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28/02/2010

Optimisme

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AgoraVox vient de changer son système de modération. On devient toujours modérateur à la publication d’un quatrième article mais pour les auteurs de plus de 20 articles, il suffit d’avoir 2 votes pour et 1 vote contre pour que l’article soit admis à la publication. Autre amélioration, quand un modérateur vote pour ou contre un article, son résultat s’affiche (ex : 3+ 2-) ce qui rend le vote plus transparent.

Tout cela est bel et bon mais cela veut aussi dire qu’un très petit nombre de gens peut faire la pluie et le beau temps. Et comme l’ambiance sur AVox est à :

  • L’anti Sarkozisme massif
  • L’apocalypse financière, c'est pour demain matin
  • On nous bourre le mou avec le réchauffement climatique
  • Le complot (US) du 11 septembre
  • etc… (de manière générale tous les complots et toutes les attaques contre tous les hommes et toutes les femmes politiques.)

Il n'est guère facile de publier un article à contre courant. Je sais, on touche là les limite de la démocratie. En plus, j’avoue que je suis, moi aussi, assez souvent dans cette mouvance pessimisto-catastrophique, mais pour une fois, j’ai eu envie, l’autre jour, de publier un article optimiste. Cela fait quelques jours qu’il est en modération… Avant qu’il ne soit refusé, je vous le livre :

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Pas facile de trouver des motifs de satisfaction dans le comportement de nos hommes et femmes politiques en ce moment. Avox s’est fait une grande spécialité de la critique dans ce domaine en commençant par le premier d’entre eux qui nous donne chaque jour des bâtons pour se faire battre.

Il a commencé par la fameuse soirée au Fouquet’s, le séjour sur le yacht de Bolloré, l’élévation du bouclier fiscal, la catastrophique défiscalisation des heures sup… Une liste bien trop longue que vous trouverez partout avec, en plus, en toile de fond une crainte pour la démocratie.

Du coup, pour changer, je cherche des raisons de me réjouir. Je viens d’en trouver deux ce matin. Deux raisons de se dire que la démocratie n’est peut-être pas totalement morte.

La première est la nomination de Didier Migaud à la tête de la cour des comptes. Cette satisfaction fait suite à la promesse de Sarko de nommer un socialiste à la présidence de la commission des finances de l’Assemblée nationale et à la désignation consécutive de Didier Migaud en 2007.

Pourquoi, je trouve ces deux nominations de Migaud réjouissantes, alors que je trouve les nominations de Kouchner, Besson, et même Hirsch ou Charasse, du copinage/cocufiage de l’électeur que je suis ? Parce que dans ces deux jobs, Migaud a gardé et gardera sans doute toute son indépendance vis à vis de l’hyper-président. Migaud est l’homme qui propose de taxer les banques. L’homme qui inspire confiance. Selon un article du monde : « L’homme a une façon bien à lui d’exister en politique. Un côté austérité protestante pour le sérieux et le travail. Il déteste les petites phrases, protège sa vie familiale - marié depuis plus de vingt ans, il a trois filles dont la dernière a quatre ans et demi - respecte ses adversaires. Il n’aime pas les conflits et a le sens du compromis. Mais ses convictions sont fortes… »

Ma deuxième raison est dans la découverte de deux blogs du sénat, un blog sur le mal être au travail, un blog sur la politique en faveur des jeunes.Deux blogs qui correspondent à deux missions d’information dont les rapporteurs et présidents sont alternativement de la majorité et de l’opposition. Malheureusement ces deux blogs ont beaucoup moins de commentaires que le moindre petit article polémique sur Avox. Serait-ce le signe que plutôt que de prendre les choses comme elles sont et prendre en compte les réalités, on préfère sauter sur nos chaises en criant comme des cabris « Démocratie, mocratie, mocratie » ?

11/04/2008

Yeux

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Après les lunettes à grille,

une histoire de jalousie

que je vous fais à l'oeil.

 

Mais c’est pas possible, il lui fait de l’œil ce con ! Et je ne comprends pas pourquoi elle lui roule de tels yeux de merlan frit.

C’est vrai que depuis le début de la soirée il n’a d’yeux que pour elle. Il ne faut pas avoir un œil de lynx ni même le compas dans l’autre oeil pour voir qu’il ne fait que la dévorer des yeux. Ça crève les yeux ! Quel culot ! Ce type n’a vraiment pas froid aux yeux.  Il lui fait ses yeux revolver, de ces yeux qui tuent. Ce mec commence vraiment par me sortir par les yeux.  

Pourtant, il devait bien se rendre compte qu’elle était enceinte jusqu’au yeux. Il a bien vu qu’on était ensemble et que j’y tiens comme à la prunelle de mes yeux. De son côté, elle doit bien voir que c’est ce genre de mec qui jette de la poudre aux yeux et qui a les yeux plus grands que le ventre. C’est vrai que elle, malgré, ou à cause, de son gros ventre, est très belle. Ce soir, elle a mis ces fameuse boucles d’oreille qui m’ont coûté les yeux de la tête.

Je suis d’autant plus jaloux que j’ai dû partir deux mois pour mon travail et on connaît l’adage : « loin des yeux, loin du cœur. »  Elle n’a pas voulu venir avec moi dans les émirats, elle qui autrefois me suivait les yeux fermés.

