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29.02.2008

L'agglomération

Intéressante réunion hier soir à Saint Julien avec pour thème :

Transport, emploi et développement durable

dans l'Agglomération Franco-Valdo-Genevoise ?

Il n’y avait rien moins que les deux co-présidents du projet d’agglomération, autour de Jean-Michel Thénard maire de Saint Julien, pour nous parler de ce sujet essentiel pour notre région transfrontalière :

3a6612e2d57885742a0cd9f95415128a.jpgRobert Cramer, qui est depuis 3 mois est membre du conseil d’état Suisse. Le conseil d’état est un peu notre sénat avec deux représentants par canton. Non seulement Robert Carmer est un des 50 « sénateurs » mais il est le premier et unique conseiller d’état du parti écologiste.  

[Pas de photo de Bernard sur le net - trop modeste :-)]

Bernard Gaud, président de la communauté de commune du Genevois et véritable cheville ouvrière, côté français, de ce projet qui vise à organiser notre agglomération, dont on prévoir une population d’un million d’habitants dans 20 ans.

Un projet ficelé et officiellement signé le 7 décembre dernier.  Le document a été transmis à la Confédération suisse et à l’Etat français fin décembre 2007. Il concrétise l’engagement des partenaires sur le long terme et va permettre de déposer la candidature de l’agglo- mération au financement du fond d’infrastructure helvétique.

Comme l’a souligné Bernard Gaud, électoralement parlant, il est plus facile et plus payant de refuser le mouvement et de se calfeutrer dans notre qualité de vie que de travailler dans ce projet. Mais qu’on le veuille ou non, la région va continuer de jouer son rôle d’aimant économique et si on a oublié d'organiser l’avenir ce sera la qualité de vie de nos enfant qui en patira. C'est une question éminemment politique au sens noble du mot et même philosophique qui se pose à nous.

C’est un des enjeux des élections dans 9 jours. Il me semble qu’il est important de ne pas casser le momentum créé, et Saint Julien, porte sud de Genève, qui est devenue, par l’action de son maire, un pole incontournable de l'agglomération genevoise.

Tout sur le projet d’agglo.

L'agglomération

L’arc du Genevois

La porte sud

Lundi 3 mars

20 heures

à l'Arande

Café Actu'L 

Intercommunalité et Démocratie

Présentation par bibi et débat 

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27.02.2008

Les amants du spoutnik

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Après « A l’ouest de la frontière, au sud du soleil. » j’ai lu les « amants du spoutnik » et je suis tombé encore une fois sous le charme.  

L’histoire : K. est instituteur, il raconte et nous parle de son amie Sumire dont il est amoureux. Sumire ne vit que pour la littérature, elle écrit, écrit, écrit, mais ne se satisfait pas de ses écrits, elle se trouve trop immature. Les amours sont souvent déçues. Sumire va tomber amoureuse de Miu une femme plus âgée et mystérieuse qui aime beaucoup Sumire d’un amour platonique, Miu entraîne Sumire dans son monde de luxe et plaisirs épicuriens.  

Un grand roman ! Murakami crée un univers. Je l’ai trouvé facile à lire. Les personnages de Sumire, Miu et K. sont très vivants on les aime tout de suite. J’ai eu l’impression de connaître personnellement Sumire, ses goûts, ses hésitations dans la vie… La belle et hiératique Miu dans son univers de vins français et de luxe et K. qui ne comprend pas Sumire mais qui est amoureux et pardonne tout y compris les appels à trois heures du mat. Progressivement on entre dans des eaux troubles. On passe de la raison, de la séduction vers un monde plus étrange, onirique. Que s’est il passé dans cette île grecque ?  L’auteur ne nous le dit pas… A chacun de trouver son explication.

On dit de Murakami qu’il est le moins japonais des écrivains japonais. C’est sans doute vrai et c’est aussi ce qui le rend si proche grâce à la traduction magistrale de Corinne Atlan.

Demain un autre Murakami bien plus spèce : La chasse au mouton sauvage

 

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26.02.2008

Kirghizistan

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La Kirghizie est un pays d'Asie centrale.
 
Capitale Bichkek.
 
Extrêmement montagneux.
 
Peuplé à l'origine par des populations nomades, ancienne république de l'URSS, le Kirghizistan est indépendant depuis la fin de cette dernière, en 1991.

D’un superficie de 198 500 km², c’est un pays totalement enclavé et montagneux. Le Pic Pobedy, sur la chaîne du Tien Shan frontière avec la Chine, culmine à 7 439 m. Les chaînes du Ferghana (au Nord) et du Pamir Alay (au Sud) prennent en tenaille la vallée du Ferghana (commune au Kirghizstan, à l'Ouzbékistan et au Tadjikistan). La chaîne du Pamir Alay culmine au Pic Lénine à 7 134 m.

Ces zones montagneuses divisent le pays en deux, le Nord et le Sud; ces deux parties ne communiquent que par des cols situés au moins à 2 700 m d'altitude.

Dans la vallée de Ferghana se trouve la large rivière Naryn, qui traverse la totalité du pays depuis les hauteurs des Tian Shan. Passé en Ouzbékistan, la rivière devient le Syr Daria, l'un des deux principaux fleuves nourriciers de l'Asie Centrale.

A l'Est, le lac Yssik Koul forme une petite mer intérieure de 6 332 km² à 1 620 m d'altitude, le deuxième plus grand lac de montagne du monde (après le lac Titicaca). Profond de 702 m, le lac est légèrement salé et ne gèle pas en hiver.

La langue kirghize appartient au groupe des langues turques. En 1924, un alphabet basé sur l'alphabet arabe fut introduit, remplacé par l'alphabet latin en 1928. En 1941, l'alphabet cyrillique fut définitivement adopté.

Le pays est très pauvre. Peuplés de nomades qui sont venus en trop grand nombre dans des villes qui ne pouvaient pas vraiment les accueillir. Très pollué (voir plus bas). Indépendant depuis 1991 et la chute de l’URSS,  PolUne démographie galopante. Une situation politique complexe mais avec les apparences de la démocratie (comme chez nous :-) Lire ce blog.

