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16/11/2008

Y a un os

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Erectus

Néandertal

Sapiens

Pelvis

Cerveau

Vialatte prétend que l’homo sapiens date de la plus haute antiquité. Il a raison, mais qu'en est-il des autres sortes d'homo ?

On a trouvé dans le code génétique, qui trainait dans un vieil os de néandertal, le gène FOXP2 qui, chez nous, permet la parole. A cette information il faut ajouter que l’homo erectus, qui était là bien avant l’antiquité, avait un crâne et aussi un pelvis très développé.

Mais que sait-on au juste de l’homo erectus ? Vous avez sans doute entendu parler de Lucy, une de nos lointaine tante, née il y a plus de 3 millions d’années. On connaît aussi quelques squelettes plus récents qui seraient, parait-il, ceux de jeunes adolescents venus d'Afrique. Et surtout, en 2001, on a découvert un bassin, ou, si vous préférez, un pelvis d’une femme homo erectus bien plus récente que Lucy (voir photo du pelvis avec en bleu les parties reconstitués). Cela me rappelle une copine qui s’était fait une fracture de périnée, qui n’était en fait qu’une fracture du péroné.

On l'a découvert en 2001, fini d’excaver en 2003 et analysé fin 2008, le pelvis. (Ils ne bossent pas de masse dans la paléoanthropologie… mais que fait Sarko ?) Vous me direz, peu importe le temps, ce qui compte ce sont les conclusions. C’est juste ! Eh bien figurez-vous que, vu la taille de ce pelvis, l’homo erectus était non seulement un chaud lapin mais qu’il faisait des bébés avec un cerveau 30% plus gros que ce qu’on avait imaginé. C’est assez fou de penser que nos savants puissent imaginer la taille des cerveaux des habitants d'il y a un million d’années alors qu'on ne connait même pas celle du cerveau de W, ni d'ailleurs celles des six cerveaux de notre président.

Il paraît que l'erectus, avec un tel cerveau, aurait pu faire un tas de choses compliquées telles  qu'apprendre à lire et à écrire, et ceci même dans une école moderne version Darcos (pour la France) ou version Gelmini (pour l’Italie) et qu’il aurait peut-être réussi à comprendre la mécanique des subprimes. C’est fou ce qu’on tire comme infos de quelques bouts d’os, que vous et moi aurions pris pour des rogatons.

Il y a une vraie fascination chez certaines personnes pour les ossements. Ma copine Christine, par exemple, était toute fière l’autre jour de nous montrer un crâne mérovingien rapporté de la Creuse. Au delà de l’aspect légal (peut-on garder chez soi un crâne mérovingien creusois entre un crâne de mouton savoyard et un autre de chèvre angora ?) ceci pose le vrai problème de savoir pourquoi les mérovingiens en Creuse avaient de si petites têtes et de si grosses épées alors que l'erectus, lui, semblait si subtil.

A mon avis, contrairement aux pelvis, les mystères de la science sont encore entiers.

Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

07:04 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : vialatte, nouvelles |

14/11/2008

François Caradec

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François Caradec est mort.

Il était

L'ouvroir de Bande dessinée Potentielle

Il cultivait les pastiches et mystifications de tous ordres. Il avait beaucoup réfléchi à la mort et il disait:

  • Ca m'a longtemps fait quèque chose de voir partir des gens de mon âge. Maintenant, je m'en fous, j'en ai fait mon deuil.
  • La mort, c'est un grand vide. Un trou et rien autour.
  • Bien sûr, les cercueils ne sont pas taillés sur mesure; mais les morts s'adaptent à tout.
  • Y a pas seulement cent ans, on mourait plus jeune de vieillesse.
  • Avoir de la famille, ça présente tout de même un avantage, pour le caveau: c'est une économie de pierre tombale.
Il avait 84 ans. Avait-il de la famille ? Je ne sais pas ! Envoyez vos condéoléances à France-Culture émission les papous dans la tête, sans fleur ni couronne.

 

11:13 Publié dans Papous | Lien permanent | Commentaires (1) |

12/11/2008

Culture

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Culture,

Peinture,

68,

Vialatte,

Dubuffet,

intellectuels,

artistes,

revocul,

Séraphine,

etc...

