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31.12.2007
Retrospective
Le joueb en 2007: (chiffres blogspirit)
213 notes et 849 commentaires
~150'000 vistes pour ~450'000 pages vues.

Pour ceux qui ne s’en seraient pas aperçu, l'année 2007 était dédiée à l'environnement. Elle a débuté par l'ouverture de la 4e année polaire inter- nationale, un événement organisé à l'échelle mondiale tous les 50 ans. Et en 2008, ça continue. Les citoyens de toute la planète seront sensibilisés sur l'avenir des deux pôles, l'Antarctique et l'Arctique.
C’est donc l’année des ours blancs qui a succédé à l’année des ours noirs. L’année Sarko après l’année Chirac. L'ours blanc est, paraît-il, beaucoup plus dangereux que le noir.
09:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29.12.2007
Pouvoir d'achat
Le max de la simplicité volontaire (volontaire pas vraiment)...
envoyé par Jean qui l'a trouvé sur 20 minutes. Behal a réduit ses besoins...
"Behal explique quant à lui comment il fait face à la hausse des prix: «J'ai supprimé le portable et je m'en passe très bien depuis cinq ans. Je n'ai plus de voiture depuis 1999. Je n'ai pas la télévision. Je ne fume pas. Je n'achète plus du tout de CD et de DVD, je les emprunte. Aucun vêtement chez les marques, j'achète mes cuirs chez Emmaüs. Tous les éclairages sont en 7 watts, une seule pièce éclairée, celle dans laquelle je suis. J'ai supprimé le ballon d'eau chaude et je fais ma toilette à l'eau froide, comme chez mes parents, il y a 45 ans. Je ne bois que de l'eau du robinet, jamais d'eau minérale, j'ai supprimé, comme beaucoup, les cafés aux terrasses ou aux comptoirs. Je ne mange jamais de pain. (…) Un produit d'entretien pour tout. Je vide mes sacs aspirateur, un aspirateur qui a 25 ans. J'ai un compteur bleu, je ne fais mes lessives que durant les heures creuses 7 heures à 23 heures. Je marche beaucoup pour éviter les transports publics...»

.
à propos de besoins...
La pyramide des besoins est une représentation de la théorie élaborée à partir des observations réalisées dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow sur la motivation.
.La pyramide est constituée de cinq niveaux. Nous recherchons d'abord, selon Maslow, à satisfaire chaque besoin d'un niveau donné avant de penser aux besoins situés au niveau immédiatement supérieur de la pyramide.
Comme dit le Dalaï Lama: Quand on a décidé de supprimer le thé pour ne garder que l'eau chaude, au début c'est un peu difficile et puis on s'habitue.
Bon, à partir du 2 janvier, c'est promis, je supprime le beurre sur les brioches.
09:00 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28.12.2007
Journal

«Mon ventre est vide. Je veux un bol de riz. Je n’ai pas mangé depuis vingt-cinq jours» : ainsi s’achevait, le 5 juin, le journal, révélé mi-octobre, de Hiroki Nishiyama, un homme de 52 ans, mort de faim cet été, à Kokura, une municipalité de Kitakyushu (1,4 million d’habitants), dans le sud-ouest du Japon.
Quotas. Cet ancien chauffeur de taxi sans travail n’aura pas eu le temps, comme il le voulait, de chercher un nouvel emploi. Il est mort deux mois après qu’un des 142 fonctionnaires de la municipalité chargés des régimes de santé et de retraite, a décidé de ne plus lui verser l’aide publique de quelque 650 euros qu’il percevait depuis cinq mois. En fait, Hiroki Nishiyama a été la victime d’une politique de quotas : les avancements de ces fonctionnaires dépendent de leur zèle et de leur succès à éliminer des registres de pensions, chaque année, au moins 5 des 73 bénéficiaires dont chacun à la charge.
Réduit à la plus extrême misère et ne pouvant plus se procurer de quoi se nourrir, Hiroki Nishiyama est passé en deux mois de 68 à 54 kilos et en est mort.
