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06/05/2008

Enfumage ?

 

Carlos Castaneda

est né

le 25 décembre 1925

à Cajamarca au Pérou

et serait mort

le 27 avril 1998.

Mais est-il vraiment mort ?

 

En 1960, Castaneda, étudiant en anthropologie à UCLA, rencontre Juan Matus, un Indien Yaqui, dont il devint le disciple. L'ensemble de son œuvre découle des expériences et enseignements tirés de cette rencontre.

Dans ses ouvrages, Carlos Castaneda fait le récit de son initiation, par don Juan Matus, au savoir des chamans du Mexique. Pendant plus de dix ans, il rend de nombreuses visites au sorcier. Carlos Castaneda décrit son immersion dans le monde de don Juan sur une longue période qui trouve son paroxysme au moment où don Juan Matus et son clan décident de quitter ce monde, laissant derrière eux une nouvelle génération d'apprentis, à leur tour entièrement impliqués dans la quête de la liberté absolue.

Une vaste polémique fait rage depuis des décennies sur l'authenticité du récit de Castaneda. L’œuvre ne serait que le roman d’un écrivain facétieux dont la seule qualité serait une imagination illimitée. Il existe de très fortes présomptions de fraudes et de mystifications. On a des preuves indiscutables de plagiats, d’incohérences géographiques, de contradictions chronologiques… L’œuvre de Castaneda a eu un immense succès commercial et on peut le soupçonner de mercantilisme aux dépends d’un grands nombre d’adeptes naïfs et friands de cette ancienne sagesse américaine retrouvée.   

Alejandro Jodorowsky tranche le débat d'une façon élégante : soit les récits sont vrais, et Castaneda est un grand initié, soit il a tout inventé, et alors c'est un génie littéraire.

** Je n'ai pas lu Castaneda à l'époque du mouvement hippie, flower  power... mais beaucoup plus tard. Et pour répondre à la question de Sugus sur la petite fumette, si j'ai tiré quelques bouffées de hashish qui m'ont provoqué quelques fous rires incontrolables, ceci n'a rien à voir avec les substances enthogénes mentionnées par Castaneda. A l'armée, j'ai une fois évité une proposition de LSD dont certains ont eu bien de la peine à se remettre.

 

 

08:55 Publié dans hallucinant | Lien permanent | Commentaires (2) |

05/05/2008

Extraction

Pour répondre à la question d’Alain… Comment extraire de la bufoténine d’un crapaud (toad en anglais) bufo alvarius. A noter sur youtube pas mal d'autres videos pour faire sa petite cuisine aux enthéogènes par cette sympathique jeune fille.

11:40 Publié dans hallucinant | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/06/2007

Ergotisme et LSD

medium_lsd2.jpgLa maladie des ardents ou ergotisme est en fait une intoxication à l’ergot de seigle.

On a vu dans le note précédente qu'elle sévissait déjà en l’an de grâce 945... La dernière épidémie a eu lieu à Pont Saint Esprit dans le Gard, en plein vingtième siècle

Le seigle est une céréale rustique qui pousse sous des climats froids. Les populations souvent mal nourries cultivaient du seigle et étaient amenées à consommer des graines attaquées par l’ergot. Ils absorbaient des doses massives de LSD. C’est en effet en étudiant ce champignon que le chimiste suisse Albert Hofmann découvre le LSD, nommé aussi LSD-25 car c’était le 25e dérivé de l'ergot de seigle qu'il étudiait.

Mais est-ce que les possédées de Morzine souffraient de l’absorption d’ergot de seigle ?

Petite commune plutôt pauvre presque coupée du monde au XIXe siècle, dans une étroite vallée de Haute-Savoie , Morzine est le théâtre d'une étrange « épidémie » se déclarant au printemps 1857.

La première malade fut une petite fille, qui en sortant de l’église, vit retirer de la rivière une autre fillette qui avait failli se noyer. Cet événement l’impressionna beaucoup, mais elle se rendit néanmoins à l’école. Mais au bout d’un moment, elle tomba comme morte sur son banc. Par la suite, elle éprouva plusieurs fois la même chose à quelques jours d’intervalle. Deux mois plus tard, le mal se communiqua à l’une de ses amies. Puis, les jours suivants, les crises des deux petites devinrent plus fréquentes et leur début fut marqué par des hallucinations.
 
Plus tard, les deux fillettes furent prises d’accès convulsifs et elles, que l’on disait autrefois si douces, proféraient des blasphèmes et lançaient des imprécations contre leurs parents. Le mal gagna les frères et sœurs de ces deux enfants, puis s’attaqua à d’autres enfants de la commune qui furent en proie à des crises convulsives, à des phénomènes de somnambulisme et parfois de mutisme.

La population pense alors que les convulsionnaires sont des possédés du démon.

Pendant quelques années, la maladie persiste à l’état endémique. Les nombre de malades atteint 120 en 1861, en majorité des femmes victimes de crises répétées, au cours desquelles elles semblent possédées, frappant, hurlant et proférant insultes et blasphèmes. et l’on tente de l’enrayer par l’envoie d’un détachement d’infanterie et en implantant à Morzine une brigade de gendarmerie.

En 1863, le calme semble revenu, le poste de gendarmerie est retiré. Cependant, tout n’était pas fini. Début mai 1865, des dizaines de femmes furent prises de convulsions et se mirent à vociférer. Convaincue de l'origine surnaturelle du mal, la population appelle de ses vœux des cérémonies d'exorcisme, et traque comme hérétiques ceux qui gardent leur sang-froid...

Hystérie collective ? Maladie mentale ? Sorcellerie ? Possession démoniaque ? Toutes les hypothèses sont défendues y compris celle de l’ergot de seigle.

12:55 Publié dans hallucinant | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : sorcellerie, possedees |

15/06/2007

Diabolique

medium_diable.jpg.

.

Le

diable

et

le

mal

des

ardents

.

.

Flodoard, chanoine à Reims vers l’an de grâce 945 rapporte l’apparition dans la région parisienne et aux alentours d’une étrange épidémie.  « Un feu intérieur envahit les membres des hommes et des femmes. Insensiblement brûlés, ils finissent par être littéralement consumés jusqu’à ce qu’enfin la mort mette fin à leurs supplices ». C'est ce mal que l'on nommera "Le mal des ardents."

On sait que religion et superstition font bon ménage, et on imagine quelle terreur devait inspirer le spectacle de ces membres calcinés et détachés du corps (il doit en rajouter un peu le chanoine). Ce mal mystérieux était forcément une possession diabolique, une manifestation du feu de l’enfer, que seule la prière à saint Antoine pouvait guérir, c’est du moins ce que recommandaient les moines bien gras, nourris au pain blanc de la meilleure farine. Priez mes frères ! Priez !

Qu’elle était le cause de cette possession du diable qui continua d’apparaître, de ci de là, jusqu’à la fin du XIX ? Je vous raconterai plus tard ce qui est arrivé à Morzine, en Haute-Savoie  vers 1860.

01:15 Publié dans hallucinant | Lien permanent | Commentaires (4) |