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10/10/2007

Storytelling

C’est la mode, il faut raconter une his-toire. Pas une mode pour feux de camp ou pour maman qui borde ses enfants, non une mode pour les busi-ness-men, les man-agers, les di-ri-geants… L’art du conteur est arrivé dans l’En-tre-pri-se, c’est le nouveau hype. Même Nicolas Demorand en cause le matin sur la France inter-minable.

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The Institute for Knowledge Management d’IBM fait connaître à un large public les méthodes du "storytelling", qui touche à « des enjeux importants de l’entreprise. » Ce serait un puissant moyen d’évaluation des valeurs courantes de la culture d’une organisation, et même un levier efficace pour la faire évoluer.

Le storytelling décrit les changements majeurs du monde, les fusions de sociétés, le système global qui vient à notre rencontre... la communication interculturelle des organisations globalisées… l’évolution rapide des idées et des représentations mentales... il donne de nouveaux repères partagés... facilite la communication... permet une mobilisation large là où l’on pensait trouver surtout des blocages. Le langage est la clé de tout ! Les histoires sont un fantastique vecteur de création et diffusion du sens, de compréhension spontanée et d'approche du complexe. Découverte, découverte...

Certains enseignements des méthodes de storytelling. Ils distinguent 6 types d'histoires : le mythe, la fable, le virus, l'archétype, le conte et la métaphore de rupture...

Bref, après nous avoir menés des années en bateau, on nous raconte des histoires. Le BS* (MdT en français) ci-dessus est extrait d’un article piqué sans vergogne au hasard du Web. En ce moment cela fleurit comme le crocus au printemps ou le psilocybe cubensis sur la bouse de bovins.

Personnellement, mon journal intime raconte aussi des bribes d’histoire d’entreprises. Celle trop brillante de DEC, par exemple, tombée en faillite en 99, morte dans la Rue du Mur au champ d’honneur du libéralisme, Digital Equipment Corporation RIP… D’autres encore, jusqu’à la petite dernière. Je relis en ce moment une histoire trop fraîche mais pleine de promesses et de coups tordus, qui dans quelques années fera peut-être une vraie mythologie qui n'intéressera personne d'autre que moi, moins rutilante que le KM d’IBM mais plus authentique peut-être. Qui sait ? 

* Bull Shit.

Tags: fables pour grand enfants, contes à dormir devant son écran, légendes moderne, fariboles des affaires, fictions mercantique, paraboles à vendre, allégories des marchés , fantasmagories pour faire vendre...

26/06/2007

La traque 004

medium_traque.2.jpgPour poursuivre le feuilleton arborescent lancé

par Dario (001), suivi de quelques branches...

dont une prise par moi (002) et par Olivier (003)

Voici le 004 :

Il arrive que l’on change radicalement d’avis sans même le plus petit fait nouveau. C’était le cas de John, ce matin là qui, après l’email d’Irina était passé en quelques heures du profond scepticisme à la nécessité d’agir et d’agir vite. 

Non, il n'était pas certain d'avoir connu une Irina. Dans une vie antérieure peut-être... C'était trop vague dans son esprit. Pourtant, après mûre réflexion, John avait décidé de prendre ce foutu avion pour Singapour.

En repensant au mail d’Irina, il avait fini par se remémorer sa dernière conversation avec Marcus. Une conversation qui l’avait mis très mal à l’aise. Il s’était demandé si Marcus plaisantait ou s’il était sérieux. Il faut dire que Marcus adore la blague. C’est le genre de pince-sans-rire qui aime mettre les gens dans l’embarras y compris ses amis et donc John plus souvent qu’à son tour. C’est pourquoi John avait fini par conclure à une petite mise en scène de Marcus.

Et si c’était vrai ? Et si John était vraiment menacé ? Deux choses étaient claires, premièrement depuis des jours Marcus faisait le mort… enfin passons sur l’expression… Il ne répondais plus, il n’avait pas envoyé d’email et pas répondu non plus aux nombreux messages de John… deuxièmement John était un des meilleurs physiciens nucléaires de sa génération.