A suivre le voyage des blogtrotters en mars dans la vallée du Ferghana très pollué des suites de l’industrie soviétique et de son démantèlement

 Blogtrotters 6e édition au Kirghizstan

Recommandé par des Influenceurs

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24.02.2008

Physique

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Quelques notions essentielles de physique revisitées par un personnage de Woody Allen au petit déjeuner :

« Je suis grandement soulagé d'apprendre qu'on est enfin en mesure d'expliquer l'univers. J'allais finir par croire que c'était moi qui déraillais. Il s'avère que finalement la physique, telle une vieille tante qui radote, a réponse à tout. Le big-bang, les trous noirs et la soupe primordiale se rappellent à notre bon souvenir tous les mardis dans le « cahier sciences » du Times, tant et si bien que je comprends désormais les subtilités de la relativité générale et de la mécanique quantique aussi bien qu'Einstein - Einstein Moomjy, j'entends, le marchand de tapis. Comment ai-je pu ignorer si longtemps qu'il existe dans l'univers des unités aussi infimes que la « longueur de Planck », qui mesure un millionième de milliardième de milliardième de milliardième de centimètre ? Vous vous rendez compte, si vous en faites tomber une dans la salle obscure d'un cinéma, pour la retrouver ?

Comment fonctionne l'attraction universelle? Si la gravité devait soudain cesser, certains restaurants exigeraient-ils encore le port du veston ? Ce que je sais, en physique, c'est que pour un homme se tenant sur la berge, le temps passe plus vite que pour celui qui se trouve en bateau - surtout si ce dernier est avec sa femme. Le dernier miracle de la physique est la théorie des cordes, ou « théorie du tout ». Une théorie globale qui expliquerait l'ensemble des phénomènes physiques, y compris l'incident de la semaine dernière ci-dessous décrit. 

Je me suis réveillé vendredi, mais comme l'uni­vers est en pleine expansion, il m'a fallu plus de temps que de coutume pour trouver ma robe de chambre. Du coup, je suis parti en retard au travail. En outre, compte tenu de la relativité du concept de haut et de bas, l'ascenseur que j'ai pris montait et je me suis retrouvé au dernier étage de l'immeuble, où j'ai eu toutes les peines du monde à trouver un taxi. Il ne faut pas oublier qu'un homme voyageant dans un vaisseau spatial à une vitesse proche de celle de la lumière aurait donné l'impression de ne pas être en retard au bureau - voire d'être un peu en avance, et en tout cas mieux sapé que moi. Quand je suis finalement arrivé au travail, je suis allé voir mon patron, M. Muchnick, pour lui expliquer la raison de mon retard, sauf que ma masse a augmenté en proportion inverse du carré de la distance, ce qu'il a considéré comme de l'insubordination. Il a été ques­tion d'une retenue sur mon salaire, lequel, rapporté à la vitesse de la lumière, est de toute façon assez négli­geable. D'ailleurs, comparé au nombre d'atomes dans la galaxie d'Andromède, je gagne assez peu. J'ai essayé de faire part de mes réflexions à M. Muchnick. Il a dit que je ne tenais pas compte du fait que le temps et l'espace, c'était la même chose. Il a d'ailleurs juré que si cette situation venait à changer, j'aurais droit à une augmentation.

Je lui ai alors répondu que dans la mesure où le temps et l'espace revenaient au même, comme il faut trois heures pour fabriquer un article qui à l'arrivée mesure moins de quinze centimètres, on ne peut décemment pas le vendre à plus de cinq dollars. Le seul aspect positif de l'identité du temps et de l'es­pace, c'est que lorsque vous bourlinguez aux confins de l'univers pour un voyage de trois mille années ter­restres, certes, à votre retour, vos amis seront morts, mais au moins vous n'aurez pas besoin de Botox. »

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23.02.2008

Salon

29d1be0e96388bdd9b23cb47005e371b.jpgEst-ce que le président Sarkozy traite le monsieur plus très jeune de pauvre con ou de vieux con ? Perso, j'entends "vieux". Dans les deux cas c'est assez bizarre dans la bouche d’un président. Même Chirac avait plus de tenue.

23:20 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

22.02.2008

Bobby. Oui!

Au risque de me faire traiter de copieur. Je vous mets un peu de Bobby Lapointe. Ce n'est pas la même chanson qu'Alain, pour le papa du papa de mon papa allez chez lui.

 

21:40 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

21.02.2008

Prions!

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Si Malraux avait connu Internet, il aurait pu prévoir a quel point ce siècle serait non seulement religieux mais aussi passablement absurde.

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Grace à Woody Allen, je découvre un peu tard cette nouvelle  publiée dans le Guardian...

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Le site de ventes aux enchères en ligne eBay a atteint une nouvelle dimension spirituelle avec le cas d'un vendeur qui propose des prières contre de l'argent. Un certain Prayer Guy - l'Homme aux Prières - basé dans le comté de Kildare, en Irlande, a mis cinq prières en vente en partant sur la base d'un tarif initial de une livre par prière. Les acheteurs sujets à un besoin spirituel pressant peuvent, pour cinq livres, procéder à un achat immédiat. L’Homme aux Prières promet dès réception du paiement un « service adapté aux exigences du client » et une confirmation de prière par courrier électronique. Un représentant de la société eBay a déclaré que ce type de ventes était très courant sur le site américain.

Londres, The Guardian, le 15 août 2005.

22:15 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

20.02.2008

HLM

Si vous ne lisez pas le Monde 2, ce n’est pas par votre quotidien que vous avez appris la nouvelle, aucun journal ne l'a répercutée... Voilà: Non seulement Neuilly est une des dernières villes de France en matière de construction HLM mais en plus ces HLM sont occupés par le gratin et ceci en toute légalité. Si vous ne l’avez pas fait allez lire l’article ici.

Juste un petit extrait  pour la bonne bouche:

« Dernière découverte, au 18-20, rue Garnier : Alexandre Balkany, qui vient à peine de déménager après sept années de présence dans l'immeuble. Il est le fils d'Isabelle Balkany, actuelle vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine et de Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret, ex-vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine (1982-1988), ex-président de l'office HLM du département (1985-1988) et ami de longue date de Nicolas Sarkozy. »

Ensuite madame alkany explique pourquoi le fiston, agé de 20 ans au départ, a dû avoir recours à un HLM,  un peu plus  il était à  la rue le pauvre Alexandre. 

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Quand à Balkany père, on se souvient de ses déclarations fracassantes, pendant la campagne de son ami Nicolas, sur la pauvreté en France faites à une chaine de télé américaine bidon à réécouter... Après le coup du HLM de son fiston, cela prend un relief fabuleux.

