19/04/2012
A Samarkand
Arso est le reporter photographique favori de ce blog.
Il s’intéresse à l’art, à la politique et à tous les phénomènes de société en général. L’an dernier, il est parti aux confins de l’Islam, à Samarkand, d'où il a ramené cette photo. Une photo qui comme d’habitude pose une question fondamentale, pour lire le petit panneau vous pouvez zoomer sur picasa.
On se souvient de son reportage en Italie juste après la victoire de Sarkozy en mai 2007. Il avait préssenti la chute avec son nez habituel.

Au salon du coucher de soleil

En quête de solution pour la fin du pétrole:

18:42 Publié dans Arso | Lien permanent | Commentaires (0) |
18/04/2012
Mémoires d'ouvriers
Le dernier film de Gilles Perret.
La force de Gilles Perret c’est de partir du particulier, du local pour toucher à l’universel. Je réalise que j’avais déjà écrit la même chose à propos de son premier film 3 frères. On peut bien sûr affirmer la même chose pour son film indispensable Ma mondialisation.
De mémoires d’ouvriers commence à Cluses où, en 1904, trois ouvriers furent tués par leurs patrons dans le bâtiment qui sert aujourd’hui de mairie. Clin d’œil antiraciste, seul un ouvrier maghrébin semble avoir garder la mémoire de cet assassinat.
Ensuite le film part en Savoie pour nous raconter la grande histoire sociale française. De la naissance de l'électrométallurgie, en passant par les grands travaux des Alpes et la mutation de l'industrie, jusqu'au déploiement de l'industrie touristique, c'est l'histoire ouvrière en général que racontent les hommes rencontrés par Gilles Perret. Dignes et lucides, ils se souviennent de ce qu'ils furent et témoignent de ce qu'ils sont devenus dans la mondialisation.
Allez le voir !
11:18 Publié dans Cinéma, Mondialisation | Lien permanent | Commentaires (0) |
17/04/2012
Méditation
L'oran Outan de Bornéo très concentré
21:36 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (0) |
16/04/2012
Corindon
Le film de Gilles Perret « Mémoires d’ouvriers » nous parle entre autre d’une usine située à La Bathie en Maurienne à une dizaine de kilomètres d’Albertville. Cette usine vient d’être vendu par Rio Tinto (qui la tenait de ALCAN qui l’avait achetée à Pechiney) à HIG un fonds d’investissement. Inutile de dire à quel point les 170 ouvriers sont préoccupés. C’est un grand classique, Rio Tinto et Alcan étaient des industriels de l’Alu, HIG est un industriel de la finance. Ainsi va le libéralisme économique.
L’échelle de Mohs peut-elle mesurer la dureté du capitalisme ?
On connaît grâce à ce blog et à Wikipedia, l’échelle INES qui mesure les accidents nucléaires, l’échelle Scoville qui mesure la force des piments, l’échelle de Fujita qui mesure la force des tornades, l’échelle de Beaufort qui mesure la force des vent, l’échelle de Richter (ou celle de Mercalli) qui mesure la force des séismes ou l'échelle sociale dont les barreaux tendent à s'écarter. Voici l'échelle de Mohs qui mesure la dureté.
Quel rapport me direz-vous ? Eh bien l’usine de La Bathie produit du Corindon. Le corindon est un oxyde d'aluminium anhydre cristallisé, de formule Al2O3. Dans la nature le corindon peut se présenter sous forme de pierres précieuses, rubis, saphir. On le connaît sous le nom d’émeri, la fameuse toile émeri*. On fabrique du Corindon comme abrasif car il est très dur. Un indice 9 sur l’échelle de Mohs.
Il n’y a que le diamant qui rivalise avec le corindon en dureté. Le diamant est à 10 sur l’échelle inventée par Friedrich Mohs. Cette échelle est basée sur 10 minéraux que l’on peut facilement comparer.
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1 |
Talc |
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2 |
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3 |
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4 |
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5 |
Apatite |
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6 |
Orthose |
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7 |
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8 |
Topaze |
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9 |
Corindon |
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10 |
Zéro pour le yaourt, le reblochon ou même le beaufort de Savoie...
* Si quelqu'un est bouché à l'émeri, c'est qu'il ne comprend pas grand chose, il est hérmétique à tout intelligence. Ce blog ne s'adresse pas à eux, évidemment.
14:22 Publié dans Echelles, Libéralisme, Science | Lien permanent | Commentaires (4) |



