22/05/2026
Le dernier jour du jeûne
Je le disais déjà en 2014 avec la pièce intitulée « Le nom d’Anna » : s'il y avait un championnat de France des pièces issues d'atelier-théâtre, nul doute que Marie-Laure Berchtold et son atelier remporterait la palme chaque année. Eh bien 12 ans plus tard c’est encore vrai et même de plus en plus vrai année après année.
Cette année avec son atelier de Ferney elle s’est attaqué à une pièce de Simon Abkarian, « le dernier jour du jeûne ». Une tragi-comédie plus ou moins inspirée de la Grèce antique dans laquelle le destin des femmes entre en collision dans leur combat pour s’émanciper de la tradition et du diktat des hommes. Les discussions sont âpres et ardentes, les images fleuries et les sentiments extrêmes. Le printemps est à portée de main. Mais un terrible secret pèse sur le quartier. Qui le mettra à jour ?
Cette pièce avait obtenu trois Molière en 2020 avec dans les acteurs Simon Abkarian et Ariane Ascaride. Une pièce écrite avec beaucoup de subtilités et de maitrise. Et, comme chaque année, Marie-Laure en a fait une version adaptée aux contraintes d’un atelier-théâtre et c’est encore une fois une adaptation magnifiquement réussie.
La plupart des acteurs/trices ont déjà joué dans une pièce de Marie-Laure ces dernières années mais comment adapter une telle troupe aux personnages de cette pièce ? Il y faut un peu de flexibilité dans un casting limité aux participants. Et miracle, les personnages principaux sont justes, particulièrement la mère Nouritsa, les deux filles, Zéla qui fait son jeune et Astrig la jouisseuse, et aussi la tante Sandra un peu folle et érudite perdue dans ses livres. C’est elle qui annonce la pièce telle une pythie dans un discours halluciné magnifiquement joué et qui nous fait entrer dans le gynécée. Il y a le père Théos un peu jeune pour le rôle que jouait Abkarian mais qui assume bien sa place. Et aussi les voisines, Vava la bavarde et son fils Aris qui modernise sûrement le rôle. Enfin d’autres femmes probablement créées par Marie-Laure.
Autour de Nouritsa la déesse-mère s’agitent et se pavanent ses deux filles que tout oppose : la belle Zéla qui jeûne en attendant leprince charmant et Astrig, l’extravertie dévergondée au jeu divertissant et qui rêve d’émancipation appuyée par sa tante Sandra dont la folie laisse place à toutes les libertés et quelque citations latines traduites par autre une tante.
Puis, face au silence pesant de la jeune Sofia, la fille du boucher, les femmes découvriront un terrible secret que les hommes devront affronter.
Encore un fois, c’est très réussi, on ne s’ennuie pas une seconde, on rit et la fin n’est pas trop plombée après ce terrible secret.
Allez-y. Il reste deux soir, samedi 20:30 et Dimanche à 17 heures. Ce soir vendredi ce sera plein
.
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01/10/2024
Youri Knorozov
Youri Knorozov né à 1922 à Pivdene - mort en 1999 à St Petersbourg
était un linguiste, épigraphe et ethnographe russe. Il est principalement connu pour son apport considérable dans la compréhension et le déchiffrement de l’écriture maya en raison de son approche syllabaire. Membre de la National Geographic Society.
Pendant la Seconde Guerre mondiale Knorozov sert dans l'artillerie et fait partie des soldats de l’Armée rouge qui prirent Berlin en . Pour ses faits militaires il sera décoré de la Médaille pour la victoire sur l’Allemagne.
Selon Michael Coe, Knorozov, dans les ruines de la bibliothèque d'État de Berlin en train de brûler, ramassa un petit livre illustré en noir et blanc encore épargné par les flammes : la reproduction des trois codex de la civilisation maya. Dans ce livre, Knorozov lut un passage conclusif selon lequel l’écriture maya ne sera probablement jamais déchiffrée, et il décida de relever le défi.
Il n'était jamais allé en Amérique centrale mais suite à la chute du mur, il a été invité au Guatemala.
La statue ci-dessus avec son chat est situé à Merida au Yucatan. Il avait l'habitude de citer son chat siamois Asya comme co-auteur de plusieurs de ses œuvres ; cependant, les éditeurs la supprimaient toujours. Knorozov utilisait également cette photo avec Asya comme photo d'auteur officielle et s'énervait chaque fois que ses éditeurs la recadraient.
