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24/03/2007

Projets

medium_projets.gifNTIC

Ordinateurs

et

Projets

.

Les projets de l’ordinateur ne sont que gigahertz et terabytes, rien de sérieux. L’homme a des projets bien plus importants, il veut connaître le tour de taille de la standardiste ainsi que son tour de poitrine . Il peut avoir des projets encore plus grandioses et il arrive même qu’il les réalise... Ressource naguère très convoitée, l’informaticien a de grandes ambitions et des projets en rapport. Ils foirent presque tous*. C’est pourquoi il change fréquemment de méthodes… Il développe par étapes, objet après objet… Il développe autrement… Il va déployer rapide… plus moderne… Il convainc son directeur que sa méthode est la bonne, que l’argent de l’entreprise sera bien placé, le retour sur investissement garanti (RIGAR)…

Sur cette base, un programme manager organise un grand meeting international, les projects managers provoquent des réunions ciblées, les chefs des projets motivent leurs troupes. Les jours passent… la ligne de mort s’approche dangereusement… Le programme manager songe au suicide… Pour les programmeurs, la journée s’allonge… C’est huit heures, puis neuf… minuit enfin… On parle de divorce, les couples sont en danger ! Les dernières nuits avant la délivrance (que contre toute logique l’utilisateur a exigée sans faute pour le 31 mai à quatorze heures) tous travaillent non-stop. À deux heures de l’après-midi pétantes le projet est livré avec sa tonne de documents. On time ! Bravo ! Congratulations ! Well done ! Good job !

Et puis… surprise, surprise ! Les objets ne veulent pas collaborer, les bugs surgissent comme des nuées de criquets dans le sud saharien. Le management s’interroge ? N’aurait-on pas confondu vitesse et précipitation ? Rien ne va plus. On punit les innocents, on félicite les coupables… et puis… on oublie… On fait de nouveaux projets. Ainsi va la gloire du monde.

Non, rien ne va plus dans le monde de la ressource…

* 34% des projets inormatiques sont abandonnés avant leur mise en exploitation, 83% dérivent et/ou ne satisfont pas les utilisateurs selon le Sema Group.

02:40 Publié dans Ressources | Lien permanent | Commentaires (5) |

23/03/2007

Ordinautes

medium_iMac-t.jpg.

Pub pour

Mac / Apple

et

L'ordi fait sa

mauvaise tête

et vous prend...

pour une pomme.

Avez-vous remarqué à quel point les ordinateurs s’humanisent ? Ils font leur tête de cochon. D’un jour sur l’autre, ils changent d’avis. Ils cachent leurs connaissances dans des menus secrets, camouflent leurs préférences, changent de look, de menu, de comportement... Certains matins, ils démarrent du mauvais pied, méprisent leurs interlocuteurs, affirment des contrevérités avec un aplomb imperturbable :

- Veuillez mettre en route votre imprimante !
- Elle est déjà en marche, eh patate !
- Votre imprimante n’est pas connectée, insiste-t-il.

Ils ont déjà la parole. Il ne leur manque que l’ego démesuré de l'humain et en particulier du programmeur, la vanité d’exécuter leurs beaux programmes plus vite plus haut, plus fort. Un de ces jours, il faudra bien compter l’ordinateur parmi les ressources humaines. L’ordinateur du DRH refusera de livrer des chiffres de crainte que cela n'entraînent la mise au rebut des collègues plus âgés, de ceux qui ont moins de dix gigahertz de CPU ou de douze terabytes de disque dur. Cet afflux de nouvelles ressources humaines va plonger le DRH, conscient de son rôle de promoteur de NTIC, dans des abîmes de perplexité. Comment se sortira-t-il de cette situation incestueuse ?

Cessons ces spéculations sur les TICs pour revenir à l’homme. A l’homme qui fait des projets. Les projets de l’ordinateur ne sont que gigahertz et terabytes, rien de sérieux. L’homme a des projets bien plus importants, il veut connaître le tour de taille de la standardiste ainsi que son tour de poitrine...

