2

Bureau du président de la république. Des banquiers, des conseillers...

 

 

 

 

Le banquier

Monsieur le Président, votre haut patronage

Nous offre l’occasion de multiples hommages.

A votre action d’abord qui fut incomparable

Et victorieusement éloigna l’innommable.

Mais à votre sagesse nous devons tout autant

La grâce que nous vaut le parfait agrément

De vous entretenir et d’avoir votre oreille,

Pour éloigner de vous tous les mauvais conseils.

Le quatrième banquier

Nous savons le courroux qui saisit l’opinion,

Tout ce que s’y fermente, toute l’agitation.

Nous entendons la rue rougeoyant comme forge

Vouloir nous châtier, nous faire rendre gorge.

Le peuple est ignorant, livré aux démagogues,

Outrance et déraison sont ses violentes drogues.

Il n’est que passion brute, impulsion sans contrôle,

Un bloc d’emportement, et de fureur un môle.

Le troisième banquier

Mais nous craignons surtout que des opportunistes,

Sans vergogne excitant la fibre populiste,

Propagent leurs idées, infestent les esprits.

Ils ne nous veulent plus que raides et occis.

Même les modérés sont assez dangereux.

Incontestablement ils semblent moins hargneux,

Et s’ils n’ont nul projet de nous éradiquer,

Ils ne veulent pas moins nous faire réguler...

Le banquier

Il ne faut rien en faire, monsieur le Président,

La chose n’aurait que de grands inconvénients.

A-t-elle en apparence le renfort du bon sens ?

Elle n’en est par là que plus grande démence.

Le marché, de la crise, doit sortir raffermi,

Certes il connaît parfois quelques péripéties,

Mais toute la nature est sujette à des cycles,

Il n’y a pas là de quoi édicter des articles.

Qui voudrait s’opposer au retour des saisons,

Empêcher des planètes la révolution ?

Aux marchés nous devons ce genre de sagesse,

A ses fluctuations il faut que l'on acquiesce.

 (...)

 

Le nouveau conseiller

La mission, l'enthousiasme et l'intérêt commun,

Ne sont-il pas touchants nos bons samaritains ?

Ah! le joli spectacle, les merveilleux acteurs

On les croyait arsouilles, ils sont nos bienfaiteurs.

(...)

Cyniques ou crétins ? C'est toute la question.

Une aimable réplique répond à sa façon

En disant de ces gens qui n'ont aucun arrêt :

A ce qu'ils osent tout, là on les reconnaît.

 

(référence à une célèbre réplique d'Audiart sur les cons.) 

28/05/2011

Frédéric Lordon

Connaissez-vous Frédéric Lordon ? C'est un économiste français indispensable. Il est directeur de recherche au CNRS.

Ses travaux comportent notamment un programme de recherche spinoziste en sciences sociales et ses récentes propositions concernant la crise financière avec son ouvrage Jusqu'à Quand ? Pour en finir avec les crises financières ont été accueillies avec intérêt.

Il propose un impôt nommé le SLAM (Shareholder Limited Authorized Margin, ou marge actionnariale limite autorisée) pour lutter contre les « ravages de la finance ». Le SLAM consiste à fixer un niveau de rentabilité actionnariale maximale au-delà duquel est appliqué un taux d'imposition confiscatoire.

Ecoutez le répondre à l'intriguante question, déjà posée par Kou l'ahuri, : "Les financiers sont-ils plutôt cons ou plutôt cyniques ?"


Frédéric Lordon parle du monde de la finance par Complot_helleno_balayeur

27/05/2011

Ella

 « J’ai trente ans. C’est là une dernière chance pour corriger ma manière de vivre, une dernière tentative pour me prendre en main. Ce voyage ne sera pas une folle escapade, comme si nous avions vingt ans ; et d’ailleurs ce serait impossible avec l’actuelle tragédie européenne. Ce voyage doit nous aider à atteindre notre but : devenir enfin des êtres conscients, capables de répondre d’eux-mêmes. Il m’est devenu insupportable de vivre ainsi à l’aveuglette… Quelle est la cause, quelle est la signification de ce chaos qui sape hommes et nations ? Et puis, enfin, il doit y avoir quelque chose que je puisse faire de ma vie, une idée, un but pour lequel je puisse mourir avec joie ou vivre. »

Ella Maillart - La voie cruelle (dans les années 30) - Citation envoyée par Trystan

Ella est une des voyageuses les plus étonnantes du 20e siècle. Exploratrice par quête de vérité, photographe par goût, écrivain et journaliste par nécessité. Ella Maillart, célèbre pour ses multiples exploits sportifs, ses voyages et ses livres, va parcourir les régions les plus reculées de la planète dans des conditions qui relevaient de la plus pure aventure.

08:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |