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10/01/2007

Enescu et Haïduk

medium_enescu.JPGConcert

du nouvel an

ce soir à St Ju

avec

l’orchestre

à vents de Sofia.

Musiques roumaines et bulgares

pour célébrer l’entrée de ces deux pays dans l’UE. Très bel orchestre dirigé par Nelly Banse encore une fois à Saint Julien ville de culture. Très belle rapsodie roumaine No 1 de George Enescu, un artiste majeur du XX ième siècle, violoniste hors pair, l'un des plus grands de son époque ; chef d'orchestre d'une grande rigueur, pédagogue reconnu (Menuhin et Lipatti furent ses élèves) et  pianiste talentueux.

Savez-vous ce qu’est un Haïduk – c’était un brigand de route de l’époque ottomane. Les chansons de haïduks, chantées sur le gousslé (instrument à une corde) sont très populaires parmi la population orthodoxe de Bulgarie, les haïduks étaient considérés comme des héros nationaux. Il faut dire que les bulgares ont subit cinq siècles de domination ottomane.

 

02/01/2007

Collection

medium_collect.jpgEncore un mot sur

les collectionneurs.

Un excellent article ici 

titré

Le Collectionneur :

un Acheteur et Consommateur

dont voici la conclusion:

"Tous les adultes, à des degrés différents, cherchent des équivalents à l’amour et à la tendresse qui leur ont manqué dans leur enfance. Ils s’autosoignent de différentes façons : dans la religion, en se consacrant à ceux qui ont besoin de soins et de protection, dans le jeu, dans l’alcool, la drogue, la boulimie, dans une quête interminable pour trouver une cause ou un objectif à défendre, en pratiquant un sport à outrance, en se livrant à des activités dangereuses… ou en devenant collectionneur."

 

 

12/11/2006

PdJ

medium_portraitphil.jpg

Philippe de Jonckheere
Philippe, pourriez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Lorsque j'étais alors peintre, j'étais peintre en bâtiment ; Liu Sian, lui, était peintre, vraiment peintre. D'ailleurs, je suis aussi peintre, vraiment peintre, enfin, pas uniquement peintre en bâtiment, non je peins, comme on dit.

Mais à l'époque, je peignais peu. Enfin sur toile. Parce que je peignais beaucoup, enfin suffisamment pour vivre, pour nous faire vivre ma femme et moi, encore que je devrais écrire mon ancienne femme et moi - c'est toujours ce que dit ma femme d'ailleurs -ton ancienne femme- encore qu'à l'époque, elle n'était pas mon ancienne femme, pas même ma femme, bref, c'était surtout de la peinture alimentaire, comme on dit, sauf que quand on dit peinture alimentaire, le plus souvent on pense quand même à la vraie peinture, enfin la peinture sur toile ; c'est en général ce que font les peintres en matière de peinture alimentaire. Liu Sian m'avait souvent dit que pour une hypothétique exposition de mes toiles au Canada qu'il comptait organiser lui-même, il faudrait faire des choses en bleu pour qu'elles se vendent. Sauf que, moi, j'avais surtout pensé que l'exposition au Canada serait l'occasion rêvée de montrer mes nouvelles toiles. Et j'étais davantage dans une période rouge. Encore que si effectivement le rouge qualifiait le mieux ma peinture du moment, pour ce qui était du reste de mon existence, je traversais surtout une période noire.

28/10/2006

Les doigts

medium_maind.JPG.

Si les doigts sont apparus chez les tétrapodes il y a 350 millions d'années durant le Dévonien, cela n'est pas dû à une évolution finaliste, mais à une adaptation a posteriori, contrairement à ce qu'en pensait Aristote et à ce que tentent de nous faire croire les partisans rétrogrades du dessein intelligent.

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Et pourtant, même si l'embryon ne sait pas où il va, il n’y va pas d'une façon aléatoire ou chaotique : tout semble relativement bien réglé et les choses se passent avec précision et méthode.

