15.10.2009
Touva
La Russie d’aujourd’hui compte 83 territoires autonomes, dont 21 républiques indépendantes, 46 oblast et 9 kraïs. J’ai parlé ici de l’oblast d’Amour et du curieux oblast du Birobidjan. Connaissez-vous les républiques des Komis, Maris, de Sakha, , la Mordovie ou encore le Touva ?
Rassurez-vous, je ne vais pas vous détailler les 83 mais il me semble que le Touva mérite votre attention. Le Touva compte à peine plus de 300'000 habitants, la capitale est Kyzyl (un super score au scrable à deux y). Situé au sud de la Sibérie, le Touva borde l'Altaï, la Khakassie, le krai de Krasnoïarsk et l'oblast d'Irkoutsk au nord, la Bouriatie à l'est et la Mongolie au sud.
Les habitants parlent le touvain, une langue de la famille turque qu’ils aimeraient écrire avec l’alphabet latin et non cyrillique. Ils sont Bouddhistes, Orthodoxes ou chamanistes. Entre autres curiosités, ils pratiquent le chant diphonique (un chanteur, deux voix) et cultivent le cannabis. Rien ne dit que l’un soit lié à l’autre. Les enfants gagneraient leur vie grâce au cannabis et les forces de l'ordre défendent les producteurs. C’est la Colombie russe. Le Cannabis bien qu'interdit sert pourtant de monnaie d’échange.
Sur la libéralisation du hakik, lire la position de Daniel Vaillant, ex-ministre de l’intérieur dans le Monde.
11:14 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : haschich
29.09.2009
Polésie
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Il y a
un parc
en Polésie
avec pas mal
de sortes d'oiseaux,
mais c'est où la Polésie?
.
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Une des rubriques parmi les plus lues de ce blog est la rubrique géographie. Toujours en quête de lieux de villégiature, je vous ai parlé du Bélouchistan, du Turkménistan, des Balkans et même de l’Arpitan ; sans oublier le désert d’Atacama, la Bucovine, la Moldavie, la Gagaouzie et le Belarus. C’est dans cette région que je souhaite revenir.
Il est une province biélorusse, aux portes de la communauté européenne, nommée la Polésie. Étonnante Polésie! Pauvre Polésie aussi! Une province de marécage, de tourbière, de marais et d'étangs sur le Dniepr (qui limite Transinistrie – au deà du Dniepr - et la Gagaouzie). Une province de misère proche de Tchernobyl et souillée de toutes les pollutions possibles.
Dans ma note sur le Bélarus, j’ai aussi parlé de Brest, une ville de Polésie, la ville de Polésie où est né le papa d’Alain Minc, le petit pèteux directeur du Monde. Voici une autre ville dont parle Ryszard Kapuscinski: ... natif de Pinsk en Polésie et Tomasz Szkopek, un autre polonais polésien car, avant la guerre, la Polésie fut polack .
Kapuscinski : « (avant la guerre) La pauvreté en Polésie était terrible, simplement inimaginable. Et ça continue. On peut dire que j’ai mes racines dans la pauvreté. C’est pourquoi je m’intéresse au triers monde. Je peux comprendre et me sentir chez moi dans le tiers monde.
…Pinsk était une petite ville habitée de quelques polonais, et nous nous connaissions tous de vue. La majorité était juive…
Szkopek : « 160 kilomètre à l’est de Varsovie, une bande de terre, dans la direction du Dniepr, sur le cours de la rivière Prepec. C’était la plus grande province de Pologne avant la deuxième guerre. … 62.5% des habitants ne pouvaient pas dire leur nationalité ni le nom de leur langue. On les appelait des Poleszukis ce qui se référait à leur langage simple ou rural par opposition à la bourgeoisie qui parlait polonais. Ils parlait un mélange de polonais, russe, biélorusse, ukrainien,
Je vous passe les massacres, tortures, exils, goulags, subit par ce pauvre peuple au XXième siècle pour en arriver à aujourd’hui... Déchets toxiques, terrains militaires contaminés, eaux polluées... au-delà du seul héritage de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, l'Ukraine et ses voisins, la Moldavie et le Belarus, affrontent une situation écologique grave, selon un rapport de l'OSCE publié cette semaine à Prague.