C’est un des paradoxes de la deuxième économie mondiale. «Le Japon abrite de nos jours 19,5 millions de pauvres et nouveaux pauvres», rappelle Toshiaki Tachibanaki, un sociologue qui analyse depuis vingt ans la montée des inégalités dans l’archipel. Coïncidence, le 29 novembre, Tokyo accueillait une conférence organisée avec la Banque mondiale, sobrement intitulée : «Réduction de la pauvreté et stratégies de développement dans les pays à faibles revenus».
04:25 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.12.2007
Sac à main
Deux citations de Vialatte tirées de Je Hais Noël
Une tenue sexy
« La femme sera très belle grâce à la mode nouvelle : la « robe voyou », l'« ensemble de bistro », le suppositoire amaigrissant (qui se fait en vert nil et bleu pâle) et toutes sortes de zibelines qu'elle pourra faire elle-même en renard façon chèvre en les taillant dans le lapin domestique. »
… avec sac à main assorti
« Il contient de tout, plus un bas de rechange, des ballerines pour conduire, un parapluie Tom Pouce, le noir, le rouge, le vert et la poudre compacte, une petite lampe pour fouiller dans le sac, des choses qui brillent parce qu'elles sont dorées, un capuchon en plastique transparent, et la lettre qu'on cherchait partout depuis trois semaines. Il y a aussi, sous un mouchoir, une grosse paire de souliers de montagne. On ne s'expliquerait pas autrement la dimension du sac à main. »
Alexandre Vialatte
09:25 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
25.12.2007
Je Hais Noël
Par Eric Momus
Pierre Desproges :
« Je hais les forcenés de la production vaine garnissant les rayons de millions de jouets fragiles et chers. Je hais les pitres sinistres qui font des dessins animés débordant de bons sentiments et d'odieuses cuistreries bien pensantes pour vendre sans vergogne de rebutantes figurines en plastique décorées patiemment par des petits enfants enchaînés à l'autre bout du monde. »
11:10 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.12.2007
Bon Noël
18:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23.12.2007
Zébulon
Entre parenthèses
(Une semaine en Sarkosie.)
Quand je passe la frontière de Suisse en France, il y a un tag qui dit : « Bienvenue à Sarkoland. » Et je pense : il y en a marre des anglicismes. Mister Allgood avait raison, restons français, on ne peut pas bafouer ainsi la langue françoise. Je propose donc aux graffeurs d’écrire « Bienvenue en Sarkosie. »
Que s’est il passé cette semaine en Sarkosie ? A part une petite grève à Orly, aucun mouvement social notable. Un squatter délogé du ministère du logement mais pas de l’appartement de luxe à bas coup dont il abusait depuis 1981. Bref peu de chose en dehors des activités du président Zébulon. (tournicoti-tournicoton)
Rappel des épisodes précédents : Après avoir emmené sa maman et deux mille patrons en Chine (mais pas Alain Delon), Zébulon avait emmené seulement mille patrons en Algérie (mais pas sa maman ni Enrico Macias). Un saut de puce à Lisbonne pour le sommet des pays africains, d’où il avait ramené dans ses bagages Mouamar. Celui-ci avait planté une longue semaine sa tente à Marigny (le chef lybien n’ayant pas confiance en la sécurité des salons du palace). Après avoir restauré ses propres finances, Zébulon avait distribué l’argent des RTT dans un geste magnanime...
Cette semaine écoulée a démarré très fort.
Lundi : Zébulon se fait photographier (pardon surprendre) en bonne compagnie en train de jouer les séducteurs chez Mickey. (Morice fait un article, Manuel un autre) Inutile de revenir sur les atouts, les atours et tous les détours amoureux du top modèle, lisez votre presse people habituelle (l’Express, le Point, le Nouvel Obs). On y apprend aussi que Lucent Technologies (racheté par Alcatel) a eu une amende de 1,5 millions de dollars pour avoir emmené des dirigeants chinois à Disneyland (Sarko l’a échappé belle.)
Mardi, Zébulon se rend (sans sa maman) pour la troisième fois en Lorraine à Vandoeuvre-lès-Nancy pour remettre en marche l’ascenseur social dans les HLM. François Hollande ne savait même pas qu’un ascenseur était en panne en Lorraine. On lui cache tout à François !
Mercredi, scandale à Paris-Match, l’Élysée refuse qu’un journaliste d’information (sic) accompagne la photographe (choisie par l’Élysée). Aie ! Pas de choc des mots cette semaine. (Vieille technique de marketinge : créer la rareté... Trop fort Zébulon !)
Jeudi, Zébulon part pour le Vatican, il emmène avec lui quelques intellectuels, le père Gilbert Loubard, le curé au blouson de cuir, Jean-Marie Bigard, poète de corps de garde, spécialistes de la rime archi lourde et du lâcher de salopes (voir Lilian) et Max Gallo, gaulliste mitterrandien tendance Che (le Che de belfort) historien niçois réfugié en Sarkosie sans doute par peur de la mort. Dans ses bagages, aussi, la maman de sa nouvelle amie rencontrée chez Disney (mais pas André Glucksman) Le chanoine Zébulon fait un discours à Latran. Max Gallo prétend que le sacre de Zébulon Iier, avec déplacement de Benoit XVI à Notre-Dame de Paris, serait arrangé pour décembre 2012. Pourvu que Gallo (mais surtout le pape) tiennent le coup jusque là.
Vendredi, Zébulon hésite à se rendre au Tchad ou en Colombie. Finalement, il opte pour deux téléconférences. Il s’occupe de réserver les vacances en Egypte (comme tonton) entre Noël et nouvel-an. Les ministres seront convoqués pour le discours du 31. Pendant dix minutes le président se marre en songeant à la tête des ministres qui ont dû annuler leurs vacances, puis, pendant au moins vingt minutes, il s’ennuie.
Samedi, départ pour une visite de trois heures à Kaboul. Le président emmène Kouchner, Rama Yade (elle aurait préféré la chine) et un André Glucksman (il a peu l’occasion de voyager) souriant (BLH aurait décliné, Rachida boude, maman est fatiguée, future belle-maman n’aime pas Kaboul.) Z. rencontre Amid Karzaï (mais pas Oussama Ben Laden.)
Ce papier est ennuyeux, je sais, mais la vie des hyperactifs finit toujours par devenir monotone. Pourtant, ce n’est pas fini, attendez-vous à savoir que Zébulon va réceptionner bientôt en direct au vingt heures Ingrid Betancourt et des membres de l’arche de Zoé (et Alain Colas si on le retrouve), qu’il va se rendre en Lorraine pour retaper des logement HLM (une nécessité), qu’il proposera au parlement de réfléchir à la polygamie (un feeling), qu’il simplifiera la facturation téléphonique (un vœux pieux), qu’il va mettre en place une laïcité de rupture (vœux impie) et que, s’il n’avait pas tous ces boulets de l’UMP, il redistribuerait sans doute de l’argent aux pauvres.
Sacré Zébulon. Il est trop fort ! Tournicoton !
18:45 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
22.12.2007
Aporése
Une aporèse est un mot-valise qui veut dire... mot-valise. De apocope (troncation de la fin d’un mot – auto, ciné, radio, vélo…) et aphérèse (troncation du début – Les ricains). Tous les mots-valises sont-ils des aporéses ? Pas vraiment : Beurgeoisie (Rachida Dati est une beurgeoise) est plus qu’une aporése.
* Pour l'instant aporèse n'a pas d'entrée en français sur google.
07:45 Publié dans Mot | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.12.2007
Dialogue
- Je crois au Grand Pangod ! Le Grand Pangod est Grand !
- Ah non, moi je suis Apangodien !
- Oh moi, finalement je ne sais pas trop, mais on ne sait jamais, ça peut servir.
- En fait, en matière de Pangod, je suis agnostique, on verra bien quand on y sera !
- En attendant, n'offensons pas les Croyants de la Très Sainte Eglise du Grand Pangod, on ne sait jamais, et puis, ça peut être dangereux : ce sont des gens irascibles qui se fâchent pour un rien...
- Ce que je sais c'est que dans les épreuves cruciales, la cigarette m’a été d'une aide plus efficace que les évangiles pangodien.
- Moi, je crois au salut de l'humanité et à l'avenir du cyanure.
- Oh vous savez, la vérité théologique est une marotte d'adolescent, ou un symptôme de sénilité.
