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30.11.2007
Propagande

Edward Bernays (1891 – 1995)
L’inventeur des Relations Publiques.
Neveu de Sigmund Freud, il a une conception plutôt étrange de ses contemporains. Pour lui une foule ne peut pas être considérée comme pensante, seul le ça s'y exprime, c'est à dire les pulsions inconscientes. Il s'adresse donc au ça, aux pulsions, pour vendre de l'image dans des publicités, pour le tabac par exemple, ou il utilise le symbole phallique.
Il considère qu'une minorité intelligente doit avoir le pouvoir "démocratique" et que la masse populaire doit être modelée pour accepter. Il applique ses théories au le Guatemala où il réussi à convaincre l’opinion américaine de la nécéssité de l’intervention de 1954. On en garde l’expression « république bananière, »
En politique, il "vend" l'image des personnalités publiques, en créant par exemple le petit-déjeuner du président, ou celui-ci rencontre des personnalités du show-biz. Des méthodes que l’on a encore améliorées depuis… suivez mon regard (Martinon, Guaino and Co)
— Edward Bernays, Propaganda, 1928
Le mot du jour: Propagande
En latin dérivé de propagare – propager – (propaganda - qui doit être propagé - comme delenda dans delenda est Cartago) Terme religieux dans « congrégation pour la propagande », promulguée par le pape Grégoire XV en 1622, pour répandre la religion catholique. Terme repris à la révolution avec un sens politique. En français et en anglais il a prit une sens péjoratif mais pas en russe... Agitprop en russe est l'abréviation de Département pour l'agitation et la propagande, organe du PC soviétique. Ce terme n’est plus utilisé en Russie.
Dérivé : Propaglandeur : propagandiste un peu fainéant.04:00 Publié dans Mot | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.11.2007
Féroé
Je ne suis pas fan de foot, mais il me semble que les Féroé viennent de tomber pour la troisième fois de suite dans le groupe de la France en prémiliminaires de coupe. Coupe du monde de 2006 et 2010 Coupe d'Europe de 2008. Ils risque bien de nous prendre en grippe les féroïens même si, avec leur 4000 licenciés, leur sort est réglé quel que soit le groupe.
Les Féroé ce sont un archipel de 18 îles peuplées de 46'000 habitants entre l’'Écosse et l’Islande. Elles sont autonomes et dépendent du Danemark. Comme le Groenland, ce n’est donc pas un pays reconnu par l’ONU. On y parle le férigien, une langue singulière proche de l’islandais qui a conservé les structures du vieux norrois. Les féroïens refusent les danicismes (emprunts au danois), les gardiens de la langue veillent plus fort que les gardiens de but. Cette langue rappelle la saga traduite par Bogus dans l'épopée du buveur d'eau de John Irwing.
Les Féroé siègent au conseil nordique avec la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Suède ainsi que les Groenland et l’Âland (24 îles finlandaises), ces deux là ne sont pas non plus des pays à part entière.
Petit aperçu de la péninsule où siège le gouvernement (merci Wiki):

05:25 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.11.2007
Tout de tout
Ce blog est éclectique, la preuve n’est plus à faire.
Un de mes thèmes favoris est la mathématique et dans ce cadre j’ai parlé de la résolution du groupe E8 de Lie et d’un français mêlé à cette sombre histoire.
Eh bien voilà qu’un surfeur américain de 38 ans, Garrett Lisi (photo) dit avoir découvert la fameuse « théorie du tout » dans une version extrêmement simple et ceci grâce en partie à ce groupe E8 de Lie et à d’autres babiolles comme les champs de Yang-Mills. (Toutes les théories quantiques des champs relativistes, le modèle électrofaible et la chromodynamique quantique par exemple, sont des théories de Yang-Mills. Convenablement formulée, la relativité générale d’Einstein est elle aussi une théorie de jauge avec une structure de Yang-Mills.)
