18/07/2013
Avignon OFF 2013 4
Madame K
Vincent Clergironnet
Comment parviendra-t-elle à se libérer de ses peurs et de l’emprise de Monsieur Vitupère, le boucher de la rue Meurtôt? Quel véritable pouvoir y gagnera-t-elle ?
Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la Culture
Metteur en scène : Olivier Labiche
Interprète(s) : Hélène Poulain, Jean-Michel Boch, Michel Robin, Jacques Rebouillat
Le Tigre bleu de l'Euphrate
Interprète(s) : Yannick Laurent, Yi-Ping Yang
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17/07/2013
Avignon OFF 2013 3

PIERRE RICHARD III
Pierre Richard
Christophe Duthuron
Éternel distrait, faux maladroit, tendre clown, Pierre Richard livre sur scène avec humour les plus savoureux moments de sa vie d’artiste. Il danse entre les images du passé et ses souvenirs d’aujourd’hui. Il évoque La Chèvre, Le Grand Blond, Les Fugitifs, Le Coup du parapluie… Il raconte les rencontres, les accidents, les gaffes.
La mouette
Théâtre Côté Cour
Metteur en scène : Hélène Zidi-Chéruy
Assistant à la mise en scène : Raphael Haberberg
Cette mouette nous propose un éclairage moderne sur cette chronique familiale où tout est mélangé,le profond et l'insignifiant, le sublime et le ridicule et nous invite à nous interroger sur le métier d’artiste, la célébrité, ses espoirs comme ses désillusions.
Danser Baudelaire...
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16/07/2013
Avignon OFF 2013 2

Docteur Glas
Hjalmar Söderberg
Sofia Maria Efraimsson, John Paval
Metteur en scène : Hélène Darche
Une histoire si émouvante et provocante qu'elle est devenue un classique de la littérature du Nord.
L'interprétation des deux comédiens est magistrale. Un bijou ! Dit la presse. Et la presse a raison. John Paval est extraordinaire, très grand acteur. L'actrice est suèdoise, jolie et très bonne.
La nuit des reines
de Michel HEIMInterprète(s) : Gwenda GUTHWASSER, Franck ISOART, Renato NASI, Guillaume LUCAS et Michel HEIM en reine Elisabeth.
Metteur en scène : Jean-Pierre ROUVELLAT
The Blues Brothers american show
22:52 Publié dans Avignon OFF, Théatre | Lien permanent | Commentaires (0) |
15/07/2013
Mariage et noces
On a la chance d'avoir des amis près d'Avignon, Pierre et Aleth, qui acceptent notre présence (et aussi nos absences) depuis trois ans pendant quelques jours de festival. Une fois encore, qu'ils soient remerciés pour cet acceuil sympathique dans leur maison méditérannéenne, riche en plantes soignées par Aleth, et si agréable à vivre. Ils nous ont en plus gratifié d'un repas très convivial à notre arrivée le dimanche soir avec des amis à eux de la région. Un grand merci pour tout.
Le festival OFF est un grand moment. Pas facile de choisir au milieu de ces 1300 spectacles. Pour nous le cru 2013 aura été moins bon que celui de 2012 qui fut parfait. Quelques bijoux donc ce "Mariage".
Le mariage de Figaro
Marier la pièce de Beaumarchais et quelques airs de Mozart, voilà la bonne idée, sans doute risquée, mise en scène par Jean Hervé Appéré.
Pari plus que réussi !
Une troupe composée de gens multi talentueux, souvent acteurs et musiciens, acteurs et chanteurs...
Antoine Lelandais est merveilleux en Figaro super dynamique, acrobate. Pierre-Michel Dudan en Almaviva. Agnès Mir en Fanchette. Pauline Paolini ou Bérangère Mehl en Suzanne. Je ne sais plus qui en comtesse ni en Chérubin, ni en Basile... mais tous sont très bons.
Un spectable à retenir. Comédie interprétée dans un rythme effréné. Les costumes sont beaux, le décor dépouillé... Que de la joie, du rire et du plaisir !
10:52 Publié dans Avignon OFF, Théatre | Lien permanent | Commentaires (0) |
14/07/2013
Tamarou
L’autre jour au Salève, j’ai croisé une tamarou levogyre.
Le tamarou levogyre est extrèmement rare. Si le tamarou lui-même est rare, les observateurs de la faune estiment que le levogyre l'est encore dix fois plus.
J’ai eu la chance d’en faire une photo assez nette.
Le tamarou vit généralement sur des montagnes plutôt coniques, or le Salève est genevois, rocheux, calcaire, escarpé mais en aucun cas conique. D’où l’énorme intérêt de cette rencontre. A ma connaissance, c’est la première fois que l’on repère un tamarou au Salève.
En première estimation, j’ai supposé qu’il venait du Môle, montagne proche du Salève et à la pente herbeuse plus régulière.
De loin, le tamarou ressemble un peu au chamois ou à l'isard pyrénéen. On distingue deux sous-espèces : Le dextrogyre (90%) et le levogyre (10%). Le tamarou est un bel exemple d’évolution darwinienne A force de tourner autour des montagnes, il a hérité, générations après générations, d’un dimorphisme des pattes. C’est assez pratique comme on l'imagine.
A noter qu’il arrive que deux indidus de chaque sous-espèce se croisent autour d’une montagne conique. La rencontre est assez curieuse à observer bien que très rare. Si on a la chance d'avoir affaire à un male et une femelle, leur progéniture va perdre ce caractère de dimorphisme longuement acquis lors de l’évolution montagnarde.
Pour les érudits, tamarou est le nom donné à cet animal dans l’Aubrac, en Savoie on appelle ça un dahu, dairi dans le Jura, darou dans les Vosges, darhut en Bourgogne, tamarro en Catalogne et Andorre, ou encore rülbi (prononcer ruèlbi) dans la partie germanophone du Valais.


