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24/07/2014

Avignon 2014 - J2

Deuxième jour au OFF d’Avignon. Quatre pièces aujourd'hui. Deux one-man-shows, deux one-woman-shows.

spectacle_11613.jpgComme si j’étais à côté de vous, Diderot, lettres à Sophie Volland

Denis Diderot et celle qu’il avait surnommée Sophie (la sagesse en grec) étaient amants et se sont écrits pendant 20 ans. Seules les lettres de Diderot nous sont parvenues. Des petits bijoux dans lesquels se mêlent amour, tendresse, philosophie et peinture du petit monde dans lequel vivait Denis.

On y retrouve le Denis philosophe et le Denis bon vivant, plein d’humour qui écrit à Sophie avec une plume sublime et le style incomparable du Neveu ou de Jacques...

Mathieu Desfemmes est Diderot. Merveilleuse incarnation, réincarnation presque. Un Diderot  tel que je l’aime et que je l’imagine : intelligent, épicurien, matérialiste, pétillant d’humour… Bref, un grand moment et merci pour cette création.

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spectacle_11859.jpgBig bang ou la vie d'un professeur de philosophie. De Philippe Avron.

Le célèbre one-man-show du non moins célèbre acteur Philippe Avron, icône d'Avignon, créé dans le OFF d’Avignon et rejoué cette année par Flavie Avargues.

Un démarrage de pièce fulgurant avec ce prof de philo lunaire face à sa classe à qui il va enseigner Montaigne, Kant et Nietzsche, si possible à toute vitesse. Très drôle. Et puis, à un certain moment, j’ai perdu pied. Je ne savais plus de quoi on parlait. Perte d’attention de ma part ou texte trop subtil… je ne sais pas. Dommage. A revoir peut-être.

« Deux choses me séduisent, le ciel étoilé au dessus de ma tête, et mon ordre intérieur » disait Kant. Et « On a grand tort de rendre la philosophie inaccessible aux enfants, je ne sais rien de plus gai, de plus gaillard, je dirai presque de plus enjoué » écrivait Montaigne.

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spectacle_13242.jpgC't'à ton tour, Laura Cadieux de Michel TREMBLAY

Depuis dix ans, Laura Cadieux retrouve chaque semaine ses copines dans la salle d'attente de son "génie-coloye"... Ce jour là, les choses se passent un peu différemment. Laura nous raconte cette après-midi à la fois ordinaire et si particulière. On retrouve en partie la savoureuse langue de Michel Tremblay, il y manque un peu d’accent et le metteur en scène nous a facilité la vie en changeant les mots qui sonnent trop « joual », l’argot de Montréal.

N’empêche qu’on ne s’ennuie pas un moment dans l’univers de Laura Cadieux.- Les amies de Laura rient beaucoup dans leur salle d’attente et nous aussi. C’est du grand Tremblay des Chroniques du Mont Royal. Savoureux. Les québécois en ont fait un film et même une série télé « La petit monde de Laura Cadieux »

Cécile MAGNET est excellente dans ce one-woman-show peuplé de personnages truculents. Après un mois d'Avignon son jeu avait bien dépassé celui de cette bande annonce.


Extraits "C't'à ton tour, Laura Cadieux... par phdupouy7501

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spectacle_12447.jpgPourvu qu'il nous arrive quelque chose... tiré du lexique de Philippe Toretton

Grégory Faive a adapté pour la scène « Le Petit Lexique amoureux du théâtre », un recueil rempli d’humour et d’amour du théâtre. Il en a fait une adaptation très personnelle émaillée des termes, des superstitions et des rituels. Il mêle ces définitions à des paroles d’auteurs qui ont marqué son parcours : Shakespeare, Racine, Lagarce, Muriel Robin et Raymond Devos.


Seul sur scène, Grégory Faive nous embarque, avec malice et finesse, initiés ou néophytes sur le navire singulier de la représentation théâtrale, avec la promesse qu’il arrive quelque chose à chacun des passagers et on fait une croisière avec grand plaisir malgré l’heure avancée et le nombre de pièces déjà vues. A voir et à revoir... à Grenoble peut-être...

