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16.05.2008

Camembert

Alexandre Vialatte prend plaisir à décrire son ami Michel Chrestien attaquant un camembert dans "La Montagne" le 14 avril 1953.

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"Il est spectacle bien grand et un plaisir bien légitime, bien doux aux coeurs vertueux et sensibles et aux amis des choses vraiment majestueuses, une expérience bien faite pour réconcilier l'homme avec la condition humaine, un tableau pompeux, une leçon,un frisson nouveau dans l'histoire, bref une consolation dans cette vallée de larmes, c'est de voir Michel Crestien attaquer le camembert[...] Il a l'économie d'efforts et l'efficacité de geste que nécessitent les travaux de précision, les oeuvres d'art et les ouvrages de longues haleines.[...] Disons seulement que rien n'est plus senti, plus imprégné de conscience humaine et stomachique. Ce n'est plus de l'alimentation, c'est de l'hymne à la nourriture, c'est du cantique, c'est de la mystique, ce sont des psaumes de l'Estomac. Il ne mange pas, il communie. C'est le rassurant dans le somptueux, c'est le sobre en même temps que l'orné, c'est l'équilibre intelligent, la ligne pure et la maîtrise. Parlons bas retenons notre souffle ; nous venons d'entrevoir le parfait. "

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15.05.2008

A travers les siècles

La rédac du mois de mai. 33 blogs ce mois ci participent : Le théme                   "Les voyages dans le temps"   

Voyager sur la terre peut déjà être dangereux. Voyager dans l'espace encore plus, alors, voyager dans le temps... Non, le seul voyage dans le temps qui me ferait vraiment envie serait celui qui me ramènerait au doux temps de l’insouciance, au temps de l’enfance, au temps des lectures, disons dans les années soixante, dans mon pays savoyard avec ses vaches et ses clochers.

Il y avait fort peu de livres à la maison si l’on excepte quelques almanachs. J’ai toujours pensé que mon goût de la lecture m’est venu de ces fameux albums de Mickey qu’à chaque anniversaire et même en quelques autres occasions, mon parrain m’offrait quand j’avais entre 7 et 12 ans. Cela avait le format d’un gros livre bourré de bandes dessinées et de quelques textes pas trop compliqués comme les trucs et astuces des castors juniors…

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Je commençais par les histoires complètes, Géo Trouvetout, Picsou, Pat Hibulaire, le grand méchant loup… et je gardais pour la fin les histoires à suivre. L’avantage de l’album, qui devait regrouper une vingtaine de journaux hebdomadaires, c’est qu’il permettait de suivre une histoire « à suivre… » en tournant les pages d’un fascicule à l’autre. La dernière histoire à suivre que je lisais, du moins au début, s’intitulait « Mickey à travers les siècles. » Le dessin en était moins coloré, plus complexe, donc moins attirant que les autres.

Mickey se promenait d’époque en époque suivant une séquence très aléatoire. Chaque séquence se terminait par un coup qu’il prenait sur la tête. Sous Saint Louis, il prenait un bouclier de Sarazin et hop il arrivait sous Doclétien, après quelques aventures, il finissait par tomber d’un char pour se retrouver au XIX, là il finissait par tomber d’une pelle mécanique ancestrale pour se retrouver à l’époque du masque de fer en 1662. Il tombait d’une échelle et hop, il arrivait sous Louis XI… Bref l’énumération serait fastidieuse et elle se trouve ici    

  C’était une sacrée leçon d’histoire. Je pense qu’avec les premiers albums, je devais être trop jeune pour apprécier mais au fur et à mesure que je grandissais, j’ai commencé à aimer ces voyages dans l’histoire. Paraît que le nouveau LHC du Cern pourrait permettre des voyages dans le temps. Je rêve d’une machine qui me permettrait de me retrouver dans ce coin de grenier où je me réfugiais pour lire tranquille et où je dévorais aussi les Bob Morane et les comics bon marché qu’en Italie on appelle de « fumetti »… Tartine Mariole, Akim, Buck Jones, Kid Carson. La lecture c’est de la science fiction, On y trouve de la transmission de pensée spatio-temporelle et du voyage illimité dans le temps. Toutes les chimères y ont droit de cité. 