à suivre...

11/03/2007

RH et NTIC

.

Ressources

Humaines

et NTIC

.

Avant que ce blog ne fasse le mardi 13 mars, la chronique de Brigitte Patient sur RSR1, Radio Suisse Romande la Première, revenons aux origines de ce blog. On se souvient que cette chronique se proposait, avec bonne ou mauvaise humeur, de donner les dernières nouvelles de la ressource confrontée à un monde devenu mondial et parfois même immondial.

Qu'est devenu l'homme ? se demandait déjà mon maître Alexandre Vialatte... Il prétendait que: "L'homme est un animal à chapeau mou qui attend l'autobus 27, au coin de la rue dela Glacière." Ce n'est plus le cas, l'homme n'a plus de chapeau, il est au travail, quand il a un travail, et il est devenu une ressource.

Autrefois, l’homme avait un directeur, une sorte d'autocrate qui gérait la matière humaine n’importe comment. Ces temps sont dépassés ! Aujourd’hui, la ressource à un manager qui gère un groupe de ressources en technocrate avisé, et ça change tout ! Le manager dispose d’engins puissants, d’instruments de mesure sophistiqués. Il utilise un tableur, une base de donnée, des Balance Score Cards, des outils modernes…

Il se fait aider dans sa tâche par un DRH, le directeur des ressources humaines. Une ressource spécialisée dans la gestion des ressources. Le DRH, grâce à des outils encore plus puissants, bourrés de nouvelles TIC, choisit les meilleurs candidats, les plus performants pour l’entreprise. Les ressources ainsi choisies sont sinon choyées du moins encadrées. Le DRH les mesure en permanence. Qu’une baisse de régime survienne et il recharge les batteries sans attendre grâce à une formation appropriée, un training ad-hoc.

Plus de hasard. Le DRH veille !

Pourquoi parler des NTICs, les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication? Parce qu'aujourd'hui,les NTIC sont essentielles à l’avenir de la ressource.

La ressource, est interconnectée, branchée sur l’actualité. Les NTIC sont sa nouvelle marotte. « Demandez les nouvelles TIC ! » Derrière son écran, l’homme nouveau profite, use et abuse des Technologies de l’Information et de la Communication, la ressource nouvelle grimace de bonheur !

Si les NTIC ont conquises l’homme, elles gagnent aussi la femme. Comme l’homme, la femme est devenu une ressource. La ressource est asexuée, sauf dans certains cas de harcèlement que nous étudierons un autre jour.

En principe, la ressource nouvelle travaille moins que l’homme ancien. Elle vit à l’heure des RTT. Elle profite de son temps libre. À la maison, dans la petite pièce du haut, elle se contorsionne sur sa chaise de bureau, face à son écran plat de 17 pouces, à côté de sa borne ADSL. De cette chaise, elle communique avec le monde entier. Elle est très fière d’avoir mis au point une si belle installation… Cela n’a pas été sans mal… Mais aujourd’hui, ça marche. Depuis ce poste stratégique, elle constate avec satisfaction que le niveau de son compte en banque est au-dessus de l’étiage. Elle pourrait voyager. Elle consulte l’horaire des trains. Elle crée un Blog. Elle commande ses capsules de café Nespresso, livrées sans frais de port. Le bonheur est à sa portée !

Et pourtant rien ne va plus dans le monde de la ressource…

18:20 Publié dans Ressources | Lien permanent | Commentaires (6) |

27/09/2005

Vacances

J’ai interrompu la chronique de la ressource pour le feuilleton de l’été. Je crois que je vais espacer les chroniques et redonner ici une petite nouvelle découpée en morceau. On verra… de toutes façons, les nouvelles, aucun éditeur n’en veut, pour les voir publiées il faut être un écrivain maison, donc confirmé...
 