C’est à cela que songeait John dans cette salle d’attente, ce lounge business class dû aux bons soins d’Irina. Merci à elle ! L’avion avait déjà une heure de retard… Oui, sacré Marcus ! Non content d’être un bon théoricien il avait quelques idées bien arrêtées sur la manière de résoudre le problème de l’énergie. Idées qu’il refusait de livrer en détail, convaincu que le remède pouvait être pire que le mal.

« La planète est foutue.  On est dans un cercle vicieux, nous les scientifiques en particulier. Si on trouve des solutions elles risquent bien de faire oublier le mal aux milliard de consommateurs qui brulent la chandelle par les deux bouts… Crois-moi, le mal est presque à coup sûr plus fort que les meilleurs remèdes. »

John, de nature plutôt optimiste, avait peine à le suivre sur ce terrain mais il aimait bien quand son ami rentrait dans des colères noires au sujet du réchauffement climatique.     

00:15 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : polar

09/06/2007

La traque

medium_traque.2.jpgPour poursuivre le feuilleton lancé

par Dario

sur son blog

voici ma version de l'épisode

002

Bien sûr, vous devez avoir lu le premier

à l'adresse ci-dessus pour pouvoir suivre.

.

Cher John,

Vous ne me connaissez pas et pourtant nous avons un passé et surtout un avenir commun. Je suis votre blog avec attention depuis deux mois et, croyez-moi, ce n’est pas par hasard. Je suis en mission. Désolé de devoir utiliser ce moyen de communication mais c’est celui que l’organisation a choisi pour moi car il importe que tout le monde soit informé en même temps que le jour est enfin arrivé et que chacun doit se tenir prêt.

Veuillez m’excusez de ne pas être plus explicite mais je sais que vous postez une note pratiquement chaque soir et que chaque matin vous êtes en quête de commentaires. Vous allez trouver dans votre email privé les instructions nécessaires, veuillez vous y conformer strictement. Je sais que vous êtes un homme digne de confiance et un père de famille responsable et que vous n’allez pas prendre de risque. C’est une des raisons qui a fait de vous un homme de choix. Soyez raisonnable et tout se passera bien.

Votre dévouée
Irina

     Avant même de prendre son petit déjeuner, John mis en route son PC comme chaque matin pour voir si un message l’attendait, Il cliqua machinalement sur le favori qui conduisait à son blog. La veille, il avait mis une note assez percutante sur la modélisation de données. Il ne s’attendait à aucune réponse et c’est avec empressement qu’il cliqua sur le lien qui l’amenait sur le commentaire signé Irina.

John lu et relu le message. C’était sans doute un canular. De toute façon, il n’y avait rien dans sa boite électronique, même pas la réponse tant attendue de son chef sur ce voyage prévu à Singapour fin juin. Au fait d’où avait été posté ce commentaire d’Irina à six heures ce matin. L’adresse IP le menait directement à… Singapour. Il devait être plus de midi par là-bas.  
 

 

00:30 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (5)

16/03/2006

Passe-Muraille

medium_passem.jpgDe la lecture, relecture et d’autres activités.

Semaine chargée.

Lundi, ciné-club. Sonate d'automne.

Hier superbe randonnée à raquettes au clair de lune sur le plateau des Glières. Promenade de 7 à 10 heures. Grosse tartiflette, Apremont et Gamay de Savoie. On rechausse pour revenir à la voiture. Il faut -12, la nuit est superbe. On est pas couché...

Ce soir réunion des acteurs du Passe-Muraille à Lausanne. Le numéro 68 est sorti. J'y ai écrit un petit article sur la relecture de Céline, Mort à crédit.

Le Passe-Muraille est une revue des livres, des idées et des expressions. En ouverture du 68 : une nouvelle de la jeune Libanaise Ritta Baddoura, qui vient d'obtenir le premier prix des Jeux de la francophonie pour ce beau texte poignant, évoquant un premier amour fracassé dans les ruines de Beyrouth. Egalement au sommaire : un dossier sur la relecture (Lautréamont, Céline, Hemingway, Verne, Gary, ainsi qu’une évocation du Livre de l’Avenir par Raymond Alcovère), une présentation de Lunar Park de Bret Easton Ellis, une nouvelle inédite de Philippe Testa et une évocation du travail de Sophie Calle, entre autres.

Lisez la suite sur le blog de JLK.

00:05 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Ecriture