23/07/2014

Avignon 2014 - J1

Trois jours de spectacle au OFF d’Avignon. C’est bientôt un rituel. Trois ou quatre pièces par jour… Cette année on a vu 11 pièces. 4/4/3

Aujourd’hui :

spectacle_12722.jpgRemy Boiron est allé enquêter dans les maisons de retraite. Il nous restitue quelques portraits de vieillards ou d’aide soignant très chargés d’émotion. Il nous parle aussi de ses grands-parents et de leur mort. En dépit du sujet, c’est assez drôle et l’émotion est au rendez-vous. La vie, la mort tout aussi implacable…

« Il parait que la mort, c'est pratique : elle permet de changer les têtes de temps en temps. C'est comme ça. Cela dit, un jour, comme tous les autres, je vais y passer. Peut-être même à jeun. Et quelques jours après, on ira fouiller dans toutes mes affaires. On connaîtra tous mes petits secrets. Et si ça se trouve ... »  

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spectacle_12076.jpgAnne Baquet chante des textes de François Morel à Juliette, accompagnée de musiques de Claude Bolling à Marie-Paule Belle avec du Rachmaninov, du Chopin, du Bernstein…

La chanson à elle seule serait un délice par la qualité des textes et la maîtrise de la voix dans toutes les positions mais en plus Anne y met un humour de clown qui se met en scène dans des situations improbables et variées. Le tout est absolument délicieux. Un pianiste hors pair et Anne joue parfois du piano. 

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spectacle_11902.jpgLa célèbre pièce de Gogol, le Revizor qui date de 1833 et qui traite de l’ambition démesurée mêlée àla  corruption. C’est dire si elle est d’actualité.

Sur la scène, à part le piano et le tabouret, tout est de guingois, table, chaises, fenêtre ; métaphore de ce monde branlant ? A travers la fenêtre, le paysage nous est montré sous différents aspects selon l’endroit où se trouvent les protagonistes. Tous sont des crapules qui ne pensent qu’à tirer parti de la situation, pour obtenir argent et honneurs.

Dans une province russe éloignée où sévit l'arbitraire et la corruption, un jeune aristocrate oisif est pris pour un inspecteur général du tsar venu incognito en mission. Victimes de ce quiproquo, le Gouverneur et les notables locaux tentent de dissimuler leur gestion catastrophique de la ville et de corrompre cet inconnu.

Les acteurs sont excellents, le mise en scène est robuste. Le tout est à la hauteur de ce chef d’œuvre de Gogol sur une idée de Pouchkine qui tourne autour de l’imposture et nous montrent des corrompus méchants et ridicules et victimes de leur bêtise. La pièce valut à son auteur l’exil.

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spectacle_12316.jpgPour finir, une version de Cyrano annoncée comme très originale et encensée par la critique.

Peut-être était-ce trop tard après le Revizor pour en apprécier toute l’originalité. J’avoue que je me suis un peu ennuyé dans la seconde partie, la bataille et le mort de Christian puis la scène du couvent. Je n’ai pas non plus gouté à sa juste valeur la partie de violon annoncée comme celle d’un virtuose.

Bref, du risque de voir trop de pièces et trop tard. On y perd un peu de sa fraîcheur.

Mais c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !

22/05/2014

Le NON d'Anna

 299Bien que spécialiste des débris d'URSS, je n'ai jamais fait de note sur la Tchétchénie.

En 2005, j'ai mentionné sur ce blog les attentats de Beslan et de Natchlik.

Hier soir, je suis allé voir « Au NON d'Anna » une pièce tirée du livre de Stefano Massini, « Une femme non-rééducable »

 

 

 

 

On parle beaucoup de la Tchétchènie ces jours-ci  :

  • avec le film de Michel Hazanavicius avec Béatrice Béjo présenté et chahuté à Cannes.
  • avec le procés des 5 accusés de l'assassinat de Politkovskaïa jugés coupables. Procès contesté par les enfants d'Anna.
  • avec Le NON d'Anna, la pièce mise en scène par Marie-Laure Berchtold

S'il y avait un championnat de France des pièces de théâtre issues d'atelier-théâtre, nul doute que Marie-Laure remporterait la palme chaque année. En mettant en scène cette année l'histoire d'Anna Politkovskaïa, on frise la perfection. Les 14 ou 15 comédiens de l'atelier (j'ai compté 10 femmes dont plusieurs disent les paroles d'Anna et 4 hommes) déroulent dans une chorégraphie et une musique fluide un texte superbe qui relate les atrocités de cette deuxième guerre de Tchétchénie et l'engagement d'Anna au service de l'information. Le tout sans pathos dans un décor dépouillé. C'est dur, c'est émouvant, c'est magnifique !