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19.02.2008

Dans le bus

Porto est une ville magnifique dont le centre historique a été classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Sur le fleuve Douro le long duquel, en amont, on produit le fameux vin dans des décors en terrasse de toute beauté (encore au patrimoine de l’Unesco). Et puis, quand on en a marre de monter et descendre dans ces petites rues si pittoresques qui surplombent le Douro, on peut aller visiter le musée d’art contemporain et son parc enchanteur. Ensuite on déambule en bord de mer...
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La Sé - La cathédrale de  Porto.
Puis, quand, fatigués de marcher, vous prenez le bus 500, qui longe la mer puis les rives du Douro pour remonter place de la Libertade, vous pouvez vivre une scène de la vie ordinaire : Un môme qui se met à brailler dans un bus de plus en plus bondé. Huit ans peut-être, une voix éraillée mais très puissante. Le ton du caprice. Une note soutenue, très agressive, pendant des kilomètres... et les passagers qui prennent parti. Suivant leur tempérament ils se moquent ou ils donnent des conseils d’éducation ou encore ils scrogneugneutent assez fort pour être bien entendus de la mère et de la grand-mère qui semblent défendre bec et ongles les cris du marmot. 
 
Je dis « semble » car on ne comprend pas tout vu que là-bas, ils parlent portugais figurez-vous et que le portugais est une langue qui ne se parle pas comme elle s’écrit. A preuve les inscriptions dans le bus et le métro (très beau le métro!) qui ne correspondent pas à ce que dit la voix d’hôtesse. Il y a bien une vague ressemblance mais c’est assez éloigné. La prochaine fois je prends un cours de prononciation. Pour revenir à notre marmot, arrivé au terminus il gueule encore comme un goret qu’on égorge. La mère essaie de le consoler et lance des invectives aux passagers qui continuent de commenter ce manque d’éducation. Un vieux monsieur me fait le geste de donner une bonne calotte, il doit dire « Ce qui lui manque à ce môme là, c’est ça. »

La ville est magnifique, à mi-février on y trouve toutes sorte de fleurs : mimosas flambants jaune (des arbres énormes), rhodos, camélias, magnolias… bref c’est le printemps. Sans compter que les gens sont très gentils, très cools et de bonne humeur. On mange bien pour pas cher. Bref allez-y !  
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En haut: La tour du Clérigos samedi
En bas: Ponts sur le Douro 
 
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18.02.2008

Ponticelli

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« Cette guerre, on ne savait pas pourquoi on la faisait. On se battait contre des gens comme nous» 

Sous les pressions amicales, Lazare Ponticelli a finalement accepté qu'on lui fasse des funérailles nationales. Donc les beaux parleurs et futurs fauteurs de guerre vont encore pouvoir nous abreuver de leur grands discours creux sur le patriotisme. Il a refusé à le Panthéon, c'est déjà ça.

J'ai relu la vie de Lazare Ponticelli, le dernier poilu français mais aussi en passe de devenir le dernier italien. J'ai découvert qu'il a vécu des choses sur le front autrichiens que racontait au compte-goutte mon grand-père uniquement quand il avait un peu trop bu. 

Né à Bettola, petite ville du nord de l'Italie dans la région de Plaisance, dans une famille très pauvre de sept enfants Ponticelli vivait à Cordani, village de  montagne.

Dès le début de la Première Guerre mondiale, en trichant sur son âge, il s'engagea dans le premier régiment de marche de la Légion étrangère, de Sidi-Bel-Abbès, où il retrouva d'ailleurs l'un de ses frères, et fut envoyé sur le front à Soissons.

En mai 1915, il se trouve près de Verdun, quand on lui annonce qu'il est démobilisé. L'Italie vient en effet d'entrer en guerre aux côtés des Alliés et il doit rejoindre son pays. Comme il refuse de quitter l'uniforme français, c'est entre deux gendarmes qu'il est escorté jusqu'à Turin. Versé dans le 3e régiment de chasseurs alpins («Gli Alpini», le régiment de mon grand-père?), il est envoyé dans les montagnes du Tyrol pour se battre contre les Autrichiens. «Nous n'avions aucun compte à régler avec ces pauvres gars et beaucoup de mes camarades du Tyrol italien parlaient l'allemand, poursuit Lazare. Avec des élastiques, nous leur avons envoyé des messages écrits: "Pourquoi on se bat? "»

Pendant trois semaines, Italiens et Autrichiens vont fraterniser, échangeant des boules de pain contre du tabac, organisant même des patrouilles mixtes à skis. Punie par l'état-major, sa compagnie est envoyée à Monte Cucco (aujourd'hui en Slovénie), un secteur âprement disputé. Là, il reste pendant une cinquantaine d'heures agrippé à sa mitrailleuse Fiat pour empêcher les Autrichiens d'écraser les Alpini montés à l'assaut. Atteint à la joue par un éclat d'obus, aveuglé par son sang, il tire sans relâche. 200 Autrichiens finissent par se rendre. Lazare est relevé, opéré à vif, puis envoyé en convalescence à Naples.

Retour au front en 1918, au terrible Monte Grappa, dans les Préalpes vénitiennes. «Des hommes, touchés par les gaz, gonflaient et mouraient par paquets. Ceux qui arrivaient derrière étaient obligés de leur marcher dessus. Les corps éclataient comme des ballons...», relate le vieux soldat. Une larme coule de ses yeux fatigués d'avoir vu tant de souffrances. (*) C'est pourtant là, sur le Monte Grappa, qu'il criera sa joie d'apprendre la fin de la guerre.

Lazare revient d'entre les morts. Réserviste, il ne rentre en France qu'en 1920. L'année suivante, il crée avec Céleste et Bonfils, leur cadet, Ponticelli Frères, une société de chauffage et de tuyauterie, qui est aujourd'hui une multinationale de 2 000 salariés spécialisée dans le pétrole et le nucléaire. Naturalisé français en 1939, l'ancien combattant mène, pendant l'Occupation, puis la Libération de Paris, des actions de résistance. Il prend sa retraite dans les années 1960, et reste dans ce département du Val-de-Marne où sont installés de nombreux Italiens originaires des environs de Plaisance, comme lui. Là-bas, du côté de sa ville natale de Bettola (jumelée avec Nogent-sur-Marne), peu de jeunes connaissent le destin de cet enfant du pays, rarement revenu en Italie.