La cause est entendue depuis quelques années déjà. Un groupe de gènes dits architectes, ceux du groupe HOXD, s’occupent de construire les mains et les bras lors du développement. Restait à savoir si le maître d’œuvre, celui qui donne le signal de la construction, est le même dans un cas comme dans l’autre. Grâce aux travaux de Denis Duboule de l’Université de Genève (UNIGE), on sait désormais que ce n’est pas le cas. Conclusion de D. Duboule : dans l’histoire de l’évolution, la main est apparue des dizaines de millions d’années après le bras.

Je m'excuse pour ce compte-rendu lapidaire et même sec, laconique, bref et succinct, si vous voulez en savoir plus allez sur ce site, c'est pas fastoche mais il y a de quoi s'instruire un max... et c'est en video.

Si vous avez envie de vous instruire en vous amusant alors allez sur le site d'un autre Denis et visionnez espèces d’espèces. C'est vachement sympa!

Et il y a encore mieux chez Denis, c'est une taxinomie exhaustive des êtres extra-terrestres. Désopilant! Vous pouvez aussi regarder les vieux génériques des guignols, car c'est lui le pervers polymorphe qui tord le nez de Poivre d'Arvor.

15/04/2006

Fantomas

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La poésie

de Fantomas

vue

par

Alexandre

Vialatte

[un site fantastique]

... Il est bon, dans ces conditions, de continuer à lire Fantômas, dont la publication complète menace de submerger les rayons des libraires... Mais il serait déloyal de cacher au lecteur qu'il y trouvera le roi de Hesse-Weimar séquestré sous le bassin de la place de la Concorde ; que la complice de Fantômas est la grande-duchesse Alexandra ; que le ministre de la Justice sera tué par Fantômas en costume de souris d'hôtel avec des clous répandus sur le sol, un sac de sable asséné sur la tête et une aiguille plantée dans le cœur ; que le célèbre bandit fera accuser de ses crimes un roi régnant et le policier qui l'arrêtera ; que les malheureux seront écroués ; et que si l'on continue à ce train on ne tardera pas à apprendre que le vrai Fantômas est le Pape. Ou alors la reine d'Angleterre. Car il suffit, dans l'univers de Fantômas, de mettre rapidement une fausse barbe pour ressembler aux yeux de tout le monde à qui l'on veut. J'ajoute, par scrupule de conscience, que dans le monde où cet homme magique promène le lecteur fasciné, les détectives américains qui arrivent dans une chambre d'hôtel commencent toujours par raccourcir les pieds de leur chaise de 25 centimètres avec une scie qui ne les quitte jamais, et ne reçoivent leurs visiteurs qu'en les faisant étendre par terre, parce qu'ils ont flairé à l'avance la présence d'un fusil braqué sur l'endroit où leur tête devrait être normalement et actionné par des ficelles. Il faut aussi avouer tout de suite que Fantômas, quand il cherche à dissimuler sa complice, lady Hamilton, la fait nommer ingénieusement mère supérieure d'un couvent réputé dans un endroit un peu central de la capitale, ce qui lui permet d'aller la voir incognito dans la chapelle en grand costume de Fantômas (cape romaine, cagoule, collant noir) en passant par un haut vitrail : il a suffi à lady Hamilton d'interdire l'accès de la chapelle en sonnant joyeusement la cloche à deux heures de l'après-midi.
     

Toutes ces précautions étant prises, il ne s'agit plus, pour l'acheteur hésitant, que de savoir s'il aime l'inouï dans le grandiose, voire le grandiose dans l'inouï, bref tout ce qui faisait dire à Daudet, à la suite du discours d'un autre député : " Monsieur le Président, permettez-moi d'emporter monsieur à la maison afin de divertir nos enfants. "

On ne sera pas peu étonné d'y voir Mme Toulouche, âgée de 70 ans, grimper à bord d'un paquebot luxueux pour y égorger des détectives américains.  A coups de dents. Sans que personne ne s'en doute.
Et c'est ainsi qu'Allah est grand. (et c'est ainsi qu'Alexandre terminait toutes ses chroniques)

(Extrait de Chronique de la poésie pure, La Montagne, 28 novembre 1961)