01/04/2009
Test
01:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |
31/03/2009
Ronde
10:23 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (0) |
29/03/2009
La ronde
On se souvient du cercle des poètes disparus dans lequel un professeur atypique fait réfléchir ses élèves en leur expliquant que les mots et les idées peuvent changer la monde. Depuis quelques jours, la contestation des chercheurs et des étudiants vient de créer la ronde infinie des obstinés.
Stéphane Paoli, toujours à l’affût des mouvements profonds de la société, en a fait le sujet de ces émissions du week-end sur France-Inter. Un mouvement qui rappelle mai 68 et aussi la non violence chère à Ganghi, un mouvement silencieux et pacifique. Il s’étend chaque jour au-delà de son origine qui est la contestation universitaire que le ministre Darcos et sa secrétaire d’état Pécresse refusent d’entendre ou n’entendent que par bribe, un petit bout chaque semaine. Depuis quelques jours la ronde a élu domicile place de grève. La place de grève, c’est la place devant la mairie de Paris. Un lieu hautement symbolique.
Sous les pavés la plage. Le site était occupé autrefois par une ancienne grève, donc une sorte de plage faite de sable et de gravier, d'où il était facile de décharger des marchandises arrivant par la Seine. Cet endroit est donc devenu le cœur de la cité. Les ouvriers sans travail vont prendre l'habitude de s'y regrouper à l'aube à la recherche d'un employeur. Ainsi, la place de Grève est à l'origine du mot "gréviste", sur la base d'un contresens : il s'agissait plutôt de chômeurs qui se mettaient en (place de) grève pour trouver du boulot.
Place de Grève, la ronde a commencée le 23 mars. Quarante et un ans et un jour après le fameux mouvement du 22 mars une ronde commencée à Nanterre par une poignée d’étudiants qui occupent la salle du conseil des professeurs, un an après avoir revendiqué (le 21 mars 67) l’accès au bâtiment des étudiantes. On se souvient de la suite… le mouvement fait boule de neige et finit par mobiliser toutes les couches de la société dans un grand happening aux retombées planétaires.
La ronde infinie des obstinés fera-t-elle vraiment preuve d’obstination ou va-t-elle se contenter de tourner autour du pot sans s’en prendre vraiment aux profiteurs qui se goinfrent dans la marmite ? Sera-t-elle infinie ou va-elle s’en aller comme ces rondes enfantines qui font trois tours et puis s’en vont ? Les rondes vont-elles se multiplier et empêcher les nantis de danser en rond ? La ronde est-elle le début d’un plus grand mouvement de remise en cause d’une société de consommation qui tourne en rond depuis trop longtemps ? La réponse dans les semaines qui viennent.
Entrez dans la ronde
Voyez comme on danse
Sautez, dansez
Embrassez qui vous voudrez
Le tube du moment:
Mais les lauriers du bois
Les laisserons-nous faner?
Non, chacun à son tour
Ira les ramasser
11:56 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (0) |
28/03/2009
Voyageurs

Monde en crise,besoin de fiction.
C’est le théme choisi pour la vingtième édition du festival littéraire nomade étonnants voyageurs qui aura lieu du 30 mai au 1er juin à Saint Malo.
En 2008 on a attribué le premier prix Nicolas Bouvier, ombre tutélaire* du festival depuis ses débuts, à Blaise Offmann pour Estive et en 2007 à David Fauquemberg pour son livre Nullarbor.
«La grande salle de l'Auditorium de Saint-Malo était bondée, poursuit le directeur du festival. Cette attention au monde, à la nature humaine et cette générosité, qui caractérisaient tant Bouvier, lui ont été très justement rendus. Ce jour-là, j'ai eu l'impression que Nicolas ne nous avait jamais quittés.»
A noter aussi qu’est décerné un prix Ouest France par un jury de jeunes de 15 à 20 ans. Marine qui était juré l’an dernier au festval du premier film à Annonay est membre de ce jury cette année. Etudiante en khâgne, elle va lire les dix romans en deux mois. Bel effort !
* tutélaire: Qui tient sous sa garde, qui protège contre l'adversité. Déesse, dieu tutélaire; génies tutélaires.
Deux liens de plus à droite : lefenetrou (AREDIUS44) et théatre de Carouge
09:22 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (0) |
27/03/2009
Le monde
On dit qu’il compte parmi les plus grands écrivains mondiaux du XXième siècle. On dit qu’il a quasi inventé un genre littéraire. On sait qu’il est né près de Genève, au Grand-Lancy exactement. Il se trouve que je l’ai même rencontré une fois à Annecy où des écrivains venaient assurer le service après-vente de leurs bouquins.
J’avais lu ce petit livre publié chez Zoé, écrit avec Ella Maillart, Témoins d’un monde disparu et j’en ai déjà parlé ici mais je n’avais rien lu d’autre. Une lacune maintenant comblée avec la lecture de son chef d’œuvre, paraît-il, L’usage du monde.
Aucun doute, le qualificatif de chef d’œuvre n’est pas usurpé. On est subjugué par la densité de cette écriture, la force du texte, la beauté des métaphores, la puissance du vocabulaire, le choix de mots raffinés qui évoquent avec précision et originalité les scènes qu’il décrit. Rien pour moi de plus fort depuis Voyage au bout de la nuit.
Pour ceux qui ne saurait pas encore de quoi ça parle, c’est le récit du voyage qu’a effectué Nicolas Bouvier avec son ami peintre Thierry Vernet, à bord de sa Fiat Topolino, sur la route de l’Asie. Un récit de voyage comme jamais personne n'en avait fait avant lui. Je me réjouis d’avoir encore quelque livres de Bouvier à lire. Le festival Etonnant Voyageurs de Saint-Malo décerne un prix Nicolas Bouvier. Nicolas était jusqu’à sa mort en 1998 de tous les festivals.
Quelques phrases :
Si je n'étais pas parvenu à écrire grand-chose, c'est qu'être heureux me prenait tout mon temps. D'ailleurs, nous ne sommes pas juges du temps perdu.
Assez d'argent pour vivre neuf semaines. Ce n'est qu'une petite somme mais c'est beaucoup de temps. Nous nous refusons tous les luxes sauf le plus précieux : la lenteur.
Jamais le travail n'est si séduisant que lorsqu'on est sur le point de s'y mettre ; on le plantait donc là pour découvrir la ville.
Couché dans l'herbe brillante, je me félicite d'être au monde, de... de quoi au fait ? mais à ce point de fatigue, l'optimisme n'a plus besoin de raisons.