(*) Ce passage m'a rappellé Uomini Contro le film de Rosi qui dénonce les horreurs inutiles pour la prise de la colline de Montefiore sous les ordres d'un général stupide, les mutineries, les exécutions qui s'ensuivent. Avec 2800 soldats fusillés pour l'exemple, l'Italie détient le record de 14-18 (Angleterre 1800, France 2500 condamnations dont 600 exécutées).

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16.02.2008

Polygamie

Une chronique d'Alexandre Vialatte numéro 573 du 2 avril 1964.

JOIES ET MISÈRES DU POLYGAME.

L'homme aspire à avoir un grand nombre de femmes. Elles lui facilitent l'existence. L'une tient l'échelle, l'autre lui passe les clous, la troisième le marteau, les tenailles, et la quatrième le tableau. La cinquième tient le mercurochrome et les pansements tout prêts pour l'écrasement du pouce. L'homme peut ainsi orner en trois minutes le salon où il ne va jamais, d'un hareng saur sur une assiette, d'un clair de lune breton où du Remords poursuivant le Crime. Le hareng saur est plus gastronomique, le clair de lune plus flatteur, le Remords plus moral. De toute façon, ce sont de très belles peintures. Aussi chacun voudrait-il être polygame. L'homme d'aujourd'hui aime à gagner du temps.

Mais, à l'usage, il s'aperçoit qu'il en perd beaucoup avec seulement, disons douze femmes. Le polygame rêve de célibat. Sa vie se passe à être entravé par les nécessités de chacune de ses épouses. Quand il a fini avec l'une, c'est l'autre qui veut ci ou ça. L'homme sans femme est pareil à un homme sans bretelles, il n'a aucune aide extérieure, il doit courir en retenant son pantalon à pleine poignée. Mais l'homme couvert de femmes est un homme entravé, il court en perdant ses chaussures, il passe sa vie à renouer ses lacets. On voit par là combien le sort de l'homme est pénible il faut qu'il coure ou sans bretelles ou sans souliers.

Brigham Young, qui avait vingt-sept femmes, ne savait plus où les loger. Il les dispersa au-dehors, dans des habitations diverses. Mais sa vie ne fut plus que marche à pied. Il ne trouvait plus le temps de fumer un cigare, il écourtait ses comptes, il voulait faire trop vite, il se trompait dans ses additions. Il chercha à tayloriser. Par exemple avec les costumes. Il établit une espèce d'uniforme, inspiré de modèles militaires. Coquet d'ailleurs. Pour l’imposer à ses épouses. Un haut képi, un pantalon bouffant et une jupette. Ainsi vêtue, on avait l'air d'une cantinière des zouaves. Plus une longue veste en antilope. De forme vague. Qui faisait trappeur. Les femmes de M. Young auraient ressemblé là-dedans à des zouaves du pôle Nord. Elles n’en voulurent jamais. Il les menait au bal. On lui avait fait un prix : cinq dollars pour sa première femme, deux pour les autres. Il leur interdisait la valse et la polka, qui sont de la dernière indécence, il permettait seulement le quadrille et le cotillon. Au début de la première danse, il prononçait une courte prière ; pour sanctifier cette récréation.

C'est assez dire qu'il était mormon. C'était même lui qui avait succédé à M. Smith à la tête de l'Église des saints du dernier jour. L'ange Moroni était apparu à M. Smith, en jupe flottante, en 1823, pendant que M. Smith faisait la sieste. Et l'ange avait révélé à M. Smith, qui s'était contenté jusqu'à cette grande minute d'être un modeste agriculteur, ivrogne, violent et paillard, un peu malhonnête sur les bords, qu'il trouverait l'enseignement du Verbe sous un rocher de l'État de New York. Consigné sur des tablettes d'or en caractères égyptiens. Deux cailloux transparents, l'Urini et le Thummin, qui procuraient le don de double vue, lui permettraient de traduire aisément cet égyptien en anglais classique. M. Smith s'enferma aussitôt dans un ranch en compagnie d'un commerçant fort avisé du voisinage, pour traduire la parole de Dieu. On ne vit jamais les tablettes d'or: il les « cachait dans un baril de haricots pour les soustraire aux convoitises ». Ce fut du moins ce qu'il expliqua. Et il tira de la parole de Dieu un opuscule de 116 pages qui ordonnaient à l'homme de prendre plusieurs femmes et distillaient un mortel ennui.

L'idée eut un immense succès. On arriva de tous les coins du monde. En char à bœufs et en voiture à bras. Bientôt il n'y eut plus assez de bois pour suffire à tant de véhicules. Les saints venaient de Liverpool en brouette de bois vert ; à jante de cuir. L'hiver les surprenait en route, aux derniers deux mille kilomètres. Les Indiens les tuaient, la neige les gelait, les vaches s'échappaient, les essieux cassaient, les jantes lâchaient les roues des brouettes, les loups mangeaient les survivants, les patriarches épousaient ce qui restait. La police était faite par les « anges destructeurs », au revolver et au couteau de chasse.

Ann Eliza, la vingt-septième femme de Brigham Young, réussit quand même à s'échapper. Barnum lui offrit cinquante millions pour se montrer dans son cirque entre le nain Tom Pouce et Mme Feejee, la femme-poisson. Elle raconta le costume de zouave, qui horrifia toutes les élégantes, et la ladrerie de Brigham Young qui ne lui avait fait manger que de la viande en conserve (il mourut en laissant des milliards d'anciens francs). Tout le monde pleurait. Boston demanda à la rescapée trois semaines de conférences qu'on lui paierait cent mille dollars. Le président Grant vint lui serrer la main, et une loi, la loi Edmunds, abolit la polygamie.

Les saints, depuis ce jour, n'ont plus qu'une femme, mais leur président continue à ne prendre ses ordres que de Dieu. Directement. Ils donnent un dixième de leurs salaires à leur Église. « Elle possède la plupart des terrains de Salt Lake City, trois banques de classe internationale, des hôtels, des raffineries, des stations de radio, la majeure partie du commerce de l'Utah et une part imposante des actions de l'Union Pacifique. » Mais son budget est si secret que le fisc ne connaît pas lui-même l'énorme fortune des mormons.