A noter qu'il ne restait que 3 codex mayas. Tous les autres ont été détruits, avec tous les livres présents au Yucatan, dans un autodafé (acte de foi mon c...) par l'évêque espagnol Diego de Landa en juillet de l'année 1562.
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16:31 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) |
16/06/2024
Annonces
Pâtissier un peu tarte cherche bonne pâte pour gagner sa croûte.
On demande un taxi à 15:30 12 rue des Pâquis à Genève.
Idiot cherche village
Idiot cherche à se rendre utile
Idiot ne veut vraiment pas mourir
Concierge d'immeuble un peu paresseuse cherche appartement au 6ième pour pouvoir descendre le courrier.
Rappel : On demande un taxi à 15:30 12 rue des Pâquis à Genève.
On demande homme-tronc pour fonder un arbre généalogique
On demande deux hommes de paille de taille différente pour tirage au sort.
Très urgent. Céderait bombe à retardement.
Caméléon domestique au bord de la crise de nerf, échangerait coussin uni contre coussin écossais.
On attend toujours un taxi à 15:30 12 rue des Pâquis à Genève.
Prière s'abstenir envoyer lettres anonymes sinon je répondrai.
Cela fait 2heures 45 que l'on attend le taxi commandé par téléphone pour 15:30 12 rue des Pâquis à Genève.
A saisir :
Tunnel noir 150 euros
Tunnel très noir 200 euros
Tunnel très très noir 250euros
Le même en plus noir 300 euros
Tunnel obscur 400 euros
Pâte à noircir les tunnel le pot 20 euros
Inutile d'envoyer un taxi rue des Pâquis, une ambulance s'est occupé de la personne qui attendait sur le trottoir pour la conduire à l'hôpital psychiatrique Belle Idée de Genève suite à une dépression nerveuse.
08:47 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1) |
15/06/2024
Marteau
Une histoire qui devrait plaire à Aredius :
Le moteur d'un navire géant est tombé en panne, alors les propriétaires du navire ont demandé l'aide de tous les experts possibles. Les sachants ont cherché le défaut, mais en vain. Aucun d'entre eux n'a trouvé comment réparer ce moteur.
On leur a parlé d'un vieil homme qui réparait des navires depuis qu'il était jeune.
Il avait un grand sac à outils avec lui. A son arrivée, il a commencé à travailler en vérifiant le moteur de haut en bas.
Deux des propriétaires du navire le regardaient avec enthousiasme et anticipation, espérant que le vieux allait connaître la cause de la panne et ensuite la réparer.
Des minutes plus tard, il termina l'examen, puis alla dans son sac et en sortit un petit marteau et frappa doucement sur une partie du moteur sans aucun effort.
Immédiatement, le moteur a démarré.
Le vieux a remis le marteau dans le sac et a dit : Le moteur a été réparé !
Une semaine plus tard, les propriétaires ont reçu la facture de réparation :
10'000 dollars !
Mais les propriétaires du navire ont été choqués et ont dit
"Impossible, il n'a presque rien fait."
Ensuite, ils ont écrit au vieil homme une note disant : "S'il vous plaît envoyez-nous une facture détaillée pour le travail."
L'homme a envoyé la facture comme suit :
Taper avec le marteau …………… 1 Dollar
*Savoir où taper…………9999 Dollars *
C'est la connaissance et la compétence, pas l'effort !
L'effort est important, mais savoir où et quand faire l'effort dans votre vie fait la différence.
07:33 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |
14/06/2024
Misha
Aujourd'hui, au supermarché, j'ai croisé un grand-père et son petit-fils qui marchaient devant moi. Le petit-fils n'arrêtait pas de crier et de réclamer quelque chose... À ce moment-là, le grand-père s'est arrêté et a dit : "Calme-toi, Misha, tu dois juste te calmer".
Même quand le mioche s'est roulé par terre en hurlant, le grand-père est resté parfaitement calme en disant : "Calme-toi, Misha, tu dois juste te calmer" : "Calme-toi, Misha. Nous allons acheter des provisions et rentrer à la maison. C'est tout ce que nous avons à faire."
Enfin, à la caisse, le morveux a attrapé un œuf kinder et l'a écrasé par terre.