- Selon moi, pour entrevoir l'essentiel, il ne faut exercer aucun métier. Rester toute la journée allongé, et gémir à mi-voix.
- Pour moi tous les penseurs sont des ratés de l'action et qui se vengent de leur échec par l'entremise des concepts.
- On est d’accord. J'ai perdu la foi et la grâce, et j'accuse Grand Pangod de trahison. Le Grand Pangod exploite nos complexes d'infériorité, en commençant par notre incapacité de croire à notre propre divinité.
- Je suis d'accord avec vous finalement.
Quel auteur se cache derrière certaines phrases de ce texte ?
04:45 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
19.12.2007
Identité
Café philo de décembre l’autre soir à St Julien avec le toujours excellent Alain Gentil dans le cadre de l’université populaire. Sujet du jour : L’identité. Première partie suivie d'un autre en février. Quelques idées citées de mémoire. Excusez les approximations.
L’identité est une notion parfaite en mathématique :
- Deux triangles ABC et A'B'C' de dimension 3-4-5,
- Des identités remarquables : (a+b)(a-b) = a2 - b2 !!!
On peut l’appliquer facilement aux objets avec description de leurs propriétés.
Moins facile de l’appliquer à l’homme. L’identité implique la notion de permanence or je ne suis pas aujourd’hui ce que j’étais hier ou je serais demain. De plus ma mémoire déforme ma perception de mon identité voire de celle des autres. On ne perçoit bien que les changements, les marques du temps. Est-ce qu’on a conscience de son moi intérieur ? L’identité du soi ? En fait on le perçoit par impressions, sensations ce sont des images fragmentaires et même une conscience imaginaire.
Commentaire personnel : Le choix d’un ministère de l’identité national de monsieur Brice Boutefeux [voir photo du bon aryien] est très chargé de signification. La soi-disant identité du groupe se forge de manière artificielle en laissant à penser que cela marche comme X=X.11:30 Publié dans St Julien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.12.2007
Doute
On pensait que les frères Fauderche avaient jeté les bases du Schmilblick polyvalent. On croyait aussi que le Biglotron avait été conçu par Slalom Jérémie Ménerlâche à base de matière agnostique plus ou moins purifiée... mais depuis ce jour d'avril où Pierre Dac a découvert un loup-phoque lors de sa célèbre randonnée au pôle sud sur son non moins célèbre char Caut tiré par quatre chiens-manchots, on n'est plus sûr de rien.
Ainsi va la science!
15:15 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.12.2007
Géopoétique
Internet est fantastique ! Grâce à lui, je viens de découvrir que j’étais un géopoète. J’ai un peu de peine à m’affubler du terme poète, j’ai trop de respect pour les vrais poètes. Mais dans le texte fondateur de la géopoétique en 1989 par Kenneth White, je trouve ceci :
…la géopoétique ne concerne pas que poètes et penseurs. Henry Thoreau était autant ornithologue et météorologue ("inspecteur des tempêtes") que poète, ou plutôt, il incluait les sciences dans sa poétique. Les liens de la géopoétique avec la géographie sont évidents, mais ils existent aussi avec la biologie, et avec l´écologie (y compris l´écologie de l´esprit) bien approfondie et bien développée. En fait, la géopoétique offre un terrain de rencontre et de stimulation réciproque, non seulement, et c´est de plus en plus nécessaire, entre poésie, pensée et science, mais entre les disciplines les plus diverses, dès qu´elles sont prêtes à sortir de cadres souvent trop restreints et à entrer dans un espace global (cosmologique, cosmopoétique) en se posant la question fondamentale: qu´en est-il de la vie sur terre, qu´en est-il du monde ?
Tout un réseau peut se tisser, un réseau d´énergies, de désirs, de compétences, d´intelligences.
Voilà un programme qui me convient ! Concevoir la géographie comme science unificatrice d’une démarche totale. Voici un autre morceau du texte fondateur.