Problème de la ressource en vacances : Un touriste arrive à Palerme le samedi soir. Il souhaite y passer le dimanche et le lundi et il veut visiter six églises, deux musées, les Catacombes des Dominicains et le Grand Théâtre, accessoirement et si possible quatre autres églises et trois musées ou palais de moindre importance. Sachant que la première église n’est ouverte que de 10 à 12 et de 16 à 18, que pour aller au prochain musée, il faut dix minutes à pied… que les bus ne circule que de… à… que… et que… et qu’il fait très chaud et soif.
Je vous fais grâce de l’énoncé complet du problème, ce qui est sûr c’est que pour le résoudre il faudrait faire appel aux dernières trouvailles de l’intelligence artificielle qui pour l’instant ne font pas encore partie du kit du touriste même équipé d’un APAP, un assistant personnel aisément palmable. D’ailleurs même avec un APAP puissant, il faudrait compter sur des paramètres humains et des idiotismes (ne pas confondre avec idioties)siciliens : « Désolé, il y a une messe à la chapelle palatine revenez à 11 :30. » A l’heure dite, la queue est immense, la chapelle ferme à 12 :15, la prochaine visite possible est à 15 minutes par le bus 232, ce musée ferme à une heure, mais le bus 232 ne roule pas le dimanche après 11 :30… Dommage !  Il y a bien le bus 235, mais…

Ce qui est étonnant, c’est que, en deux jours et pas mal d’euros plus tard – grazie mille ai beni culturali per l’aumento di trenta tre per cento - on est tout étonné d’avoir presque rempli le cahier des charges mentionné plus haut (huit églises dont le Duomo de Montreale et son cloître merveilleux, 2 musées, un palais et les Catacombes), à croire que la connerie naturelle de la ressource en vacance (munie du guide du Routard et avide de s’instruire) est encore supérieure à l’intelligence artificielle robotisée.

En bref : La Sicile est très belle. Les siciliens gentils et épouvantables conducteurs. La cuisine extra, le vin très bon, le limoncello délicieux. Les hôtels chers. Les temples bien conservés. L’Etna très haut. Le site du théâtre de Taormina somptueux. L’île très peuplée surtout sur les bords. La jeunesse foisonnante. Les filles belles. Les mecs rouleurs de mécaniques cachés derrière des lunettes noires. Allez-y !    
 

20:20 Publié dans Ressources | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Ecriture |

10/07/2005

La flexsécurité

Chronique de la ressource -6-
The Human Resource Weekly Chronicle

Chronique des illusionistes

On a dit que cette chronique se moquait de l’actualité, ce qui pour une chronique est un peu l’équivalent d’un hôpital qui se fout de la charité. Je dois admettre que c'est un peu vrai et j’ai donc décidé aujourd’hui de m’intéresser à la charité… pardon, à l’actualité.

La dernière rage dans le domaine de la ressource s’appelle la flexsécurité. Un terme qui nous viendrait du royaume de Hamlet où, disait-on, il y avait quelque chose de pourri. En plus d’être un assez mauvais mot-valise c’est un oxymore. C’est un peu comme le changement dans la continuité de Pompidou.

Lorsque je lis : « La flexsécurité va créer un CDI-nouvelle embauche qui va associer la flexibilité pour les entreprises à la sécurité pour les salariés. » Moi, je dis: bravo ! Dans cette chronique je me suis fixé la règle très stricte ne jamais parler de politique mais je ne m’interdit aucunement les discours sur la prestidigitation. Donc si, en plus, Dominique de Villepin nous sort des lapins et des tourterelles, moi je vote pour lui au grand concours de la magie qui aura lieu à Matignon en septembre.

 

J'aimerais rappeler que dans ce domaine, il y a une sacrée concurrence. Rien que ces deux dernières années, on a eu :

  • Décembre 2003 - Le contrat de mission du Syntec. Un CDD allongé qui dépasserait la période légale de dix-huit mois dont les termes seraient calés sur la durée d’une mission.
  • Janvier 2004 - Le contrat de projet - Rapport de Virville le DRH de Renault reprend l’idée d’un super-CDD de plusieurs années.
  • Mai 2004 - Le CDI de performance de CroissancePlus L’employeur fixe les compétences Après deux évaluations négatives, le salarié peut se voir congédier avec un chèque de départ.
  • Octobre 2004 - Le contrat de travail unique  rapport Camdessus Les droits du salarié seraient proportionnels à son ancienneté.
  • Octobre 2004 - Le contrat export de Nicolas Sarkozy Contrat dédié aux PME exportatrices, dont l’échéance n’est pas fixée à l’avance.

