08.09.2005

Internet Romance -33e-

Louise était drôlement bien installée. Une petite villa sur les contreforts de la chaîne de Belledonne, pas trop loin de Grenoble, en pleine campagne. Elle vit là, seule avec quelques animaux familiers, depuis que son mari l’a quitté l’année dernière, victime de longue maladie. Elle avait invité Gérard et sa femme. Je ne les avais jamais rencontré même si nous avions pas mal d’amis communs. Gérard avait bien connu Nicolas et beaucoup entendu de Mary-Ann. Il en connaissait sans doute la fin, une fin qui depuis dimanche occupait tout mon esprit. Je n’arrivais pas à croire à la fin heureuse que Louise m’avait laissé entendre.

Le dîner se déroula dans une atmosphère très agréable. Par un accord tacite pour ne pas trop ennuyer nos conjoints on n’aborda pas le sujet avant le dessert. Donc de l’apéro au fromage, la conversation roula  sur Grenoble, sa vie culturelle, les montagnes, le ski, la situation économique, TKN chez qui la femme de Gérard avait travaillé…
Après le fromage Gérard a lancé en s’adressant à moi : « Alors apparemment tu ne connaissais pas la fin de notre histoire ? » Lui aussi, comme beaucoup s’était approprié cette idylle et il allait se faire un devoir d’éclairer ma lanterne.

- Non. Je n’étais pas au courant, Louise m’a appris dimanche dernier que Nicolas avait rejoint sa belle à Sydney. J’étais sur le cul.
- Cela n’a pas été aussi simple que ça.
- Raconte ! S’il te plait !

Avec un enthousiasme partagé, Gérard et Louise m’ont expliqué ce qui s’était passé. Ils avaient parfois des souvenirs différents sur des détails mais en gros leurs récits croisés concordaient.

A son retour d’Australie, Nico était totalement abattu. Malgré tout, il ne disait jamais de mal de Mary. Petit à petit, il a repris confiance en lui et… il a aussi repris contact avec Mary. Dans l’année qui a suivi, il s’est rendu une fois à Singapour pour la voir et une autre à Sydney. L’amour n’était pas mort, au contraire, mais apparemment Mary n’arrivait toujours pas à se décider.

L’année suivante, pour son quatrième voyage en Australie, Nico avait décidé de ne pas avertir Mary de son arrivée. Il était décidé à prendre le taureau par les cornes, il voulait rencontrer Tom et parler de cette situation qu’il n’arrivait plus à supporter. Entre les deux compères que tout opposait, le courant avait passé à merveille. Un soir, Mary-Ann avait trouvé les deux hommes de sa vie attablés dasn la véranda devant un nombre très impressionnant de bouteilles de bière, riant comme des perdus en se racontant des histoires. Elle l’avait écrit à Louise qui me montrait la lettre « ...J’étais totalement horrorisée de les voir dans cet état ! Jamais Tom ne buvait à la maison et Nico, naïve, je croyais bien avait quitter l’alcool... »  

Tom avait invité Nico à abandonner son hôtel pour s'installer dans la chambre d'amis pour le reste des son séjour. Huit ans plus tard, il y était encore. Mary-Ann avait eu deux enfants qu’aucun des deux hommes n’avaient reconnus. Des lettres de Mary à Louise et des quelques courriels échangés entre Nicolas et Gérard, il ressortait que le ménage à trois vivait en parfaite harmonie même si Mary se plaignait auprès de Louise de la vie païenne et de la trop grande complicité de ses deux hommes.

- FIN -

 

07.09.2005

Internet Romance -32e-

Epilogue.

Il n'y avait pas d'avion avant le vingt-six décembre. Nicolas a dû passer Noël à Sydney avec Mary-Ann. Malheureux comme une pierre, il n'arrivait pas à en lui en vouloir, il l’avait même écrit dans French. Les french-noteurs, ceux qui n’étaient pas partis au ski, n’étaient pas tendrmes avec sa belle. Daniel, de Paris, avait écrit : « Pour moi, je n’ai qu’un mot : C’est une S… - en six lettres – un mot et beaucoup de mépris » Nicolas avait répondu en essayant de calmer le jeu. Il expliquait qu'elle avait quitté son travail, qu'elle devait déménager chez ses parents, qu'ils n'avaient pas de place pour son piano, il nous demandait même d’écrire dans le forum des témoignages de sympathie pour Mary-An qui n’avait plus accès à French. Il transmettrait.
Quatre mois plus tard, Nicolas a démissionné de TKN. Il a trouvé un travail à Nantes. C’est du moins ce qu’il avait fait savoir à la cantonade. Il n’a même pas organisé de pot de départ. Pendant ses deux mois de préavis, il me battait froid. Je lui ai envoyé quantité de courriels dans sa boite privée chez Yahoo, tous mes messages sont restés sans réponse.
(…)
Pendant dix ans je n’ai pas revu Nicolas et plus jamais entendu parler de cette histoire dont les vestiges reposaient chez moi dans les catacombes de mon ordinateur attendant l’arrivée d’un hypothétique archéologue. C’est tout à fait par hasard que j’ai croisé Louise en montant à la Citadelle, un dimanche après-midi, lors d’une promenade familiale et digestive. Fatalement nous avons reparlé de notre idylle favorite. Louise m’a appris qu’elle était restée en contact avec Mary-Ann, Qu’elles s’écrivaient régulièrement, même si cette régularité tendait à s’espacer avec les années.

