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23/10/2010

Spiruline

Après la note sur l'Amarante publiée sur Naturavox, voilà que Josie me relance sur la spiruline. La spiruline est une algue dont le nom scientifique est arthrospira. Elle fait partie de la famille des cyanobactéries et on l'appelle aussi algue bleue. Elle se présente sous forme de filament enroulé en spirale sur lui-même et mesure un dixième de millimètre. Elle se développe dans des milieux aquatiques chauds. On la trouve aujourd'hui dans son état naturel en zone intertropicale dans les lacs d'eau douce peu profonds riches en oligo-éléments.

La spiruline fait preuve d'une certaine valeur nutritionnelle, de là à ce qu'elle rejoigne la gelée royale, le nopal (Opuntia ficus-indica ou Figuier de Barbarie) plante minceur par excellence, les extraits de baies de palmette, le pygeum, la racine d'ortie pourpre, les pépins courge (Cucurbita cucurbita), l'acérola (Malpighia punicifolia), le chitosan absorbeur de graisses, le guarana (Paullinia cupana), la racine de ginseng rouge, la maca des incas (Lepidium meyennii), les baies de goji (Lycium Barbarum) dans la panoplie des granolas*, il n'y avait qu'un pas.

Conférence prévue à St Ju sur la spiruline dans le cadre du marché Bio de St Julien

* Granola est un terme nord-américain pour désigner quelqu'un d'excessivement préoccupé de sa santé et surtout de ce qu'il avale. Le granola mange peu, il mange des graines, du bio, du naturel, du végétarien de préférence...Il soigne son teint pâle à la spiruline bleue et aux baies de goji.

19/10/2010

Amarante OGM

L’amarante est une couleur. On la décrit comme bordeaux veloutée. Le nom de cette couleur vient d’une plante originaire d’Amérique du sud de la famille des trèfles. Riche en vitamines A et B, en acide folique, en vitamine C et en minéraux tels que calcium, fer, cuivre, magnésium et phosphore, on y trouve toute la gamme des acides aminés essentiels en quantités très équilibrées.

Associée aux légumes, l'amarante est à la base de savoureuses recettes. Sa saveur est légèrement épicée. La farine d'amarante rend les pâtisseries plus humides et plus sucrées, on s'en sert pour préparer biscuits, crêpes ou gaufres, on la combine à de la farine de blé pour confectionner pains et gâteaux levés. L'amarante complète bien les céréales, les légumineuses, les noix et les graines. Elle contient deux fois plus de fer et quatre fois plus de calcium que le blé dur.

Amarante réféchie

Aux Etats-Unis, les agriculteurs la considèrent comme une mauvaise herbe (peste végétale) et l’appelle herbe à cochon (pigweed). Pas de peau, Monsanto et son soja transgénique ont joué un tour de cochon aux agriculteurs. Les gènes résistants au Roundup ont migré du soja à une sorte d'amarante dite réfléchie. Du coup les paysans abandonnent des terres infestée ou reviennent à la bêche.

Eh oui, fallait réfléchir avant !

Linus Ndonga de la SPAS [Kenya], affirme que l’amarante est une vrai bombe nutritionnelle. Il est convaincu que l’amarante pourrait améliorer efficacement la nutrition dans les zones sèches et ce, de manière durable, et elle pourrait nourrir deux fois plus de personnes par unité de surface qu’une céréale traditionnelle. Selon lui, cette plante constitue une percée dans la lutte contre l’insécurité alimentaire du tiers monde. Jugez plutôt : l’amarante génère des rendements plus importants que d’autres plantes à graines. Elle pousse sur le sol le plus pauvre et résiste à la sécheresse, aux parasites et aux maladies. Sa culture exige donc moins de temps et d’argent, et s’avère plus écologique que celle des plantes nécessitant des pesticides. D’autre part, sa période de maturation n’est que de 45 à 75 jours, et elle ne nécessite qu’un tiers de l’eau utilisée pour d’autres plantes à graines dans des conditions de culture similaires...Qu’attend donc l’OMS pour en encourager la culture ? Mais y a-t-il de l’argent à gagner comme avec les vaccins par exemple ?

14/07/2010

Nivrée et livres

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Je voulais écrire une note sur la pêche à la nivrée qui est une pêche traditionnelle d’amérique du sud qui consiste à empoisonner les poissons à l’aide de plantes trempés dans la rivière. Le terme de nivrée regroupe un certain nombre de plantes ichtyotoxiques (ichyto : poisson). L’origine du mot serait le bois à enivrer utilisé depuis plusieurs siècles en Guyane.

Ces plantes contiennent du roténone. Longtemps considéré comme un bon insecticide car naturel et biodégradable, le roténone est désormais interdit en Europe. Il provoque la maladie de Parkinson chez le rat à petite dose et on pense qu’il est sans doute très toxique pour l’homme.