La pièce a droit à un article dans le journal de l'ONU. Article que voici:

Où et comment l’Atelier-Adultes de la Compagnie de théâtre Thalie à Ferney-Voltaire porte haut les principes des Nations Unies : droit à la liberté d’expression et droit à la vie

Née en 1959, elle fut la seule journaliste russe à avoir couvert la seconde guerre en Tchétchénie (1999-2009). Plusieurs fois primée en Russie, elle a reçu au Danemark en 2003, le prix du Journalisme et de la Démocratie décerné par l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). Elle s’est rendue régulièrement dans les zones de combat tchétchènes et dans les camps de réfugiés au Daghestan et en Ingouchie. Souvent menacée, elle n’a eu de cesse de faire connaître au monde les horreurs dont elle a été témoin.

Le NON d’Anna est principalement inspiré de Femme non rééducable par Stefano Massini. En relatant sans aucune concession la réalité de cette guerre, côté tchétchène et côté russe, Anna Politkovskaïa s’est vue assignée le titre de sujet « non rééducable » par l’Etat-major Russe : « Les ennemis de l’État se divisent en deux catégories : ceux que l’on peut ramener à la raison et les incorrigibles. Avec ces derniers, il n’est pas possible de dialoguer, ce qui les rend non-rééducables. Il est nécessaire que l’État s’emploie à éradiquer de son territoire ces sujets non-rééducables. »

Admirable et déconcertant itinéraire d’une femme à la fois simple et hors du commun qui refusa de céder aux menaces, au chantage et au mensonge. Anna ne prenait pas parti, elle se gardait de tout prosélytisme, elle ne choisissait pas son camp. Son combat était un combat sans merci pour la défense des droits humains : « Je me limite à raconter des faits. Les faits tels qu’ils se produisent, tels qu’ils sont. Et ça coûte un prix fou. Quel prix ? Le prix que tu payes quand tu ne pratiques plus un métier mais que tu entres en guerre. Tu combats. Tu te sens un combattant. » Stefano Massini, Femme non rééducable.

Le Non d’Anna, ensemble de notes, de correspondances et d’interviews, basé sur le texte original de Stefano Massini, est enrichi de passages et de scènes inspirés des différents ouvrages de la journaliste. Dans un décor épuré, les mots vibrent et bouleversent, des mots contre la mort, des mots pour la liberté, dont la liberté d’expression, des mots au service de la vie. Rendre hommage à la journaliste, c’est aussi honorer tous ces autres grands reporters qui osent faire de leur métier un combat pour la Vérité. Reporters sans frontières a dénoncé sans cesse et encore aujourd’hui des assassinats de journalistes à travers le monde, des journalistes à l’image d’Anna, libres à en mourir.

« La liberté d’expression n’est pas un luxe, c’est l’oxygène de la démocratie » disait Eric Bergkault, réalisateur d’un fi lm sur Anna. À travers une superbe écriture ironique et radicale, Le Non d’Anna est le récit courageux et troublant d’une prise de parole, une leçon de vie universelle et actuelle dans un monde où les valeurs humaines sont bafouées, une pièce polyphonique essentielle portée par quinze comédiens réalisant le prodige que leurs voix n’en deviennent plus qu’une, celle d’Anna, prolongée à l’infini.

Du 20 au 24 mai 2014 à 20h30, dimanche 25 à 17h.

Réservations recommandées : www.compagniethalie.org

12 euros. Détail désagréable: les éditions de l'Arche qui publient le livre de Stefano Massini prennent la moitié de la maigre recette.

Une partie de la troupe avec Marie-Laure debout à droite et Anne-Marie assise  au milieu.

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18/07/2013

Avignon OFF 2013 4

Madame K

Vincent Clergironnet

 

 

 

 
 
Dans le monde de Madame K (qu'à peur de tout) , il suffit que l’on ait peur d’une chose pour que cette chose se produise. Or, Madame k a justement peur d’une foule de choses... Sa vie est donc un authentique cauchemar.

Comment parviendra-t-elle à se libérer de ses peurs et de l’emprise de Monsieur Vitupère, le boucher de la rue Meurtôt? Quel véritable pouvoir y gagnera-t-elle ?
 
On en ressort pas totalement convaincu malgré de très bonnes idées de mise en scène et une machinerie superbe à démonter tous les jours, festival oblige. C'est pas nul, non. De très bonne choses mais c'est pas top non plus. Le texte est un peu faible. Et que vient donc faire ce petit chaperon rouge un peu alambiqué au début. Pas compris.

Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la Culture

WOODY ALLEN

Metteur en scène : Olivier Labiche

Interprète(s) : Hélène Poulain, Jean-Michel Boch, Michel Robin, Jacques Rebouillat
 
Certes Woody est un génie mais il ne se foule pas toujours la rate. Pour la pièce, c'est pareil. Sympa mais un peu faible à l'image de ces aphorismes alleniens qu'on a déjà lus cent fois.
 