En Belarus, le problème environnemental le plus grave concerne la liquidation des armements et munitions, y compris des matériaux toxiques ou radioactifs" hérités de l'URSS, selon le rapport. Dans ce pays, les sites militaires occupaient à l'époque soviétique 300.000 hectares, dont 200.000 de forêts. Depuis, "plusieurs terrains ont perdu leur usage militaire, laissant aux autorités locales le défi de dépolluer" des sols souillés de pétrole ou des zones soumises à fortes radiations électromagnétiques. Les experts ont répertorié 8.000 t de pesticides périmés en Belarus et quelque 20.000 t en Ukraine, dont 11.000 d'hexachlorobenzene (HCB) et 2.000 de DDT, "dangereux à long terme pour l'environnement et la santé". En Belarus, quelque 778 M de t de déchets miniers dans la région de Soligorsk (nord de la Polésie) provoquent une salinisation du sol sur plus 15 km2 et une centaine de mètres de profondeur, avec des risques de contaminations pour la rivière Pripyat.
(...) Car "les générations futures ne nous pardonnerons pas si nous sacrifions l'environnement au court terme politique", note le rapport en conclusion.
Bien sûr ! Bien sûr ! Pauvres polésiens! L'article complet
21:27 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.04.2009
Andhra Pradesh 3
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L’Andhra Pradesh (ఆంధ్ర ప్రదేశ్ en Télougou) est un État de l'Inde du Sud bordé au sud par le Tamil Nadu, à l'ouest par le Karnataka, au nord et au nord-ouest par le Maharashtra, le Chhattisgarh et l'Orissa et à l'est par le golfe du Bengale. * Le télougou est la première langue de l’Andhra Pradesh, sans doute dérivé de la brâhmî brâhmî. Il fait partie, avec le tamoul, de la famille des langues dravidiennes. Allez donc sur Wikipédia.
La majorité de la population parle le télougou, langue régionale officielle sans doute dérivé de la brâhmî et qui fait partie, avec le tamoul, de la famille des langues dravidiennes. Allez donc sur Wikipédia, que diable. Mais, il existe une forte minorité ourdouphone (Si, si) constituant environ 7% de la population, plus particulièrement parmi la communauté musulmane de la capitale Hyderabad. Un autre idiome du nord est le dialecte rajastani "lambadi" amené par les transporteurs lambada, une ethnie du Telangana et de Warangal. La plupart sont éleveurs de bovins ou commerçants.
L'État produit environ 200 films par an. Ainsi l'industrie du film en télougou engendre de la richesse, mais elle est quasiment inconnue dans le reste de l'Inde. A quand un festival du film télougou à Saint-Julien ?
Il n’y a pas que les programmeurs parlant télougou qui risquent leur vie (voir Andhra Pradesh 1). Dans les villages de la vallée de Faraku, au nord-est, un démon buveur de sang attaque les habitants. Donc ils restent enfermés chez eux et ne se rendent plus aux champs. Une veuve du village kotliapallguda, Mme Padma a déclaré qu'un démon lui avait sucé du sang par une blessure qu'il lui avait faite à la poitrine alors qu'elle rentrait chez elle. Une autre femme, Mme Govardhan, a dit avoir, elle aussi, vu le démon. Les villageois ont refusé de se plaindre à la police, affirmant que leurs demandes d’aide ne seraient pas écoutées, la police a cependant ouvert une enquête. (C'est vrai puisque c'est sur Wikipédia)
08:24 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.02.2009
Hispaniola
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Notre planète est un être vivant, d'après l'hypothèse Gaïa de James Lovelock. A sa surface, un virus s'est mis à proliférer il y a 15000 ans : l'Homo Sapiens. Et aujourd'hui, notre planète est infectée par plus de 7 milliards d'individus, et elle a attrapé la fièvre. Cet été, j’ai pris le point de vue du Mont-Blanc sur une suggestion de Daniel. J’ai eu envie de prendre le point de vue d’une île que connaît bien Daniel. C’est Gaïa, la terre qui parle :
Avant l’arrivée de Christophe (le porteur du Christ – drôle de Christ !) , on m’appelait Bohio, ou Kiskeya et encore Ayitï (le haut pays) Ce sont les indiens caraïbes qui m’avaient donné ces noms chantants. Les pauvres indiens caraïbes ! Ils étaient plus de cent mille, il sont presque tous morts. Exterminé par Colomb et ses successeurs, un par un. Il en reste moins de trois mille, qui vivent dans la misère, à la Dominique.