Tout cela parce qu'un ivrogne a eu un jour l'idée de conseiller la polygamie par ordre exprès du Tout-puissant, en expliquant qu'il traduisait l'hébreu et les caractères égyptiens au moyen de deux pierres transparentes et cachait la parole de Dieu dans son baril de haricots pour que personne ne vienne la lui voler.

Qui oserait raconter cette histoire si elle n'était pas arrivée ? C'est d'une fantaisie d’éthylique que sont sortis tant d’austérité, de noirs destins, de milliards, de mysticisme, de puissance et de messieurs sérieux assis sur de gros coffres-forts, qui lisent la Bible et s’alimentent de salade cuite. Si vous voulez en savoir plus, lisez le livre  d’Irwing Wallace, la 27ième épouse du mormon. Vous aurez peut-être envie de construire comme lui un temple en forme de champignon qui tient sur deux colonnes : Patriotisme et Paiement des impôts.

Et c’est ainsi qu’Allah est grand.

19:55 Publié dans Vialatte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

15.02.2008

Mon blog, ma drog

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.

La rédac du mois,

le 15 à 12 :00

heure de Paris.

Un sujet imposé et

l’imagination au pouvoir.

Ce mois ci

Mon blogue, ma drogue.

Le sujet m’inspire mais je ne serais pas long. Je surfe sur Internet depuis quinze ans, j’ai commencé un blog en 2003, le 31 mars exactement. Ces pages viennent de disparaître de Wanadoo. Je suis pas mal accro mais je me soigne. Je crois que le blog dénote une bonne dose de narcissisme et pas mal d’exhibitionnisme. J’assume !

Il y a des choses que je tente d’éviter sur ce blog, que j’aime bien appeler mon Joueb, un mot que l’on n’utilise plus et, à mon avis, c’est dommage. J’évite les trucs trop personnels qui n’intéressent personne et risquent d’en froisser quelques uns. J’évite les sujets trop polémiques et en particulier la politique. Les blogs sont trop souvent des foires d’empoigne où faute de style et de vocabulaire, on s’insulte copieusement en pensant avoir des idées. On sait tous que ceux qui prétendent avoir de grandes idées n’ont en fait qu’une trop grande idée d’eux-mêmes.

Ce que j’aime c’est faire partager mes découvertes, mes coups de cœur, ce qui me fait vibrer sur le moment. Je suis très éclectique c’est pourquoi je parle de géographie, de livres, de cinéma et de toutes les curiosités qui me semblent dignes d’intérêt. Je trouve aussi que c’est un bon exercice d’écriture. L’écriture c’est comme le sport, on n’est pas tous les jours bon mais si on pratique régulièrement on s’améliore lentement.

Voilà, lisez les rédacs des autres.

Laurent, Olivier, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Lady Iphigenia, Julien, Chantal, Christophe, Hibiscus, Bluelulie, Anne, Hpy, Looange, Loïc & Hyun-Jung, Jo Ann v, V à l'ouest, William, Catie, Nanou, Isabelle, Gally, Froggie, La Nymphette, Julie70, Aurélie N, Gazou, JulieMeunier, BlogBalso, Celine, Vladyk

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14.02.2008

Films belges

Note spéciale pour Dario. Deux films belges à Annonay.

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Un film miroir, une grande mise en abyme. Tournage d’u film par un groupe de chômeurs sur la vie du réalisateur. Etonnante réflexion sur réalité et fiction. Trop tourné en plans serrés à la « Rosetta » à mon goût mais film très intéressant.

Film primé Small Gods de Dimitri Karaktsanis
d9ccf551e0.jpg avec la très belle Steffi Peeters qui  était à Annonay.

10:45 Publié dans Festival d'Annonay | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

13.02.2008

Annonay -6-

On m’a demandé plusieurs fois si j’avais préféré le jury du livre Inter au jury du festival du premier film d’Annonay. Disons qu’il n’y a pas de vraie comparaison puisque on parle ici de films, là de livres. Ici de festival et là de visite de la radio.

J’ai aimé à Annonay avoir le temps de rencontrer les autres membres du jury, les cinéastes, les bénévoles de la MJC, Gaël Labanti le directeur artistique. J’ai aimé l’idée que les films avaient été choisis par des annonéens bénévoles lors de longues soirée alors que la sélection des 10 livres Inter est faites par des critiques moins scrupuleux (en 2006 deux livres de critiques de Libération).

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Jérôme, Marine, Hervé, Marine, Moi, Camille, Thierry, Béatrice, Jean-Paul, Zhuang Yuxin
On a beaucoup parlé ensemble, les échanges ont été très riches. J’ai oublié la plupart des jurés du livre Inter, je suis sûr que je n’oublierais pas ce jury (ébloui sur la photo et éblouissant en réalité) les deux Marine, Hervé, Thierry, Jean-Paul, Béatrice, Camille et Jérôme. Je ne pourrais malheureusement pas vivre un deuxième Livre Inter mais je pourrais revenir à Annonay et profiter pleinement d’une programmation de grande qualité des films hors compétition. En plus des 8 en course, j’en ai vu 10 cette année et c’était vraiment un choix 10 sur 10.

Certes Annonay ne roule pas sur l’or. Les prix ne sont pas à la hauteur de Cannes, Venise, Berlin ou Locarno. Les chambres des jurés à l'hôtel du Midi ne sont pas des cinq étoiles mais qu’importe puisqu’on participe à une vraie aventure humaine et culturelle en découvrant des premiers films et avec la possibilité de donner une chance à des réalisateurs talentueux. Merci Annonay !

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Pour en savoir encore plus avec de vrais reportages allez sur le blog cinéma de Pascale.

Sur la route du cinéma

15:05 Publié dans Festival d'Annonay | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

12.02.2008

Culture bling-bling

Avant de revenir sur ces merveilleuses journées passée à Annonay, j'ai tenu à écrire un article que je vais soummettre à AgoraVox (voir lien à droite)

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Le président Sarkozy a demandé à Mme Albanel, ministre de la culture et de la communication, de relancer la démocratisation culturelle en la définissant ainsi : "La démocratisation culturelle, c'est veiller à ce que les aides publiques à la création favorisent une offre répondant aux attentes du public." Que cache cette phrase anodine ? [photo Christine Albanel à Cannes] 

En ce qui concerne le cinéma, cela amène à des décisions telles que l’’augmentation des subventions aux festivals de Classe A, les grands festivals, ceux qui marchent très bien, et qui ne demandaient rien, pour  en contrepartie largement diminuer celles des petits festivals locaux. Une situation qui n’est pas sans rappeler une certaine ristourne fiscale faite aux plus riches.