Voilà. Si je voulais remonter aux années Mitterrand, un livre n’y suffirait pas. On le voit, l’actualité est à l'illusion. Le concours est ouvert, rendez-vous en septembre à Matignon. Le grand défi de l’automne sera : comment donner à la ressource condamnée aux CDD l’illusion qu’elle a un CDI. Comment faire pour qu’elle ne se rende pas compte que certains ont tout quand d’autres n’ont pas grand-chose. Nos magiciens s'entrainent, ils ont tout l'été pour ça. On les encourage.

Rien ne va plus dans le monde de la ressource…

17:50 Publié dans Ressources | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Ecriture |

03/07/2005

Smoking

Chronique de la ressource -5-
The Human Resource Weekly Chronicle

 

On le sait, ce blog est un blog humaniste puisqu’il se propose de donner des nouvelles de l’homme et que cette chronique donne des nouvelles de la ressource confrontée à un monde devenu mondial et un univers impitoyable dont les seules valeurs sont le rendement, la croissance, la performance, la compétition, le challenge permanent.

A moins de vivre dans le fin fond de la Creuse et faire des fromages de chèvres (salut Michel) on sait que la ressource fume de moins en moins. Pourtant, mine de rien, la clope était un sacré exutoire pour la ressource ancienne confrontée à des cadences de travail encore plus infernale. Naguère, la moindre réunion se passait dans un brouillard aussi épais que le smog qui sévit en automne dans le bassin genevois quand l’anticyclone se prélasse dans nos contrées. En ces temps là, même les non-fumeurs fumaient.

Et puis, soudain, presque sans s’en apercevoir, on n’a arrêté de fumer. La vague a traversée l’Atlantique comme les dépressions qui, sans prévenir, viennent chasser l’anticyclone automnal. Cela a commencé par les salles de réunions car, au début, on avait beau lui donner mauvaise conscience, le programmeur continuait de cloper dans son bureau. Il ricanait en douce derrière son écran, avec la fumée qui lui sortait par les oreilles. Il ne perdait rien pour attendre.

Trois ans plus tard, ce fut la mode des bureaux paysagers. Un bureau où on entasse trente experts assez bien payés, supposés se concentrer, car l’avenir de l’entreprise en dépend. Les conflits entre fumeurs et non-fumeurs devenaient ingérables. Trois mois plus tard, on interdisait de fumer dans tous les bâtiments à l’exclusion d’un petit local exigu et non ventilé. L’affaire devenait grave. La qualité des programmes s’en ressentait. Chaque soir le femme du programmeur pouvait, elle aussi, sentir la douce odeur de tabac froid de la salle fumeur imprégnée sur les vêtements de son mari multipliant les sources de conflit : « -T’es encore allé traîné où hier soir ? – Quand j’ai eu fini de tester mon programme, il était onze heures, je suis rentré. » Il n’était pas cru, à terme leur union était cuite.

Pourtant, il s’est passé une chose étonnante dans les salles fumeurs. C’était le seul endroit de l’entreprise où on communiquait. On parlait foot, télé, mais aussi de boulot. Ce regain de communication entre les personnes et les départements évitait bien des bourdes à l’entreprise… C’est pourquoi quelqu’un a décidé que c’en était trop, qu’il fallait sévir et revenir aux pratiques anciennes d’hermétisme entre les ressources. Le management prétendit que c’étaient une décision des RH, les RH dirent avoir agit sur ordre. N’empêche que plus personne ne fume dans les bâtiments. La consommation d’anti-dépresseurs augmente. Comme l’argent, ces derniers n’ont pas d’odeurs et le DRH peut savourer sa satisfaction d’avoir mener à bien l’éradication.