Allez lire les autres: 

Laurent, Olivier, Bergere, Bertrand, JvH, Bluelulie, Hibiscus, Anne, Chantal, Looange, V à l'ouest, Jo Ann v, William, Catie, Nanou, Cecfrombelgium, Gally, La Nymphette, Julie70, Gazou, BlogBalso, Vladyk, Lucile, Guy Cardinal, Joël, Linda, Denis, Julie, Isabelle, Le chat qui, Lodi, Ckankonvaou, Mahie

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14.05.2008

Kafka suite...

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Kafka sur le rivage

 de 

Haruki Murakami

...Suite de

 

Kafka, notre héros de quinze ans, est arrivé sur l’île de Shikoku*, il va se rendre chaque jour dans une bibliothèque où il fait la connaissance de deux personnages attachant. Oshima San, l’homme à l’immense culture qui cite aussi bien les écrivains contemporains qu’Eschile ou Euripide. Mlle Seaki qui dirige la bibliothèque.

De son côté, Nakata, dans sa quête d’une petite chatte écaille de tortue, va se trouver confronter au père de Kafka qui va le provoquer jusqu’à que Nakata soit obligé de le tuer. Du coup Nakata doit quitter Tokyo et part en direction de l’île de Shikoku. Sur sa route, il rencontre une jeune chauffeur routier, Hoshino, qui au contact de Nakata va découvrir un monde intérieur bien différent et bien plus riche que celui dans lequel il avait vécu jusque là.

Les vies parallèles de nos deux héros vont peut-être se rejoindre. Mais rien n’est simple dans ce roman où les parallèles peuvent aussi se rencontrer dans le surnaturel. Les forêts se peuplent de soldats échappés de la dernière guerre, les poissons et les sangsues tombent du ciel et les prostituées se mettent à lire Hegel.

Kafka sur le rivage est un conte initiatique qui nous plonge dans une odyssée moderne et onirique au cœur du Japon contemporain bien que ce livre soit fort peu japonais. Comme les autres Murakami, à l’exception de la course au mouton sauvage, ce roman est traduit par Corinne Atlan. Bien que n’ayant pas d’éléments objectifs pour vraiment juger, il me semble que cette traductrice se coule à merveille dans les romans de Murakami.

La construction avec les chapitres en alternance semble simple mais la manière dont Murakami nous livre l’histoire est habile et complexe. Par exemple, on découvre progressivement les raisons qui ont poussées Kafka à fuguer, il veut échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui, c’est la prophétie d’Œdipe : Tu tueras ton père et couchera avec ta mère.

Les références littéraires, musicales ou cinématographiques sont nombreuses et toujours bien amenées. Bref, si vous n’êtes pas allergique à un brin de surnaturel, que 600 pages ne vous inquiètent pas trop, alors lisez ce livre sans hésiter.

* L’archipel japonais se découpe en quatre îles principales, Honshū (Tokyo, Hiroshima, Nagoya, Kyoto…)  Hokkaidō, Kyūshū, et Shikoku.

11:00 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

12.05.2008

Débris d'URSS

Plus vaste État du monde, l'URSS occupait le 1/6 des terres émergées. Elle s'étendait sur 11 fuseaux horaires, de la mer Baltique à la mer Noire et à l'océan Pacifique, c'est-à-dire toute la partie nord de l'Eurasie. C'était au siècle dernier.

Né le 30 décembre 1922, c’était un empire fragile sous ses airs de colosse militaire nucléarisé, qui aura quand même vécu 69 ans lors de son décès le 21 décembre 1991. La Russie, 17 des 22 millions de kilomètres carrés et 142 millions d’habitants, a repris l’héritage de l’empire, le gros des forces militaires et le siège au conseil permanent de l’ONU. Poutine, tel un manager de multinationale américane, a décidé que la Russie serait la 6ième puissance économique en 2020. Lire aussi l'article de Agoravox sur le nouveau président Medvedev

J’ai déjà parlé ici d’un certains nombre de ces débris de l’URSS. La Gagaouzie ou la Transinistrie ou de la Kabardino-Balkarie entre autres. Je viens de découvrir 2 éclats de la Géorgie :

L'Abkhazie peuplée d’abkhazes qui ont mis à la porte la majorité géorgienne de leur mouchoir de poche de 8800 km2 et l'Ossétie du Sud, un territoire de 3900 km2 à qui le Géorgie a refusé l’autonomie et cherche a se rattacher à l’Ossétie du Nord, une ex-république de feue l’URSS. L'Abkhazie mène la vie dure à la Géorgie très fragilisée depuis l'explosion de l'empire.