De filet en anguille, je suis parti à la recherche d’un grand pécheur, René Fallet dont on vient de ressortir Les pieds dans l’eau. Du coup, j'aiécouté les 3 émissions de Polac sur les livres de votre vie avec tonton Georges. Un régal. Si vous avez 30 minutes…

08/05/2010

Cameline

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Après le Jathropha et la baldingère faux-roseau, une nouvelle plante dans la rubrique hallucinant de ce blog : la cameline.

 

 

Appelé lin bâtard, appartenant à la famille des brassicacées, tout comme la moutarde, le chou, le colza, le chou frisé, le brocoli et le chou de Bruxelles, on la cultive en Europe depuis plus de trois mille comme huile végétale et nourriture pour animaux.

 

L’armée américaine veut l’utiliser dans les F18 avec un mélange de kéroséne.

Japan airlines l’a testé avec un mélange d’algues et de Jathropha.

"Contrairement à la première génération de carburant à l'éthanol de maïs, la cameline est une plante qu'on peut cultiver alternativement avec autre chose comme du blé sans mettre le sol en jachère", a affirmé M. Mabus. Il a ajouté que la production d'une telle plante "ne pèserait ainsi pas trop dans la chaîne alimentaire tout en fournissant une nouvelle culture aux fermiers américains".

18/03/2010

Hallucinant

Une herbe hallucinogène candidate à l’énergie verte. Phalaris arundinacea , la baldingère faux-roseau également appelée alpiste faux-roseau est une plante vivace de la famille des poacées (anciennement graminées).

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Photo Wikimedia Commons provenant du livre du Prof. Dr. Otto Wilhelm Thomé Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz 1885, Gera, Germany

Une équipe de chercheurs financée par l'UE a découvert que l’alpiste faux-roseau peut servir à produire de l'énergie tout en préservant l'environnement. Conduits par le Contaminated Land and Water Centre de l'université de Teesside au Royaume-Uni, les chercheurs ont tenté de déterminer s'il était possible d'utiliser les anciens sites industriels pour faire pousser des cultures destinées à la production d'énergie renouvelable. Ces sites industriels ou commerciaux, abandonnés ou sous-employés, sont des candidats potentiels au redéveloppement. L'alpiste faux-roseau est un bon candidat pour la culture sur ces sites. Il peut servir de biocarburant pour les centrales électriques à biomasse, voire pour des chaudières d'immeubles comme des écoles.

L'alpiste faux-roseau est une graminée vivace très présente en Europe, Amérique du Nord, Afrique du Nord et Asie. Au Royaume-Uni, elle est transformée en briquettes et granulés. Sa combustion de cette plante n'a pas d'impact sur l'environnement car son bilan carbone est neutre.

«Les tests de combustion ont montré que l'alpiste est un bon carburant, propre, qui ne contribue pas à l'augmentation de la contamination du sol», souligne le Dr Lord. «Cette plante dispose d'un grand potentiel car elle permet d'utiliser les anciens sites industriels, tout en produisant un excellent carburant dans un contexte où la planète entière recherche de nouvelles façons de générer une énergie verte.»

«Nos travaux suggèrent également que l'alpiste améliore la qualité des sols et la biodiversité des sites où elle est cultivée. Nous cherchons maintenant des moyens de commercialiser cette idée, et nous sommes déjà en discussion avec de grands opérateurs de centrales thermiques à biomasse.»

Les experts soulignent que les cultures brûlées à des fins de production de carburant entrent dans la catégorie des «énergies renouvelables». Leur combustion libère du gaz carbonique (CO2) dans l'atmosphère, mais il en a été extrait lors de la croissance des cultures. Le bilan carbone de ces biocarburants est donc neutre, étant donné qu'ils n'ont aucun impact sur les taux de CO2 dans l'atmosphère.

Une plante psychotrope.

C'est l'analyse phytochimique à l'usage de l'agriculture moderne qui a révélé le caractère psychotrope de Phalaris arundinacea. Depuis quelques années les « chamanes des caves » essaient de concocter des analogues de l'ayahuasca, breuvage fort psychotrope d'Amazonie créé à partir d'espèces du genre Banisteriopsis. Un extrait de feuilles et de racines de Phalaris arundinacea combiné avec le Peganum harmala aurait, une fois bu, des effets hallucinogènes similaire à ceux de l'ayahuasca.

Toute la plante contient des alcaloïdes indoliques très variables selon le lieu et le moment de la récolte. Il s'agit surtout de DMT et de 5-MeO-DMT, toutes deux étant des substances psychédéliques. On trouve parfois un taux élevé de gramine, un alcaloïde très toxique.

Pour de plus amples informations, consulter:

Université Teesside:
http://www.tees.ac.uk/

Programme LIFE-Environment de l'UE:
http://ec.europa.eu/environment/life/

Source : cordi.europa.eu et Wikipedia et encore ethnoplants