Louise m’a longuement parlé de Mary-Ann. Elle avait maintenant trois enfants. Récemment, lassée de son rôle de femme au foyer, elle avait repris un travail de secrétaire chez TKN. J’étais avide de ces nouvelles mais ma femme et ma fille m’attendaient à distance, la discussion s’éternisait. J’allais prendre congé quand tout à coup, Louise a lâché la petite phrase : « Finalement, je crois que Mary est très contente avec Nicolas »

- Avec Nicolas, tu es sûre ?
- Comment, tu n’es pas au courant ?
- Non. Je n’ai jamais eu de nouvelles de Nico. Malgré mes efforts nous nous sommes quittés en froid. Il ne me supportait plus...

- ...

- Allez, raconte.
- C’est assez long et je crois que ta femme s’impatiente. Ecoute, venez donc manger à la maison un de ces soirs.
- D’accord, dans la semaine c’est possible ?
- Oui, pas de problème. On dit mercredi ?
- Va pour mercredi.

06.09.2005

Internet Romance -32d-

Sur une idée de Thierry:

Epilogue

Il n'y avait pas d'avion avant le vingt-six décembre. Nicolas a dû passer Noël à Sydney avec Mary-Ann. Malheureux comme une pierre, il n'arrivait pas à en lui en vouloir, il l’avait même écrit dans French. Les french-noteurs, ceux qui n’étaient pas partis au ski, n’étaient pas tendres avec sa belle. Daniel, de Paris, avait écrit : « Pour moi, je n’ai qu’un mot : C’est une S… - en six lettres – un mot et beaucoup de mépris » Nicolas avait répondu en essayant de calmer le jeu. Il expliquait qu'elle avait quitté son travail, qu'elle devait déménager chez ses parents, qu'ils n'avaient pas de place pour son piano, il nous demandait même d’écrire dans le forum des témoignages de sympathie pour Mary-An qui n’avait plus accès à French. Il transmettrait.
Quatre mois plus tard, Nicolas a démissionné de TKN. Il a trouvé un travail à Nantes. C’est du mois ce qu’il avait fait savoir à la cantonade. Il n’a même pas organisé de pot de départ. Pendant ses deux mois de préavis, il me battait froid. Je lui ai envoyé quantité de courriels dans sa boite privée chez Yahoo, tous mes messages sont restés sans réponse.
(…)
Cela fait plus de dix ans que je n’ai pas revu Nicolas et plus entendu parler de cette idylle. Je travaille toujours chez TKN. Je ne m’occupe plus de mon groupe de divas. J’ai pris des responsabilités dans le département financier et je me rends chaque année deux ou trois fois au moins dans notre maison mère à Boston pour ce que Nicolas appelait des grand-messes, de larges réunion de managers. Je revois parfois mes deux ex-collègues australiens qui me demandent des nouvelles de Mary-Ann. Par Louise, je sais qu’elle a deux enfants de Tom, un garçon et une fille.
Le mois dernier, j’ai passé une semaine à Boston. Un jour où j’avais du temps libre entre deux grand-messes, je me suis rendu sur la côte vers Newport. J’étais assis avec un collègue parisien à la terrasse d’un hôtel quand j’ai vu passé une silhouette familière, le dos un peu voûté, la barbiche au vent, trop chaudement vêtu pour une si belle journée d’automne, mon ami Nicolas poussait un landau. Je le hélais, il regardait dans toutes les directions et ne me vit qu’au dernier moment quand j’étais déjà près de lui. Dans la poussette, il y avait une paire de jumeaux dont il m’appris aussitôt que c’étaient des jumelles et qu’il était le père de quatre enfants, l’aîné de ses garçons avait déjà sept ans. Il avait l’air content de me voir. Je l’invitais à s’asseoir à notre terrasse et fit de rapides présentations.
 