« Ce qui marque cette fin du XXe siècle, au-delà de tous les bavardages et de tous les discours secondaires, c’est le retour du fondamental, c’est-à-dire du poétique. Toute création de l’esprit est, fondamentalement, poétique. Il s’agit de savoir maintenant où se trouve la poétique la plus nécessaire, la plus fertile, et de l’appliquer. Si, vers 1978, j’ai commencé à parler de "géopoétique", c’est, d’une part, parce que la terre (la biosphère) était, de toute évidence, de plus en plus menacée, et qu’il fallait s’en préoccuper d’une manière à la fois profonde et efficace, d’autre part, parce qu’il m’était toujours apparu que la poétique la plus riche venait d’un contact avec la terre, d’une plongée dans l’espace biosphérique, d’une tentative pour lire les lignes du monde."
A l'heure de la vitesse généralisée, la marche regagne une à une ses vertus : elle tonifie le corps, libère l'esprit et tend à préserver la planète. La géopoétique conseille de vivre autour du lieu, en cercles concentriques et en prenant le temps. La marche est son vecteur favori. Elle dévoile petit à petit le monde proche et intensifie notre lien avec la terre et le ciel. Elle est une activité du corps, mais aussi un approfondissement de la pensée. L'Inde ancienne la hisse au rang de méditation ambulatoire...
J’en reparlerai soyez en sûr.
06:55 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15.12.2007
Luxe
C'est le jour de la rédac. Le 15 du mois à midi. 30 rédacteurs ce mois-ci voir la liste plus bas. Après le look, la gourmandise, les bagnoles, c'est le luxe. Manquait plus que ce soit la luxure pour continuer sur les péchés capitaux. D’ailleurs luxe et luxure, c’est la même étymologie, Luxus veut dire excès en latin comme dans luxuriant, cela veut aussi dire splendeur et faste et encore ce qui est superflu et inutile.
Donc je déclare d’entrée que le luxe et moi on n’est pas trop copain. J’ai d'ailleurs déclaré la guerre au superflu et à l’inutile. Je viens de commettre un article sur NaturaVox qui a eu un petit succès et que je vous encourage vivement à lire si vous êtes en quête de simplicité volontaire.
Ceci dit, la définition du luxe peut aussi être ce qu’on considère comme valable et précieux. Il existe une méthode japonaise nommée QFD qui permet de savoir ce que les consommateurs désirent vraiment dans un produit futur ou une amélioration de produit existant. On raconte que le QFD a été appliqué pour la création d’une voiture de luxe et que ce qui est ressorti loin devant en terme de priorité c’était le silence bien avant la vitesse ou la carrosserie. Donc tout le paquet a été mis sur comment faire une voiture silencieuse.
Pour moi en ce moment le luxe c’est la liberté de faire ce que j’ai envie, écrire des articles, randonner… C’est le calme, le silence, pas trop de stress, rencontrer mes copains pour faire une bonne bouffe sympa sans excès de raffinement. C’est très ennuyeux les restos de grand luxe où il faut venir saper et où trois pingouins sont à l’affût du moindre de vos vidage de verre. Le luxe aussi de faire de temps en temps un petit voyage pour découvrir un endroit sympa, d’autres gens, loger dans un hôtel correct mais modeste ou mieux dans une chambre d’hôte accueillante chez des gens qui aiment recevoir. On s’ennuie dans les hôtel de luxe ou chez des hôtes qui ont une chambre de charme à 150 euros. On s’ennuie à Bora-Bora à passer la journée allongé dans un transat au bord d’un bête lagon tout bleu, d’ailleurs comment peut-on fréquenter des pays sans montagnes ?
Voilà, ma conception du luxe mais si je participe à un QFD, ce que je mettrais en premier, loin devant, c'est la liberté. Je ne vois rien de plus précieux quand on a la santé. Allez, à la bonne votre! Au mois prochain et lisez les rédacs des autres.
Laurent, Olivier, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Lady Iphigenia, Julien, Chantal, Christophe, Hibiscus, Alcib, Bluelulie, Anne, Hpy, Isabelle, Joël, Looange, Loïc & Hyun-Jung, Anne B, V à l'ouest, Froggie, Jo Ann v, William, Catie, Nanou, Lelynx, Cecfrombelgium, Gally
12:00 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
14.12.2007
Criminel
Mon quatrième article sur AgoraVox au sujet de la politique suisse publié aussi sur Yahoo actualité.
Autre article alarmiste sur NaturaVox (pas de mon cru cette fois) au sujet du réchauffement. Un de plus me direz-vous... OK mais ça finit par foutre la pétoche, surtout celui-ci.