Voilà, pour en savoir plus allez ça et là sur la toile, elle bruisse de la théorie du surfeur. Et ce n’est pas parce qu’on y comprend quedalle que l’on va se priver d’en parler. Une chose est sûre, il faudra pas mal de temps pour savoir si cette théorie tiens le coup du point de vue des maths, ce qui n’en ferait encore qu’une théorie… et encore un peu plus de temps pour monter des expérienceS qui démontreront à coup sûr sa validité.
En prévision vous pouvez noter par avance dans les commentaires à cette note toutes vos questions non résolues. J'en ferais un receuil que j'enverrai à mon pote Garrett le surfeur.
Cela a l'air d'une blague mais il semble bien que quelques physiciens des plus respectables prennent le papier de Garrett très au sérieux. Garret de son côté garde la distance et la modestie qui convient. A suivre donc...
07:05 Publié dans Mathématique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
25.11.2007
Taluté
Hier chez ma maman: Des chiffres et des lettres...
6 lettres ... Taluté ... Pas mieux.
Je me dis peut-être le mot que cherche mon ami.
Je consulte le Larousse :
Se dit d'un mur qui présente un fruit accentué.
Eh oui, le mur pourrait présenté un fruit.
Un fruit mûr évidement,
à moins que ce ne soit une mure, le fruit.
C'est un truc à devenir mur.
Je cherche à fruit.
Il y a deux sortes de fruits.
Le deuxième: (de frit : effriter) Obliquité donnée à la face extérieure d'un mur, sa base étant en en avant de l'aplomb du sommet.
Ceci est un mot pour miltiade à cause des fortifs talutées.
18:45 Publié dans Mot | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.11.2007
Eau
Combien payez-vous votre eau ?
Cela peut aller du simple au double
et ça grimpe chaque année.
La gestion de l’eau est du ressort des communes, elle est distribuée soit par des régies municipales, soit par des compagnies privées. Deux grosses compagnies, censées se faire concurrence, le groupe Suez et la Compagnie Générale des Eaux, filiale de Veolia Eau (ex Vivendi Water). Selon l'UFC ces deux compagnies font surtout d'excellents profits.
Certaines villes sous-traitent tout ou partie (distribution ou assainissement) de leur gestion de l’eau. Total de très grandes disparités entre les villes suivant une étude de l’UFC Que Choisir.
- Des villes satisfaisantes : Clermont-Ferrand, Annecy, Chambéry, voire Grenoble [à noter que les quatre villes qui ont ces résultats sont gérées en régie municipale.]
- Des marges trop élevées : Angers, Lille, Nancy et Nantes
- Des marges beaucoup trop élevées : Bordeaux, Strasbourg, Paris et Nice
- Des marges extrêmement élevées : Lyon, Toulouse, Reims et Montpellier [Reims est une régie municipale – Les autres sont en délégations privées]
- Des records de surfacturation : le SEDIF (144 communes de la banlieue parisienne – Président André Santini), la presqu'île de Gennevilliers et Marseille [La distribution est en délégation privée dans les trois. L’assainissement des deux premiers est en régie municipale. A Marseille tout est privé]
Vive le libéralisme!
07:30 Publié dans Libéralisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23.11.2007
Oiseau
[Après le vol des sorcières…]
…Les sorcières s'abattent en piqué, avec un bruit de grêlons, comme une nuée de sauterelles. La pluie tombe, l'orage se déchaîne, la foudre frappe. Le diable apparaît sous un sapin. Il a l'apparence d'un vieux bouc. Il distribue des sandwiches à tout le monde : tantôt c'est du saucisson-beurre, tantôt du colin-mayonnaise. D'autres fois une feuille de laitue prise entre deux tranches de pain de seigle avec une olive noire et une branche de persiil. Les sorcières, pour ne pas se mouiller, s'asseyent sur leurs imperméables qu'elles étalent sur quelque rocher. Certaines ont apporté de la saucisse de Toulouse dans un antique morceau de journal ; elles raclent avec un canif la sauce au vin qui a séché sur le papier. C'est ainsi que ces femmes infernales se livrent à leurs tristes festins. Le diable alors devient phosphorescent ; il dégage une odeur de soufre, d'étable à chèvres et d'allumette chimique. Il distribue gratuitement aux sorcières des recettes infâmes pour faire crever le veau du voisin. Imprimées sur du papier vert. (C'est pourquoi tant de voisins, surtout dans les grandes villes, se privent aujourd'hui d'avoir un veau.) Affreux trafics ! Ensuite le diable disparaît dans un tourbillon de fumée noire, et les sorcières rentrent chez elles par la cheminée. Elles rangent le balai dans le placard. Elles dissimulent dans une armoire leur pot de graisse de vipère sous une pile de torchons. Le matin elles reprennent le travail. Elles sont très fatiguées. Elles lavent mal la vaisselle et leur patronne les congédie.