Bon, les acteurs font un bel effort pour nous faire rire et ils y réussissent assez souvent. La partie de Gin-rami avec la mort est très drôle.

Le Tigre bleu de l'Euphrate

Laurent Gaudé

Interprète(s) : Yannick Laurent, Yi-Ping Yang
 
Laurent Gaudé retrace le voyage du plus grand conquérant de l'Histoire, Alexandre le Grand, parti de Grèce pour arriver jusqu'en Inde. Un comédien et une percussionniste nous guident à travers cette épopée sublime.

Gaudé c'est "Le soleil des Scorta", "La mort du roi Tsongor". C'est un style assez grandiose. Perso, je trouve ça un peu rébarbatif, disons, roboratif mais, après avoir écouté Le soleil des Scorta sur CD dans la voiture, dit par un bon comédien, cela peut passer me disais-je en entrant.
 
Le comédien est pourtant très très bon. Il nous rend un Alexandre très convaincant, il se défonce vraiment sur scène pour faire vivre une des plus grande épopée de l'histoire... La musique-spectacle percussionante de la belle Yi-Ping Yang ajoute un peu de diversion au risque de monotonie. J'avoue que je ne sais pas ce qui cloche, à part peut-être le texte de Gaudé trop roboratif, pas assez leger pour mon estomac délicat.
 
Bref, une 4ième journée un poil décevante. On va donc devoir revenir chez Pierre et Aleth... s'ils nous acceptent un quatrième fois dans leur belle maison.

17/07/2013

Avignon OFF 2013 3

PIERRE RICHARD III

Pierre Richard
Christophe Duthuron


Éternel distrait, faux maladroit, tendre clown, Pierre Richard livre sur scène avec humour les plus savoureux moments de sa vie d’artiste. Il danse entre les images du passé et ses souvenirs d’aujourd’hui. Il évoque La Chèvre, Le Grand Blond, Les Fugitifs, Le Coup du parapluie… Il raconte les rencontres, les accidents, les gaffes.
 
En général, je m'abstiens pour ce genre de spectacle grand public. Mais Pierre Richard est un type que l'on aimerait bien avoir pour ami. Un bonhomme qui n'a pas pris la grosse tête malgré le succès. Une mise en scène aux petits oignons par son ami (ce ne peut être qu'un ami) Duthuron. Pierre est une sorte d'anti Depardiou. Il décrit d'ailleurs très bien comment il a plus ou moins réussi à dompter le fauve en prenant quelques risques pour son estomac et sa santé. Une heure et quart de bonheur.
 
La manière dont il raconte ses débuts dans Macbeth est absolument drole.

La mouette

Anton Tchekhov

Théâtre Côté Cour
Interprète(s) : Laura Melinand, Alexis Moncorgé, Jérémie Loiseau, Laure Hennequart, Julien Jovelin, Michel Danjou, Hélène Zidi-Chéruy
Metteur en scène : Hélène Zidi-Chéruy
Assistant à la mise en scène : Raphael Haberberg
 
"Pour le bonheur d'être écrivain ou actrice, je pourrais supporter la désillusion, la haine de mes amis, je serais prête à dormir dans la rue, manger n’importe quoi, mais en échange j’exigerais la gloire, la vraie, la célébrité!"

Cette mouette nous propose un éclairage moderne sur cette chronique familiale où tout est mélangé,le profond et l'insignifiant, le sublime et le ridicule et nous invite à nous interroger sur le métier d’artiste, la célébrité, ses espoirs comme ses désillusions.
 
On l'avait raté en 2012 (celle-ci). C'est réparé. Une mise en scène moderne mais pas trop, une interprétation jeune et excellente qui nous sauve de l'ennui que peut provoquer une Mouette un peu trop "russe" et intello.

Danser Baudelaire...

Bruno Niver
 
Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Hugo, Desnos, Niver... : les paroles des poètes se mélangent, tout comme se mélangent les arts: danse, théâtre, musique, vidéo, calligraphie...
 
En lisant le papier distribué à l'entrée, on s'est dit: "Flute, encore raté. Un truc intello à souhait... On aurait mieux fait de voir "L'affaire Callas", même théatre. Et puis non. Certe l'interprètation de Bruno Niver est prétentieuse et il en profite pour nous glisser ses poèmes entre Baudelaire et Rimbault. Mais son interprètation est aussi très limpide, les dessins au sable rétro projetés son magnifique. La danse aurait mérité un second danseur ou danseuse. 
 