Abkhazie    (Géorgie- à gauche, la mer noire)    Ossétie  du Sud

 

08:35 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

09.05.2008

Bufo

 

On la trouve dans la peau

des crapauds (bufo)

des grenouilles (rana),

dans des champignons

ainsi que dans le cerveau, le plasma sanguin et l'urine des schizophrènes, la bufoténine est une substance très hallucinogène (enthéogène).

Isolée en 1902 par deux physiologistes français, Césaire Phisalix et Gabriel Bertrand, à partir de la glande parotide d'un crapaud, le Bufo alvarius. La bufoténine et la psilocine (extraite des champignons psilocybes) sont des molécules presque identiques. Elles sont utilisée par les chamans.

Dans le cerveau, ces substances contrent un précieux neurotransmetteur la sérotonine.  Quand la sérotonine  ne transmet plus le cerveau se met  à fonctionner...  bizarrement.

07:35 Publié dans hallucinant | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

08.05.2008

Kafka sur le rivage

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 Kafka sur le rivage

de 

Haruki Murakami

Après à l'ouest de la frontière,

les amants du spoutnik,

la chasse au mouton sauvage...

Kafka sur la rivage

L’histoire commence avec Kafka Tamura, 15 ans, qui s'enfuit de sa maison de Tokyo/Nakano où il vit avec un père absent et indifférent. Kafka parle à une sorte de voix intérieure, le garçon nommé corbeau. On apprendra que corbeau se dit kafka en tchèque. Ce n’est pas la seule référence littéraire ou artistique de ce livre passionnant de plus de 600 pages qui tient le lecteur en haleine. Haruki Murakami fait intervenir la musique de Beethoven et de Haydn, et aussi Prince ou Radiohead, il parle de Hegel et de Bergson, de romanciers japonais, de Truffaut…

Au second chapitre, on se retrouve dans les archives du Military Inteligence Service (MIS). A la fin de la dernière guerre, le MIS enquête sur un drôle d’incident qui s’est passé sur la colline « bol de riz » dans une partie de l’archipel japonais, éloignée de Tokyo. Le rapport militaire décrit les faits. Une institutrice est en promenade avec sa classe pour cueillir des champignons et agrémenter l’ordinaire des menus de guerre. Soudain tous les enfants tombent dans un coma de deux heures. Un seul va y rester plus longtemps. Il s’appelle Nakata, c’est notre deuxième héros.

Ensuite les chapitres Kafka et Nakata vont alterner.  

La fuite de Kafka et les rencontres qu’il fait. Pour commencer dans le train entre Tokyo et l’île de Shikoku au sud-est de l’île principale, assez loin de la capitale, il rencontre Sakura, une fille plus âgée que lui qui a aussi fuit sa famille pour devenir coiffeuse. Puis, il fréquente une bibliothèque privée un peu spéciale, dédiée au Haiku et à la poésie. Il s'y rend entre l’auberge de jeunesse et la salle de muscu. Kafka, un prénom d’emprunt, vit sa vie de jeune fugueur plus mûr que son âge.

Nakata, qui parle de lui à la troisième personne, « Nakata n’est pas très intelligent », il est illéttré et un simple d'esprit. Pour arrondir sa pans—ion, que lui octroie le préfet de Tokyo, il retrouve les chats perdus du voisinage. C'est une chance que Nakata parle le langage des chats. 

Nous voici lancés sur les traces de ces deux personnages de roman tels qu’un écrivain rêve d’en inventer une fois dans sa vie. Ce roman, aux limites du monde logique,  m’a fait penser aux mémoires de Gabriel Garcia Marques lorsqu’il raconte à quel point le début de la métamorphose l’a libéré de la nécessité d’écrire de choses rationnelles. « Un matin au sortir de rêves agités, Grégoire Samsa s'éveilla dans son lit transformé en un monstrueux insecte. »

Ce qui nous a valu « cent ans de solitude ». Kafka sur le rivage est le Cent ans de solitude japonais de Murakami.  C'est aussi un grand livre d'initiation à la Siddharta de Hesse.