Cela me fait me poser une question. Si on se place dans l’hypothèse pessimiste de l'article, cela veut dire que l'issue sera rapide. Est-ce que George W. Bush (et Dick Cheney* and Co) ne risquent pas d’être jugés pour crime contre l’humanité ?
Aujourd’hui cela peut paraître une drôle d’idée comme probablement les lois définies et mises en œuvre pour les procès de Nuremberg et de Tokyo en 1945 auraient paru bien improbables aux hauts responsables allemands et japonais en 1940. Dans dix ans Bush comparaissant devant un tribunal à Kyoto ou ailleurs…
Qu’en pensez-vous ?
*(On me dit que Cheney serait très malade du coeur. Ce qui prouve que malgré les apparences, il en aurait un
)
07:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13.12.2007
Camondo
.C’est ce que démontre encore une fois Pierre Assouline dans ce livre. Tout part de ce musée Nassim de Camondo, sis rue Monceau à Paris, légué à la France par Moïse de Camondo et rempli des richesses de l’ancien régime. Les joyaux du XVIII ième accumulé par un collectionneur avisé au début du XX ième siècle.
Les Camondo étaient des financiers juifs séfarades venus s’installer à Paris depuis Istanbul, dans la deuxième moitié du XIX ième. Ils ont été anoblis par le roi d’Italie et sont plus riches que riche. Avec leurs compagnons de fortune et coreligionnaires, les Rothschild, les Pereire, les Fould, les Cahen d'Anvers, les Reinach… ils intègrent progressivement le monde aristocratique et aussi celui des collectionneurs qui feront les richesses du Louvre et des musées de France. Sur fond d’affaire Dreyfus, Assouline fait vivre ce monde disparus qui cherchait sa place, plaine Monceau, à la limite des faubourgs où vivent les aristos d’ancien régime.
Pour Camondo, la guerre de 14/18 mettra fin à ses rêves par la mort de son fils en combat aérien. Le reste de la famille va disparaître dans la guerre suivante avec l’Holocauste. Je n'ai pas aimé la manière dont Moïse refuse de recevoir la femme dont son fils était amoureux mais cela montre la rigidité et le conservatisme de ce monde de l'argent.
Une belle reconstituion qui donne envie de lire la dernière œuvre d’Assouline, Le Portrait, qui partant du tableau de Ingres, le portrait de la baronne Betty de Rothschild, nous raconte la saga de l'une des dynasties financières les plus légendaires et secrètes d'Europe.
05:45 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.12.2007
NaturaVox
Je parle depuis longtemps de SimplicitéVolontaire sur ce blog. Ma première note date même de mai 2005. J'ai envoyé cet article à AgoraVox. NaturaVox l'a pris tout de suite et AgoravVox a suvi. S'il a fait découvrir le mouvement à quelques personnes, c'est bien.
C’est devenu un truisme, on brûle la planète par tous les bouts et forcément elle se réchauffe. Faut-il attendre ou faut-il agir? Les adeptes de la Simplicité Volontaire ont décidé d’agir. Pas par altruisme, mais parce qu’ils pensent que privilégier l’être sur l’avoir, le simple sur le complexe est une manière de vivre mieux et plus sereinement. Quelle est l’ampleur de ce mouvement? Va-t-il empêcher les glaciers de fondre?

Jean-Pierre et Nathalie sont de nouveaux adeptes de la simplicité volontaire, la SV. 57 et 54 ans, leurs deux enfants sont maintenant autonomes financièrement. Leur maison est devenue bien trop grande pour eux. JP se dit qu’il a travaillé dur et qu’il pourrait peut être prendre du bon temps. Tant pis pour les annuités perdues et la retraite plus modeste. Ils pourraient vendre la maison et s’installer dans un appartement plus petit et confortable. Ils n’ont pas vraiment besoin d’aller chaque année en vacance dans l’hémisphère sud. Ils peuvent consommer moins... Depuis quelques temps, Nat et JP parcourent les forums de la SV. Au milieu de tous ces jeunes adeptes écolos et alter mondialistes, JP retrouve des idées enfouies depuis longtemps dans sa mémoire.
