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24/01/2010

Casimir suite

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Suite à mon article sur l’effet Casimir…

 

La recherche de l'énergie

 

En quête de l’energie contenue dans un mètre cube de vide quantique, je trouve le chiffre impossible de 10 puissance 113 joules par mètre cube. Ceci semble bizarre car bien supérieur à l’énergie totale de l’univers (2 fois 10 puissance 69 joules) On sait que les physiciens sont des farceurs !

L’énergie consommée par la planète en une année est de 5 * 10 puissance 20 joules. Donc un mètre cube de vide (de rien donc) suffirait à alimenter la terre pendant des milliards de milliards de siècles. A noter que la terre reçoit chaque année plus de 8000 fois cette énergie venant du seul soleil. Et aussi que l’énergie totale émise par le soleil en une année dans toutes les drections est de l’ordre de 10 puissance 34 joules

Seulement voilà, peut-on créer un moteur capable de la capter ? Les avis sont partagés… Plutôt négatifs ici. Si je comrends bien, cette énergie c’est comme si on avait un immense barrage avec de tonnes de flottes mais pas de moyen de la faire chuter. Donc plein d’énergie qui ne sert à rien… A moins que… un jour... un petit malin ne cré quelque chose comme un trou de ver... Ah oui, les trous de ver... Il faudra que je vous reparle du LHC, de ses trous noirs et de ses trous de ver... Pire qu'un le bleu de Gex abandonné dans une cave genevoise.

23/01/2010

Effet Casimir

casimir.gifUne phrase fascinante :

L'effet Casimir permet la violation du principe de conservation de l'énergie par création d'un mouvement à partir de l'énergie puisée dans le vide quantique.

De l'énergie à partir du vide ! La force du rien ! Une révolution en physique.

 

Imaginé, calculé et prédit par Hendrick Casimir en 1948, depuis, cet effet à été vérifié avec une précision de l'ordre de 1%.

 

Détail du gloubi-boulga: L’effet Casimir est un pur résultat de la théorie quantique des champs. Il se manifeste sous la forme d’une force attractive très faible entre deux plaques métalliques parallèles plongées dans une cavité résonnante (boîte métallique hermétiquement fermée) en absence de champ électromagnétique.

 

Le vide est en fait bourré d’énergie qui n’est pas « matérialisée » sous forme de particules. Toutefois, sur de courtes durées, cette énergie peut se matérialiser en particules ou quanta dont la durée de vie est très brève. On les appelle des particules virtuelles. Quoique étant qualifiées de virtuelles, les effets de ces quanta (des photons dans notre cas) sont bel et bien réels.

 

Selon la théorie classique de l’électromagnétisme et la mécanique classique, les deux plaques devraient rester immobiles puisqu’il règne dans la cavité un vide absolu de tout champ. Pour pouvoir se mouvoir, les plaques métalliques ont besoin d’énergie qu’elles ne peuvent puiser nulle part. En savoir plus... et encore

21/01/2010

Tabasco

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Augsburg, Allemagne. Prenez dix ados, mission : Ingurgiter le plus possible de tabasco hyper hot sans perdre la face. Produit 200 fois plus fort que le tabasco normal sur l’échelle de Scoville *. Bilan : Huit ados à l’hosto.

* Le produit absorbé est estimé à 535'000 unités Scoville, un tabasco du commerce à 2500 seulement.

Table simplifiée de Scoville
Degré
Appréciation
Unités Scoville
Exemple
0 neutre 0 – 100 Poivron
1 doux 100 – 500 Paprika doux
2 chaleureux 500 – 1 000 Piment d'Anaheim>
3 relevé 1 000 – 1 500 Piment Ancho
4 chaud 1 500 – 2 500 Piment d'Espelette
5 fort 2 500 – 5 000 Piment Chimayo
6 ardent 5 000 – 15 000 Piment de Cayenne
7 brûlant 15 000 – 30 000 Piment Cascabel
8 torride 30 000 – 50 000 Piment De Árbol
9 volcanique 50 000 – 100 000 Piment tabasco
10 explosif 100 000 et plus Piment habanero

L’échelle de Scoville est une échelle de mesure de la force des piments inventée en 1912 par le pharmacologue Wilbur Scoville dans le cadre de son travail dans la société Parke Davis, à Détroit. Son but est de renseigner sur la teneur en capsaïcine, molécule responsable de la force du piment. La capsaïne pure est à 1'500'000 unités.

10:36 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (3) |

20/01/2010

La vie parisienne

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On a vu La vie parisienne d’Offenbach jouée par la troupe « Vivre et Chanter » à l’Arande le week-end dernier, ils seront encore là le week-end prochain. Un spectacle d’une grande vivacité, léger, aérien, on frise parfois le ridicule avec Offenbach mais on ne tombe pas dans le vulgaire. Les acteurs nous transmettent leur plaisir de chanter ces airs connus et toujours neufs. Ah la femme du colonel !