Je reviens du 25ième festival du premier film d’Annonay où j’ai eu la chance d’être choisi comme juré. Si le festival d’Annonay peut être traité de petit, il est très grand par son impact. Impact local et impact international.

Commençons par le bling-bling puisque c’est cela qui semble intéresser la foule. Chaque année sont promus des films et des réalisateurs qui sans cela ne trouveraient pas de distribution. Un exemple entre beaucoup, Le réalisateur roumain Cristian Mungiu qui a obtenu la palme d’or à Cannes en 2007, pour Quatre mois, trois semaines et deux jours, à été primé en 2002 à Annonay pour son premier film Occident. La sélection 2008, faite par des habitants de la région annonéenne animés par Gaël Labanti, le directeur artistique du festival était d’une telle qualité que le jury a longuement hésité. Il y avait aussi des premiers films hors compétition qui sont de vrais bijoux comme Partes Usadas du mexicain Aaron Fernandez.

Mais surtout, c’est tout un travail en profondeur qui est mené dans le bassin local. Des initiatives d’éducation à l’image. Une mobilisation et une passion des ardéchois qui ne se dément pas année après année. 16'000 entrées en 2007 et plus cette année. Et puis aussi une section nouvelles images qui prend en compte la richesse amenée par le support numérique.  Une centaine de bénévoles mobilisés dans la programmation, l’organisation, l’animation, la décoration... Des partenariats nombreux pour véhiculer les invités, décorer, gérer, animer le Festival et le lieu de convivialité (cour des Cordeliers) Et quelque chose d’unique : la sélection parmi plus de 150 premier films opérée par des bénévoles. Les prix attribués par un jury de cinéphiles qui viennent de toute la France auquel s’adjoint un jury lycéen et le plus classique vote du public.

Voilà de la vraie démocratisation culturelle !

Mais si l’attrait des professionnels du cinéma (comédiens, réalisateurs, distributeurs...) et des spectateurs grandit d’année en année, la montée en puissance du prix de location des copies et un désengagement de l’Etat fragilise l’organisation de ce festival comme ils mettent en péril d’autres festivals locaux sans doute aussi méritants que celui d’Annonay.

f89e93832361a08ade27fe1d5b3186f1.jpgSi un jour, vous pouvez voir, près de chez vous, ce merveilleux film chinois, Teeth of Love, ce sera grâce à Annonay. J’ai fat promettre à  Zhuang Yuxin de mentionner Annonay sur la scène de cannes le jour où il recevra la palme d’or. Espérons que d’ici là le festival ne sera pas mort sur le front de la pseudo « attente du public » telle que conçues par nos dirigeant.

* Lire l’article de Cédric Klapisch, à qui j’ai piqué son introduction, sur cet excellent blog.

11:30 Publié dans Festival d'Annonay | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

11.02.2008

Palmarès

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Contrairement aux jurés de 12 hommes en colère, nous n’étions que 9 hier après-midi sous la présidence de Jérôme Boivin à débattre pour décider de deux prix...

Après plus de trois heures de délibération passées à parler et à peser les huit films sélec- tionnés, après avoir reconnu que cette sélection était d’une très grande qualité, on a voulu attribuer trois prix au lieu de deux.

Grand Prix du Jury, Prix de la Ville d'Annonay

TEETH OF LOVE (Chine) de Zhuang Yuxin
Prix de 3 500 € au distributeur français qui diffusera
le film avant le 31 décembre 2008
et de 2 000 € au réalisateur

Prix spécial du 25ème anniversaire

SMALL GODS (Belgique) de Dimitri Karakatsanis

Prix spécial du Jury

FALAFEL (Liban) de Michel Kammoun
Prix de 1 200 € au réalisateur
doté par le Conseil Régional Rhône-Alpes

Le prix spécial 25ième pour Small Gods nous a semblé nécessaire pour récompenser un film qui a d’énormes qualités artistiques et une très grande originalité. Je reviendrai sur ce palmarès et cette expérience magnifique de juré à Annonay. Merci au festival d'Annonay pour nous avoir permis de vivre une telle expérience.Tout le palmarès ici.

 

14:05 Publié dans Festival d'Annonay | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

10.02.2008

Annonay -5-

Seconde note pour saisir les quatre derniers films en compétition et pour tenir un petit journal de mes impressions... après le palmarès du dimanche soir.

Hope (Nadzieja)

Pologne

Réalisation : Stanislaw Mucha

Scénario : Krzysztof Piesiewicz (le scénariste de Krzysztof Kieslowski.)
Né en 1970 à Nowy Targ (Pologne). De 1989 à 1992, Stanislaw Mucha fait des études supérieures à l’École nationale dramatique "Ludwig Solski" à Cracovie. De 1995 à 2000, il suit des études de mise en scène à l’École Nationale du film et de la télévision Konrad Wolf à Potsdam Babelsberg. Il reçoit le prix de l’encouragement des jeunes talents de la fondation DEFA (Berlin) en 2001, le prix Adolf Grimme en 2003 et le premier prix au concours de la radio bavaroise pour le documentaire et Telepool pour l’adaptation de REALITY SHOCK

Un jeune homme angélique demande à un voleur d'œuvres d'art de rendre une peinture religieuse volée et il est prêt à tout pour parvenir à ses fins. Leur jeu du chat et de la souris prend les allures d'un thriller aux accents existentiels.

Mes commentaires :

 

Small engine repair

Irlande
Réalisation : Niall Heery
Niall Heery a débuté dans le milieu en 1999 en tant qu’assistant scénario chez Fox Networks, puis en tant que responsable du développement chez The Good Film Company à Dublin. Il a écrit et réalisé plusieurs courts-métrages, (dont SUMMIT, qui a été primé dans plusieurs festivals européens) ainsi que des clips vidéo pour The Revs, et de nombreux épisodes de sériesTV. Plus récemment, il a été l’assistant technique d’Antoine Fuqua sur le tournage du ROI ARTHUR.