Le mouvementLes adeptes du mouvement pour a simplicité volontaire se proposent de réduire leur dépendance à l’argent, à la vitesse, à la compétition... pour libérer du temps. La simplicité volontaire est un style de vie choisi pour des raisons très diverses : spiritualité, santé, qualité de vie (moins de stress, temps pour la famille, les amis), convictions politiques, goût personnel... La SV n’est normalement pas un ascétisme impliquant de grands sacrifices. C’est un mouvement qui se veut tolérant : A chacun sa simplicité. La SV n’implique pas, par exemple, l’adhésion à l’idée de décroissance.
La suite est là
21:00 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.12.2007
San Besso
J’ai eu la surprise de constater que mon grand-père paternel que tout le monde appelait « le père Laurent » s’appelait en fait Besso. Besso est un prénom très spécial. San Besso est la patron d’Ivrea mais le culte du saint est fortement liés au Val Soana où est né le père Laurent en 1886.
Ce prénom a été immortalisé par Robert Hertz, un disciple d’Emile Durkheim, le fondateur de la sociologie. Hertz était un ami de Marcel Mauss, neveu de Durkheim et fondateur de l’ethnologie. Rien de moins! Robert Hertz publie début 1913 le troisième et dernier de ses «mémoires » : «Saint Besse. Étude d’un culte alpestre. »

C'est là que Robert Hertz fit la connaissance, autour d'un gigot, d'un ou deux de ses informateurs. Je ne peux pas m’empêcher de penser que Robert Hertz a sans doute rencontré mon grand-père dans le cadre de son enquête.
03:55 Publié dans Canavese | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
08.12.2007
Négociable
Le droit de grève n’est pas négociable, ces principes ne sont pas négociables, mes exigences ne sont pas négociables, le préalable est non négociable, notre liberté n'est pas négociable, l'exception culturelle n'est pas négociable, le droit à une retraite décente n'est pas négociable… C’est fou tous ces gens qui ne veulent pas négocier."Camila est la partie non négociable de ma vie."
Le mot du jour : Négoce – neg-otium
Otium en latin repos – loisir - paix > donne oiseux, oisif, oisiveté - Neg pour la négation.
Donc, au départ, Négoce comme Business est une histoire d’occupation. Un sens large, un peu comme le mot affaires dans vaquer à ses affaires. Négoce est de plus en plus remplacé par commerce. Le mot négociant est de plus en plus utilisé pour les commerçants en gros. Négociant en vin, en bois, en cacao...
04:30 Publié dans Mot | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.12.2007
Voynich
Petite note à la manière de Lhuna :
Le manuscrit Voynich apparaît le 19 août 1666, lorsque le recteur de l'Université de Prague, Joannes Marcus Marci, l'envoie au célèbre jésuite Athanase Kircher une spécialiste de cryptographie. 15 cm sur 27, la couverture manque et selon la pagination, vingt-huit pages sont perdues. Le texte est enluminé de bleu, de jaune, de rouge, de brun et de vert. Les dessins représentent des femmes nues de petite taille, des diagrammes (astronomiques?) et environ quatre cents plantes imaginaires.

L'écriture semble une écriture médiévale tout à fait courante. L'examen graphologique permet de conclure que le scribe connaissait la langue qu'il utilisait: il a copié d'une façon cursive et non pas lettre par lettre. Kircher ne réussi pas à le résoudre.

En 1912, Wilfred Voynich fait la découverte de sa vie, il achète le manuscrit et le ramène aux États-Unis, où de nombreux spécialistes se mettent à la tâche, dont les célèbres cryptanalystes Newbold et Friedman. Le manuscrit est maintenant propriété de l'Université de Yale et disponible en ligne.
Le mystère du manuscrit de Voynich – (Pour la Science no 323, Septembre 2004)
À première vue, le manuscrit ressemble à un manuel d'alchimiste ou d'herboriste, mais entièrement codé. Voynich demande aux meilleurs cryptographes de l'époque de décoder les caractères étranges, qui ne correspondent à aucune écriture connue. Cependant, après 90 années d'efforts, personne n'a été capable de déchiffrer le manuscrit, et sa nature comme son origine restent un mystère. Devant ces échecs répétés, on a commencé à douter de l'existence d'un message à déchiffrer: le manuscrit de Voynich est peut-être un canular sophistiqué dépourvu de sens.