Le diable rentre dans son étable ; le paysan l'y traite sans considération.
Cette histoire prouve que la vie des sorcières est une existence très pénible mêlée d'incidents ennuyeux et qu'une jeune fille réellement bien élevée devrait toujours rentrer chez elle avant minuit.
Alexandre -le grand- Vialatte. L'oiseau du mois (mai)
09:10 Publié dans Vialatte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.11.2007
Richesse
Ils étaient tous les deux instits. On les appellera Aimée et Albert. Ils ont commencé leur carrière un peu après la guerre. En 1950, ils se sont enfin installés dans le même village. Vers 1955, ils ont eu leur première voiture, une Simca. L’été, ils partaient camper avec leurs trois filles. Dans leur village, avec le curé et le maire, ils étaient des gens importants. Ils avaient un logement de fonction. On disait : « Le couple de régents*. » Si un môme se faisait punir, il évitait soigneusement d'en parler à ses parents de peur de prendre une torgnole par son père. Albert a pris sa retraite à 55 ans en continuant quelque temps le secrétariat de mairie, non pas par nécessité mais pour le plaisir. Avec ses trois enfants Aimée a pu arrêter à 52 ans. Avec leurs économies, ils ont acheté un bel appartement. Leur retraite était confortable, ils se sont mis à voyager avec le club des anciens profs et instits.

C’est justement en 2004, qu’Alexia et Antoine ont commencé leur carrière de professeurs des écoles. Aujourd’hui, ils gagnent 3300 euros, ils paient 1050 euros de loyer et laissent une bonne partie de leur salaire pour la crèche des deux petits. Ils ont une Scenic d’occasion et une vieille Twingo pourrie. Ils hésitent à partir en vacances trop longtemps. Ils attendent une affection dans la même ville ou village. Ils se demandent s’ils ont les moyens d’avoir un troisième enfant. Ils peinent à mettre un peu d’argent de côté. Ce n’est pas la galère mais ce n’est pas Byzance non plus. Le pire, c’est le manque de considération. Quand un môme se fait punir, il n’est pas rare que les parents viennent leur demander des comptes en les toisant du haut de leur gros salaire. Antoine prendra sa retraite au mieux après 60 ans, elle un peu avant, si tout va bien, si leur contrat n’est pas « unilatéralement renégocié. »
12:15 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
20.11.2007
Erotourisme
[Fernando Pessoa attablé en terasse à Lisbonne.]
Encore un petit coup de LATOUREX (voir guide ici),
le Laboratoire du TOUrisme EXpérimental.
L'inviter à venir passer le même week-end dans la même ville étrangère, mais sans lui fixer de rendez-vous. S'y rendre, chacun de son côté par des moyens de transports différents. Tenter de se retrouver dans la ville...
Cette semaine : Lisbonne.