On en reparle…

05:00 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

07.05.2008

Lutetia

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 Lutetia

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Pierre Assouline

 

Edouard Kiefer, Alsacien, parfaitement bilingue, ancien flic des RG est le détective chargé de la sécurité de l'hôtel Lutetia et de ses clients. Discret, peu bavard, il sait tout sur Lutetia mais ne dit rien. Kiefer est le narrateur qu’a choisi Assouline pour nous guider dans les trois parties de ce roman historique.

Avant guerre, le Lutetia est un hotêl de luxe, le seul de la rive gauche, il tient tête aux palaces de la rive droite. Des gens prestigieux y séjournent, James Joyce, Albert Cohen, Matisse et même le général de Gaule quelques jours avant le 18 juin 40… Kiefer fait de fiches sur les clients et les employés. A travers lui on découvre un petit monde de privilégiés d’un autre âge.  

Puis, la guerre éclate, les allemands occupent Paris et le Lutetia réquisitionné par l'Abwehr, le service de contre espionnage allemand. Kiefer est utilisé comme interprète et continue de s’occuper de la sécurité mais les hôtes sont souvent moins charmants que dans la première période. Au début, Kiefer ne se mouille pas trop puis progressivement, il va pencher vers la résistance.

Enfin, la guerre se termine. Paris est libéré et Lutetia devient centre d'acceuil et de ralliement des déportés. Toute la misère des camps envahit le Palace. Kiefer ne fait plus de fiches mais il nous fait vivre ce que cette guerre a eut de plus atroce, le massacre des juifs. Cette troisième partie est la plus poignante et aussi la meilleure selon moi.

A travers ces trois périodes, les personnages apparaissent et parfois reviennent à Lutetia. Comme dans Le dernier des Camondo, on reste pantois devant la documentation qu'a dû réunir Pierre Assouline pour recréer pour nous ce morceau d’histoire. Il sait allier la précision historique et le souffle romanesque. L’écriture est agréable et nous restituer toutes ces atmosphères si différentes réunies dans un lieu unique.

Si je me suis parfois ennuyé dans les deux premières parties, je n’ai pas regretté d’avoir atteint la troisième et d’avoir terminé ce roman que je recommande chaudement à tous les amateurs du genre.

07:20 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06.05.2008

Enfumage ?

 

Carlos Castaneda

est né

le 25 décembre 1925

à Cajamarca au Pérou

et serait mort

le 27 avril 1998.

Mais est-il vraiment mort ?

 

En 1960, Castaneda, étudiant en anthropologie à UCLA, rencontre Juan Matus, un Indien Yaqui, dont il devint le disciple. L'ensemble de son œuvre découle des expériences et enseignements tirés de cette rencontre.

Dans ses ouvrages, Carlos Castaneda fait le récit de son initiation, par don Juan Matus, au savoir des chamans du Mexique. Pendant plus de dix ans, il rend de nombreuses visites au sorcier. Carlos Castaneda décrit son immersion dans le monde de don Juan sur une longue période qui trouve son paroxysme au moment où don Juan Matus et son clan décident de quitter ce monde, laissant derrière eux une nouvelle génération d'apprentis, à leur tour entièrement impliqués dans la quête de la liberté absolue.

Une vaste polémique fait rage depuis des décennies sur l'authenticité du récit de Castaneda. L’œuvre ne serait que le roman d’un écrivain facétieux dont la seule qualité serait une imagination illimitée. Il existe de très fortes présomptions de fraudes et de mystifications. On a des preuves indiscutables de plagiats, d’incohérences géographiques, de contradictions chronologiques… L’œuvre de Castaneda a eu un immense succès commercial et on peut le soupçonner de mercantilisme aux dépends d’un grands nombre d’adeptes naïfs et friands de cette ancienne sagesse américaine retrouvée.   