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Comment un mystificateur aurait-il pu concevoir 230 pages présentant tant de régularités dans la structure et la répartition des mots? Le manuscrit de Voynich semble trop compliqué pour n'être qu'un assemblage de mots incohérent.
Un aventurier anglais du nom d'Edward Kelley aurait fabriqué le document pour escroquer Rodolphe II. L'empereur aurait acheté l'oeuvre 600 ducats, soit près de 50 000 euros actuels.
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L'oeil du bébé dieu
Dans les années 1940, les décodeurs amateurs Joseph Feely et Leonell Strong ont tenté de substituer des lettres romaines aux caractères voyniches, mais les diverses transcriptions n'ont donné aucun résultat sensé. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les cryptographes de l'armée américaine se sont essayés à décoder des textes cryptés antiques. Tous ont livré leurs secrets, à l'exception du manuscrit de Voynich. En 1978, le philologue amateur John Stojko a déclaré que le texte était de l'ukrainien dont on avait supprimé les voyelles. Sa traduction ne correspond cependant ni aux illustrations du manuscrit ni à un quelconque élément de l'histoire ukrainienne, et comporte des phrases telles que «le vide est ce pour quoi lutte l'oeil du bébé dieu»!
On a prétendu que le document était l'oeuvre des Cathares, un langage non identifié… Les plus grands briseurs de code du XXième siècle, capables de casser n'importe quel code ennemi, s'y sont cassé les dents. On l’a passé a travers toutes les méthodes connues d’analyse statistiques. On a essayé la grille de Cardan… Bref, on a tout essayé… lire la suite ici
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05.12.2007
Excuses
A ma connaissance, les romains ne se sont toujours pas excusés d’avoir envahi la Gaule, maintenu prisonnier Vercingétorix dans les geôles de la Mamertine et de l’avoir exécuté dans sa cellule avec un lacet étrangleur en août 46 av. J.-C.
09:25 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04.12.2007
Ghetto
"Le ghetto des banlieues" est un pléonasme.
Banlieue est le lieu où l'on est mis au ban de la société, un lieu de banissement.
Ghetto – Vient du nom d’une île à Venise (aujourd’hui isola Giudecca) où il y avait une fonderie (ghetto nuovo) A partir de 1516, les vénitiens y avaient parqué les juifs. Par extension le nom fut donné à des quartiers juifs en Italie puis dans d’autres villes d’Europe. On connaît la triste histoire du ghetto de Varsovie.
Il y a d’autres endroits où l’on construit un mur pour parquer des gens.
[Image : Voice of the ghetto]
01:40 Publié dans Mot | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
02.12.2007
Ruanda
J'ai vu ce film « Hôtel Rwanda » l'autre soir dans la salle Rouge et Noir dasn le cadre d'une soirée organisée par Survie France Je craignais le pire et j'avoue que j'ai trouvé ce film excellent. Un film du gabarit de la Liste de Schindler. J’ai été encore plus pris envoûté que pour le film de Spielberg, sans doute parce que je suis contemporain de ce génocide Paul Rusesabagina vit aujourd’hui en Belgique. Il a déclaré que le film était à 90% vrai.
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01.12.2007
Travail
Phrase piquée chez l'excellente
"Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours sur la « bénédiction du travail », je vois la même arrière-pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, on sent aujourd’hui, à la vue du travail – on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu’un tel travail constitue la meilleure des polices, qu'il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l'amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité ; et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme une divinité suprême."
Friedrich Nietzsche, Aurore. Réflexions sur les préjugés moraux, 1881, § 173
Un cadavre domine la société, le cadavre du travail " : ainsi s'ouvre le Manifeste contre le travail (1999) du groupe allemand Krisis...
Autre texte ici avec entre autre ce bijou:
"Aucune caste dominante dans l'histoire n'a mené une vie aussi peu libre et aussi misérable que les managers surmenés de Microsoft, Daimler-Chrysler ou Sony. N'importe quel seigneur du Moyen Age aurait profondément méprise ces gens.
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