06:50 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18.11.2007
Récap Géo
« Je ne suis pas plus moderne qu’ancien, pas plus Français que Chinois, et l’idée de la patrie, c’est-à-dire l’obligation où l’on est de vivre sur un coin de terre marqué en rouge ou en bleu sur la carte, et de détester les autres coins, en vert ou en noir, m’a paru toujours étroite, bornée, et d’une stupidité féroce. Je suis le frère en Dieu de tout ce qui vit, de la girafe et du crocodile comme de l’homme, et le concitoyen de tout ce qui habite le grand hôtel garni de l’Univers. »
Gustave Flaubert, Lettre à Louise Colet, 26 août 1846
Petite récapitulation des notes Géographiques :
Amour Arpitan et Arptanie Birobidjan
Belarus Balkans Bouriatie Bucovine Béloutchistan Bouriatie Bucovine
Cuba et Guantanamo Gabon Gagaouzie Groenland et Devinette
Istrie Kabardino-Balkarie Kaliningrad Kazakhstan Kilimandjaro
Kirgiztan
Ouighours Moldavie Navarre Nunavut - Inuktitut et Inukshuk
Svalbard Tcherkesse Turkmenistan et Kourban
Ukraine Uruguay
Divers: Observatoire à Atacama : Alma
Catacombes à Palerme
Les Dranses en Chablais
Villes chinoises
Récits de voyages Ella Maillart et Bouvier sur un monde disparu
Ombilie Atlantide
Tourisme expérimental… en Aveyron à Lisbonne
03:50 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.11.2007
Langur -2-
« Il est des filles à Grenade
Il en est à Séville aussi
Qui, pour la moindre sérénade
A l'amour demandent merci
...
On voit des biches qui remplacent
Leurs beaux cerfs par des sangliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers.. »
10:15 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.11.2007
Choc Culturel
S’élargir l’esprit, c’est une chose assez facile à Genève où la tradition de cosmopolitisme et d’accueil est séculaire. Une tradition qui n’empêche pas qu’on cultive ses particularismes. En bon suisse, le genevois ne jure que par la Migros, une chaîne de magasin pure sucre hélvète, tout en tenant énormément à son indépendance cantonale, il vit bien séparé du reste de la Suisse en regardant la France comme une contrée un brin exotique ou l’on part en week-end comme on fait de plus longues vacances au Togo ou dans les îles.
L’avantage de l’endroit, quand on est comme moi curieux des autres, ce sont les rencontres multiples et surprenantes. Pour prendre un exemple, je vous parlerai de mon ami Mahlar. Mahlar a fait math-sup au lycée Bertholet à Annecy, il connaît très bien la politique française. Il est aussi un peu suisse car il est sorti brillamment de l’EPFL, l’école polytechnique de Lausanne. Mais Mahlar est originaire de la région de Bombay et il a gardé toutes les valeurs et traditions millénaires de cette partie de l’Inde.
J’avais envie de raconter la « petite party » qui a réuni le tout indien de Genève au BIT, le Bureau International du Travail, à l’occasion de son mariage. Le vrai mariage avait eu lieu à Bombay, sept jours de festivités avec cheval blanc et grand tralala… Au BIT ce n’était qu’un « petit » rappel, une party donnée pour les gens qui, comme moi, n’avaient pas pu faire le déplacement. La mariée couverte de bijoux était promise à Mahlar de longue date. Pendant quelques heures, pour ma femme et moi, le dépaysement, en plein genève fut total.
Une autres anecdote : Nous avions une heure ou deux à tuer à l’aéroport de Belfast après une journée fatigante de consulting chez un constructeur d’avion. J’avais repéré un bar au loin et j’avais déjà le goût de la bière en bouche. Soudain, je me retourne, plus de Mahlar. Je reviens sur mes pas pour le découvrir scotché sur place, le tête bloquée en l’air, concentré sur un écran de télé qui ne donnait même pas les horaires d’avion mais un match de cricket. Pour un français, le cricket est un sport des plus ennuyeux et bien pour Mahlar, c’est un sport passionnant.
C’est ça le choc des cultures. Découvrir qu’un gars qui parle français avec la pointe d’argot nécessaire, qui connaît les arcanes de la politique française, qui ne crache pas dans la fondue au fromage, qui peut parler savamment du championnat de France de foot… découvrir que ce même gars était fiancé à l’âge de 4 ans et qu’il peut rester scotché devant les West Indies contre le Pakistan dans un sport aussi mortel que le cricket.
12:00 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
14.11.2007
Langur -1-
Connaissez-vous le langur? Ou l’entelle? C’est un assez gros singe. On l’appelle aussi langur Hanuman. Il tient ce deuxième nom du dieu-singe Hanuman.