Seule sa femme fume encore le soir, une cigarette ou deux après le repas. Il l’a prévenu si elle ne change pas ses habitudes, elle est virée.

Rien ne va plus dans le monde de la ressource…

15:55 Publié dans Ressources | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Littérature |

26/06/2005

Météo

Chronique de la ressource -4-
The Human Resource Weekly Chronicle

Le printemps était pluvieux. L’été commence chaudement. Le vacancier s’alarme, le jardinier s’inquiète. On craint les inondations pour septembre, le Redonnais de Redon ne veut plus faire de barque sur la Vilaine. Redon, Ille-et-Vilaine, constructions automobiles, nœud ferroviaire, n’est pas un port de pêche. Il faut que cela se sache ! Le temps se réchauffe. C’est la faute au CO2. C’est la faute aux voitures qu’on construit à Redon ou ailleurs. La ressource humaine consomme trop de ressources naturelles. Du coup, il pleut trop, il fait trop froid, trop chaud, le temps se détraque. Voilà !

Le problème de l’homme et du climat remonte à la plus haute antiquité. Les propos sur le temps qu’il fait, qu’il a fait… qu’il fera remonte très précisément à Stonehenge, le site mégalithique au sud de l’Angleterre. Les Anglais mégalithiques avaient inventé la conversation météorologique. Les préhistoriens nous l’ont raconté. C’est prouvé, inutile de revenir là-dessus. La question que se pose le chroniqueur du neotic est : « depuis Stonhenge, les nouvelles TIC ont changé la prévision du temps qu’il va faire. N’ont-elle pas ? »

Dans ces temps mégalithiques, l’homme était un paysan. C’est dire à quel point, la pluie et le beau temps étaient pour lui choses essentielles. Il lui fallait surveiller le ciel tous les jours pour décider de la récolte, on interrogeait les vieux. Eux connaissaient les proverbes : « …à la saint Augustin, récolte tes fruits et pense à ton vin ». Les vieux disaient donc qu’il fallait récolter toutes affaires cessantes avant l’orage. En conséquence, nos ancêtres passaient les semaines suivantes en danse et en libation. Une fois de plus ils n’avaient pas écouté la voix de la sagesse. La récolte était abondante et les vieux sages grincheux s’étaient plantés. Ça ne ratait jamais !

Au temps des Tic, tout est changé. On ne regarde le ciel qu’à partir du mercredi. On le regarde sur son écran d’ordinateur en cachette du chef qui ait la même chose. Le lundi et le mardi on s’en fout, puis les cartes s’affichent, http://www.meteo.fr, soleil éclatant, soleil timide, nuage sur le soleil, nuage tout seul, pluie sur le nuage. C’est comme dans le journal en dernière page, mais en plus ludique. L’homme surveille le changement de temps. Ça ne lui coûte rien. Il clique sur la ville. Il clique sur la grenouille qui saute sur l’échelle. Le mercredi soleil, le jeudi nuage sur le soleil, le vendredi nuage tout seul, pour samedi et dimanche pluie sous le nuage. Et hop, encore une semaine de passée.

Comme son ancêtre, l’homme des TIC a chaud, très chaud et en plus il hésite. Il aimerait qu’on le guide. Il prétend qu’il veut connaître le futur, mais ce qu’il aime surtout, c’est que la machine choisisse à sa place. Il se fait composer un poème au hasard parmi cent mille milliards. Il lit une fable de La Fontaine au hasard : Le Héron. « Un jour sur ses longs pieds allait je ne sais où, le Héron au long bec emmanché d’un long cou, il côtoyait une rivière. L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours. Ma commère la carpe y faisait mille tours… ». Il n’y a pas plus beau et de plus rafraîchissant que La Fontaine par ces temps de canicule.

Rien ne va plus dans le monde de la ressource…

21:40 Publié dans Ressources | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Littérature |