-  Il me semble que tu as encore un peu maigri, Nicolas ? Et comme ça tu es marié ?
-  Est-ce tu te souviens de Julia, l’américaine qui écrivait dans French et qui signait l’Amer-loque ?
-  La Mélodie du bonheur ?
-  Exact. Bonne mémoire chef !
-  Je me souviens de tous les détails.
-  Normal, tu m’espionnais. C’est dommage que tu ais refusé de venir ici avec moi pour assister au spectacle, tu aurais vu une bonne interprétation et surtout tu aurais fait la connaissance de ma future femme.
-  Cela fait longtemps que tu habites ici ?
-  J’ai quitté TKN pour rejoindre Julia.

Nicolas m’a invité le soir à passer chez lui. J’ai ramené mon collègue parisien à son hôtel et me suis pointé à la porte de Julia avec un gros bouquet. L’atmosphère familiale était bruyante et joyeuse. Julia avait trois filles de son premier mariage ce qui mettait notre ami Nicolas à la tête d’une belle tribu de sept enfants qui allaient de quinze ans à six mois. Sa chère et tendre avait un tour de taille respectable et sans doute un bon quintal qui semblait lui assurait un bel ascendant sur un Nico toujours aussi frêle mais qui respirait le bonheur. Il avait ouvert une excellente bouiteille de vin californien auquel il fit honneur. Il avait un bon boulot mais venait de postuler chez TKN. Je l’assurais de donner un coup de pouce à sa candidature. Il n’avait pas de nouvelles de Mary-Ann, c’est du moins ce qu’il me dit devant Julia.

En m’accompagnant à la voiture il m’avoua qu’il écrivait toujours à la belle australienne, qu’elle avait laissé tomber Tom, qu'elle priait Dieu, qu’elle n’était pas mariée et n'avait pas d'enfant, que c'était son grand désespoir.

- FIN -

Demain une version 32e

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Lisez aussi chaque jour les aventures de Ken Cantal - Episode 16 is now playing- Soyez en le héros...

Lire la fin 31b chez Dilettante

La 31c chez Fred

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02.09.2005

Internet Romance

Retournement de situation sur l'autre suite...

31.08.2005

Internet Romance -33-

Si je n’ai pas de nouvelles de Nicolas, je n’en ai pas non plus de sa belle... Louise est partie à la retraite. Je la soupçonne d’avoir continué ses échanges avec Mary-Ann via Internet mais quand je l’interroge, elle ne me dit rien. Mes soupçons sont fondés sur un mot qu’elle m’a lâché à propos de Tom, quand nous avons bu un café il y a trois ou quatre ans. Rien de précis mais suffisamment pour me mettre le doute.

Je suis triste de ne pas avoir de nouvelles de Nicolas même si je sais que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. Après la déception de Sydney, lors de son retour à Grenoble, Louise et moi, passions le voir chaque jour. Je l’encourageais à reprendre le travail pour oublier ses idées noires. Il ressassait sans cesse que Mary n’était pas responsable, que tout était de sa faute, qu’il s’était trop précipité. Quand on lui disait que c’eut été bien pire, plus tard, avec un enfant, il disait que non, que dans ce cas, elle ne l’aurait jamais quitté. Il gardait espoir, même s’il admettait qu’il lui fallait faire son deuil, même si, quand on lui disait qu’il devait l’oublier, que la vie continuait, il acquiesçait. Ses parents étaient venus lui soutenir le moral. Son espoir, il l’avait laissé transparaître dans son drôle de journal :

« Papa a mis à la poubelle le tas de compost que Mary avait fait au fond du jardin. Il pensait que c'était des déchets. Je ne veux pas faire pareil avec notre histoire.

(…) Quand j’appelle Mary, tard dans ma nuit, elle est toujours gentille avec moi. Je sais qu’elle n’est pas satisfaite avec Tom. Je sais qu’un jour, elle me reviendra. »

 

FIN

 

Le chapitre 33b de Dilettante puis 34b... Là-bas ce n'est pas fini...