Hanuman accompagna le Dieu Rana au Sri-Lanka, pour y chercher Sita sa femme enlevée par le démon Ravana. Hanuman déroba un plant de manguier et le rapporta en Inde, où cet arbre ne poussait pas. Puni pour son forfait, il fut condamné au bûcher. En tentant d'échapper au brasier, sa face et se pattes noircirent. La face et les pattes noires des Entelles en témoignent.
Il y a plusieurs espèces de Langurs, le gris du Népal, gris du Cachemir, gris de Taraï (semnopithecus fanfaron), gris aux pieds noirs et même le langur gris tuffé. Les singes sont sacrés en Inde à cause d’Hanuman. En fait les langurs sont d’assez gros singes qu’il est possible de dresser pour chasser des singes sauvages plus petits. Si les singes se tuent entre eux c’est n’est pas le problème des humains. Leur Karma est sauf !
Fin octobre, le maire adjoint de New Delhi est mort des suites d'une chute provoquée par l'attaque de singes sauvages. Au cours du week-end dernier, une femme a été grièvement blessée et une vingtaine d'autres personnes ont été soignées dans l'est de Delhi pour des morsures de singes sauvages.
« Trois ou quatre singes étaient impliqués » dans l'attaque, a dit à l'AFP le commissaire adjoint de la police de New Delhi, Jaspal Singh. « Des spécialistes de la faune sauvage essaient de les retrouver. En tant que policiers, nous ne sommes pas vraiment experts pour nous occuper de singes. Nous pouvons gérer des cas de taureaux devenus fous, mais les singes c'est un peu plus difficile », a-t-il expliqué. En Inde il est interdit de crier « mort aux vaches!"
05:55 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.11.2007
Le mot
Je viens de retrouver ce texte sur mon ordi. Vous n'allez pas le croire mais je ne sais vraiment plus d'où il vient. Alors si vous avez une idée...

...enfin, qui était écrivain
car depuis quelques temps,
il fait un blocage
cela s'est produit d'une, façon étrange
un jour qu'il écrivait un texte,
il a buté sur un mot
ce mot, il l'avait dans la tête
mieux, il l'avait sur le bout de la langue
mais la langue c'est bavard, ça cause... ça cause...
et entre deux bavardages le mot s'est échappé
et depuis, il cherche son mot qu'il ne retrouve pas !
Juste un mot, direz-vous ?
oui, mais le mot juste
celui qui était l'ossature de sa phrase !
Il a bien essayé des mots de remplacement
mais c'était pas ça...
il a, feuilleté les dictionnaires à la recherche de son mot
mais poursuivre un mot évadé
avec Larousse, c'est déjà toute une affaire
alors pensez avec Littré !...
Depuis il lit les auteurs contemporains
relit les classiques
se disant qu'au coin d'une page
au détour d'une phrase
il finira bien par tomber sur son mot...
Alors si jamais vous trouvez un mot
qui gambade tout seul sans queue ni tête,
ne le laissez pas filer
d'autant qu'un mot tout seul ça n’a pas de sens
sauf si c'est une interjection
ou une injure.
et même une phrase isolée de son contexte
on peut lui, faire dire le contraire
de la pensée de son auteur
alors un mot... !
Si vous trouvez un mot
soyez gentils, envoyez-le à mon ami
si des fois c’était le bon mot
ça lui ferait tellement plaisir.
… mais, voyez comme je suis distrait
je ne vous ai pas donné son nom...
remarquez, il est connu
07:15 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.11.2007
Ziggourat
C'était vendredi soi à St Julien... Cité Babel
Le spectacle commence en évoquant les ziggourats de Mésopotamie. Une ziggourat était une grande tour pyramidale qui avait vocation de relier les hommes aux dieux. La plus célèbre est la tour de Babel que l’on suppose près de Babylone.
Rachid Bouali est un conteur. Il est aussi Kabyle et passablement Chti, qu’il parle sans accent. Par la magie du verbe, il nous entraîne dans son enfance à la Lionderie, une ziggourat à Hem près de Roubaix très tour de Babel moderne.