Doug rêve d’être chanteur de country. Il mène une vie de loser dans une petite ville irlandaise où personne ne prend sa voix et son talent de musicien au sérieux. Sa femme l’a quitté, et seul son meilleur ami croit en lui. Il reste pourtant à Doug une dernière chance d’y arriver…

Mes commentaires :

 

Small Gods

Belgique
Réalisation : Dimitri Karakatsanis
Dimitri Karakatsanis a fini ses études à Saint Lucas à Bruxelles avec son court-métrage LE GUIDE. Ce film surréaliste a gagné le prix pour le meilleur film étudiant en 2001 et a participé à de nombreux festivals à travers le monde. Dimiti Karakatsanis a, en outre, réalisé de nombreuses publicités pour des clients comme SN Brussels Airlines, Belgacom et Renault.

 

Après que son fils ait été tué dans un accident de voiture Elena perd tout goût à la vie. Se remettant de l’accident dans un hôpital, un étranger, David, la kidnappe et l’emmène dans un voyage mystérieux à bord d'un vieux camping car. Durant leur errance à travers des paysages désolés, ils rencontrent Sara, une orpheline muette. Ensemble, ils vont alors devoir affronter leurs propres démons. Leur quête s'achèvera lorsqu’ils auront accompli l’acte ultime qui va les libérer de leur passé.

Mes commentaires :

 

Sonhos de peixe

Brésil / Russie / États-Unis
Réalisation : Kirill Mikhanovsky
Né à Moscou, Kirill a émigré aux Etats-Unis avec ses parents à l’adolescence. Son premier court-métrage TERRA TERRA participe à de nombreux festivals. Il écrit et réalise trois autres courts-métrages avant de travailler comme directeur de la photo, scénariste et monteur sur de nombreux courts-métrages. Son court documentaire INHALE, EXHALE réalisé en 2003, a reçu le Prix du Public au Showcase annuel du Directors’ Guild of America. Il termine le court-métrage AUDITIONS avant SONHOS DE PEIXE. site du film

Dans un village de la côte nord-est du Brésil, Jusce, 17 ans, gagne à peine sa vie en plongeant à près de 30 mètres avec un matériel rudimentaire, pour pêcher des homards. À la fin de chacune de ces dangereuses journées, il ne rêve que d’une chose : rejoindre Ana, qui vit avec sa petite fille et sa mère, et s’asseoir à ses côtés pendant qu’elle savoure à la télé les aventures des citadins sophistiqués de son feuilleton préféré. Ana rêve de quitter son village pour découvrir le monde. Jusce, lui, est content de la vie qu’il mène.
 

Mes commentaires : 

 

00:25 Publié dans Festival d'Annonay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

09.02.2008

Annonay -4-

Juste deux notes pour saisir les films en compétition et pour tenir un petit journal de mes impressions. Je conçois que cela ne vous intéresse pas mais comme c’est mon joueb… Repassez pour des notes plus intéressantes.

Teeth of love

Chine
Réalisation : Zhuang Yuxin
Zhuang Yuxin est né le 1er novembre 1971 en Chine. Professeur de littérature à la Beijing Film Academy, il travaille également comme scénariste, producteur et distributeur dans la production de téléfilms en Chine. La préparation de TEETH OF LOVE, son premier long métrage, lui a pris dix ans.

Qian Yehong, une jeune femme originaire de Pékin, va connaître les mutations importantes de la Chine durant la période allant de 1977 à 1987. Pendant ces dix années, elle connaîtra également trois histoires d'amour.

Mes commentaires :

 

Sur la trace d'Igor Rizzi

Québec
Réalisation : Noël Mitrani
Né à Toronto en 1969, Noël Mitrani réalise en 1999 un premier court-métrage, AFTER SHAVE, une comédie pathétique ayant pour cadre un hypermarché de banlieue. Suivent trois autres courts-métrages, dont le dernier, LES SIENS, décrit la confusion entre le rêve et la réalité. En 2005, il fonde sa société de production, StanKaz Films et réalise SUR LA TRACE D'IGOR RIZZI, son premier long métrage avec Laurent Lucas.
Site du film

Un ancien footballeur français ruiné débarque à Montréal, ville natale de son amour perdu. Il ne vit que dans l’espoir de ressentir sa présence et ne cesse de regretter de ne pas lui avoir dit à quel point il l'aimait. Rongé par le regret, il accepte de tuer un certain Igor Rizzi en échange d'argent...

Mes commentaires :

 

Falafel

Liban / France
Réalisation : Michel Kammoun
Michel Kammoun est né en 1969. Après des études supérieures de mathématiques au Liban, il intègre l'ESEC (Ecole Supérieure d'Etudes Cinématographiques) à Paris. Dès lors, il réalise plusieurs courts- métrages. Les deux derniers THE VANISHING RABBITS et CLOWNING AROUND ont été produits par Universal Studio Channel (USA/UK).
Site du film

Une nuit d’été à Beyrouth : Toufic, jeune Libanais en fin d’adolescence, bien décidé à croquer la vie à pleines dents, déambule dans la ville. Il découvre alors que vivre normalement dans ce pays, quinze ans après la guerre, est un luxe hors de sa portée. Au cours de cette nuit initiatique, il réalise qu’il y a un volcan qui sommeille à chaque coin de rue, menaçant d’exploser à tout moment…

Mes commentaires :

 

L'Aria salata

Italie
Réalisation : Alessandro Angelini
 Né à Rome en 1971, Alessandro commence à travailler comme photographe pour plusieurs agences de presse avant de devenir premier assistant réalisateur pendant une dizaine d’années. Il a ainsi collaboré avec Nanni Moretti, Mimmo Calopresti, Francesca Comencini et Sergio Rubin.

Fabio est un jeune éducateur qui travaille avec passion à la réinsertion de détenus. Cela ne se fait pas sans heurts surtout avec ceux qui attendent plutôt qu’il obtienne des permissions ou semi-libertés… Mais Fabio est intègre et il ne déroge pas à ses principes, même si cela lui pèse beaucoup plus que ce qu’il veut bien admettre.

Mes commentaires :

 

 

12:10 Publié dans Festival d'Annonay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

08.02.2008

Maoïsme


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Connaissez-vous Jaron Lanier ? Pour moi, c’était une légende de l’informatique et je viens de découvrir qu’il est né en 1960. Lanier est un Informaticien et un musicien, on lui attribue la création de l’expression oxymoresque « réalité virtuelle » et de quelques travaux dans ce domaine. Bref son CV est pas mal.