Bientôt la version de Fred de Mai

30.08.2005

Internet Romance -32-

Epilogue
Il n'y avait pas d'avion avant le vingt-six décembre, Nicolas a dû passé Noël à Sydney avec Mary-Ann. Malheureux comme une pierre, il n'arrivait pas à en lui en vouloir, il l’avait même écrit dans French. Les french-noteurs, ceux qui n’étaient pas partis au ski, n’étaient pas tendres avec sa belle. Daniel, de Paris, avait écrit : « Pour moi, je n’ai qu’un mot : C’est une S… - en six lettres – un mot et beaucoup de mépris » Nicolas avait répondu en essayant de calmer le jeu. Il expliquait qu'elle avait quitté son travail, qu'elle devait déménager chez ses parents, qu'ils n'avaient pas de place pour son piano, il nous demandait même d’écrire dans le forum des témoignages de sympathie pour Mary-An qui n’avait plus accès à French. Il transmettrait.
Quatre mois plus tard, Nicolas a démissionné de TKN. Il a trouvé un travail à Nantes. Il n’a même pas organisé de pot de départ. Pendant ses deux mois de préavis, il me battait froid. Je lui ai envoyé quantité de courriels dans sa boite privée chez Yahoo, tous mes messages sont restés sans réponse.
A dire vrai, je sais bien pourquoi il m’en veut : On a joué au chat et à la souris tous les deux. Chacun son tour d’être le chat puis la souris, chasseur, chassé. Tapis dans nos cubes, embusqués derrière nos écrans, on s’est cru le plus malin. J’usais de mes privilèges pour lire les messages qu’il s’échangeait avec Mary-Ann, je me faisais une copie de ses notes de voyages, je prenais mes propres notes, collectait tous les écrits de French.
J’ai découvert que beaucoup de gens avaient des accès injustifiés aux machines. P., mon adjoint, m’a confirmé que Nicolas avait toujours eu, officieusement, la totalité des privilèges sur nos systèmes, sur tous nos systèmes. Cela datait de l’installation du nouveau réseau.

C’est sur mon PC à la maison que j’ai concocté le premier récit de cette saga amoureuse : plus de deux cents cinquante pages, J’avais amassé tous les détails, les principaux messages de French, les courriels, les notes, les textes retravaillés, tout, un travail d’archiviste. J’ai dû faire plus d’une fois l’aller-retour avec ma liste de fichiers sur une disquette, copié sur mon PC, disque D, répertoire Perso, sous-répertoire Romance. Pour Nico, c’était facile à trouver. Bien sûr, il savait que je l’espionnais.

29.08.2005

Internet Romance -31-

                                                        20-Décembre 92

Au réveil, même scénario qu'hier. Café, croissants… Cette fois, pas question de succomber aux délices de Capoue. J'attaque tout de suite. Elle ne fuit pas la conversation. Elle a beaucoup réfléchi. Il lui faut du temps. Beaucoup de temps. Des mois sans doute. Elle ne peut pas se décider maintenant. Non. Ce n'est pas à cause Tom. C'est entièrement de sa faute. Elle s'est emballée trop vite. Ces dernières semaines, elle s'est enivrée avec les préparatifs pour fuir le problème. C'est un comportement stupide. Elle est idiote. Le mariage c'est très sérieux, surtout quand on veut des enfants. Il faut être sûre de soi. Elle s'excuse, c'est sa faute, complètement de sa faute. « Oui, ma faute. C’est vrai. J'ai un cerveau tout petit, comme une oie, il me faut pardonner. Je suis trop bête. » Je n'arrive pas à en placer une. Sa défense si bien argumentée au départ, se noie, maintenant, dans les redites. La confusion est totale. Elle aligne trois mots en anglais, trois mots en français. Elle s'explique, s'accuse, regrette, pleure, parle d’enfants, se défend, s'accuse à nouveau, s'excuse encore. Hésite… « Le mariage, les enfants, c'est trop sérieux. Non, Tom n'a rien à voir. C’est ma faute… Sorry. This disaster is completely my own fault… I’m so sorry... » Elle veut que je lui pardonne. Elle espère que je vais lui pardonner. Elle me fait promettre de ne pas la laisser tomber. Je reste muet. J'attends la conclusion de sa plaidoirie, mais son discours s'arrête net. Mary-Ann est tendue. Le son se fait trop aigu. La corde va rompre. Quant à moi, je vais exploser comme un bang de cymbales.

 Conclusion : Il faut annuler le mariage, immédiatement. Je retourne dans le pub de la veille Après trois whiskys, je me console en me disant que dans quelque mois, à Grenoble, avec une Mary enceinte qui aurait décidé de me quitter, de rentrer en Australie, cela aurait été bien pire. Mais cette éventualité là, je n’y crois pas vraiment. Je vais prendre le premier avion pour Lyon Satolas. Je retourne au deux-pièces cuisine de Mary. Elle est là, prostrée dans le rocking-chair. A peine rentré, on sonne. C’est Tom. On se croirait au théâtre de boulevard quand le mari, qui n'est pas le mari, surprend l'amant, qui n'est pas l'amant. Nous sommes tous les trois figés, et le rideau ne tombe pas. Tom est là, grand, costaud, mal rasé, en tenue de sport. Il passait par-là. Il voulait me rencontrer. Je me surprends à dire « I’m pleased to meet you. » Content de te voir, Tom.
Plus idiot, on ne fait pas !

