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15/02/2012

Vitesse

Genève bouchonne et, porte sud, Saint Julien roule au ralenti matin et soir... On est pas tout à fait sur le périphérique de Paris, mais on nous dit que, dans les années qui viennnent, la situation va empirer. C’est du moins ce qu’affirment certains cassandres récurrents qui nous prédisent même un blocage total de notre ville d’ici pas longtemps.

399518970.jpgEt pourtant… depuis quelques jours Saint Julien est devenu célèbre. Connue, grâce à… la vitesse excessive à laquelle circule les automobilistes qui rentrent en Suisse par la porte sud de Genève. Un de nos radars bat le record de France des radars en 2011.

Hourra !

Ce radar se trouve sur l’autoroute, 200 mètres avant la douane, limitation à 50. A dire vrai, il y a bien 4 à 5 heures d’embouteillage à l’entrée en Suisse le matin et à la sortie le soir. Il serait idiot de le nier car, selon les comptages, plus de 100'000 personnes traversent la frontière chaque jour entre Genève et Saint Julien.

Ceci rend le record de France encore plus spectaculaire car les 462 flashs par jour sont obtenus en moins d’heures que sur d’autres routes bien plus fluides. :-)

14/02/2012

Chroniques d'Al-Quds

Je commence parfois mes notes géographiques par « il n’a a pas que la Palestine sur la terre. ». Je le fais pour protester contre l’ampleur qu’a prise ce territoire dans les "news of the world". Eh bien figurez-vous que je viens de lire un truc sur la Palestine et que j’ai adoré.

couv-big.jpgC'est cette BD que m’ont passée Inès et Xav qui vient d'avoir un prix à Angoulème. J’avoue que je suis difficile en matière de BD et particulièrement de BD reportage. J’ai aimé Persépolis de Majanne Satrapi, mais il m’est arrivé de penser que parfois le dessin limitait mon imagination. Ce n’a pas été le cas avec ces chroniques de Jérusalem de Guy Delisle.

Guy est canadien. Il s’est fait connaître avec un album intitulé Pyongyang et que je me promets de lire très bientôt. Il est donc parti vivre à Jérusalem pour suivre sa femme en mission pour MSF. Guy arrive avec ses enfants et va loger à Jérusalem Est. Il nous décrit son séjour en Palestine. Les visites des sites historiques, le pays n’en manque pas, s’intercalent avec les petits incidents de la vie quotidienne. Sur la question palestinienne, Guy ne prend pas parti mais le récit et les dessins prennent parti tous seuls.

Ce territoire est un gruyère parsemé de check-points qui créent des embouteillages entre les colonies juives et le zones où vivent les arabes. Les israéliens en prennent pour leur grade mais les arabes ne sont pas épargnés comme dans cette visite de l’université arabe de Jérusalem (Al-Quds le nom arabe de la ville) ou la désorganisation et le manque de sérieux dominent.

Un humour subtil qui, entre autre, montre, sans y toucher, les religions sous leur jour le plus ridicule et absurde. Chrétiens, juifs, musulmans de toutes obédiences, et Di-u sait s’il y en a dans ce coin de terre, sont montrés sous leur jour le plus sinistre. Cela ne m’a pas donné envie de vivre dans un tel lieu sur les décombres de tant de bagarres imbéciles.

Après ça, la phrase de notre président au dîner du CRIF prend un relief particulier : Israël est un miracle. Sur les décombres, cette démocratie est née. C’est un symbole considérable qui va au-delà de ce qu’est ce petit pays par le nombre d’habitants et par le nombre de kilomètres carrés. Israël, c’est un miracle !

On se demande quelle idée il peut bien se faire de la démocratie notre président. Sans doute pas la même que cette fiction rationelle, dont le but est d'assurer la liberté, l'égalité et la paix, déclinée hier soir au café philo de Saint Julien par l'excellent Alain Gentil.

Petite animation de Delisle pour Méline et Lilian:

13/08/2011

St Julien en Genevois

Une emission sur Saint Julien sur la télévision suisse romande...

L'emission commence vers 2:40.

05:10 Publié dans St Julien | Lien permanent | Commentaires (2)

24/01/2011

L'émission

J’étais donc mardi dans les studios de France Inter la vedette d’Un Jour Tout Neuf, l’émission de Brigitte Patient réalisée par Matïé Vasseur (la réalisatrice de quelques émissions célèbres de Claude Villers, du plus lointain de mes rêves, c’est pour de rire, plaisirs de trains…). 

Le taxi va vite à quatre heure vingt dans Paris. J’arrive donc avant Brigitte, je suis reçu par Maïté. Brigitte arrive et elles commencent à parler de leurs soucis du moment liés à un certain film de Jean-Jacques Annaud rapatrié de Tunisie. Bien sur, je suis dans l’exceptionnel et elles sont dans une sorte de quotidien. Les bureaux ne font pas preuve d’un luxe ostentatoire, l’argent du contribuable n’est pas gaspillé.