Alejandro Jodorowsky tranche le débat d'une façon élégante : soit les récits sont vrais, et Castaneda est un grand initié, soit il a tout inventé, et alors c'est un génie littéraire.

** Je n'ai pas lu Castaneda à l'époque du mouvement hippie, flower  power... mais beaucoup plus tard. Et pour répondre à la question de Sugus sur la petite fumette, si j'ai tiré quelques bouffées de hashish qui m'ont provoqué quelques fous rires incontrolables, ceci n'a rien à voir avec les substances enthogénes mentionnées par Castaneda. A l'armée, j'ai une fois évité une proposition de LSD dont certains ont eu bien de la peine à se remettre.

 

 

08:55 Publié dans hallucinant | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

05.05.2008

Extraction

Pour répondre à la question d’Alain… Comment extraire de la bufoténine d’un crapaud (toad en anglais) bufo alvarius. A noter sur youtube pas mal d'autres videos pour faire sa petite cuisine aux enthéogènes par cette sympathique jeune fille.

11:40 Publié dans hallucinant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

03.05.2008

Enthèogène

Si votre fils vous dit qu’il prend des substances enthéogènes, ne vous fiez pas à votre connaissance des racines grecques mais plutôt à celles des plantes.
 
  • En – à l’intérieur de soi  
  • Théo – Dieu
  • Gènes – Qui engendre

 Quelques  exemples de substances enthéogènes :

  • la mescaline (le peyotl) produit par un cactus [photo]
  • la psilocybine produite par un champignon
  • la diméthyltryptamine produite par des plantes de la famille des caféiers [photo] ou des mimosa et même par la Bufo alvarius
  • la bufoténine chez le Bufo alvarius et dans les urines des schizophrènes.
  • la salvinorine produite par la sauge des devins
  • le LSA présent dans les graines de certaines plantes.
  • le LSD tiré de l’ergot du seigle
  • la scopolamine contenue dans la datura (de la famille des tomates et des patates)
  • l 'ibogaïne contenue dans la racine de la Tabernanthe iboga

Les sorciers et autres chamans ont utilisé ces substances hallucinogènes, sans doute pour trouver Dieu. On peut lire les œuvres de Carlos Castaneda en commençant par l’herbe du diable et la petite fumée.  Le Bufo alvarius est un crapeau. 

 

11:00 Publié dans hallucinant | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

02.05.2008

Robots

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Du nouveau dans le monde des robots...

ll s’appelle iCub, c’est un petit robot d’un mètre de haut et il sera, peut-être un jour, célébré pour être le premier androïde à avoir appris à parler grâce à des méthodes similaires à celles qu’emploient les humains.

Et pour porter ses bagages iCub pourrait utiliser un grand chien qui tient toujours debout…

The sound is very annoying but the big-robot-dog is absolutly incredible. 

 

06:05 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

01.05.2008

Pas de chinois

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Plusieurs auteurs ont tenté de définir les règles du roman policier. Le plus connu est S.S Van Dine, critique littéraire et auteur de mauvais polars, qui publia 20 règles très connues. Pourtant, le premier qui s’y est colleté s'appelait Ronald Knox.
 
Le premier des grands fans de Conan Doyle.

 

Ronald Knox était un ecclésiastique traducteur de la Bible (rien à voir avec le joyeux luron écossais, copain de Calvin) qui connaissait son Sherlock Holmes sur le bout de son missel. Il en a tiré 10 règles que je vous livre traduites et simplifiées :

 

1 – Le criminel doit apparaître dans les débuts de l’histoire.

2- Tous précédé surnaturel doit être banni.

3 – Pas plus d’une chambre ou  passage secret par intrigue.

4 – Pas de poisons ou de trucs qui nécessitent une longue explication scientifique.

5 – Pas de chinois. (Van Dine ajoutera : Pas de majordome)

6 -  Le détective ne doit pas avoir une intuition inexpliquée.

7 – Le détective ne doit pas commettre le crime.

8 – Le détective ne doit pas disposer d’indices que n’a pas le lecteur.

9 – Si le détective a un comparse (Watson) il doit être moins fort que le détective mais à peine moins intelligent que le lecteur moyen.

10 – Pas de jumeaux, sauf si le lecteur y a été préparé.

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