La troupe « Vivre et Chanter » a de nombreuses réalisations à son actif, en particulier les Misérables en 2007, un succès jamais démenti. Elle se donne à fond pour notre plaisir… Des amateurs de grand talent, des costumes étourdissant, un monde impressionnat sur scène, des réglages en coulisse qu'on imagine à flux tendus... Bref, une vie parisienne respectueuse du grand compositeur allemand mais qui l'actualise quelque peu, pas trop et c'est tant mieux. Bouffée d'air frais, bain de jouvence, on en ressort en chantant, content comme les parisiens de 1866 qui sortaient du Palais Royal.

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ST-JULIEN - L'ARANDE

Vendredi 22 janv. 20h

Samedi 23 janv. 20h

 

GEX – Chandiver Les grands airs du spectacle

Dimanche 31 janv. 17h

 

MEYRIN - FORUM

Samedi 6 fév. 20h

 

GENEVE - Théâtre du Léman

Samedi 13 fév. 20h

Au profit d'oeuvres caritatives

 

St GENIS-POUILLY

Vendredi 19 fév. 20h

Samedi 20 fév. 20h

Dimanche 21 fév. 16h

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16:26 Publié dans St Julien | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/01/2010

Loups et éléphants

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Des loups,

des éléphants

et des hommes.

 

 

Je me garGARYse en ce moment. En plus du livre de Nancy Huston, j’ai pris à la bibliothèque la grosse biographie (750 pages, plein de renvois…) de Myriam Anissimov intitulée « Romain Gary, le caméléon » que je parcours dans le désordre le plus complet.

A propos des Racines du ciel, je retombe sur les éléphants. J’avais cité ici la lettre de Gary à monsieur l’éléphant (suivre éléphant2 et 3). Ceci m’a rappelé un débat sur les loups avec mon ami René. Il n’est pas facile de défendre le retour des loups. Pourquoi laisser l’animal envahir à nouveau nos régions et bouffer nos moutons ? En manque d’arguments, je m’en tirais lâchement par l’affirmation péremptoire : « C’est une question de philosophie. »

Je tombe sur cette déclaration de Gary:  « Tout n’est pas encore perdu, le dernier espoir de liberté ne s’est pas encore évanoui de cette terre, et qui sait ? si nous cessons de détruire les éléphants et les empêchons de disparaître, peut-être réussirons-nous à protéger notre propre espèce contre nos entreprise d’extermination. »

Et encore la lettre à l'éléphant : (...)Il y a des gens qui, bien sûr, affirment que vous ne servez à rien, que vous ruinez les récoltes dans un pays où sévit la famine, que l'humanité a déjà assez de problèmes de survie dont elle doit s'occuper sans aller encore se charger de celui des éléphants. En fait, ils soutiennent que vous êtes un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre.

C'est exactement le genre d'argument qu'utilisent les régimes totalitaires, de Staline à Mao, en passant par Hitler, pour démontrer qu'une société vraiment rationnelle ne peut se permettre le luxe de la liberté individuelle. Les droits de l'homme sont, eux aussi, des espèces d'éléphants. Le droit d'être d'un avis contraire, de penser librement, le droit de résister au pouvoir et de le contester, ce sont là des valeurs qu'on peut très facilement juguler et réprimer au nom du rendement, de l'efficacité, des « intérêts supérieurs » et du rationalisme intégral.

Certes les loups pèsent moins lourd que les éléphants mais... Je ne m'apensentirai pas plus, au delà de cette limite mon ticket avec René risque de n'être plus valable.

09:58 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (7) |

18/01/2010

Dibbuks

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Nancy Huston

Tombeau de Romain Gary

C’est quoi ce livre ? A première vu, j’ai pensé à un exercice d’admiration mais alors pourquoi l’intituler « tombeau » ? En fait c’est bien un exercice d’admiration sauf que Nancy a quelques comptes sévères à régler avec Gary. Elle tente d’enlever les masques de l'écrivain ce qui n’est pas un boulot facile car Gary était l’homme le plus masqué qui fût.

Il avait sans doute en lui plusieurs dibbuks, ces esprits incarnés dans un corps vivant pour des raisons qui procèdent du secret des âmes. Les siens devaient lui causer des souffrances insupportables. « Le dibbouk est au centre de La Danse de Gengis Cohn de Romain Gary. » nous dit wikipedia. Moïché Cohn, alias Gengis Cohn, un comique Juif tué par des SS, en 1944, qui devient le dibbuk du commandant Schatz, qui a ordonné son exécution.

Nancy plante ses banderilles dans le dos de Romain, pourtant elle l’admire profondément. Romancière, elle pose la question du roman (Gary s’appelait Roman Kacew), du romanesque et de la vraie vie. Elle nous plonge dans l’abîme de cet homme de contradictions, dans cette vie qui finira par la mystification Emile Ajar qui implique son neveu devenu un personnage de roman (de Roman). Fascinant !

Romain Gary, écrivain qui voulait laisser derrière lui « toute une étagère » de livres, sans souci des navets qui s’y trouvent, nous apparaît comme un homme, simplement homme, face à la vie qui n’est qu’une ombre qui passe, un pauvre acteur qui se pavane et qui s’agite (frets and struts) pendant son heure de scène et qu’ensuite on entend plus. Une histoire asurde, pleine de bruit et de fureur, racontée par un idiot.

A lire :  l'angoisse du roi Salomon et la danse de Gengis Cohn

06:56 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (5) |