Pendant une heure on vit dans le quartier. On y est totalement. On rencontre Quiquin qui attend les lettres de son père, le petit frère du dealer qui fait du bizness en vendant à répétition le chien de son aîné, et plein de personnages picaresques, les discussion le dimanche à ’arrêt de bus, le ciné à Roubaix et les douaniers racistes qui font chier les Rebeus. Rachid nous parle avec délicatesse de cette voisine atteinte de la maladie de Gilles de la Tourette, la danse de Saint Guy, et ses tics verbaux l’écholalie (répétition involontaire des derniers sons, mots ou phrases entendus), la palilalie, la coprolalie (utilisation involontaire d’un langage ordurier)…
C’était encore un des spectacles supers à St Julien. On me demande pourquoi les St Juliennois ne bougent pas les fesses. Est-ce que le prix (5 euros) est trop bas pour tous ces frontaliers qui roulent en 4x4 ? C’est possible. Alors allez le voir à Meythet. Vous pourrez dépenser de l’essence et payer 14 Euros c’est le :
Mercredi 30 janvier 2008 à 20h30. Salle Rabelais
_________
à St Julien à l'Arande prochainement
"Les miettes de Margula"
Spectacle musical tout public
08:00 Publié dans St Julien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.11.2007
Funérailles
Suite de la rubrique « Vive le libéralisme ! »
En matière de funérailles, jusqu’en 1996, les familles françaises devaient accepter les produits, services et prix imposés par le monopole. Situation dénoncée par les libéraux et les institutions européennes de Bruxelles. Depuis 96, plus de problème, la concurrence règne et la plupart des familles demande des devis.
540.000 décès annuels en ce moment les prévisions annonce 700.000 dans 15 ans. Sociétés françaises et étrangères sont attirées par ce marché juteux. Le quart de nos obsèques sont contrôlées par des fonds de pension américains.
Lobbyings et réseaux s’animent. L’imagination règne, les prestations additionnelles fleurissent. On facture tout au prix fort, même les séjours du cercueil dans une salle de l’hospice. Les lobbys tentent de gagner le dernier morceau, croquer le dernier orteil des morts, bref ils veulent en plus gérer nos cimetières.
Et les prix grimpent, grimpent… Bien que la crémation soit en vogue et moins chère de 30 à 50% le coût moyen des funérailles a grimpé beaucoup plus vite que l’inflation dans les dix dernières années.
J'ai pris mes infos ici. On y trouvera quelques tuyaux sur les pièges à éviter. Pour l'augmention des prix, les chiffres sont variables suivant les sites mais un chose est sûre, le prix de la mort monte.
05:05 Publié dans Libéralisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.11.2007
Oblast d'Amour
Blagovechtchensk (en chinois Hailanpao ou même Bushi) est une ville de Sibérie sur la rive gauche du fleuve Amour qui à cet endroit délimite sur 1600 kilomètres la frontière avec la Chine. La ville qui compte 240’000 habitants est à 8000 kilomètres de Moscou. C’est la capitale de l'oblast d'Amour. La ville est sur le fuseau horaire de Yakoutsk. Yakoutsk se trouve sur la Léna un autre grand fleuve russe. Bref, je m'égare...
Donc l’Amour a son oblast (ne pas confondre avec oblat qui rappelle une curieuse pratique du moyen âge). Un oblast est une région russe.
Pour se rendre dans cet oblast, rien de plus facile. De Moscou, vous prenez le transsibérien. Attention de bien descendre vers la 960 ième gare au matin du septième jour, sinon vous risquez de vous retrouver en fin de semaine à Vladivostok la 990ième gare. Paraît que Vladivostok est mortel le dimanche.
De Blagovechtchensk, si vous êtes encore tenté par un petit voyage en train, vous pouvez faire un virée sur le Le Baïkal Amour Magistral (BAM), un train superbe, 4234 km pour aller nager dans le lac Baïkal en suivant l’Amour. Très romantique! Le BAM a été construit en utilisant des voies spéciales et durables puisque la plus grande partie de son itinéraire a été construite sur du pergélisol (sous-sol gelé en permanence) Bon durable, durable… avec le réchauffement du climat… C’est pas si sûr. C'est comme l'Amour... on a dit "amour toujours" et puis un jour...