C'est la contemplation silencieuse des atlas, à plat-ventre sur le tapis, entre dix et treize ans, qui donne ainsi l'envie de tout planter là. Songez à des régions comme le Banat, la Caspienne, le Cachemire, aux musiques qui y résonnent, aux regards qu'on y croise, aux idées qui vous y attendent... Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. La vérité, c'est qu'on ne sait comment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu'au jour où, pas trop sûr de soi, on s'en va pour de bon. Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait.
10:46 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : géographie |
26/03/2009
Il n'a rien fait

Jean d’Ormesson séduit.
Y a rien à faire, on ne peut pas ne pas l’aimer.
J’ai parlé ici de sa création du monde. L’académicien sautillant y balayait une quinzaine de milliard d’années racontées par un Dieu patelin et débonnaire qui peinait parfois un peu à croire en lui-même.
Je viens de lire Qu’ai-je donc fait son dernier opus qui est une sorte de livre de mémoires. On voit bien que le bonhomme ne se prend pas au sérieux. En gros, il avoue n’avoir pas fait grand chose. C’est assez rafraîchissant car l’époque est au gens sûr d’eux même. Pas un manager qui ne nous assène ses vérités en commençant par le petit qu’on a élu au sommet de l’état et qui, selon lui, fait toujours tout juste. Plus ils se plantent, plus ils se pavanent.
D’Ormesson, qui a mené une belle vie, bien pleine, bien réussie, riche de toutes choses avoue avec un brin de coquetterie qu’il n’a rien fait. Il passe en revue les choses qui comptent pour lui, les choses essentielles : La Science, le Temps, Dieu, le plaisir de vivre… Il a consacré ses heures si brèves à des œuvres immortelles, des œuvres écrites par Homère, Montaigne, Chateaubriand, Proust et encore Brel, Barbara… il a vécu entouré de chefs d’œuvre qui ont enchanté ce temps d’illusion qu’on appelle la réalité.
Des passages savoureux avec peut-être quelques pages inutiles mais qu’importe puisque Jean d’O ne cherche plus à écrire un chef d’oeuvre.
08:10 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) |
25/03/2009
Clonage
Bouquetin des Pyrénées
crédit : Muséum de Toulouse
Connaissez-vous le Bucardo ?
Non, ce n’est pas une marque de rhum cubain mais une marque de bouquetin de pyrénées. C’est grâce aux chasses privées des rois d’Italie dans le massif du Grand Paradis que le bouquetin des Alpes à survécu. En Pyrénées, il existait 4 sous-espèces de bouquetins. Le dernier bouquetin pyrénéen de France a disparu quand une femelle a été tuée par une branche d’arbre en 2000.
Mais, on a gardé sa peau et on a essayé de la cloner. 208 embryons ont été implantés sur des ovocytes de chèvres par les chercheurs, seuls 7 ont abouti à une gestation, et seulement un bucardo est arrivé à terme. Premier clonage réussi d'une espèce disparue !!! Malheureusement, il est mort quelques minutes plus tard. N’empêche que c’est vachement (et même chèvrement) impressionnant de constater que la voie est ouverte, même si les scientifiques disent que c’est de loin pas Jurassic Park… Lire l’article.
D’accord, ils avaient une peau congelée et pas un bout d’ambre mais quand même… Imaginez qu’on garde un bout de peau congelée de Jacques Chirac, de Giscard ou de W Bush et que dans quelques années on implante les noyaux dans des ovocytes de chèvres pour nous ressortir mille exemplaires de chaque. Ça fout la trouille !
PS vocabulaire : La femelle du bouquetin s’appelle l’étagne. Les petits sont des cabris, le petit mâle un éterlou, la jeune femelle une éterle. Le joueb de Joël, le blog où l'on s'instruit.
09:16 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : science |