On ne s'ennuie pas une seconde. Un bon moment de poésie. Faudrait songer à améliorer le papier à l'entrée, à moins que son côté rébarbatif ne soit voulu... Quand on craint le pire, le bon devient excellent.

16/07/2013

Avignon OFF 2013 2

Docteur Glas

Hjalmar Söderberg
Sofia Maria Efraimsson, John Paval

Metteur en scène : Hélène Darche

Si le droit d'aimer était un droit de l'homme, jusqu'où doit-on aller pour le defendre? Stockholm, 1905. Docteur Glas mène une vie aisée au sein de la bonne bourgeoisie de Stockholm, jusqu'au jour où Helga, la belle jeune femme du vieux Pasteur Gregorius, vient lui confier un secret qui changera à tout jamais leurs deux vies. Jusqu'où va-t-il aller pour l'aider?

Une histoire si émouvante et provocante qu'elle est devenue un classique de la littérature du Nord.

L'interprétation des deux comédiens est magistrale. Un bijou ! Dit la presse. Et la presse a raison. John Paval est extraordinaire, très grand acteur. L'actrice est suèdoise, jolie et très bonne.
 
Un seul bémol, le Stockolm du début du XXième, quel ennui !

La nuit des reines

de Michel HEIM

Interprète(s) : Gwenda GUTHWASSER, Franck ISOART, Renato NASI, Guillaume LUCAS et  Michel HEIM en reine Elisabeth.
Metteur en scène : Jean-Pierre ROUVELLAT
 
Treize ans après sa création La Nuit des Reines revient en Avignon dans sa version originelle par Les Amis de Monsieur qui l’ont créée. Revoici donc Henri III toujours amoureux de sa sœur, la Reine Margot, et aux prises avec sa mère, Catherine de Médicis qui veut le marier à Elisabeth Ier d’Angleterre, la Reine vierge. Et revoici le Duc de Buckingham dont le charme ambigu vient pimenter l’affaire.
 
On se marre, on se bidonne, on rit du début à la fin. Le mélange d'alexandrins, de références et clins d'oeil multiples (on en rate sans doute beaucoup) et de coups sous la ceinture et hillarant. A rembourser par la sécu !
 
Un regret (et une  chance), ne pas avoir encore vu, La nuit des dupes et son dernier opus L'émule du pape.

The Blues Brothers american show

Après le fabuleux film "THE BLUES BROTHERS", les Eight Killers en donnent la suite sur scène en costumes, lunettes et chapeaux noirs. Les chansons comme les gags se succèdent à un rythme effréné, passant de "Every body needs..." à Carmen. Les Eight Killers chantent, dansent, font des sauts périlleux, explosent leur guitare, se battent aux pistolets...
Rock n'roll et très... américain
 
Un petit regret, ne pas avoir tenté "Beethoven ce gitan" à la même heure.

15/07/2013

Mariage et noces

On a la chance d'avoir des amis près d'Avignon, Pierre et Aleth, qui acceptent notre présence (et aussi nos absences) depuis trois ans pendant quelques jours de festival. Une fois encore, qu'ils soient remerciés pour cet acceuil sympathique dans leur maison méditérannéenne, riche en plantes soignées par Aleth, et si agréable à vivre. Ils nous ont en plus gratifié d'un repas très convivial à notre arrivée le dimanche soir avec des amis à eux de la région.  Un grand merci pour tout.

Le festival OFF est un grand moment. Pas facile de choisir au milieu de ces 1300 spectacles. Pour nous le cru 2013 aura été moins bon que celui de 2012 qui fut parfait. Quelques bijoux donc ce "Mariage".

Le mariage de Figaro

Marier la pièce de Beaumarchais et quelques airs de Mozart, voilà la bonne idée, sans doute risquée, mise en scène par Jean Hervé Appéré.

Pari plus que réussi !

Une troupe composée de gens multi talentueux, souvent acteurs et musiciens, acteurs et chanteurs...

Antoine Lelandais est merveilleux en Figaro super dynamique, acrobate. Pierre-Michel Dudan en Almaviva. Agnès Mir en Fanchette. Pauline Paolini ou Bérangère Mehl en Suzanne. Je ne sais plus qui en comtesse ni en Chérubin, ni en Basile... mais tous sont très bons. 

Un spectable à retenir. Comédie interprétée dans un rythme effréné. Les costumes sont beaux, le décor dépouillé... Que de la joie, du rire et du plaisir !

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