Une autre fin chez Dilettante

28.08.2005

Internet Romance -Fin?-

Attention *** attention

Vous allez pouvoir suivre deux suites d'internet romance.

Une sur le site de Dilettante à partir de ce soir.

et une sur ce site à partir de demain.

Merci à Dillettante d'avoir accepter ce défi.

D'autres candidats?

26.08.2005

Internet Romance -R5-

                                 

Donc Nicolas et Mary-Ann se sont connus sur le net. Mary-Ann est venue en Europe. Ils ont fait un grand tour pour visiter les grandes villes mais aussi les amis de French. Tout est pour le mieux à tel point que l’on parle… mariage. Et même que le mariage s’organise, ce sera fin décembre ou début janvier à Sydney.

Pour la suite, l’année prochaine, Mary va venir habiter à Grenoble. Elle a déjà démissionnée de TKN quand Nico prend l’avion pour la grande île au bout du monde. Elle a organisée la cérémonie dans le rite anglican pour trouver un compromis entre ses aspirations Science-Chrétienne et celles catholiques de Nicolas. Nico part en éclaireur, ses parents le rejoindront pour la célébration des noces. Tout le monde se réjouit quand soudain…

Patatras. Que se passe-t-il ? A Sydney, Nico retrouve sa petite Mary en pleurs. Il y a un problème. Ce n’est pas clair. Il aura les explications demain. A moins que ce ne soit qu’une petite crise de dernière minute qui va se résoudre dans la bonne humeur. En attendant Nico est sur le grill. Ce n’est pas la discussion philosophique avec le père de Mary qui l’a calmé. Il se dit « on verra demain ». Il va passer une bien mauvaise nuit…
___________________ Fin du résumé _____________
Au fait s’il y a encore quelques lecteurs, je vous laisse me soumettre un scénario de fin. Vous pouvez partir de la fin de n’importe quel chapitre. La forme importe peu : des notes jetées sur l’écran, un synopsis ou un truc plus écrit. Soyez imaginatifs, n’ayez pas peur du délire (FD), du sang (Fred) de l’invraisemblance, de la science fiction, etc... Je vous proposerai la mienne très simple à partir de lundi soir et les propositions resteront ouvertes quelque temps en septembre.

25.08.2005

Internet Romance -30-

                                                      19-décembre-92

J'ai dormi dix heures d'affilée. Le café fume. Mary est fraîche, souriante. Elle veut me faire un programme pour la journée. Non. Je ne veux pas. Au programme de la journée, là, à l'instant, je ne vois qu'une seule action archi-prioritaire : Il faut qu’on cause. « Nicolas, tu vois j’aimerais que tu rencontres mes parents. Nous deux, on parlera plus tard. » Tes parents ? « Oui, ils nous attendent. Pour tes parents à toi, c’est mieux de leur dire de ne pas venir. Téléphone tout de suite, annule leur voyage et profitons de la journée. Ce soir on parlera tous les deux. Tu veux bien ? »

Je devrais être en colère et je suis à nouveau sous le charme. Ses parents sont des gens cultivés, ils parlent un peu français. Ils semblent déjà bien me connaître. Il fait chaud, on se prélasse au bord de la piscine. La journée se passe gentiment. Cela paraît surréaliste. Le soir, le père m'embarque dans une grande discussion scientifique. Il est créationiste. Il croit mot à mot au récit de la bible : La genèse, Adam et Eve, toutes les belles histoires. D'après Mary, il cherche toutes les occasions d'en découdre avec les évolutionnistes : Darwin, l’homme descend du singe et tout ça… Moi, avec la métaphysique, je suis vite à court d'argument. Je préférais parler physique, la création et la vie des étoiles. Sur ce terrain là c'est lui qui manque d'arguments. On rentre vers onze heures. Je propose de conduire la Rover. Mary est toute câline. Je crois bien que c'est reparti. Arrivées chez elle, je l'embrasse longuement. Elle se coule contre moi. Elle refuse pourtant de prolonger les agaceries dans sa chambre. Pour les grandes explications, on verra demain.

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