 

Dans un article publié sur Agoravox, j’apprends que les éditions Julliard éditent Chroniques 1968, l’intégrale des chroniques qu’Alexandre Vialatte donna au quotidien auvergnat La Montagne et au magazine Spectacle du monde en 1968. Le nombre d'éditions de Vialatte sont des plus disparates. Drôle d’idée donc ! Mais comme dit l’article, qu’importe pourvu qu’on parle de Vialatte.

Alexandre Vialatte était l’ami de Jean Dubuffet. En 1968, Dubuffet publiait un essai Asphyxiante Culture. C’est assez drôle de lire ce que Vialatte disait de Mao et de l’engouement des intellectuels pour la révolution culturelle chinoise et de le rapprocher du texte de Dubuffet, ci-dessous.

Des réflexions de Dubuffet est né l’art brut et la collection à Lausanne. Séraphine Louis (dite de Séraphine de Senlis - illustration) mériterait de s’y trouver. Allez voir l’excellent film avec Yolande Moreau s’il passe encore près de chez vous. Et bien sûr si vous le pouvez, allez à Lausanne... ou à Paris la Halle St Pierre.

« La culture c’est l’ordre, c’est le mot d’ordre. C’est librement consenti que l’ordre est le plus débilitant. Le libre consenti est la nouvelle arme des nouveaux empires, ingénieuse formule, et plus opérante que n’était le bâton, de l’ultima ratio regis. Les organismes de propagande culturelle constituent le corps occulte des polices d’état ; elles sont la police de charme. Imposé par force, l’ordre provoque un mouvement de ressort, il revigore la sédition. Celle-ci se portait mieux naguère au temps des contraintes, au temps que les forces de l’ordre montraient leur vrai visage et ne recouraient pas à ces pressions occultes nouvellement mises en exercice. C’est en notre temps de liberté de la presse que celle-ci, avec plus d’empressement qu’elle n’en eut jamais, s’est faite si unanimement la servile auxiliaire des forces de l’ordre. » La suite

L’homme de culture est aussi éloigné de l’artiste que l’historien l’est de l’homme d’action.

« Les intellectuels prétendus révolutionnaires, qui se veulent révolutionnaires (mais se veulent ils vraiment révolutionnaires ?) n’ont qu’un chemin à prendre : renoncer à être des intellectuels — j’entends bien ce qu’on appelle ainsi et qui implique donc une emprise spécialement marquée de la culture sur la pensée, un conditionnement de l’activité mentale spécialement contraignant. Il serait nécessaire de constituer pour eux des écoles de déculturation, où ils devraient demeurer un long temps, car la déprise des imprégnations culturelles ne peut s’opérer que lentement, par petits degrés successifs… »

10/11/2008

Sundarbans

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Bon Bibi, la dame de la forêt, a des temples à l’entrée de chaque mangrove aux Sundarbans ces îles qui parsèment le golfe du Bengale et où les hommes disputent la terre aux tigres.

10'000 km2 à moins de 2,11 mètres d’altitude, les Sundarbans sont parmi les zones les plus menacées par le réchauffement climatique. Bon Bibi réussira-t-elle à les protéger.

Sachant que 20 habitants sont bouffés par des tigres* chaque année on peut en douter. Pourtant la déesse hindoue a des références, on l’associe à Bismillah, l’archange Gabriel des musulmans, elle serait venue de La Mecque aux Sundarbans pour détruire le vilain dieu Dokkhin Rai, souvent dépeint comme un tigre.

La bataille fut rude. Dokkhin Rai s’était réfugié dans les parties sauvages des îles. Là, un propriétaire d’une flotte de pêche trop avide est venu lui vendre un jeune garçon pauvre et orphelin de père. Le vendeur savait que Dokkhin Rai était friand de chair humaine. Mais le jeune garçon se souvint des paroles de sa mère et appela Bon Bibi au secours. Celle-ci vint à son secours et le renvoya à sa mère roulé dans une peau de crocodile avec des cadeaux.

Même aujourd’hui, personne n’entre dans la forêt sans la protection de Bob Bibi. Cette protection n’est donnée qu’à la condition de ne pas laisser de traces. Ainsi les chercheurs de miel ne crachent jamais dans la forêt.

On pourrait envoyer Claude Allègre et les contestataires du réchauffement climatique dans la forêt des Sundarbans, de préférence sur la prochaine île qui va disparaître (4 ont disparu depuis 1975) . On les laisserait au milieu des tigres sous la seule protection de Bon Bibi, juste pour voir.

* 250 tigres aux sundarbans – 1500 en Inde contre 100'000 il y a un siècle.

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