A l’époque j’étais une île magnifique. Luxuriante de forêt et de richesses. Les indiens caraïbes se battaient entre eux certes, mais pas autant que n’ont tenté de le faire accroire les conquistadors sanglants qui ont sans doute crée le mythe des Arawaks* exterminés par les caraïbes. Non, eux savaient vivre sans trop piller mes richesses.
Après Colomb Christophe, les choses sont allé de mal en pis. Les virus ont proliféré. On a coupé mes forêts, on a fait venir des noirs d’Afrique pour faire pousser de la canne à sucre. Les blancs ont fait suer les noirs et ont mis en place un système colonial de la pire espèce. Puis, dans une moitié de mon territoire, les noirs ont pris le pouvoir et chassé les troupes de Napoléon. On aurait pu croire à un mieux mais ce fut toujours pire. Si, quand Colomb a débarqué, cents mille virus vivaient ici, à la révolution française, on avait dépassé les cinq cent mille. Vingt ans plus tard seulement trois cent mille, répression de la révolte oblige. Aujourd’hui on en compte près de vingt millions.
Vingt millions de virus qui continue de brûler ma forêt, de détruire le peu qui en reste. Si au moins, en épuisant ma terre ils vivaient bien, mais pas du tout. 85% de la population de Haïti vit dans la pire des misères du monde, moins de un dollar par jour. Sur toute ma surface, la prostitution fait rage. Que faire ? Il y a bien les cyclones. Sans doute une aide de la nature pour me sauver de cette engeance, mais peut-on tout à fait compter sur les cyclones ?
* Les Arawaks appelaient les caraïbes Caniba, les espagnols en ont tiré le mot cannibale.
10:22 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : gaia
23.01.2009
Pétaouchnock

Des choses étonnantes dans 1280 âmes de Jean-Bernard Pouy comme la localisation précise de Pétaouchnock dont il a fait un livre. [photo] A noter que l’interlocuteur est un vieux journaliste américain, très cultivé, il parle un français châtié, voir la dernière phrase. Note classée dans la rubrique géographie plutôt que papous.
« Et c'est donc dans un rade enfumé et proche du sauna en feu, après quatre pintes d'une pisse d'âne qui filerait le bourdon à un trappiste, que j'ai appris l'essentiel. Que Pottsville est un archétype et pourrait être n'importe où dans l'Etat. Ça, merci du renseignement. Avoir fait tant de kilomètres pour avoir une version locale de Perpète-les-oies ou de Pétaouchnock, c'était pas vraiment encourageant.
Pendant que mon interlocuteur se pintait consciencieusement tout en alignant des banalités lagardo-michardières sur Camus et Sartre, j'ai laissé mon mental se balader, aidé par les petites bulles jaunes qui éclataient avec retard dans mon cerveau.
Pétaouchnock. Cette pauvre ville qui souffre d'un ostracisme révoltant. Ce n'est pas n'importe quoi, Pétaouchnock, c'est une petite bourgade du Sikhole Alin, au bord de la Manche de Tartarie, au nord de la mer du japon, à 450 kilomètres en gros de Vladivostock. Petit village de pêcheurs qui n'offre pas un intérêt grandiose. C'est même nul. Quelques baraques traditionnelles dans le style rondins en bouleau, ressemblant assez à toutes celles qu'on peut apercevoir depuis cinq mille kilomètres en Sibérie. Mais bon, ce coin est célèbre au moins parce qu'il est très difficile d'y arriver, toutes les routes et voies de communication passant par l'intérieur, par la plaine du Wusuli Kiang, entre Kabarovsk et Vladivostock, alors que, sur la côte, ces mêmes routes n'existent pas et que tout le secteur est militarisé, secret défense et tout le tremblement. La gare du Transsibérien la plus proche, Blagovechtchensk, est à six cents kilomètres et il n'y a pas d'autocars. Le plus simple est de passer par le japon, de monter en Hokkaido, à Sapporo t Otaru, où, deux fois l'an, un bateau traverse pour rejoindre le petit port de Tatiouke-Pristan. Après, faut louer un yack. Et cent bornes sur le dos poilu de cet animal, il faut être en bonne santé. L'arrivée à Pétaouchnock est inoubliable, ne serait-ce qu'en pensant à tous les gens qui, au cours de votre vie, ont tenté de vous y envoyer.
- Pourquoi vous me parlez de la Sibérie? m'a demandé le vieux journaleux en me regardant avec curiosité. C'est la bière?
- Non, non, je rêvais. A haute voix.`
- C'est ça, c'est la bière. L'orge, ici, est hallucinante...
C'était la première faute de français qu'il faisait.
Notez l’humour de J.B. Pouy qui sait bien sûr que le mot orge est féminin quand il s’agit de grain d’orge pour faire de la bière ou des sucres... d’orge et masculin quand il s’agit d’orge mondé ou perlé pour faire des potages. Donc notre ricain parle un français parfait, et comme souvent dans ce cas pour ce genre de locuteur, plus juste que les natifs.
09:36 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : papous
06.12.2008
Transnistrie
[Moldavie en bleu, Transnistrie en jaune]
Cela fait longtemps que l’on n’a plus parlé ici des débris d’URSS. Après la Gagaouzie, Je voudrais revenir sur la Transnistrie dont mon ami Jeannot me dit que c’est une nouvelle poudrière à l’image de l’Ossétie du sud. L’ours russe pourrait encore sortir ses griffes. Il se base sur la position pro occidentale de l’Ukraine qui pourrait bien gêner les intérêts russes ainsi qu’un mouvement moldave (très minoritaire pour le moment) pour un rattachement à la Roumanie donc à l’UE . Qu’en est-t-il ?
La République moldave de Transnistrie, capitale Tirasol, déclarée indépendante de la Moldavie (capitale Chisnau) en 1991 n’est reconnue par personne, pas même par son ange tutélaire russe qui loge ici quelques têtes de missile. A la tête (à claques) de la Transnistrie se trouve depuis 18 ans un gouvernement mafieux dirigé par Igor Smirnov qui a établit une sorte de modus vivendi avec la Moldavie de Vladimi Voronine. Les dirigeants de deux entités tirent des gros profits de la situation. Officiellement on se dispute, mais pas tant que ça.
Des négociations pentalatérales (Moldavie, Transnistrie, Russie, Ukraine et OSCE*) ont eu lieu en 2002 pour aboutir à l’échec du mémorandum KOZAK en 2003. Depuis les négociations sont devenues heptalatérales (pas fastoche à placer) avec l’ajout de l’UE et des américains en tant qu’observateurs mais c’est toujours le bourbier.
Si j’en crois cet excellent article les Russes ne devraient pas trop se risquer en Transnistrie qui n’a pas de frontière commune avec la Russie. Mais affaire à surveiller de près.
Le site Transnistrien ( Pridnestrovie en transnistrien) en anglais.
*OSCE L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe a pour but de favoriser le dialogue et la négociation entre l’Est et l’Ouest. Le chef de la délégation française est Michel Voisin député UMP de l’Ain.
L’OSCE accueille la totalité des États du continent européen, ainsi que ceux qui n'en sont pas, mais qui sont nés de la dissolution de l’Union soviétique. Elle offre ainsi à l’Europe et à des pays contigus, dans le Caucase ou en Asie centrale, la possibilité de maintenir un dialogue politique permanent.
13:24 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.11.2008
Sundarbans

Bon Bibi, la dame de la forêt, a des temples à l’entrée de chaque mangrove aux Sundarbans ces îles qui parsèment le golfe du Bengale et où les hommes disputent la terre aux tigres.
10'000 km2 à moins de 2,11 mètres d’altitude, les Sundarbans sont parmi les zones les plus menacées par le réchauffement climatique. Bon Bibi réussira-t-elle à les protéger.
Sachant que 20 habitants sont bouffés par des tigres* chaque année on peut en douter. Pourtant la déesse hindoue a des références, on l’associe à Bismillah, l’archange Gabriel des musulmans, elle serait venue de La Mecque aux Sundarbans pour détruire le vilain dieu Dokkhin Rai, souvent dépeint comme un tigre.
La bataille fut rude. Dokkhin Rai s’était réfugié dans les parties sauvages des îles. Là, un propriétaire d’une flotte de pêche trop avide est venu lui vendre un jeune garçon pauvre et orphelin de père. Le vendeur savait que Dokkhin Rai était friand de chair humaine. Mais le jeune garçon se souvint des paroles de sa mère et appela Bon Bibi au secours. Celle-ci vint à son secours et le renvoya à sa mère roulé dans une peau de crocodile avec des cadeaux.
Même aujourd’hui, personne n’entre dans la forêt sans la protection de Bob Bibi. Cette protection n’est donnée qu’à la condition de ne pas laisser de traces. Ainsi les chercheurs de miel ne crachent jamais dans la forêt.
On pourrait envoyer Claude Allègre et les contestataires du réchauffement climatique dans la forêt des Sundarbans, de préférence sur la prochaine île qui va disparaître (4 ont disparu depuis 1975) . On les laisserait au milieu des tigres sous la seule protection de Bon Bibi, juste pour voir.
* 250 tigres aux sundarbans – 1500 en Inde contre 100'000 il y a un siècle.

10:41 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : religion, superstition, écologie
03.10.2008
Carélie
Pour faire suite aux articles sur les débris d’URSS et parce qu’il n’y a pas que la Palestine qui a des problèmes, parlons de la Carélie. En fait, la Carélie est encore russe aujourd’hui mais la Finlande aimerait bien la récupérer.
La Carélie est donc une ancienne province de l'est de la Finlande. Karjala est le nom finnois et Karelen le nom suédois. La province marquait la frontière orientale du royaume de Suède lors de sa période de plus grande extension (XVIe et XVIIe siècles).
Elle était bordée à l'est par la Savonie (ne pas confondre avec la Slavonie croate ni avec le savon de Marseille) et l'Uusimaa, au nord par une section peu peuplée de l'Ostrobotnie (et pas ostrogothnie), correspondant aujourd'hui au Kainuu (il faudra que je vous parle un jour du pauvre Kainuu.
Staline qui trouvait que Saint-Pétersbourg était trop près de la Finlande avait décidé d’annexer la Carélie pour faire un peu de place supplémentaire aux 22 millions de kilomètres carrée de l’URSS.
Vocabulaire : La Finlande pas trop contente a dû faire le gros dos pendant pas mal d’années. Ce gros dos est appelé en politique internationale la finlandisation. Faire le gros dos signifie prendre une attitude résignée (comme les chats) pour laisser passer un moment désagréable.
13:13 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.09.2008
Sans-Soucis
C’est en lisant un polar norvégien « rue sans soucis » que je découvre le palais éponyme construit par le premier roi noir de Haïti en 1811 après l’indépendance de 1804. Pendant que Napoléon s’embourbait en Russie, Henri-Christophe construisait Sans-Soucis, son Versailles haïtien sur la cime du morne du Bonnet-de-l'Evêque.

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14.08.2008
Haut Karabakh
L'Abkhazie est peuplée d’abkhazes qui ont mis à la porte la majorité géorgienne de leur mouchoir de poche de 8800 km2 comme les ossètes de l'Ossétie du Sud, un territoire de 3900 km2, à qui le Géorgie a refusé l’autonomie et cherche a se rattacher à l’Ossétie du Nord, une ex-république de feue l’URSS. L'Abkhazie mène la vie dure à la Géorgie très fragilisée depuis l'explosion de l'empire.
Très explosif tous ça. Attention de ne pas se couper avec les morceaux.
[photo Wiki: emblème du Karabakh]
Et puis ce mois-ci. Badaboum...
Les russes ont maintenent beau jeu de dire qu’il font en Ossétie ce que les américains ont fait suite au 11 septembre. A lire l’excellent article publié sur AgoraVox qui ne stigmatise ni les seuls russes ni les seuls américains comme beaucoup en ce moment. A noter aussi cette mise en perspective de l’indépendance du Kosovo que les russes utilisent comme alibi.
On n’a pas fini d’en découdre avec ces lambeaux d’URSS.
Rappelez-vous le Haut Karabakh, c’était en 1991.
L'éclatement de l'URSS en 91 provoque l'indépendance de fait de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie (deux pays au sud de la Géorgie et de la Russie). À cette occasion, le Haut-Karabakh (déjà en guerre avec l'Azerbaïdjan avant la fin de l'URSS) proclame son indépendance le 2 septembre à la suite d'un référendum, ce qui conduit l'Azerbaïdjan à annuler son statut d'autonomie. Les arméniens viennent au secours du Karabakh à majorité arménienne et l’URSS vient au secours de l’Arménie.
Le massacre de Khojaly cause la mort d'un très grand nombre de civils azerbaidjanais dans la ville de Xocalı le 25 février 1992. Selon les autorités azéries et des observateurs occidentaux, le massacre a été commis par les forces armées arméniennes, lesquelles auraient été aidées par le régiment n°366 de l'armée russe. Le nombre officiel de victimes fourni par les autorités azéries s'élève à 613 personnes civiles, dont 106 femmes et 83 enfants. C'était sans doute moins qu'en Ossétie.
14:30 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