05:10 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (3)

10/10/2007

Storytelling

C’est la mode, il faut raconter une his-toire. Pas une mode pour feux de camp ou pour maman qui borde ses enfants, non une mode pour les busi-ness-men, les man-agers, les di-ri-geants… L’art du conteur est arrivé dans l’En-tre-pri-se, c’est le nouveau hype. Même Nicolas Demorand en cause le matin sur la France inter-minable.

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The Institute for Knowledge Management d’IBM fait connaître à un large public les méthodes du "storytelling", qui touche à « des enjeux importants de l’entreprise. » Ce serait un puissant moyen d’évaluation des valeurs courantes de la culture d’une organisation, et même un levier efficace pour la faire évoluer.

Le storytelling décrit les changements majeurs du monde, les fusions de sociétés, le système global qui vient à notre rencontre... la communication interculturelle des organisations globalisées… l’évolution rapide des idées et des représentations mentales... il donne de nouveaux repères partagés... facilite la communication... permet une mobilisation large là où l’on pensait trouver surtout des blocages. Le langage est la clé de tout ! Les histoires sont un fantastique vecteur de création et diffusion du sens, de compréhension spontanée et d'approche du complexe. Découverte, découverte...

Certains enseignements des méthodes de storytelling. Ils distinguent 6 types d'histoires : le mythe, la fable, le virus, l'archétype, le conte et la métaphore de rupture...

Bref, après nous avoir menés des années en bateau, on nous raconte des histoires. Le BS* (MdT en français) ci-dessus est extrait d’un article piqué sans vergogne au hasard du Web. En ce moment cela fleurit comme le crocus au printemps ou le psilocybe cubensis sur la bouse de bovins.

Personnellement, mon journal intime raconte aussi des bribes d’histoire d’entreprises. Celle trop brillante de DEC, par exemple, tombée en faillite en 99, morte dans la Rue du Mur au champ d’honneur du libéralisme, Digital Equipment Corporation RIP… D’autres encore, jusqu’à la petite dernière. Je relis en ce moment une histoire trop fraîche mais pleine de promesses et de coups tordus, qui dans quelques années fera peut-être une vraie mythologie qui n'intéressera personne d'autre que moi, moins rutilante que le KM d’IBM mais plus authentique peut-être. Qui sait ? 

* Bull Shit.

Tags: fables pour grand enfants, contes à dormir devant son écran, légendes moderne, fariboles des affaires, fictions mercantique, paraboles à vendre, allégories des marchés , fantasmagories pour faire vendre...

12/07/2007

Prix

Certains se souviennent peut-être d'une nouvelle plubliée ici et intitulée Forfait Illimité

J'ai soumis une version un peu raccourcie au concours Lettera Amorosa de "La Procure" une librairie d'Annecy. L'autre soir, j'ai reçu le deuxième prix. Sympa. La concurrence était rude. La nouvelle primée "Monsieur Manguin, c'est Eglantine" sur une lycéenne amoureuse de son prof de math était très drôle et bien écrite.

 

18:05 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (5)

26/06/2007

La traque 004

medium_traque.2.jpgPour poursuivre le feuilleton arborescent lancé

par Dario (001), suivi de quelques branches...

dont une prise par moi (002) et par Olivier (003)

Voici le 004 :

Il arrive que l’on change radicalement d’avis sans même le plus petit fait nouveau. C’était le cas de John, ce matin là qui, après l’email d’Irina était passé en quelques heures du profond scepticisme à la nécessité d’agir et d’agir vite. 

Non, il n'était pas certain d'avoir connu une Irina. Dans une vie antérieure peut-être... C'était trop vague dans son esprit. Pourtant, après mûre réflexion, John avait décidé de prendre ce foutu avion pour Singapour.

En repensant au mail d’Irina, il avait fini par se remémorer sa dernière conversation avec Marcus. Une conversation qui l’avait mis très mal à l’aise. Il s’était demandé si Marcus plaisantait ou s’il était sérieux. Il faut dire que Marcus adore la blague. C’est le genre de pince-sans-rire qui aime mettre les gens dans l’embarras y compris ses amis et donc John plus souvent qu’à son tour. C’est pourquoi John avait fini par conclure à une petite mise en scène de Marcus.

Et si c’était vrai ? Et si John était vraiment menacé ? Deux choses étaient claires, premièrement depuis des jours Marcus faisait le mort… enfin passons sur l’expression… Il ne répondais plus, il n’avait pas envoyé d’email et pas répondu non plus aux nombreux messages de John… deuxièmement John était un des meilleurs physiciens nucléaires de sa génération.

C’est à cela que songeait John dans cette salle d’attente, ce lounge business class dû aux bons soins d’Irina. Merci à elle ! L’avion avait déjà une heure de retard… Oui, sacré Marcus ! Non content d’être un bon théoricien il avait quelques idées bien arrêtées sur la manière de résoudre le problème de l’énergie. Idées qu’il refusait de livrer en détail, convaincu que le remède pouvait être pire que le mal.

« La planète est foutue.  On est dans un cercle vicieux, nous les scientifiques en particulier. Si on trouve des solutions elles risquent bien de faire oublier le mal aux milliard de consommateurs qui brulent la chandelle par les deux bouts… Crois-moi, le mal est presque à coup sûr plus fort que les meilleurs remèdes. »

John, de nature plutôt optimiste, avait peine à le suivre sur ce terrain mais il aimait bien quand son ami rentrait dans des colères noires au sujet du réchauffement climatique.     

00:15 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : polar