09:54 Publié dans Blog, Humour | Lien permanent | Commentaires (4) |
12/07/2013
Rêve
J’ai fait un drôle de rêve.
Enfin, cela commençait plutôt comme un cauchemar. Figurez-vous que j’avais envoyé un chèque de 7'500 euros pour renflouer les caisses de l’UMP.
Je sais, c’est une idée assez insupportable et même atroce.
Du coup, regrettant mon geste, me voilà parti à Paris pour récupérer mon fric. Et là, l’aventure se corse. Je me retouve embarqué dans l’équipe de François Fillon. Je rencontre François en personne qui me promet de me rendre 5'000 euros si je l’aide à faire campagne pour les primaires. Et là, bizarrement, j’accepte.
La campagne se passe. Normalement, c’est Sarko qui va gagner, donc mes 5'000 euros ne sont pas garantis. Néanmoins, inconscient, je fais du porte à porte chez les sympatisants UMP pour François.
Au premier tour, Sarko frise les 50%, Juppé est assez loin derrière et mon cheval n’est que troisième. Je vois mon pognon qui s’envole encore une fois quand je croise François qui me tape dans le dos et me dit : "Je me désiste pour Alain, pas de souci pour ton pèze."
Et là… surprise, c’est Juppé qui gagne.
Je me réveille en nage. Impossible de savoir si j’allais récupérer mon pognon mais sûr d’une chose, Alain Juppé allait gagner les primaires de l’UMP.
En 2016, vous pourrez parier sur lui. 7'500 euros à 10 contre un, c’est toujours bon à prendre.
18:35 Publié dans Blog, Humour | Lien permanent | Commentaires (2) |
10/07/2013
Chefs d'oeuvre ?
Proust est intouchable, Céline a un style incontestable, Belle du seigneur est un chef d’œuvre, Victor Hugo est un génie… Mais les avis parfois divergent.
Petite note sur Proust par ALAIN MABANCKOU : « PROUST est intouchable, parce qu’on vous regardera toujours avec de gros yeux lorsque vous avouerez vous être ennuyé dans cette prose soporifique qui vous entraîne dans les «particules élémentaires» de l’âme humaine. En revanche, jamais l’art de la psychologie des personnages n’avait atteint un tel sommet dans la fiction.
Une autre sur Céline par ULIA DECK : «Entretiens avec le Professeur Y, de LOUIS-FERDINAND CELINE. J'ai beaucoup de difficultés avec Céline en général, ses dialogues en particulier, hérissés de points d'exclamation au bout de phrases plutôt plates. Et puis il ne me semble pas que l'aigreur représente une orientation esthétique très intéressante.
Voilà ce que disent de Belle du Seigneur d’ALBERT COHEN trois écrivains connus :
MARIE NDIAYE. « Le style lyrique et ce qui m’apparaît comme un cynisme sournois m’ont toujours rebutée dans ce roman que j’ai tenté plusieurs fois de lire en entier, sans y parvenir. Je n’aime pas le regard que l’auteur porte sur ses personnages. Il semble vouloir nous forcer à les mépriser, à nous entraîner dans l’étrange dégoût qu’il a pour eux. »
PHILIPPE SOLLERS « Quant au livre qu'on porte aux nues et qui me tombe des mains, c'est «Belle du Seigneur». L'histoire d'amour est forcée. C'est du sirop. Si on a lu Proust, on ne peut pas aimer ALBERT COHEN
JÉRÔME FERRARI « Je ne sais plus quoi penser de «Belle du Seigneur». A 20 ans, je l'ai trouvé épouvantablement niais. Six ans plus tard, j'ai adoré. Puis je l'ai de nouveau trouvé niais: non plus à cause de ce que j'avais pris pour du lyrisme, mais au contraire de son cynisme facile. Enfin, la misogynie d'ALBERT COHEN a contribué à pourrir ma lecture: Ariane est une sacrée cruche face au magnifique Solal.
Et que pense PIERRE JOURDE des Misérables et du père HUGO ? « Enfant, j’ai lu avec fièvre Les Misérables, mais je sentais déjà tout ce qu’il y avait d’insupportable dans la prose et le théâtre de VICTOR HUGO, son pompiérisme pour discours de distribution des prix, son pathos d’éléphant sentimental, ses effets dramatiques tirés du pire des romans feuilletons, son goût pour les antithèses surlignées, sa cuistrerie de pion satisfait. Gavroche sur les barricades, c’est une débauche de ficelles dramatiques plus épaisses que des câbles. »
Ou encore MATHIAS ENARD qui fera sans doute beaucoup d’adeptes à propos des Gommes. « Les Gommes»: quel insipide emmerdement, quel mortel ennui! Comment imaginer que ROBBE-GRILLET ait été considéré comme le pape de quoi que ce soit après un truc pareil? Même la prétendue «audace formelle» ou «nouveauté» n'est pas à la hauteur, ni à la cheville, ni au genou de ce que Butor ou Simon ont pu faire...
10:31 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (1) |