 

 

Vers cinq heures moins le quart, on monte au studio. Dans la fosse aux lions, Brigitte est à la place du milieu, on me donne le micro jaune. Derrière deux jeunes hommes qui ont fait la nuit et qui vont travailler avec Maïté. Je ne connais pas les questions et la seule chose que je réussi à placer, avant les cinq heures fatidiques, est que je veux parler de montagne. Visiblement, cette requête semble déranger l’ordre prévu des questions. Brigitte me promet d’en parler. J’ai décidé d’être fataliste, je reste donc fataliste.

Un jeune homme arrive pour le journal de cinq heures. Il nous apprend la mort de Jean Dutour un vieil écrivain bourru et néanmoins sympathique, d’autres nouvelles suivent que je n’écoute pas. Je suis concentré. L’entretien démarre, je suis un peu surpris que les premières questions soient sur Saint Julien mais, bien obligé, je réponds en essayant d’être le plus clair possible. Je parle donc de mon nouveau job. Je refuse de parler de retraite. Ce n’est pas que le sujet me fasse peur mais je n’ai pas envie de passer du temps à expliquer les circonstances de cette retraite. J’ai tant d’autres sujets qui me tiennent à cœur.

Je suis d’ailleurs surpris quand Brigitte me parle de Jacques Duboin. Lors des premiers contacts, en décembre, il était question, d’une question à poser à quelqu’un de France Inter. J’avais une question pour Bernard Maris que Valérie, mon contact, trouvait à juste titre trop complexe. Je ne m’attendais donc pas à la question. Et donc pas facile de répondre rapidement sur un tel sujet.

A six heures moins le quart, Brigitte sort un peu de son canevas soigneusement préparé pour me parler de montagne. Je peux parler de quelque chose qui me tient à cœur, la quinquaillerie. Je serai d’ailleurs surpris d’apprendre le nombre de copains qui ont mis leur réveil à cette heure matinale.

J’ai bien aimé la chronique d’Hortense Volle ma souris m’a dit. Hortense est une fille pétillante, qui sait dégotter des sites sympathiques sur le net. A la fin de l’émission, j’étais, comme prévu, un peu frustré. J’aurai aimé parler de mes petits enfants qui sont, bien sûr, essentiels à ma vie mais bon, on ne peut pas tout dire, l’un dans l’autre c’était une bien riche expérience. Brigitte et Hortense m’ont accompagné dans la régie du studio où Audrey Pulvar couvre la tranche de six à sept. Le jour était levé. J’ai pris le bus 72 pour un petit débriefing et déjeuner, avec ma chère et tendre dans l’appart prêté par Ophélie.

30/10/2010

Renaturation

Dans le Genevois suisse ou français, un ruisseau s'appelle un nant (voir le Garde-mots). A vrai dire, le nant de chez nous se rapproche plus du ru des mots croisées, un filet d'eau, que du ruisseau. A Saint Julien on a par exemple le Nant de Ternier (presque un ruisseau), le Nant de la Folle, le Nant d'Ogny qui se joignent à l'Arande pour donner l'Aire qui part vers Genève.

Pendant longtemps on a « busé » ces nants en forçant leur eaux à rentrer dans un tube plus ou moins étroit. Sur le tube, on pouvait donc bétonner à tout va. Mais, depuis quelques années, la mode est au débusage, une mise à l'air libre de nos anciens nants aussi appelée « renaturation ». C'est le mouvement transfrontalier de retour à la nature : « Libérons les nants ! »

Une renaturation qui m'avait frappée était celle du Nant de la Bistoquette (bisto et pas bistou). Un nant remarquable qui coule au printemps son filet d'eau sur 1 kilomètre pour se jeter dans la Drize qui elle-même se jette dans l'Aire puis dans l'Arve et enfin dans le Rhone. Les derniers 150 mètres à l'air libre de la Bistoquette auront coutés plus de 200'000 euros à renaturer. Pour ce prix, l'inauguration a été effectué en grandes pompes (à incendie) avec l'intervention d'un conseiller d'état (sénateur en Suisse) écologiste aux souliers bien cirés comme il se doit. C'était en 2005.

En ce qui concerne la renaturation de l'Aire [photo], on parle de plusieurs dizaine de millions de francs suisses et donc d'euros. Espérons qu'un jour on verra une vraie crue car depuis la renaturation, il n'y a plus beaucoup d'eau dans l'Aire. Le fond de l'Aire est sec. Hier des canards de passage cherchaient un coup à boire, il y avait quelques flaques entre les pierres et de l'avis des trois canards et deux canes interrogés, aucun poisson à croquer.

Les nants, les dranses* et autres noms de cours d'eau sont des hydronymes ou plutôt des super hydronymes puisqu'ils désignent de façon générique des noms de cours d'eau. L'hydronymie (nom des cours d'eau), la toponymies (nom de lieux) et l'anthroponymie (noms propres des personnes) forment l'onomastique, elle même discipline de la linguistique. Et dans onomastique, il y a mastique dirait RV qui machouille non loin du Nant d'Avril et du Nant de la Maille.

* En chablais savoyard, les Dranses d'Abondance, de Morzine, de Bellevaux se réunnissent pour de jeter dans le Léman. En Chablais valaisan, une autre Dranse, qui se jette dans le Rhone, est alimentée par la Dranse d'Entremont, la Dranse de Bagnes, la Dranse de Ferret.

21:35 Publié dans St Julien | Lien permanent | Commentaires (3)