06:00 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.11.2007
Bouchon
Sur l’autoroute A40, il y a deux tunnels après Bellegarde en direction de Lyon. Dimanche dernier, on circulait sur la file de gauche dans les deux tunnels ce qui a provoqué un bouchon de plusieurs kilomètres de 10 heures du matin à six heures du soir avec une perte d’environ une heure par automobiliste. Eh bien figurez-vous qu’il n’y avait pas de travaux sur la file de droite. On avait juste laissé les séparations du vendredi au lundi.
Pour les usagers c’est du temps perdu, pour la planète du gaspillage de pétrole, mais, soyez rassurés, pour les actionnaires de l’APPR, la société des autoroutes Parie-Rhin-Rhône aucune perte. On a tous payé nos 13 euros 70 pour faire les 115 kilomètres qui séparent les deux péages entre Genève et Lyon. C’est ma nouvelle rubrique « vive le libéralisme. »
07:50 Publié dans Libéralisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.11.2007
Croissance
La MJC de Saint-Julien en partenariat avec L'Université Populaire de Savoie organise chaque premier lundi du mois alternativement un café philo et un café actu’L.
Lundi 5 Novembre – 20 heures - Café Actu’L
En préparant cette présentation, je tombe chez mouvements.info sur:
En 1973, la revue la Nef publiait un dossier sous le titre « Les objecteurs de croissance ». Parmi les signataires, René Dumont, bien sûr, mais aussi Jean-Pierre Chevènement, Michel Rocard et… divine surprise : le grand Jacques.
Jacques Attali, point encore conseiller de Mitterrand et encore moins de Sarkozy, refusait l’équation devenue « incontestable », croissance = progrès social : Un mythe, savamment entretenu par les économistes libéraux, selon lequel la croissance réduit les inégalités.
Etonnant ce monsieur Attali. Un affairiste, selon sa bio dans Wikipédia, mais un affairiste très prolixe. En 2007, il a déja publié:, trois livres. Il reste deux mois et le rapport à Sarko est fini. Courage Jacques et au boulot!
- Dictionnaire amoureux du judaïsme - Editions Plon
- L'Avenir du travail - Editions Fayard
- Gandhi ou l'éveil des humiliés - Editions Fayard
05:10 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.11.2007
Une époque
Faut dire aussi que c’était une époque
écrasante
une époque pesante
une époque qui ne valait d'ailleurs
que par son pesant
son pesant d'or
une époque qui allait - pensez –
jusqu'à poser des impôts sur les fenêtres et les portes

dès qu'elle voyait une embouchure
ne pensait plus qu'à l'emboucher
de peur que l'on s'envole
que l'on s'envole aux ouvertures
une époque qui ne pensait qu'à
entasser toujours et toujours
qu'à entasser ses francs
ses francs lourds, ses euros.
une époque qui ne pensait qu'à bouffer
qu'à avaler sans mâcher
qu'à s'empiffrer
qu'à s'empiffrer et qu'à grossir
grossir
quantité
la rassurait cette obèse cette engrossée
bref
une époque qui confondait pro-gres-ser
et en-grais-ser
une époque à ce point lourde
à ce point dingue
à ce point lourdingue
que tout ce qu'elle comptait d'un peu léger
d'un peu volatile
et en particulier les idées
les idées des hommes de qualité
depuis longtemps s'était envolé
là-haut très haut dans les airs
et tournoyaient
tournoyaient sans cesse
et sans cesse à s'en faire péter la caisse
annonçant pour demain peut-être
le règne enfin retrouvé de la grâce
de la grâce
de la grâce éolienne du pollen
et de la légèreté
de la légèreté des idées qui passait pour l'instant
bien au-dessus
de la tête
de la grosse tête vide de la planète
qui en bas dans ses gros gros sabots plombés
s'en allait inquiétante émouvante
se perdre tel un monstre d'épouvante
dans les boues glissantes de sa
destinée.
04:25 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