 

Il fut un temps où les informaticiens se partageaient sur le bout par lequel il fallait prendre les bits. On avait les partisans du little endian et ceux du big endian. J’en ai parlé ici

Plus sérieusement, ils se partagent aujourd’hui entre partisans et adversaires des logiciels libres et de travaux collectifs à la Wikipédia d’un côté et les partisans du privé et de l’individuel de l’autre. Vieux débat politique me direz vous.

Dans un article pour le magazine Discover, Jaron Lanier s’attaque au concept de “logiciel libre”. Jaron Lanier ne peut pas être rangé du côté des gros fabricants de logiciels par contre son « idéologie » est clairement dans le camp du privé. Dans cet article, il utilise des arguments philosophiques.   

Pour Lanier, une idéologie dangereuse, le “maoisme numérique”, se profile derrière les NTIC consistant, petit à petit, à nier l’importance des individus. Une idéologie de “la ruche” qui serait à l’oeuvre derrière Wikipedia, par exemple. “La beauté d’internet”, écrit-il, “est qu’il connecte les gens. Sa valeur, c’est les autres. Si l’on en vient à croire que l’Internet lui-même pourrait avoir quelque chose à dire, nous dévaluons la valeur des autres et nous nous transformons en idiots.”

Personnellement, j’aime bien Wikipédia et même si j’utilise peu de logiciels libres, je trouve que c’est pas mal qu’il existe un contrepouvoir face aux marchands. J'ai un peu  smplifié  ici lapensée de Jaron, pour plus d'info je vous conseille vivement l'article d'Internet Actu qui parle de création collective. 

04:45 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

06.02.2008

Annonay -3-

La suite des films vus à Annonay durant le premier week end. Plus ou mons anciens et tous hors compétion. Un film sorti en Septembre dernier avec le réalisateur présent dans la salle.

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La vie
 
d'artiste
 
 
 
 

Sont-ils des artistes ? Eux-mêmes n’en sont pas vraiment sûrs, puisque, aujourd’hui, seule une recon- naissance de masse stéréotypée, genre Star'Ac, et souvent vulgaire, semble justifier cette appellation. Marc Fitoussi montre comment l’absence de reconnaissance altère la perception qu’ils ont de leur propre expression artistique. Malgré leur évidente sincérité, ils sont gagnés pas le doute et en oublient les raisons profondes de leur motivation. Gangrénés par la superficialité du monde qui les entoure, leur comportement n’est pas toujours recommandable et leur art peut devenir triste et superficiel. Un film au casting magnifique, même les seconds rôles sont superbes. Une très grande richesse au risque de provoquer le trop plein. Ceci est assez typique d'un premier film.

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Ensuite
le dimanche matin...
 
 
L'âme des guerriers




Un film néo-zélandais de 1994  réalisé par Lee Tamahori avec : Rena Owen (Beth), Temuera Morrison (Jake), Mamaengaroa Kerr-Bell (Grace), Julian Arahanga (Nig), Taungaroa Emile (Boogie)

Télérama: Un film coup de poing. Coups et blessures pour Beth, une fière Maori, mère de cinq enfants, que Jake ­ son mari ­ tabasse chaque fois qu'il a un coup dans le nez. Coups du sort, qui semble s'acharner sur cette famille néo-zélandaise échouée dans une sinistre banlieue d'Oakland. Coups de colère. Coups de blues... On se cogne la tête contre les murs. Ou on cogne sur quelque chose, sur le premier venu. Les fils aînés de Beth fuient l'enfer familial : l'un en glissant vers la délinquance ; l'autre dans un gang de jeunes, où l'on se cherche une identité en remontant aux rites tribaux des anciens guerriers maoris... Grace, 13 ans, qui protège comme elle le peut les deux cadets, en sera, elle, la première victime... Du roman de l'écrivain maori Alan Duff, le réalisateur, dont c'est le premier film, a su conserver toute la rage.(…) Une comédienne extraordinaire : Rena Owen (Beth), hallucinante louve en colère, toutes griffes dehors dès que l'on touche à sa meute. 
 
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La Faute à Voltaire  

(2000)

de

Abdel Kechiche


Abdel Kechiche, réalisateur de l’Esquive, nous plonge dans l’univers de galères, de solitude mais aussi de solidarité, d’un immigré clandestin à Paris. C’est le royaume de la débrouille, des foyers, de l’hôpital psychiatrique, des faux papiers, de l’entraide mais aussi de l’amour. Sami Bouajila incarne  avec talent un homme vulnérable, Elodie Bouchez, une jeune femme déglinguée et Bruno Lochet, le copain au grand cœur. Les seconds rôles sont également bien campés. Un bon film avec des longueurs.

C’est le premier film d’Abdel Kechiche qui fera ensuite L’Esquive en 2003 et le tout récent La graine et la mulet qui est curieusement mentionné dans ce film.

 

15:20 Publié dans Festival d'Annonay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

05.02.2008

Papouasie

L’île de Nouvelle Guinée est divisée en deux moitiés presque égales chacune à peine plus petite que la France. A l’est la Papouasie Nouvelle-Guinée un pays indépendant membre du Commonwealth. L’ouest, la Papouasie, appartient à l’Indonésie. Il y a 21'000 ans cette grande île était relié à l’Australie.

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Dans l’archipel de Misool [photo], proche de la Papouasie, on vient de mettre à jour d'étonnantes peintures sur des falaises abruptes, accessibles uniquement en bateau. Elles en évoquent d'autres, présentes à Bornéo, et marquent visiblement des lieux rituels. Un chercheur qui les a étudiées nous les fait visiter de manière privilégiée... la suite de l'article 
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(…)le panneau le plus extraordinaire est sans conteste celui où à côté de mains négatives et de motifs circulaires concentriques se trouve un motif au pochoir tout à fait inédit. Là, les doigts du pouce et de l’index de deux mains sont opposés les uns aux autres formant une figure à caractère sexuel féminin explicite dont la ressemblance avec le motif du "Yoni Hindu" est frappante.
 
Le Yoni Hindu est une représentation du sexe féminin faisant pendant au Lingham, le sexe de Shiva, phallus cosmique.

10:30 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

04.02.2008

Annonay -2-

Une petite note sur les films vus ces derniers jours.

Un film dans le cadre de la semaine du cinéma allemand du rouge et noir.

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Quatre minutes
 
Une jeune détenue hyper violente, em