Le grand-père a alors répété : "Calme-toi Misha, nous rentrons bientôt à la maison" et, se tournant vers la caissière, il a ajouté : "Ne vous inquiétez pas, je suis désolé, on va le payer".
A la sortie, je les ai rattrapés sur le parking , et je lui ai dit: "Juste pour que vous sachiez, je suis impressionné de la façon dont vous avez calmé Misha aujourd'hui, Respect !"
Grand-père a souri tristement et a dit :
- "Le garçon s'appelle Alexander - c'est moi, Misha"
08:52 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |
13/06/2024
Le million
Un curé qui a besoin d’argent pour sa paroisse s’inscrit à un jeu télévisé.
Cela surprend un peu, mais l’animateur en a vu d’autres et il commence :
– Alors, première question pour mille euros : à quoi vous fait penser le chiffre 22 ?
– A l’expression « 22, v’là les flics ! »
– Très bonne réponse ! On continue pour cinq mille euros ?
– Oui !
– À quoi vous fait penser le chiffre 33 ?
– A une visite chez le médecin, quand il demande : « Dites 33 ».
– Bien ! Alors pour vingt mille 20 000 euros, un peu plus compliqué : à quoi vous fait penser le chiffre 69 ?
Les sourires fleurissent dans le public, qui imagine l’embarras du candidat curé.
Après un moment, il semble abandonner et annonce :
– Là, je donne ma langue au chat.
Tonnerre d’applaudissements des spectateurs et félicitations de l’animateur :
– Excellent, Monsieur le curé ! Excellent ! Il n’a pas osé prononcer « langue à la chatte », mais c’est très bien Monsieur ! On continue pour 50 000 euros et là, on est dans votre domaine : qu’a dit Ève en se voyant pour la première fois dans la glace ?
Cette fois-ci encore, notre brave curé se creuse la cervelle, il se récite mentalement toute la Genèse, mais sur ce point précis rien ! Alors, il avoue :
– En fait, là j’ai un trou…
De nouveau, les applaudissements de la foule font trembler le studio d’enregistrement et l’animateur en sautille d’excitation :
– Magnifique, mon Père : c’est la bonne réponse. Que fait-on ? On tente les 100 000 euros ?
Notre curé ne comprend pas très bien comment il a pu donner la bonne réponse sans la connaître, mais admet que les voies du Seigneur sont impénétrables, même à la télévision, et décide de continuer :
– Oui : c’est pour les œuvres de la paroisse, donc on continue.
– Et qu’a dit Adam en se voyant pour la première fois dans une glace ?
Le pauvre curé qui ne savait même pas qu’il y avait un miroir dans le jardin d’Eden, réalise que les questions du jeu sont bien plus difficiles que ce qu’il avait imaginé :
– Oh ! Je ne croyais pas que cela pouvait être si dur !
La foule est carrément debout et scande « le million ! Le million ! »
– Excellent ! Alors, tenterons-nous le million ?
Le curé n’a toujours pas compris pourquoi on lui dit qu’il a bien répondu, mais conclut que c’est Dieu qui l’aide. Du coup, en pensant à tout ce qu’il pourra faire avec un million, il décide de continuer !
– Alors, qu’a dit Adam quand il a su qu’Ève était enceinte ?
Après un long silence, catastrophé à l’idée qu’il a tout perdu, le curé se lâche :
– Et merde ! J’aurais dû me retirer plus tôt !
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12/06/2024
Pommeau
Le site sur lequel je pique ces histoires commence comme ton Quoras...
Dans le désert du Névada, une touriste est tombée en panne d’essence. Pas une seule voiture en vue. Heureusement arrive un Indien à cheval qui s’arrête et lui dit :
- Montez derrière moi, je vais vous emmener à la prochaine station-service…
Et il repart avec elle au galop… Pendant tout le parcours, il crie : « Youpi ! Yahoo !»
Il la dépose à la station et s’éloigne en lançant des « Youpi ! Yahoo !» à tout vent.
- Il avait l’air drôlement joyeux l’Indien ! dit le pompiste à la touriste. Qu’est-ce que vous lui avez fait ?
- Je ne sais pas ! Rien du tout ! J’étais derrière lui sur le cheval, les bras passés autour de sa taille, et je me tenais au pommeau de sa selle
- Mais ma petite dame, vous ne savez pas que les Indiens montent toujours sans selle ?
18:31 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |

